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Vendredi, 26 Avril 2013 22:10

Les Gardiens du barrage signalent que “Hope”, l’otarie #781, a enfin été examinée mais toujours pas soignée

Après trois jours et plusieurs dizaines d’appels passés à des agences locales et fédérales par les Gardiens du barrage, des employés et des militants aux quatre coins du monde, une biologiste marine est finalement venue voir "Hope"

Frances, Gardienne du barrage, lors de sa rencontre avec la biologiste marineFrances, Gardienne du barrage, lors de sa rencontre avec la biologiste marine - Photo: Sea Shepherd

Après trois jours d’appels à l’aide pour "Hope", l’otarie blessée marquée du numéro 781, une biologiste marine travaillant avec le Réseau d’Aide aux Mammifères Marins échoués de l’Université de Portland (MMSN) et avec l’Agence Américaine pour l’étude des Océans et de l’Atmosphère (NOAA) a bien été dépêchée sur les lieux le jeudi 25 avril vers 14h, afin d’examiner l’animal en détresse, mais elle ne lui a prodigué aucun traitement.

Les Gardiens du barrage, postés actuellement dans le port d’Astoria afin d’informer le public sur le harcèlement, le marquage et la mise à mort d’otaries simplement coupables de manger du saumon dans le fleuve Columbia, ont découvert l’otarie blessée dans le bassin Est du port, lundi après-midi vers 16h. Dans l’espoir d’obtenir de l’aide avant qu’il ne soit trop tard, ils l’ont aussitôt baptisée "Hope" ("Espoir"). L’otarie semble porter sur le dos une plaie récente, encore sanglante, due à une coupure ou à un coup de feu, avec des éclaboussures de peinture jaune sur sa fourrure. L’endroit de la rive où elle a été découverte est jonché de verre brisé et d’objets en métal tranchant qui auraient pu l’avoir blessée, à moins qu’elle n’ait été victime d’une agression. Même si elle a un peu bougé, elle est surtout restée dans la petite partie du fleuve où on l’a trouvée. Sa respiration est laborieuse et elle a parfois des difficultés à garder la tête hors de l’eau.

Deux Gardiennes du barrage maintiennent leur présence sur le site, aux côtés de Hope, car elle a été repérée et a dû endurer le harcèlement d’individus hostiles qui ont manifesté leur intention de lui faire du mal. Les Gardiennes ont même dû s’interposer physiquement entre un homme en colère et l’otarie blessée. Plusieurs rapports de police ont été établis au sujet de l’incident. De nombreux habitants accusent à tort les otaries d’être responsables du déclin du saumon dans le fleuve Columbia, alors que les données indiquent clairement qu’elles n’en ont jamais consommé plus de 1.6% - l’an passé, 0.6% - tandis que les activités de pêches (commerciales, sportives et autochtones) et les turbines du barrage de Bonneville, pour ne citer que deux des causes du déclin, représentent à elles seules 34% (17% la pêche et 17% le barrage).

Les Gardiens du barrage ont signalé l’état de souffrance de "Hope" aux autorités de l’Oregon dès que l’animal a été découvert, lundi dernier. En raison d’une règle de "non-réintroduction" ("no rehab") appliquée dans l’état, il a fallu beaucoup d’efforts et de coups de téléphone pour joindre des membres du bureau du gouverneur, de la NOAA et de la MMSN pour que quelqu’un daigne se rendre auprès de "Hope". Les Gardiens du barrage ont également tenté de joindre le Service National de la Pêche Marine (NMFS) et l’Autorité des Pêcheries de l’Oregon (OFDW), mais ces agences gouvernementales n’ont proposé aucune aide directe pour l’animal en difficulté.

La biologiste marine prend des notes après avoir observé HopeLa biologiste marine prend des notes après avoir observé Hope
Photo: Sea Shepherd

"Quand un appel est passé en Californie au sujet d’un mammifère marin en détresse, le temps de réponse est de 30 minutes à une heure", affirme Ashley Lenton, Gardienne du barrage sur place, responsable de la campagne ‘Dam Guardian' et ayant pratiqué la réintroduction d'animaux sauvages dans leur milieu naturel. "Comment est-il possible que dans l’Oregon, il faille attendre trois jours avant que quelqu’un ne vienne voir "Hope" et, malgré son état, ne propose rien pour lui venir en aide?"

Sea Shepherd a demandé à l'Agence Américaine responsable de l'étude des Océans et de l'Atmosphère (NOAA), au cas où cette dernière ne fournirait aucun traitement pour "Hope", l'autorisation de faire venir son propre spécialiste des mammifères marins, à ses frais, afin d'évaluer l'état de santé de l'animal et de le soigner. Cependant, Sea Shepherd a été avertie qu'en accord avec l'Acte de Protection des Mammifères Marins (MMPA), le fait de déranger un animal sans autorisation peut être considéré comme du harcèlement, ce qui signifie que l'ONG pourrait être poursuivie pour avoir tenté de porter assistance à l'animal."

"Des organismes comme la NOAA, la NMFS, l’Autorité des Pêcheries de l’Oregon (ODFW), la Commission Intertribale de Pêche (CRITFC), la Commission de la Pêche Marine des Etats du Pacifique (PSMFC), l’U.S. Army Corps of Engineers, le Département Américain de l’Agriculture (USDA) Service de la faune sauvage et l’Administration énergétique de Bonneville, sont tous là quand il s’agit de harceler sans relâche, de capturer et de tuer ces animaux innocents, aux frais du contribuable", remarque Lenton, "mais de toute façon il n’y a pas de financement ou d’infrastructure pour prendre soin d’un animal protégé par le gouvernement fédéral. Si les animaux protégés par le gouvernement fédéral ne sont pas en sécurité dans l’Oregon, alors aucun animal sauvage n’est en sécurité nulle part."

En l’absence d’intervention d’une agence gouvernementale pour secourir l’otarie blessée, les Gardiens du barrage maintiennent leur vigilance auprès de "Hope" et ce, jusqu’à ce qu’elle obtienne l’aide dont elle a besoin, ou jusqu’à sa triste fin.

La blessure à l’épaule de Hope (#781) saigneLa blessure à l’épaule de Hope (#781) saigne
Photo: Sea Shepherd

 


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