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Jeudi, 11 Juillet 2013 13:48

Rapport de la Haye – Deuxième semaine, les plaidoiries des délégués japonais, résumé hebdomadaire‏

Par le capitaine Alex Cornelissen, Directeur Général, Sea Shepherd Global

Quelles conclusions pouvons-nous tirer en cette fin de premier round de plaidoiries du Japon? D’abord et avant tout qu'ils ont choisi une stratégie destinée à détourner l'attention de la question la plus importante qui nous préoccupe dans cette affaire: Le Japon mène-t-il une "chasse commerciale à la baleine" déguisée en "chasse scientifique"?

Les preuves fournies par les avocats japonais pour la défense de l'Institut pour la recherche sur les cétacés (IRC) afin de contrer cette accusation sont extrêmement faibles et déformées. Et pourtant, le Japon accuse l'Australie d'utiliser ces preuves de façon sélective. En raison des preuves que le Japon a présentées, nous ne pouvons que supposer que c’est exactement le contraire qui est vrai.

Hier nous avons assisté au témoignage maladroit du professeur Walløe de Norvège. Le professeur Walløe a été clairement engagé par l'industrie baleinière japonaise pour faire une déclaration dite ʺd'expertʺ en tentant de convaincre la cour que l'opération de chasse baleinière de l'ICR (Institute for Cetacean Research) est de nature scientifique. Bien sûr, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Au cours du contre-interrogatoire par la partie australienne, non seulement l'opinion ʺd'expertʺ du professeur Walløe a été sérieusement mise en question, mais également son indépendance, encore plus discutable. Il semble être le seul scientifique étranger prêt à soutenir les programmes JARPA et JARPA II. Sans doute, reçoit-il une importante somme d’agent pour cela (et des récompenses comme "l'Ordre du Soleil Levant" en 2009). Mais même le professeur Walløe a émis de sérieuses réserves au sujet des quotas de chasse de rorquals communs et baleines à bosses souhaités par l’Institut de Recherche sur les Cétacés japonais (IRC). Au moins un point sur lequel nous ne pouvons qu'être d'accord.

La défense japonaise a poursuivi sa tentative de convaincre les juges de la Cour Internationale de Justice que cette affaire ne relève pas de leur compétence.

En outre, on nous a présenté d’interminables exposés, assommants qui ont été le plus souvent, loin d’être pertinents.

Un exemple frappant a été l'évocation répétée de Sea Shepherd. Parfois, je m’attendais presque à être appelé à la barre pour témoigner avant de me souvenir que c’était une affaire entre l'Australie et le Japon. Je me demande si la défense japonaise en était vraiment consciente.

Toutefois, nous sommes bien sûr très heureux d’avoir pu influer sur le taux de capture de la flotte baleinière japonaise et que l'on nous en crédite devant la Cour Internationale de Justice. En revanche, ce qui nous déplaît c'est la déformation constante de la vérité et les mensonges éhontés qui sont constamment présentés pour peindre un tableau bien sombre de notre organisation.

Même si cela n’entre pas directement dans le cadre de cette affaire, je tiens à préciser un certain nombre de points:

  • Sea Shepherd est accusé de violence. Etrangement, c'est la flotte baleinière japonaise, en particulier le navire-usine Nisshin Maru, qui est actuellement confronté à des accusations criminelles aux Pays-Bas pour son comportement brutal l’an dernier lors de la campagne "Opération Tolérance Zero".
  • Sur l'un des graphiques que l'on nous a présenté, il ressortait une corrélation claire entre le nombre de navires déployés par Sea Shepherd et le nombre de baleines tuées. Plus grand était le nombre de bateaux présents, plus petit était le nombre de baleines tuées. Bien sûr nous ne contestons pas cela, nous sommes vraiment fiers de ce que nous faisons. Mais il a été gardé sous silence qu'un de nos navires avait été éperonné, coupé en deux et coulé, manquant de tuer les six membres d'équipage à bord.
  • Il a été mentionné que le capitaine Watson est sur la liste rouge d'Interpol à la demande de plusieurs pays. Personnellement je trouve ça fort de café, ces ʺplusieursʺ pays sont en fait le Japon lui-même et le Costa Rica (se servant d'une affaire qui remonte à 2002 qui a été réactivée après que la présidente du Costa Rica ait effectué une visite au Japon à la fin de l'année 2011, coïncidence?). Ces deux notifications rouges sont arrivées dans des circonstances extrêmement douteuses et sont clairement motivées politiquement.

Alors que nous clôturons ces deux premières semaines, il nous apparaît clair que le Japon est désespérément en train d'essayer de se faire passer pour la victime et d'attirer un sentiment de sympathie sur leur situation.

Comme il s'agit d'une affaire judiciaire, la défense japonaise a mentionné à maintes reprises, qu'il ne pouvait y avoir de place pour les émotions et qu'il fallait regarder les faits.

Pour Sea Shepherd le fait demeure que des baleines en voie de disparition sont tuées dans un sanctuaire baleinier malgré un moratoire mondial sur la chasse commerciale. Elles sont les véritables victimes dans cette affaire et Sea Shepherd continuera à surveiller la situation pour la défense de NOS clients, les baleines.

 


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