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Dimanche, 13 Avril 2014 05:31

L’Institut japonais pour la Recherche sur les Cétacés (ICR) brave éhontément le verdict de la Cour Internationale de Justice

Aujourd’hui, l’ICR a remis au tribunal un mémoire déclarant qu’il a l’intention de retourner chasser les baleines en Antarctique en 2015-2016 et qu’il va chercher à étendre à d’autres entités Sea Shepherd l’interdiction de faire obstacle à ses opérations

Dans cette photo d’archives de 2009, on voit l’équipage du Yushin Maru N° 3 en train de tirer sur une baleine de Minke pour la tuerDans cette photo d’archives de 2009, on voit l’équipage du Yushin Maru N° 3 en train de tirer sur une baleine de Minke pour la tuerBravant le récent verdict de la Cour Internationale de Justice à La Haye (CIJ), l’Institut japonais de Recherche sur les Cétacés (ICR) vient de rendre un mémoire au tribunal déclarant qu’ils ont l’intention de retourner chasser les baleines dans l’Océan Austral pendant la saison 2015-2016 avec un nouveau programme de "recherches", qu’ils demanderont la délivrance d’une injonction permanente contre Sea Shepherd USA - bien que l’entité USA ne soit plus active dans l’Océan Austral – et qu’ils la demanderont également pour les autres entités Sea Shepherd.

L’affaire Australie c/Japon a été entendue par la CIJ en juillet dernier pour décider si le Japon enfreint ses obligations internationales en mettant en œuvre son programme de "recherche" JARPA II dans l’Océan Austral, et pour exiger qu’il stoppe JARPA II et qu’il annule tous les permis du même type jusqu’à ce qu’il soit en mesure de démontrer que ses activités sont conformes à la loi internationale.

Par un vote de 12 voix contre 4, le 31 mars, la CIJ a jugé que le programme japonais de chasse baleinière JARPA II n’était pas mené à des fins de recherche scientifique telle que définie par les règlements de la Commission Baleinière Internationale. La cour a ordonné au Japon de révoquer les permis scientifiques délivrés dans le cadre de JARPA II, et de ne plus accorder de nouveaux permis dans le cadre de ce programme. Aujourd’hui, cependant, l’ICR a remis un mémoire à la Cour de District de Seattle aux USA, déclarant clairement son intention de continuer à chasser les baleines malgré ce jugement.

Le fondateur de Sea Shepherd Conservation Society, Paul Watson, réagit: "Lorsque la CIJ a rendu son verdict, je savais que, bien que ce soit une grande victoire qui justifie notre opposition à la chasse baleinière illégale dans l’Océan Austral, on pouvait s’attendre à ce que l’ICR réécrive son programme pour pouvoir reprendre la chasse. J’avais prédit qu’ils le feraient pour la saison 2015-2016. On dirait bien que c’est ce qu’ils ont l’intention de faire", dit-il. "Je suis convaincu que le Japon n’était pas sincère lorsqu’il a déclaré qu’il respecterait le verdict de la CIJ. Le Japon a tout un passé de duplicité pour ce qui concerne la chasse à la baleine. Je suis sûr que Sea Shepherd Global devra se préparer pour repartir pour l’Océan Austral en décembre 2015 pour, une fois de plus, défendre l’intégrité du Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral", a ajouté le capitaine Watson.

En apprenant les projets de l’ICR, le directeur du Renseignement et des Enquêtes de Sea Shepherd USA, Scott West, a déclaré: "Clairement, les Japonais ont l’intention de violer l’esprit, si ce n’est la lettre, du jugement de la Cour Internationale. Ils ridiculisent la Cour Internationale de Justice, et se présentent devant les tribunaux américains avec les mains pas très propres. Ils sont les premiers à crier à l’injustice dès que quelqu’un ose mettre leurs mensonges en doute, mais ils veulent que le monde respecte les décisions des tribunaux qui sont en leur faveur. Ce sont des braconniers et ils agissent de façon malhonnête."

Clairement, l’ICR est déstabilisé non seulement par le jugement de la CIJ, mais aussi par la recommandation récente du Commissionnaire Peter Shaw à la Cour du Neuvième Circuit demandant que Sea Shepherd USA ne soit pas reconnu coupable d’outrage à magistrat. Dans ses conclusions, l’ICR a menacé: "Si le Neuvième Circuit estime que ce ne sont pas les défendeurs qui se sont rendus coupables d’outrage à magistrat, alors les plaignants pourraient devoir étendre leur action aux parties qui ont effectivement commis cet outrage." Il a également noté: "Les plaignants pensent que, parmi les autres parties auxquelles ils souhaiteraient étendre leur action, il pourrait y avoir des parties étrangères." Mais comment ils pensent faire comparaître des parties étrangères devant une Cour américaine, cela reste à voir.

Une conférence de mise en état aura lieu le mercredi 16 avril à 10h à la Cour US du district de l’état de Washington, 700 Stewart Street à Seattle, pour fixer la date d’audience au cours de laquelle sera examinée la requête d’injonction permanente visant à interdire à Sea Shepherd USA de faire obstacle à la chasse baleinière illégale dans l’Océan Austral. L’audience est ouverte au public.

In this 2009 File photo, the factory ship Nisshin Maru hauls a minke whale up its slipway

 


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