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Mercredi, 12 Février 2014 10:58

L’intrusion du navire baleinier japonais pourrait créer un "incident diplomatique"

Une baleine à bosse, espèce protégée, l’une des cibles de la chasse baleinière illégale du Japon – Photo: Tim WattersUne baleine à bosse, espèce protégée, l’une des cibles de la chasse baleinière illégale du Japon – Photo: Tim WattersLe navire baleinier japonais responsable d’avoir coulé le trimaran néo-zélandais Ady Gil en 2010 a passé la limite des 200 milles nautiques définissant la Zone Economique Exclusive de la Nouvelle-Zélande tôt samedi matin, bien que le gouvernement néo-zélandais lui ait demandé de s’en abstenir.

Le ministre néo-zélandais des Affaires Etrangères, Murray Mc Cully, a qualifié la chasse baleinière japonaise de "répugnante aux yeux des Néo-Zélandais", et a indiqué que l’incursion du Shonan Maru N° 2 dans les eaux néo-zélandaises pourrait avoir des "conséquences diplomatiques" entre la Nouvelle-Zélande et le Japon.

Au sujet de la chasse à la baleine, M. Mc Cully a déclaré à Radio New Zealand: "Aucune bonne science ne peut découler de ces actions, et quand tous les entrepôts japonais débordent de viande congelée, le marché parle de lui-même."

Un représentant de l’Institut pour la Recherche sur les Cétacés (ICR), l’organisation qui se trouve derrière les opérations japonaises de chasse à la baleine, a déclaré sur Radio New Zealand que le Shonan Maru N° 2 agissait en parfait accord avec le gouvernement japonais, ajoutant: "Aucun des mouvements des navires, des navires japonais, ne se fait sans l’aval du gouvernement japonais."

Au cours de la même interview, l’ICR a indiqué que le Shonan Maru N° 2, de même que tous les bateaux de la flotte baleinière japonaise, avait à son bord des gardes-côtes japonais et des policiers japonais.

Actuellement on ne connaît pas la position exacte du Shonan Maru N° 2. Cependant, à partir du moment où le Steve Irwin a perdu le contact radar avec le baleinier, il fallait 24 heures au navire pour quitter la ZEE néo-zélandaise. Par conséquent, le navire de sécurité se trouve toujours dans la Zone Exclusive Economique néo-zélandaise, au mépris de la demande de M. Mc Cully.

Le Steve Irwin quitte Dunedin, débarrassé de son poursuivant. Photo: Eliza MuirheadLe Steve Irwin quitte Dunedin, débarrassé de son poursuivant. Photo: Eliza MuirheadLe capitaine du Steve Irwin, Siddharth Chakravarty, a déclaré: "Il est triste de constater que, dans le seul but de protéger des activités de braconnage, le gouvernement japonais a décidé d’ignorer une demande émanant du gouvernement néo-zélandais, insultant ainsi toute la nation néo-zélandaise. Le Japon a quitté la ZEE australienne, mais il ne montre pas les mêmes égards vis-à-vis de la demande spécifique de la Nouvelle-Zélande. Qu’il se permette de continuer à braconner dans un Sanctuaire Baleinier reconnu Internationalement, c’est un énorme manque de respect, et cela démontre le mépris du Japon pour la diplomatie et le droit international."

Le capitaine Chakravarty a aussi confirmé que son navire n’était plus suivi par le Shonan Maru N° 2, et qu’il pouvait reprendre la recherche du navire-usine de la flotte baleinière japonaise, le Nisshin Maru.

La flotte baleinière japonaise opère dans l’Océan Austral en violation du moratoire international de 1986 de la chasse baleinière commerciale et du Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral, créé en 1994.

 


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