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Mardi, 25 Septembre 2012 20:36

L’impact de l’homme affecte la population d’animaux sauvages en Argentine

Photo d'archivesPhoto d'archives

La très populaire ville de Puerto Madryn, en Patagonie, connue pour son activité d’observation des baleines, a fait la une des journaux récemment lorsque les officiels de la municipalité ont décidé de donner leur accord pour l’extermination de 1200 goélands dominicains (Larus dominicanus) par an. La raison qui a été donnée est que la population croissante des goélands s’est mise à "picorer" la peau des baleines franches australes qui se reproduisent dans cette zone. Plusieurs baleines ont souffert de plaies qui se sont infectées, et il apparaîtrait que les baleines s’éloignent de plus en plus de la côte, ce qui donne des inquiétudes aux officiels qui craignent de voir diminuer les revenus générés par le tourisme.

En octobre 2010, Sea Shepherd Argentine a enquêté sur ce cas et en a tiré la conclusion que les oiseaux n’étaient pas à l’origine du problème, mais plutôt la présence humaine. Il est vrai que le nombre des goélands a explosé au cours des deux dernières années. C’est aussi vrai qu’ils entaillent la peau des baleines, et causent des blessures. Ce qui n’a pas été dit, en revanche, c’est que ces oiseaux sont attirés vers cette zone par deux facteurs liés à la présence de l’homme:

  • Les décharges d’ordures à ciel ouvert – c’est un fait connu que les goélands sont attirés par la disponibilité immédiate d’un repas, et les déchets laissés à l’air libre attirent les goélands dans le monde entier. La source de nourriture accessible et continuellement disponible a permis à la population de goélands d’exploser.
  • Les viscères rejetés des poisons, ainsi que les déchets des bateaux de pêche (chalutiers) qui opèrent dans la zone – leurs déchets sont simplement rejetés dans l’océan, à l’endroit même où les baleines franches se reproduisent. Les goélands sont également attirés par cela, et leur nombre déjà croissant ne cesse de grandir. Un autre problème, et la cause principale de leur "picorage" sur la peau des baleines, est que les goélands confondent le dos des baleines avec les viscères des poissons. On pourrait dire qu’ils sont dans une "frénésie de nourriture".

Aggravant encore le problème, on trouve la montée en température de l’océan, et la propagation des microbes par les goélands. Plusieurs des blessures des baleines restent encore d’origine inconnue, mais on peut s’attendre à ce qu’un transfert de microbes des décharges d’ordures sur le dos des baleines ait pu en causer certaines.

Sea Shepherd Argentine a contacté les autorités de la ville, dans l’espoir que ces décharges à ciel ouvert soient éliminées. Des stations de recyclage ont en effet remplacé les trois décharges, mais si l’on en croit les personnes qui vivent dans la zone, le plus gros des déchets est encore à nettoyer.

En ce qui concerne les chalutiers, aucune action n’a été mise en place.

Le décret permettant la chasse aux goélands n’a pas été médiatisé parce que les autorités sont bien conscientes que cela pourrait déclencher une éruption de protestations, cependant c’est maintenant connu du public. Les goélands sont tués, mis en chambres à gaz, et leurs nids sont détruits, tuant leurs œufs et leurs petits.

En 2010, l’équipe de Sea Shepherd Argentine a été la seule à se battre pour la défense des goélands. Nous avions été accusés de seulement vouloir établir notre nom dans le pays. Aujourd’hui beaucoup d’organisations gon Gouvernementales ont rallié cette cause. Il est temps de maintenir la pression sur les autorités locales pour leur faire annuler ce décret.

Foto_Diego_Gonzalez_ZevallosPhoto d'archives

 


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