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Samedi, 08 Février 2014 14:04

Le navire baleinier pénètre dans les eaux néo-zélandaises

6 janvier 2010: L’Ady Gil en morceaux après avoir été éperonné par le Shonan Maru N°2 – Photo: Jo Anne Mc Arthur6 janvier 2010: L’Ady Gil en morceaux après avoir été éperonné par le Shonan Maru N°2 – Photo: Jo Anne Mc ArthurAujourd’hui, samedi 8 février, à 1h36 du matin (heure néo-zélandaise), le Shonan Maru N° 2, le navire de sécurité du gouvernement japonais responsable d’avoir coulé le trimaran néo-zélandais Ady Gil en 2010, a traversé la limite des 200 milles nautiques définissant la Zone Exclusive Economique de la Nouvelle Zélande, à 49°10’S, 172°35’E, en poursuivant le navire de Sea Shepherd Steve Irwin.

Le navire, qui a à son bord du personnel des gardes-côtes japonais, protège les opérations japonaises illégales de chasse à la baleine dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral, dont la Nouvelle Zélande est signataire.

Le ministre néo-zélandais des Affaires Etrangères, Murray McCully, a déclaré que c’était essentiellement par fierté que le Japon continuait à chasser les baleines, et que "la pratique de la chasse baleinière dans les océans au sud de la Nouvelle-Zélande est inutile et offense beaucoup de Néo-Zélandais. Le gouvernement néo-zélandais a demandé plusieurs fois au Japon de mettre un terme à son programme baleinier."

Par ailleurs la Nouvelle-Zélande est intervenue officiellement devant la Cour Internationale de Justice dans le cadre de la plainte déposée par l’Australie contre la chasse baleinière japonaise dans l’Océan Austral. Le procès suit son cours.

Le 5 janvier, la flotte Sea Shepherd a découvert la flotte baleinière japonaise dans la Dépendance de Ross avec trois baleines de Minke mortes – il s’agit d’une espèce protégée – et les restes d’une quatrième, déjà dépecée, sur les ponts couverts de sang, toutes les quatre ayant été braconnées dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral. Le ministre Mc Cully a alors affirmé que l’endroit ne relevait pas de la juridiction maritime néo-zélandaise.

Sea Shepherd demande au ministre Mc Cully de l’aider à faire en sorte que le Shonan Maru N° 2 soit renvoyé énergiquement hors des eaux néo-zélandaises.

La Convention des Nations-Unies pour le droit de la mer (CNUDM) donne aux pays le droit de réglementer la pêche à l’intérieur de leur Zone Economique Exclusive. Le directeur général de Sea Shepherd Australie, Jeff Hansen, déclare: "Par le passé, le gouvernement néo-zélandais a montré beaucoup de fermeté vis-à-vis des braconniers dans sa ZEE. Nous lui demandons maintenant de mettre les mêmes règles en application vis-à-vis de la flotte baleinière japonaise que pour les autres braconniers, et d’expulser immédiatement le Shonan Maru N°2 des eaux néo-zélandaises."

La CNUDM établit également que les bateaux qui pénètrent dans les eaux territoriales d’un autre pays y bénéficient d’un "droit de passage inoffensif". Le capitaine Siddarth Chakravarty déclare: "Le Shonan Maru N°2 est en train de harceler le Steve Irwin. Notre navire écologiste fait respecter le droit international et la ferme position anti-baleiniers adoptée par le gouvernement néo-zélandais. C’est l’occasion pour la Nouvelle-Zélande de concrétiser ses promesses diplomatiques et de se dresser contre les activités illégales de la flotte baleinière japonaise."

La flotte baleinière japonaise opère dans l’Océan Austral en violation du moratoire international de 1986 sur la chasse commerciale à la baleine et du Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral, créé en 1994.

 


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