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Vendredi, 28 Février 2014 16:33

Le gouvernement australien estime les baleines à 290 dollars australiens chacune

Un A319 pendant son unique vol de repérageUn A319 pendant son unique vol de repérageLes retranscriptions du Sénat, publiées mercredi 26 février, ont révélé un certain nombre d’éléments concernant le programme du gouvernement australien pour la surveillance de la chasse à la baleine dans l’Océan Austral, y compris le coût du premier, et pour l’instant unique, vol de surveillance.

Mme Donna Petrachenko, Conseillère principale pour la biodiversité et la durabilité et membre de la délégation australienne à la Commission Baleinière Internationale, a déclaré qu’un seul vol coûte 93,248 dollars australiens, pour la seule location de l’A319. Les coûts additionnels pour la douane et les autres dépenses n’ont pas été dévoilés.

Le budget total alloué aux vols est de 300 000 dollars qui, au vu du prix du premier vol, n’en permettra que deux autres pour cette saison de chasse. Le gouvernement n’a pas indiqué la raison pour laquelle un seul vol avait eu lieu pour l’instant.

Cette année, le gouvernement australien aurait dépensé 1.8 millions de dollars australiens pour délivrer un bateau russe prisonnier des glaces en Antarctique.

Le capitaine Siddarth Chakravarty du Steve Irwin a dit: "L’implication du gouvernement australien dans la protection des baleines dans l’Océan Austral est très timide. Le coût du programme de surveillance ramené au coût pour chacune des 1035 baleines menacées n’atteint que 289.86 dollars par tête. La facture de carburant de Sea Shepherd est, à elle seule, quatre fois supérieure à la dotation du gouvernement Abbot pour ce programme de surveillance."

Mercredi, le chef de l’Australian Air Force Geoff Brown a semé le doute sur la crédibilité du système de surveillance quand il a annoncé, lors d’une consultation sur le budget au Sénat que "Le [Airbus] A319 n’est pas adapté pour cette mission" de surveillance de la chasse à la baleine en Antarctique.

Le Bob Barker pendant la deuxième charge non provoquée de la flotte japonaise le 23 février. Photo: Simon AgerLe Bob Barker pendant la deuxième charge non provoquée de la flotte japonaise le 23 février. Photo: Simon AgerLe capitaine du Bob Barker Peter Hammarstedt a déclaré: "Le ministre Hunt affirme que ces vols de surveillance seront plus efficaces que l’envoi d’un bateau, tout en ne prévoyant au budget que trois vols pour la totalité de la saison de chasse. Mon bateau a subi deux attaques non provoquées jusqu’à présent et l’avion promis n’était présent à aucun moment. Les Japonais croient pouvoir s’en sortir en défonçant mon bateau pendant que nous essayons de faire respecter la volonté du peuple australien, parce que personne ne les voit faire. Un navire des douanes aurait pu empêcher ces attaques sans pitié et sans raison que l’Australie n’a pas cherché à arrêter."

Mardi, le capitaine Hammarstedt a écrit une lettre ouverte au ministre Hunt, manifestant sa déception devant le manque de réaction du gouvernement australien face à un véritable assaut mené par la flotte baleinière japonaise contre les bateaux Sea Shepherd et les citoyens australiens à bord. Cette lettre fait suite à une deuxième embuscade nocturne tendue par les japonais, au cours de laquelle les bateaux harponneurs ont croisé la proue du bateau de Sea Shepherd 33 fois, trainant des câbles d’acier pour mettre le gouvernail et les hélices hors d’usage.

A ce jour, M. Hunt n’a pas encore répondu à la lettre.

Les détails opérationnels du programme de surveillance restent confidentiels et il n’existe pas, pour l’heure, de moyen d’évaluer l’efficacité de ces opérations. De plus, M. Malcom, ministre adjoint à l’environnement, ministère qui a initié la directive des opérations, a déclaré qu’il n’est "pas au courant, et encore moins autorisé à communiquer", des renseignements sur les surveillances, mais reçoit des rapports du ministère des douanes, dont le personnel est présent en vol.

En juillet 2013, l’Australie a contesté la légalité des opérations de chasse à la baleine du Japon devant la Cour internationale de justice. Le gouvernement ne veut pas s’engager à renforcer la loi pour la saison prochaine si la Cour internationale de justice rend un jugement favorable à l’Australie.

 


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