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Lundi, 10 Décembre 2012 12:19

Fin de la brutale et sanglante saison de chasse aux otaries en Namibie

Otaries massacrées sur les côtes namibiennes.Otaries massacrées sur les côtes namibiennes.
Photo: Sea Shepherd

Alors que 2012 tire à sa fin, nous pensons à ceux qui ont perdu la vie alors que nous nous battions pour les protéger. Chaque année, les gouvernements, les entreprises et les industries se donnent toujours plus de mal pour nous empêcher de préserver la vie sur cette planète. Nous avons fait face, et nous continuons, à un mal redoutable, mais le massacre de bébés animaux, brutalement battus à mort, est certainement une nouvelle bassesse de l’humanité.

Ces massacres se produisent tous les ans dans un petit pays d’Afrique, la Namibie. Tous les ans sans exception, pendant quatre mois, un groupe de travailleurs saisonniers sous-payés se lèvent avant l’aube, ramassent de sommaires bouts de bois, et sont conduits jusqu'à une réserve d’otaries où ils matraquent à mort des bébés otaries. Ces bébés appartiennent à une espèce protégée appelée otarie à fourrure du Cap. On les trouve principalement sur les côtes sud de l’Afrique.

Pendant que ces travailleurs se trouvent aspergés du sang des bébés otaries fraîchement tués, les responsables de ce commerce savourent une tasse de café en sécurité dans leur foyer. Plus tard dans la journée, alors que la main d’œuvre rentre chez elle, dans des baraques en tôle fragiles, où elle doit faire face à ses actions et à sa vie misérable, les riches responsables de ce commerce comptent leurs pièces d’or. Cette année n’a pas dérogé à la règle. Bien que le nombre réel de morts ne sera probablement pas révélé, on peut penser que des milliers et des milliers de bébés otaries ont perdu la vie à cause de la cupidité des hommes.

Comme tous ceux qui seront prêts à tout pour cacher leur inhumanité, le gouvernement de la Namibie n’a pas regardé à la dépense pour cacher sa honte. Ci-dessous, un aperçu de l'économie de l'abattage des bébés animaux:

  • Un petit nombre de travailleurs saisonniers sont payés sous le salaire minimum pour récolter un produit qui rapporte à la Namibie seulement 120 000$.
  • Chaque peau est vendue à un unique commerçant, le Turco-Australien Hatem Yavuz, entre 3 et 5$. Ces peaux seront transformées en vêtements de mode qui seront vendus plus de 30 000$, au profit de cette seule personne.
  • D’autres revenus sont tirés de la vente de produits en cuir, de l’huile d’otarie, de bijoux en os, car le gouvernement a décrété qu’il ne devait y avoir aucun gaspillage. Ce sont des revenus supplémentaires pour l’industrie de l’otarie mais, si l’on en croit les données de CITES, l’huile d’otarie est le seul produit qui rapporte un petit peu d’argent à cette industrie.
  • Si l’on prend en compte les coûts d’exploitation supplémentaires, le bénéfice tiré de cette industrie est vraiment risible.
  • Les bénéfices de cette industrie diminuent un peu plus si l’on prend en compte l’argent prélevé par le gouvernement namibien sur le dos du contribuable pour protéger ce commerce. Depuis l’arrivée de Sea Shepherd en Namibie, des millions ont été dépensés pour envoyer des vaisseaux de la Marine pour nous empêcher d’intervenir ou de prendre des photos de ce crime haineux.
  • Ajoutons encore au chapitre "protection" l’argent dépensé pour déployer police et sécurité pour nous empêcher de divulguer ce message au monde.

Bébé otarie à fourrure dans la réserve des otaries de Cape Cross.Bébé otarie à fourrure dans la réserve des otaries de Cape Cross.
Photo: Sea Shepherd

Il n’est nul besoin d’avoir un doctorat en économie pour se rendre que compte que la Namibie ne tire aucun bénéfice financier de cette industrie. Une étude indépendante a montré que l’écotourisme est 300 fois plus profitable que ce commerce sanglant. Si vous déduisez les coûts de sécurité pour protéger le matraquage des otaries, la marge bénéficiaire augmente d’autant. Selon certaines sources, un nouveau joueur est entré sur le terrain. Depuis que l’Union Européenne a interdit les produits dérivés de l’otarie, la Namibie ne peut plus envoyer ses produits nulle part, mais voilà que la Chine a fait son apparition. La Namibie ne fait pas mystère du fait qu’elle vend son infrastructure aux Chinois. Les Chinois ont gagné plusieurs appels d’offres publics contre des concurrents namibiens, et plusieurs partenariats ont été conclus entre les deux pays. Cela comprend le Ministère de pêches et des ressources marines, qui contrôle la législation concernant le matraquage des otaries. La Chine n’a pas d’embargo sur les produits dérivés de l’otarie, aussi la Namibie y envoie-elle ses résidus obsolètes d’otaries.

Après avoir rencontré le médiateur de la Namibie en 2011, l’avocat John Walters a finalement publié ses conclusions concernant cette rencontre. Loin d’admettre que la chasse aux otaries peut être mieux faite, le Médiateur a conclu de manière choquante que l’otarie n’est pas un animal. Il est incroyable de constater qu’une des autorités les plus hautes de la Namibie soit incapable d’identifier ce qui constitue un animal. Ceci pourrait expliquer pourquoi la Namibie a du mal à intégrer le concept d’économie. Ceci prouve sans l’ombre d’un doute que l’avocat John Walters a non seulement failli à sa mission, mais qu’il est incapable de remplir les tâches complexes que demande sa fonction.

Malgré ce mur très épais en face d’elle, Sea Shepherd promet de continuer la lutte pour protéger ces animaux en voie de disparition. Voici comment vous pouvez nous y aider:

  1. Si vous voyez une agence de voyage faisant de la publicité pour un voyage en Namibie, s’il vous plaît prenez le temps de leur dire à quoi va contribuer l’argent de leurs clients.

  2. Assurez-vous de faire savoir à l’ambassade de Namibie proche de chez vous que non seulement ils détruisent leur héritage naturel mais que cette industrie leur coûte cher en termes d’image et qu’ils gâchent une opportunité de mettre en place des pratiques économiques durables. Faites ceci de manière répétée, car les gens ont tendance à oublier les faits.

  3. Parlez à tout le monde du destin de ces animaux. Plus les gens sont informés, plus ils sont puissants, et plus ils sont puissants, plus ils peuvent en faire.

  4. Faites diffuser cette histoire par vos contacts afin de l’aider à toucher le plus de monde possible.

  5. Vous pouvez aussi contacter le Ministère namibien des pêches et des ressources marines pour leur dire poliment et fermement ce que vous pensez de cette industrie.
    Ministry of Fisheries and Marine Resources
    Hon. Minister Bernard Esau
    besau@mfmr.gov.na

  6. Faites un don à Sea Shepherd pour nous aider à empêcher le sang de couler sur les plages namibiennes.
Des travailleurs saisonniers, payés en dessous du salaire minimum, massacrent des bébés otaries dans la réserve des otaries de Cape Cross.Des travailleurs saisonniers, payés en dessous du salaire minimum, massacrent des bébés otaries dans la réserve des otaries de Cape Cross. Photo: Sea Shepherd
 


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