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Mardi, 23 Avril 2013 09:37

Les Gardiens du barrage signalent une otarie en grande détresse dans le port d’Astoria

Les agences sont prêtes à harceler les otaries aux frais du contribuable, mais aucune n’est prête à aider qui que ce soit quand le besoin s’en fait sentir

'Hope' (l’otarie #781) était clairement en détresse dans les eaux peu profondes, mais aucune Agence gouvernementale ne fait rien pour elle"Hope" (l’otarie #781) était clairement en détresse dans les eaux peu profondes, mais aucune Agence gouvernementale ne fait rien pour elle
Photo: Sea Shepherd

Les Gardiens du barrage, dépêchés sur place dans le port d’Astoria afin d’informer sur le harcèlement, le marquage et la mise à mort d’otaries simplement coupables de manger du saumon dans le fleuve Columbia, ont signalé une otarie en détresse à l’extrémité ouest du port, dans le East Basin, lundi soir en fin d’après-midi. Marquée du numéro 781, elle semblait porter sur le dos une plaie récente, encore sanglante, due à une coupure ou à un coup de feu, avec des éclaboussures de peinture jaune sur sa fourrure. L’endroit de la rive où elle a été découverte est jonché de verre brisé et d’objets en métal tranchant qui auraient pu l’avoir blessée, à moins qu’elle n’ait été la victime d’actes malintentionnés. Depuis qu’elle a été repérée, elle n’a pas bougé des eaux peu profondes du fleuve. Sa respiration est laborieuse et elle a des difficultés à garder la tête au-dessus de l’eau. Dans l’espoir qu’ils pourront trouver quelqu’un pour prendre en charge l’animal avant qu’il ne soit trop tard, les Gardiens du barrage l’ont baptisée "Hope" ("Espoir").

Les Gardiens du barrage ont signalé l’état de “Hope” au réseau d’aide aux mammifères marins échoués de l’Agence Américaine pour l’étude des Océans et de l’Atmosphère (NOAA), mais la loi de l’Oregon est telle qu’ils n’ont pas l’autorité pour agir, dans la mesure où l’état applique une règle de "non-secours" ("no rehab"). Les Gardiens du barrage ont également tenté de joindre le Service National de la Pêche Marine (NMFS) et le Département de Pêche et de la Faune de l’Oregon (OFDW), mais ces agences gouvernementales ne sont plus ouvertes après 17h et ne possèdent étonnamment aucun numéro d’urgence à composer après leur fermeture pour signaler des animaux sauvages en difficulté.

"On a du mal à concevoir que n’importe quel jour de la semaine, la rivière puisse grouiller de représentants de la NOAA, de la NMFS, de la commission intertribale de pêche (CRITFC), de la commission de la pêche marine des états du Pacifique (PSMFC), d’ingénieurs de l’U.S. Army, du Département américain de l’Agriculture (USDA), de responsables de la faune sauvage et de l’administration énergétique de Bonneville, qui ont tous un rôle à jouer dans le harcèlement continuel, le marquage, la capture et enfin la mise à mort, aux frais du contribuable, de ces animaux innocents", a remarqué Ashley Lenton, leader sur place de la campagne des Gardiens du barrage, "mais que dès qu’un animal est en difficulté, il n’y a non seulement plus personne, mais c’est en plus un crime de lui porter secours, en raison des lois de protection de la nature de l’Oregon, archaïques et sans cœur", a-t-elle ajouté.

En plein Earth Day, journée mondialement reconnue pour aider à avoir sur la planète un impact positif, un animal en détresse, qui devrait être protégé, s’apprête à souffrir. En l’absence de la moindre agence gouvernementale proposant de le secourir, les Gardiens du barrage maintiendront la nuit leur présence sur le site, afin que Hope ne soit pas laissée toute seule en ce moment difficile. A l’heure où nous écrivons, elle a disparu derrière la jetée, qui a été temporairement fermée aux piétons.

"L’Oregon, et en particulier la ville touristique d’Astoria, aurait bien besoin de jeter un coup d’œil au registre du Pier 39 à San Francisco, et de réaliser à quel point il serait lucratif de nettoyer les rivages d’Astoria et d’offrir un havre permanent aux otaries qui ont élu domicile dans cette région bien avant l’expédition de Lewis & Clark", souligne Lenton. "Autrement, je peux leur suggérer un nouveau slogan pour le tourisme: "Venez en Oregon, le lieu de séjour des otaries mortes."

Rappel:

• La campagne “Dam Guardians” a débuté le 15 mars et il s’agit de la seconde campagne de défense des otaries menée par Sea Shepherd Conservation Society le long du fleuve Columbia. Plus de 368 otaries de Californie risquent d’être exécutées par l’Oregon et les employés de l’état de Washington, pour le simple crime de s’être nourries de saumon en voie de disparition dans le fleuve Columbia, près du barrage de Bonneville. Les états ont l’autorisation de mettre à mort 92 de ces pinnipèdes protégés au niveau fédéral, chaque année jusqu’en juin 2016. Les otaries seront marquées au fer rouge, bombardées avec des balles en caoutchoucs et des explosifs, et exécutées par injection létale ou au fusil de chasse, pour avoir mangé moins de 4% du saumon présent au barrage. Rien que pendant la dernière saison, elles en ont consommé moins de 1,6%. Ce carnage est mené avec l’argent public et les entreprises commerciales, sportives et les poissonneries locales sont autorisées à prélever plus de 17% du même saumon en voie de disparition, tandis que le barrage lui-même détruit également environ 17% du saumon adulte qui s’y trouve.

• Les Gardiens du barrage se trouveront sur place, dans le port d’Astoria et au barrage de Bonneville, pour documenter et rendre public le harcèlement et les exécutions jusqu’au 31 mai 2013. Sea Shepherd recommande aux citoyens concernés de déposer leurs plaintes à l’Office des Gouverneurs de Washington et de l’Oregon, de financer l’effort ou d’envisager de devenir aussi Gardien du barrage. Pour plus d’information, consultez la page "What You Can Do" sur http://www.seashepherd.org/dam-guardians/

 


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