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Mardi, 24 Septembre 2013 00:42

Table ronde No 4: Priorités sur la biodiversité marine

Voici les propositions que Sea Shepherd aurait défendu à la Conférence Environnementale si le Rassemblement Pour la Planète n'avait pas été exclu à la dernière minute.

"Si les océans meurent, nous mourrons".

logos de Sea Shepherd et de Rassemblement Pour la Planète

Agir contre la surpêche et la pêche illégale avec des mesures à la hauteur de l’enjeu

La pêche illégale représente 21 milliards de dollars par an et la surpêche est la première menace qui pèse sur les océans. La pêche industrielle en grande partie financée par l’Europe et la pêche illégale sont de véritables fléaux qui mettent en péril l’avenir des océans – et de fait, celui de l’humanité (plus de 40% de la pêche en Méditerranée est illégale !) 80% des pêcheries sont exploitées au maximum, en cours d’effondrement ou déjà effondrées (FAO). En sont victimes : les écosystèmes marins mais aussi les pêcheurs artisanaux qui représentent 98% des pêcheurs dans le monde. 66 000 emplois de pêcheurs ont été perdus en Europe sur les dix dernières années, et 8000 disparaissent chaque année. Parallèlement, la pêche illégale génère un chiffre d’affaires évalué au niveau mondial à 10 milliards d’euros.

  • Initiatives françaises pour sauver la Méditerranée : reconversion pour les pêcheurs et réorientation des subventions européennes.

-         Moratoire complet sur la pêche industrielle en Méditerranée pour une période de 20 ans afin de laisser aux populations le temps de se régénérer.

-          Interdiction effective des bateaux à senne tournante et chaluts de fond.

-        Démantèlement des fermes d’élevage de thons implantées sans autorisation et gel des permis pour enrayer leur expansion.

-          Création d’une Police des Mers par reconversion d’anciens pêcheurs

  1. Argumentaire : En Méditerranée, il règne une scandaleuse impunité en matière de pêche illégale, Il est urgent de mettre en place de véritables patrouilles anti braconnage, chargées de repérer et d’appréhender les bateaux pêchant illégalement (pêche hors saison, au sein de zones marines protégées, techniques de pêche illégales, ciblage d’espèces protégées, d’individus juvéniles, falsification de quotas, transbordement en mer, pavillons de complaisance ect…). D’anciens pêcheurs, évincés par la pêche industrielle et la pêche pirate pourraient ainsi être fonctionnarisés en tant que « gardiens des ressources». Ils connaissent la mer, les lieux de pêche et sont les premières victimes humaines de la pêche industrielle et/ou illégale.
  • Traquer les filets dérivants.
  1. Argumentaire : Alors que les filets dérivants sont interdits par l’ONU depuis 1992 et par l’UE depuis 2002, leur utilisation illégale reste la principale cause de mortalité de milliers de mammifères marins. Les pêcheurs utilisant les « rideaux de la mort » ont pourtant reçu des subventions pour financer leur reconversion vers des techniques moins aveuglément destructrices. Il est nécessaire d’identifier les contrevenants et de leur réclamer le remboursement des sommes perçues à cet effet.
  • Reconversion des pêcheurs en guides touristiques et/ou fonctionnaires de surveillance.
  1. Argumentaire : Les nombreux mammifères marins de Méditerranée représentent un potentiel de « Whale Watching » considérable et largement sous exploité. La reconversion et la création de postes de guides marins peut être financée grâce à une réorientation des subventions européennes qui subventionnent aujourd’hui des pêcheries destructrices et non responsables.
  • Initiatives françaises pour sauver les océans

-          Campagnes Nationales de Récupération des pêcheries fantômes 

  1. Argumentaire : il s’agit d’engins de pêches, de casiers, de filets ou de palangres perdus ou abandonnés en mer par les pêcheurs. Pendant de nombreuses années ils continuent de tuer par milliers poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins. On estime qu’à certains endroits, la pêche fantôme surpasse la pêche active et affecte de façon considérable la vie marine et représente un scandale éthique et écologique.

