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Mardi, 23 Juillet 2013 22:48

Sea Shepherd Brésil prend des mesures pour protéger les baleines franches australes au large de la côte de Santa Catarina

Des touristes mettent leurs pieds sur une baleine alors qu’elle nage à leur côté.Des touristes mettent leurs pieds sur une baleine alors qu’elle nage à leur côté.
Photo: Turismo Vida Sol e Mar and IBF

En octobre 2012, Sea Shepherd Brésil a été informé de cas de maltraitance de baleines franches australes au large de la côte de Santa Catarina (un état du sud du Brésil) et dans la réserve pour les baleines franches australes (APA).

Sea Shepherd a envoyé les volontaires des groupes locaux de Santa Catarina et Rio Grande do Sul pour enquêter. Ils ont réussi à obtenir des preuves d’activités illégales de la part des tours-opérateurs de "whale watching" en allant à bord des bateaux d’observation des baleines gérés par les voyagistes de Garopaba.

On trouve parmi les preuves qu’ils ont pu rassembler, des navires qui ne respectent pas la distance minimale de 100 mètres des baleines, des guides touristiques qui encouragent les touristes à toucher les baleines, et même un cas où un baleineau a été percuté.

Sea Shepherd Brésil a immédiatement déposé une plainte auprès de Chico Mendes Institute for Biodiversity Conservation (ICMBio), l’organisme gouvernemental chargé de superviser les activités d'observation des baleines, et a demandé de mettre en place une liste de mesures pour protéger les baleines dans les 72 heures suivant la réception du rapport. ICMBio a également été informé que Sea Shepherd Brésil porterait l'affaire devant les tribunaux si rien n’était fait à court terme contre ces infractions.

Sea Shepherd Brésil reconnaît que les tours d’observation des baleines ont une valeur éducative et de protection, qu’ils offrent de grands avantages économiques aux communautés locales et rassemblent les gens dans un respect mutuel pour les océans. Par conséquent, notre objectif en menant cette affaire devant les tribunaux n’est pas d’arrêter les tours d’observation, mais plutôt de protéger le bien-être des baleines franches australes et leurs petits en veillant à ce que les activités locales aient lieu de façon responsable et dans le respect de la loi.

Sea Shepherd Brésil s'emploie également à introduire de nouvelles réglementations dans le plan de gestion actuel d’observation des baleines afin que Sea Shepherd n'ait plus à faire respecter la législation brésilienne pour les cétacés. Même si la réserve pour les baleines franches australes (APA), couvrant les villes de Garopaba, Laguna et Imbituba sur la côte sud de Santa Catarina, a été créée en Septembre 2000, il n'existe pas de plan pour gérer cette zone protégée.

Avant que les tours opérateurs ne commencent l’observation des baleines et autres opérations dans la zone de protection, l’ICMBio autorisait un certain nombre d’activités potentiellement dangereuses pour l'environnement sans licence ou études au préalable. Sea Shepherd Brésil a déposé un recours civil obligeant le gouvernement à renforcer les lois pour la protection des cétacés, et à intervenir dans les activités douteuses, en attendant la réglementation et les études sur les effets sur l'environnement dans la région.

La Cour fédérale a accordé une injonction suspendant temporairement l’observation des baleines au motif que les bateaux d’observation qui opèrent dans la zone de protection présentent un risque potentiel et que l'impact de ces activités sur l’environnement demeure inconnu. Le juge a ajouté qu’il était plus prudent de suspendre immédiatement l’observation des baleines franches australes à bord de bateaux, avec ou sans hélices, à Garopaba, Imbituba et Laguna sur les limites de l’APA et de sa zone tampon jusqu'à ce que la compatibilité de ces actions avec l’environnement dans cette région soit testée, et un permis environnemental introduit.

"Nous pensons que c'est une excellente occasion pour avoir une industrie du tourisme respectueuse de l'environnement. Nous avons tous les éléments en main pour construire quelque chose de vraiment positif pour les animaux marins et les êtres humains", a déclaré Wendell Estol, directeur de Sea Shepherd Brésil.

Luiz André Albuquerque, coordonnateur juridique de Sea Shepherd Brésil, a rappelé que "le rôle de Sea Shepherd Brésil dans le suivi du tourisme d'observation des baleines au large de la côte brésilienne est très important en raison de notre connaissance des règles de sécurité, notamment en ce qui concerne les lois relatives à la protection des baleines. Un autre facteur déterminant dans la décision du tribunal a été l'absence d'études sur l’impact environnemental des activités touristiques dans la zone de protection des baleines franches australes."

Renata Fortes, avocate de Sea Shepherd Brésil, a ajouté: "Le Brésil devrait être au courant de la tendance mondiale visant à interdire le tourisme d'observation des baleines dans les baies fermées, surtout quand il s'agit de baleines franches australes, une espèce en voie de disparition. Plus étonnant encore, une des sociétés opérant dans cette zone a admis avoir enfreint la loi pour assurer la sécurité des touristes et des navires ".

Les guides encouragent les touristes à toucher les baleines, violant clairement la distance de 100 mètres imposée à tous les bateaux d'observation des baleines.Les guides encouragent les touristes à toucher les baleines, violant clairement la distance de 100 mètres imposée à tous les bateaux d'observation des baleines - Photo: Turismo Vida Sol e Mar and IBF

 


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