Commentary and Editorial

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Samedi, 22 Juin 2013 15:23

Matt Sorum, célèbre batteur de hard rock, exprime son inquiétude concernant l’abattage annuel des otaries à fourrure du Cap en Namibie, qui doit commencer le mois prochain

Matt en compagnie de ses invités lors de leur visite du sanctuaire des lions, organisée par Sea Shepherd Afrique du SudMatt en compagnie de ses invités lors de leur visite du sanctuaire des lions, organisée par Sea Shepherd Afrique du Sud
Photo: Sea Shepherd

Matt Sorum, célèbre batteur intronisé au Temple de la renommée du Rock, et qui a notamment joué dans les groupes de rock emblématiques Guns'n Roses, Velvet Revolver et The Cult, a exprimé son inquiétude lorsqu'il a appris le "secret inavouable" de la Namibie, à savoir la chasse à l’otarie à fourrure du Cap qui doit commencer le 1er juillet prochain. Matt Sorum a été informé du plus grand et du plus brutal abattage massif de mammifères marins par Sea Shepherd Conservation Society USA, l’organisation à but non lucratif consacrée à la protection des océans. Il est actuellement en tournée avec le groupe Kings of Chaos en Afrique du Sud où il joue à guichets fermés à Cape Town et Johannesburg.

Matt Sorum, un fervent écologiste, philanthrope et défenseur des animaux, veut faire un geste pour la faune en soutenant plusieurs organisations dévouées à la protection des animaux. Il possède également sa propre fondation, Adopt The Arts, dont la mission est de maintenir l’enseignement des arts dans les écoles.

"Je suis outré d’apprendre l’existence de l'abattage des otaries à fourrure du Cap prévu le mois prochain," a déclaré Matt Sorum. "Ces animaux sont censés être protégés par la loi et vivre dans une réserve qui leur est désignée. En protégeant ces animaux, comme ceux que l’on trouve ici à Hout Bay, pour le plaisir des touristes, la Namibie pourrait se faire beaucoup d'argent. Massacrer ces otaries soi-disant protégées est brutal et irréfléchi. Leur population finira par être décimée, au détriment des générations futures", a-t-il ajouté.

Chaque année, du 1er juillet au 15 novembre, jusqu'à 85000 otaries à fourrure du Cap sont battues à mort pour leur fourrure à Namibie. Les bébés, terrifiés, sont rassemblés, séparés de leur mère et frappés sur la tête avec des gourdins munis d’une pointe. Ils sont souvent transpercés en plein cœur et dépecés alors qu’ils sont encore vivants. De plus, 6000 phoques adultes mâles sont aussi massacrés. Ils sont abattus à bout portant et leurs organes génitaux sont exportés vers les marchés asiatiques où ils sont utilisés dans la fabrication d’aphrodisiaques qui, croit-on à tort, ont la propriété d’augmenter la virilité de l’homme.

La chasse est inhumaine, insoutenable, illégale et immorale. Peut-être que le plus inquiétant dans tout ça, c’est que le massacre a lieu dans une réserve de phoques qui est censée être désignée et protégée. Le matraquage commence chaque jour à 6 h du matin. À 9 h du matin, les corps sans vie de centaines de bébés phoques sont rassemblés, alors que l’on entend les cris désespérés de leur mère. Des bulldozers sont ensuite utilisés pour retourner le sable ensanglanté et nettoyer la plage avant que les touristes n’arrivent pour voir la colonie. En outre, la chasse clandestine enfreint la loi de la Namibie sur les ressources marines et la protection des espèces animales.

Les chasseurs commerciaux embauchent approximativement 160 travailleurs à temps partiel pour matraquer les phoques. La plupart des bébés sont frappés à mort alors qu’ils ne sont âgés que de six mois. Le Canada et la Russie ont banni le matraquage des bébés phoques qui sont encore en période d’allaitement ou qui ont moins d’un an, vu qu’ils dépendent encore de leur mère. La Namibie n’a mis en place aucune restriction en dépit du fait que le taux de naissance décline chaque année.

