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Lundi, 09 Septembre 2013 13:23

Le biologiste britannique Godfrey Merlen donne son point de vue sur la chasse baleinière traditionnelle et scientifique

Dr. Godfrey MerlenDr. Godfrey Merlen
Photo: Sea Shepherd

Le biologiste britannique Dr. Godfrey Merlen vit dans les îles Galápagos depuis plus de 40 ans. Merlen a d’abord été attiré par ces îles parce qu’à la différence d’autres endroits dans le monde, leurs écosystèmes uniques offraient encore des exemples de durabilité naturelle. Merlen travaille de manière indépendante avec le ministère de l’Agriculture (Agrocalidad-Sicgal), le ministère de l’environnement (le parc national des Galápagos), la Fondation Charles Darwin (CDF), et plusieurs ONG incluant Sea Shepherd Galápagos pour lutter contre la pêche illégale, protéger la réserve marine et contrôler le développement non durable.

En 1991, Merlen a été l’un des acteurs principaux dans la création d’un sanctuaire baleinier aux Galápagos. Il a travaillé 10 ans avec les rangers du parc national pour la défense de la réserve marine, et travaille à présent sur l’introduction d’espèces non-natives, qui représentent un risque très élevé pour les Galápagos. Merlen a beaucoup publié sur les sujets relatifs à ces îles et il est l’auteur de trois livres sur la vie sauvage aux Galápagos.

Merlen fait partie des Conseillers de Sea Shepherd depuis 2005. Il se rappelle très bien ce qu’il a ressenti lorsqu’on lui a demandé de devenir membre du Bureau. "J’étais très heureux et enthousiaste à l’idée d’accepter de travailler auprès de personnes qui se dévouent corps et âme à la préservation de la vie sur Terre."

Avoir côtoyé les baleines, et plus particulièrement les grands cachalots, pendant des décennies l’a convaincu de la valeur infinie des océans, sans lesquels on dit que "Nous mourrions d’un grave manque de spiritualité". Comme d’autres membres de la communauté scientifique, Merlen pense qu’il n’est pas nécessaire de tuer des baleines pour les étudier. Il croit que le mot "science" est utilisé comme couverture afin de pouvoir continuer la chasse baleinière, et pour que les quotas augmentent et que la pêche commerciale puisse reprendre.

Merlen analyse la différence entre chasser les baleines pour des raisons culturelles et scientifiques. Bien que le Japon affirme que leur chasse scientifique devrait être autorisée en raison de certaines traditions culturelles, les faits démontrent une autre histoire. Merlen souligne que "la chasse traditionnelle est pratiquée pour des raisons culturelles par des petites communautés locales, alors que la chasse commerciale utilise des navires commerciaux pour aller chasser en eaux profondes, dans des zones connues pour être fréquentées par ces animaux". La chasse traditionnelle est autorisée par la Commission Baleinière Internationale et permet l’abattage de 370 baleines par an. Le quota annuel pour la chasse baleinière scientifique est de 1030 baleines (3 fois plus que la chasse traditionnelle) et elle est effectuée par un des pays les plus puissants du monde.

Merlen pense que nous devrions arrêter de nous focaliser sur la distinction entre chasse traditionnelle et chasse scientifique; la question est plutôt de savoir si le Japon ou n’importe quel autre pays devrait être autorisé ou non à simplement chasser les baleines en général. Il explique: "Distinguer la chasse scientifique de la chasse commerciale n’est pas la question centrale … L’écologie des océans est attaquée de toutes parts. Nous avons besoin de laisser tous les éléments dans l’océan si nous voulons qu’il puisse retrouver sa force et sa beauté."

 


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