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Jeudi, 15 Août 2013 01:52

Victoire, l’ANOA refuse d’accorder un permis pour importer 18 bélugas

Deux bélugas captifs dans un enclos à dauphinsDeux bélugas captifs dans un enclos à dauphins
Photo: Sea Shepherd

Les écologistes du monde entier vont pouvoir pousser un soupir de soulagement aujourd'hui après avoir appris que l’Administration Nationale Océanique et Atmosphérique (ANOA) a annoncé qu'elle rejetait le permis d'importation de 18 bélugas de la Russie aux États-Unis pour l'aquarium de Géorgie.

Ces baleines ont été capturées en Russie dans la mer d’Okhotsk entre 2006 et 2011 et vivent actuellement parquées à la station de recherche sur les mammifères marins d’Utrish, sur la côte russe de la mer noire. Les écologistes affirment depuis longtemps que ces mammifères marins ne doivent pas être retirés de leur environnement naturel pour être montrés en public pour de nombreuses raisons, l’une d’entre elles et pas des moindres, étant le manque de données scientifiques sur les populations décroissantes des bélugas de Sakhalin-Amur et le fait que l’impact négatif sur l’espèce des autres activités humaines comme la chasse, la pêche et la dégradation de l’environnement est méconnu.

L’aquarium de Géorgie a cherché à importer les bélugas pour les exposer au public dans son installation d’Atlanta. Apparemment, certains de ces cétacés auraient également été destinés à être exposés chez les partenaires de l’aquarium de Géorgie, notamment au SeaWorld de Floride, SeaWorld du Texas, SeaWorld de Californie et à l’aquarium Shedd de Chicago.

Le refus d’accorder le permis est intervenu après une période d’enquête publique approfondie durant laquelle l’ANOA a reçu 9 000 observations à étudier pour ce cas. Coordinatrice de longue date du groupe Sea Shepherd de Jacksonville, Jennifer Mishler a lancé une pétition d’opposition au permis d’importation qui a réuni près de 76 000 signatures. La demande de permis était apparemment la première à concerner l’importation de mammifères marins récemment capturés dans leur environnement naturel depuis plus de vingt ans.

Selon l’ANOA, le refus d’accorder le permis se base largement sur l’impossibilité de déterminer si l’activité proposée serait susceptible d’avoir un impact négatif significatif sur l’espèce ou sa population et la probabilité que la demande ait comme conséquence la capture de mammifères marins au-delà de ceux autorisés par le permis, puisque les actuelles captures légales de mammifères marins vont vraisemblablement continuer en Russie. L’ANOA pense que ce permis contribuerait alors à de futures demandes supplémentaires de capture de bélugas parmi ces populations pour des expositions au public aux États-Unis et dans le monde.

Il a été déterminé que cinq des bélugas proposés à l’importation, qui avaient approximativement 18 mois au moment de la capture, étaient potentiellement encore allaités et pas encore indépendants.

Sea Shepherd félicite l’ANOA pour avoir refusé d'autoriser ce permis. En l'autorisant, encore plus de souffrances auraient été faites à ces animaux. En effet, des rapports en ligne indiquent que deux bélugas capturés dans l’extrême Est de la Russie ont été transportés de Vladivostock à Taiji plus tôt cette année.

Les deux cétacés, un mâle et une femelle d’approximativement quatre ans, ont été transportés à Taiji en échange de quatre grands dauphins capturés pendant les massacres sanglants et barbares qui ont lieu chaque saison dans la tristement célèbre baie de Taiji. Certains écologistes ont affirmés que les deux bélugas envoyés au Japon ont vraisemblablement été capturés parmi le même groupe visé par ces entités qui essayent de fournir les structures américaines susmentionnées.

Les deux bélugas sont apparemment retenus dans un parc à dauphins, l’enclos de mer de Taiji, où après les traques, la plupart des dauphins sélectionnés pour être vendus à une vie d’esclavage, de désespoir et de captivité sont retenus en attendant d’être transportés dans les parcs d’attraction à travers le globe, destinés à faire des tours pour obtenir de la nourriture. Les autres sont brutalement massacrés, un par un, leur colonne transpercée, les condamnant à se noyer dans leur propre sang aux côtés de leur famille dans d’horribles scènes qu’aucun être ne devrait jamais voir et encore moins vivre. Les gardiens des baies de Sea Shepherd, qui veillent sur les dauphins et témoignent du massacre perpétré chaque année à Taiji, étaient présents la saison passée quand les bélugas sont arrivés.

À ce stade, les autorités indiquent qu’elles n’ont aucune idée de ce qui attend les 18 bélugas qui vivent dans de minuscules enclos à la station de recherche sur les mammifères marins d’Utrish, sur la côte russe de la mer noire. Malheureusement, les 18 baleines risquent fort d’être vendues pour répondre à la demande de l’industrie de la captivité à travers le monde.

"Il n’est pas difficile de comprendre les connexions entre les massacres sanglants et le commerce international de cétacés pour l’industrie du divertissement et de la captivité" a déclaré Susan Hartland, directrice administrative de Sea Shepherd USA. "Quand vous achetez un ticket pour un parc d’attraction marin ou pour nager avec des dauphins, vous contribuez directement aux horribles souffrances que connaissent ces créatures hautement intelligentes."

 


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