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Lundi, 24 Mars 2014 14:03

Les capitaines de Sea Shepherd font une déclaration concernant le jugement qui va être rendu par la Cour Internationale de Justice au sujet de la chasse baleinière en Antarctique (Australie c/Japon).

Dans le cadre du jugement très attendu de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye, qui doit être rendu le 31 mars dans l’affaire Australie c/Japon, les capitaines de Sea Shepherd, célèbres pour défendre depuis dix ans les baleines en danger face aux harpons des baleiniers japonais dans l’Océan Austral, ont fait la déclaration suivante pour apporter leur soutien aux baleines qui migrent à travers l’Antarctique, particulièrement dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral:

Les Baleines sont des espèces marines protégées

Résumé de la déclaration en faveur des baleines migrant à travers la région de l’Antarctique

Ces baleines sont une espèce marine protégée par les lois internationales, et elles migrent à travers un sanctuaire baleinier où la chasse baleinière commerciale est interdite – Photo: Barbara Veiga/Sea ShepherdCes baleines sont une espèce marine protégée par les lois internationales, et elles migrent à travers un sanctuaire baleinier où la chasse baleinière commerciale est interdite – Photo: Barbara Veiga/Sea ShepherdNous nous présentons devant la communauté internationale, dans le contexte du procès concernant la chasse baleinière en Antarctique (affaire Australie c/Japon), pour nous faire l’avocat des baleines migrant à travers la région Antarctique, particulièrement dans le secteur désigné comme "Sanctuaire de l’Océan Austral". Notre but est de mettre en évidence le statut légal international des baleines en tant qu’espèces marines protégées. Nos arguments se basent sur dix années d’expérience in situ de défense des baleines à bosses, des rorquals communs et des baleines de Minke en Antarctique, particulièrement dans le secteur désigné comme "Sanctuaire de l’Océan Austral".

Les Etats qui sont parties dans le procès de la chasse à la baleine, comme on appelle communément cette affaire, se sont focalisés sur la chasse baleinière; et plus spécifiquement sur sa nature scientifique ou commerciale. Au contraire, les baleines elles-mêmes, et leur protection légale internationale, n’ont pas été mises au centre du débat. C’est pour cette raison que nous intervenons pour demander que l’on prête la plus grande importance aux baleines. Ce sont des espèces marines protégées par les lois internationales, et elles migrent à travers un sanctuaire baleinier où la chasse commerciale à la baleine est interdite par la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine (ICRW).

Historiquement, les baleines ont été chassées excessivement, au point que certaines espèces sont en voie de disparition. C’est une réalité reconnue par les lois internationales (ICRW). Depuis plusieurs années, la communauté internationale a également reconnu que la chasse baleinière a mené plusieurs espèces au bord de l’extinction. Par conséquent, la communauté internationale a appelé à la protection de ces mammifères marins par les lois internationales. Des traités ont été adoptés pour protéger certaines espèces de baleines. Aujourd’hui, les baleines à bosse, les rorquals communs et les baleines de Minke sont sur la liste de la Convention sur le commerce international des espèces en danger d’extinction (CITES) et la Convention sur les espèces migratoires (CMS) en tant qu’espèces menacées ou en danger d’extinction.

Concernant la CITES, à ce jour 178 pays ont signé cette convention. Compte tenu du fait qu’il y a 194 pays membres des Nations Unies, cela signifie que 92,23% des pays du monde reconnaissent que ces trois espèces de baleines sont de fait menacées d’extinction. A contrario, le Japon et trois autres pays – représentant seulement 2,25% des pays membres – ont émis des réserves à l’inscription de ces espèces à l’Annexe I de la CITES.

De ces trois espèces de baleines, c’est le rorqual commun, également inscrit sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, qui est confronté aux perspectives les plus sombres. Selon ce document, on considère qu’une espèce menacée est confrontée à un risque d’extinction très élevé à l’état sauvage. Il est important de noter que, lorsqu’elle fait référence à des « menaces majeures » pour cette espèce, la Liste Rouge fait expressément référence aux « prises expérimentales » des Japonais en Antarctique.

Les baleines sont des êtres doux, sensibles et intelligents, capables de communiquer avec leurs semblables. Des experts reconnaissent que le cerveau des baleines a évolué en même temps que leurs capacités cognitives complexes. Cependant, les baleines ne peuvent pas s’exprimer elles-mêmes devant la communauté internationale. Nous, nous le pouvons, et nous demandons que la plus grande protection légale possible soit accordée aux baleines qui migrent à travers l’Antarctique, dans le contexte de l’affaire concernant la chasse baleinière en Antarctique (Australie c/Japon).

Les baleines ne concernent pas seulement les pays qui sont parties dans cette affaire, elles concernent toute l’humanité. Par conséquent cette déclaration se fonde sur les principes 21 et 24 de la Charte Mondiale de la Nature, et, sans pour autant que nous assumions le rôle de représentants du genre humain, elle invoque un devoir des êtres humains de préserver la nature, et de s’assurer que les objectifs de la Charte sont atteints, en prenant la parole au nom des baleines migrant à travers l’Antarctique.

On ne devrait plus tuer les baleines, que ce soit pour des motifs commerciaux ou scientifiques.

Lisez ici le texte intégral de la Déclaration en faveur des baleines (en anglais).

Signé par (par ordre alphabétique):

Capitaine Sid Chakravarty

Capitaine Alex Cornelissen

 Capitaine Sid Chakravarty  Capitaine Alex Cornelissen

Capitaine Peter Hammarstedt

Capitaine Lockhart MacLean

 Capitaine Peter Hammarstedt  Capitaine Lockhart MacLean

Capitaine Adam Meyerson

Capitaine Luis Manuel Pinho

 Capitaine Adam Meyerson  Capitaine Luis Manuel Pinho

Capitaine Jean Yves Terlain

Capitaine Paul Watson

Capitaine Jean Yves Terlain

Capitaine Paul Watson

Les capitaines Sea Shepherd font une déclaration concernant le jugement qui va être rendu par la Cour Internationale de Justice au sujet de la chasse baleinière en Antarctique (Australie c/Japon).

 


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