Matt (et des amis) ont adopté plusieurs lions lors de leur visite du sanctuaire Drakenstein Lion Park à Cape TownMatt (et des amis) ont adopté plusieurs lions lors de leur visite du sanctuaire Drakenstein Lion Park à Cape Town
Photo: Sea Shepherd

Le 5 juin 2013, Meriam Phaliso, député de l'Afrique du Sud, a déclaré que "le gouvernement (sud-africain) devrait envisager de permettre l’exploitation des otaries à fourrure du Cap dans le but de créer des emplois et ainsi compenser la faillite de plusieurs pêcheries, conséquence de la surpêche." M. Phaliso a continué en disant que les phoques sont “les plus gros braconniers” de certains poissons et personne ne les arrête... les phoques constituent un moyen de créer des emplois et de nourrir les familles dans certains endroits."

Susan Hartland, directrice administrative de Sea Shepherd USA, a répondu en disant "les seuls braconniers dans cette histoire sont les humains cupides qui détruisent la faune océanique de manière irrémédiable. Traiter les phoques de “braconniers” ne fait aucun sens. Pour manger, les phoques ne vont pas faire leurs courses au supermarché du coin, ils ont besoin d’une alimentation à base de poissons capturés à l’état sauvage – des poissons dont nous les privons égoïstement. En pêchant à l’excès, les humains sont ceux qui déciment les océans à une vitesse alarmante." Mme Hartland est tout à fait d’accord sur le fait que les phoques constituent un “moyen de créer des emplois”, mais c'est « en grande partie parce que les phoques sont une espèce très recherchée, attirant l'écotourisme dans la région dans le cadre des safaris-photos, etc... Les études ont démontré qu’un phoque vivant, comme toute autre espèce marine, a plus de valeur qu’un phoque mort », a-t-elle ajouté

Le gouvernement namibien estime en effet que l'industrie du phoque crée des emplois dans son pays démuni, mais une étude récente a confirmé que les phoques génèrent beaucoup plus de revenus vivants que morts. En 2008, la chasse a généré 320 000 £ (environ 378 450 €), alors que l'activité d'écotourisme de l’observation des phoques a rapporté 1,3 million£ (environ 1 537 460 €) de dépenses touristiques directes. La Namibie est le seul pays où la chasse commerciale est permise dans le périmètre des otaries à fourrure du Cap.

L'abattage est dirigé principalement par un seul homme, Hatem Yavuz, qui détient le contrat d’achat de peau de chaque otarie à fourrure du Cap de Namibie matraquée à mort, et ce, jusqu'en 2019. Il ne paie que 7 $ la peau (environ 5,26 €), mais vend ses manteaux de fourrure de phoque jusqu'à 35 000 $ chacun (environ 26 285 €), ce qui indique qu'il existe encore des gens là-bas qui veulent ignorer la cruauté et l'impact de leurs manteaux de fourrure sur l'environnement. Il fait fortune tandis que les travailleurs namibiens sont payés bien en deçà du salaire minimum, et que la plupart d’entre eux vivent dans la pauvreté. Il est clair que seule une poignée d’individus s’enrichissent de l’abattage, mais ils laissent un lourd héritage environnemental aux générations futures.

Sea Shepherd mène une campagne en Namibie depuis 2011 à l'aide d'équipes clandestines et de drones pour surveiller le massacre des otaries à fourrure du Cap. Le travail de Sea Shepherd pour défendre les phoques a été relaté dans un documentaire d’une heure sur l'abattage des phoques, intitulé "Seal Wars", et diffusé en juin 2012 sur Animal Planet.

(L to R) Joe Elliott, Nikki Botha, Ace and Matt Sorum(de gauche à droite) Joe Elliott, Nikki Botha bénévole Sea Shepherd Afrique du Sud,  Ace Harper et Matt Sorum
Photo: Sea Shepherd

Rosie Kunneke of SSCS South Africa tabling at Kings of Chaos showRosie Kunneke de Sea Shepherd Afrique du Sud au stand lors de l'évènement "Kings of Chaos"
Photo: Sea Shepherd

 

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