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Mercredi, 10 Avril 2013 00:00

Rapport de la campagne "Dam Guardian" - 8 avril 2013

Par Ashley Lenton, responsable de la campagne "Dam Guardian" et Sandy MacElhaney, bénévole.

Malheureusement, nous savons bien que le marquage au fer rouge n’est qu’un rite d’initiation à l’enfer pour toutes les otaries qui arrivent jusqu’au barrage de Bonneville.

Ce marquage jusqu’au sang semble encore douloureux,  même 4 jours après. Photo: Sea ShepherdCe marquage jusqu’au sang semble encore douloureux, même 4 jours après. Photo: Sea ShepherdIl est difficile d’imaginer un endroit au monde qui méprise autant la faune marine que Taiji, au Japon; à l’exception des états de l’Oregon et de Washington aux Etats-Unis, au Nord-Ouest du Pacifique. C’est à Taiji, endroit tristement célèbre, que s’est déroulée notre campagne des Gardiens de la Baie (Cove Guardian), et à présent c’est sur le fleuve Columbia dans l’Oregon et l’état de Washington qu’à lieu notre campagne des Gardiens du barrage (Dam Guardian). Ces deux campagnes de "Gardiens" se déroulent toujours au sein de petites communautés de pêcheurs, loin des océans, et elles sont étrangement semblables dans leur manière de considérer les mammifères marins. Ces trois dernières saisons, nos Gardiens de la Baie se sont rendus dans le petit village côtier isolé de Taiji afin de surveiller le massacre de dauphins dans une petite crique peu profonde, à l’abri des regards et au sein d’un parc national. De la même manière, nous entamons ici notre deuxième saison dans l’Oregon et dans l’état de Washington, et notre but est de surveiller l’abattage sélectif (et légal) des otaries, dont le crime est de simplement manger du saumon.

A Taiji, les pêcheurs qualifient les dauphins de "parasites". Et le long du fleuve Columbia, dans le port d’Astoria et au barrage de Bonneville, les pêcheries commerciales, de loisir ou autochtones traitent les otaries de la même manière. Et c’est le Service National de la Pêche Marine (National Marine Fisheries Service) qui autorise les états de l’Oregon et de Washington à tuer jusqu’à 92 otaries chaque année, jusqu’en juin 2016, parce qu’elles mangent du poisson.

Dans notre premier rapport des Gardiens du barrage, nous décrivions le marquage violent de plus de 30 otaries dans le port d’Astoria, durant le dimanche des rameaux. Les otaries sont marquées de manière à repérer celles qui mangent le plus de saumon. Depuis, nous avons encore assisté à deux de ces épisodes agressifs. Vingt otaries ont été marquées le 27 mars. Le lendemain, un groupe de cinq otaries a également subi un marquage, le fer rouge enfoncé dans leur fourrure et leur chair sensible. Nos photos et vidéos montrent clairement des animaux se tordant de douleur au moment du marquage, et pour couronner le tout, l’employé se tient  DEBOUT sur le dos de l’animal. Le Département de Pêche et de la Faune de l’Oregon (ODFW) doit quant à lui suivre notre campagne de près car par la suite, une déclaration publique a rapidement été faite, expliquant que "la plupart des otaries réagissent peu au marquage". En réponse à ces allégations, nous suggérons aux employés de l’ODFW de s’auto-marquer au fer rouge afin d’en tester les effets.

Depuis le 1er avril, le quai est fermé au public. Nous sommes maintenant obligés de suivre le harcèlement et le marquage des otaries par l’ODFW à distance. Ils ont d’ailleurs sûrement demandé conseil aux pêcheurs de Taiji qui, durant les 3 dernières saisons, ont érigé des barricades pour cacher leurs agissements honteux des yeux et des jumelles attentives de nos gardiens. Malgré tout, certaines choses ne peuvent être cachées, comme le silence qui remplit la crique après l’abattage d’un groupe de dauphins, ou la fumée qui flotte au-dessus d’une otarie fraîchement marquée. Il n’existe aucun parfum qui puisse cacher l’odeur nauséabonde qui flotte dans l’air à Taïji, ou dans le port d’Astoria après une session de marquage. Malheureusement, nous savons bien que le marquage au fer rouge n’est qu’un rite d’initiation à l’enfer pour toutes les otaries qui arrivent jusqu’au barrage de Bonneville. Celles qui survivent au voyage risquent une injection létale si elles sont prises dans les dents du barrage.

Un employé de la CRITFC tirant dans l’eau à la moindre otarie en vue.Un employé de la CRITFC tirant dans l’eau à la moindre otarie en vue.

Bien qu’il ait beaucoup plu ces derniers temps aux environs du barrage, les employés de l’ODFW sont présent en grand nombre pour lancer des bombes et tirer des balles en caoutchouc sur n’importe quelle otarie se trouvant dans leur champ de vision. Le 5 avril, nous avons même pu observer un des employés de la commission intertribale de pêche (Columbia River Inter-Tribal Fish Commission (CRITFC) en train de pointer de manière menaçante une arme à feu sur une des otaries que nous avions vues cette semaine. Il avait l’air de bien s’amuser, prenant littéralement la pause comme en petit malfrat au moment où il tirait sur le pinnipède apeuré.

Malgré les vents forts et les averses de ces derniers jours, les Gardiens du Barrage sont toujours là, et surveillent et filment les attaques répétées envers la faune ici à Bonneville et dans le port d’Astoria. Nous tenons à remercier Frances, Nin, David, Luana, Be, Eric, Kimber, Mike, Leslie, Stephan, Andrew, Elora, Scott, Jake, Dieynaba, Aaron, Ethan, Airick, Rachel, Sammarye et Jeff pour leur vigilance, car ils agissent pour le compte de nos clients, dont le seul crime est d'avoir l'audace de manger pour survivre.

N’oubliez pas de nous suivre sur Twitter (@DamGuardians) et sur Facebook  Sea Shepherd USA . Pour rejoindre notre équipe de bénévoles dévoués, envoyez un mail à: damguardian@seashepherd.org.

Pour les otaries,
Ashley Lenton, responsable de la campagne "Dam Guardian"
Sandy MacElhaney, bénévole

Les Gardiens du Barrage, Sammarye, Leslie, Elora, and Ethan - Photo: Sea Shepherd

Les Gardiens du Barrage, Sammarye, Leslie, Elora, and Ethan
Photo: Sea Shepherd

 


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