-            Instituer en France et en Union Européenne l’équivalent américain du Lacey Act appliqué aux espèces marines afin d’enrayer efficacement la pêche illégale et hors quota.

  1. Argumentaire : Le Lacey Act interdit l’import, l’export, le transport, la vente, la réception, l’acquisition ou l’achat à l’intérieur et à l’extérieur de l’Etat de toute espèce obtenue en contradiction avec les lois de protection de l’environnement.

-          Etablir une liste noire publique des navires pêchant illégalement et leur interdire l’accès et le débarquement dans les ports français.

-          Mise en place de sanctions financières à l’égard des flottes illégales suffisamment sévères pour être réellement dissuasives et efficaces.

-          Mettre en place de toute urgence une loi de protection des requins.

  1. Argumentaire : Ces grands prédateurs sont aujourd’hui massivement décimés sans aucun contrôle, ni aucun quota et ont diminué de près de 90%. La France est le deuxième pays européen qui pêche le plus de requins et le seul pays à encore cibler intentionnellement le requin taupe, pourtant en danger critique d’extinction (Flotte basée sur l’Ile d’Yeu).
  • Les casques verts / police des mers : Création d’une force d’interposition écologique internationale.
  1. Argumentaire  La préservation des océans est un enjeu de civilisation fondamental. Les moyens qui devraient être mis en œuvre pour la protéger dépassent largement les capacités des gouvernements nationaux. Certes, il existe des cadres juridiques pour protéger les espèces menacées d’extinction, mais personne ne se rend sur le terrain pour les faire appliquer. Dans les eaux internationales, la surpêche continue de faire des ravages en toute impunité. Tout comme la haute mer, la défense des zones économiques exclusives fragiles nécessite une réponse globale, capable de transcender les égoïsmes nationaux. Seules et avec des moyens limités, les associations internationales occupent le terrain, palliant souvent la faiblesse des États qui devraient pourtant jouer un rôle fondamental. Dans les faits, certaines d’ONG remplacent désormais des institutions tétanisées.

En haute mer, la protection des océans demande des moyens particulièrement importants. Le but de cette proposition est de faire entrer l’écologie au Conseil de sécurité de l’ONU et d’utiliser la protection de l’environnement comme un vecteur de paix. Pour atteindre cet objectif, une force internationale qui se serait appuyée à la fois sur les initiatives locales de la société civile et sur les moyens matériels des nations membres de l’ONU.

Qui en seront les acteurs ? Des militaires, des fonctionnaires, des civils issus des associations ou du service civil, etc. Il n’y aura pas un profil particulier, car l’esprit que ces hommes et ces femmes défendront proviendra d’un concept partagé. Projetable en tous lieux, ils seront sur zone pour protéger le droit environnemental et anticiper les crises sous mandat onusien de casques verts.

La France pourrait porter ce projet à l’instar de Jacques-Yves Cousteau à Rio en 1992

- Donner un coup de jeune à l’engagement citoyen pour les océans.

Argumentaire : il est nécessaire d’impliquer dans la gestion de la problématique des océans une force vive qui en est complètement déconnectée mais à qui cela permettrait d’ouvrir un nouvel horizon au sens propre comme au sens figuré : les jeunes et notamment les jeunes dont le milieu social ou la situation géographique font qu’ils ne se sentent pas spontanément concernés mais dont l’intérêt pour ces questions représenterait une énorme valeur ajoutée. Des programmes de découverte et de conscientisation doivent être mis en place afin que s’opère une vraie « rencontre avec la mer », préalable indispensable à la volonté des jeunes d’agir pour la défendre.

A lire également:

l'article précédent: le gouvernement évince le Rassemblement pour la Planète - et donc Sea Shepherd de la table ronde "Biodiversité Marine et gouvernance en mer"... tous remplacés par Surf Rider Foundation.

L'article en ligne de LeMonde.fr: http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/17/des-lanceurs-d-alerte-evinces-de-la-conference-environnementale_3479368_3244.html

 


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