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Mercredi, 17 Septembre 2014 23:44

Sea Shepherd présent à la réunion de la Commission baleinière internationale en Slovénie

Voilier Sea Shepherd naviguant devant l’hôtel. Photo: Marianna Baldo.Voilier Sea Shepherd naviguant devant l’hôtel. Photo: Marianna BaldoPour la première fois depuis que la Cour internationale de Justice (CIJ) de la Haye a rendu sa décision historique contre le gouvernement du Japon, en condamnant sa chasse à la baleine prétendument scientifique dans l’océan Austral, la Commission baleinière internationale (CBI) a organisé sa 65e réunion biennale à Portoroz en Slovénie.

Puisque la CIJ a prononcé la révocation immédiate de tous les permis japonais délivrés à titre "scientifique", nous nous attendons à ce que la délégation japonaise présente un nouveau projet de chasse commerciale sous couvert de recherche scientifique. Selon Sea Shepherd le gouvernement japonais retirera les rorquals communs et les baleines à bosse de leurs quotas auto-attribués et réduira considérablement le quota pour les baleines de Minke.

Le gouvernement japonais a exprimé son intention de poursuivre la chasse à la baleine dans l’océan Austral pour la saison 2015/2016 et devrait révéler plus de détails au cours de la réunion de la CBI.

Sea Shepherd est présent en ce moment même à la réunion de la CBI pour ne laisser aucun doute sur son engagement permanent pour l’arrêt de la chasse illégale dans l’océan Austral.

Un voilier de Sea Shepherd Italie navigue devant le grand hôtel Bernardin où se tient la réunion, juste sous les yeux des délégations de la CBI, pendant que le capitaine Alex Cornelissen et le capitaine Peter Hammarstedt séjournent dans ce même hôtel. Une conférence de presse aura lieu lundi matin.

Les capitaines Alex Cornelissen et Peter Hammarstedt  à l’hôtel. Photo: Marianna BaldoLes capitaines Alex Cornelissen et Peter Hammarstedt à l’hôtel. Photo: Marianna BaldoDurant la réunion, la Nouvelle-Zélande devrait déposer une résolution, soutenue par les Etats-Unis et l’Australie, pour que le jugement de la CIJ soit pris en compte avant que tout autre permis scientifique ne puisse être délivré par la CBI. De ce fait le Japon ne serait pas en mesure de reprendre la chasse baleinière en Antarctique pour les deux prochaines années, c’est-à-dire jusqu’à la prochaine réunion de la CBI (puisque ces réunions ont lieu tous les deux ans).

Bien que Sea Shepherd salue les efforts de la Nouvelle-Zélande pour prolonger l’interruption de la chasse japonaise, Sea Shepherd reste préoccupé par un effet négatif possible de cette résolution – à savoir que la chasse à titre scientifique conserve sa légitimité.

Malheureusement la décision de la CIJ n’empêche aucunement d’autres types de chasse à la baleine dans un but prétendument scientifique mais vise seulement le programme de recherche actuel du Japon. Le véritable risque après avoir obtenu ce verdict, c’est que le bras armé de la chasse baleinière du gouvernement japonais, l’Institut de Recherche sur les Cétacés, reformule tout simplement son programme pour contourner la décision.

La chasse commerciale à la baleine a perduré en Antarctique sous couvert de recherche scientifique depuis le moratoire sur la chasse commerciale en 1986 grâce à l’exploitation de failles juridiques. Malgré les bonnes intentions de la Nouvelle-Zélande, il est probable que la situation se prolonge à travers ces mêmes failles.

La position de Sea Shepherd est que le Sanctuaire Baleinier doit rester vierge, sans équivoque, de toutes formes de chasse à la baleine et que toute tentative du Japon de violer la décision de la CIJ doit être considérée comme une intention criminelle.

En outre, la chasse à la baleine est interdite par les lois australiennes. Sea Shepherd reste engagé dans la défense du Sanctuaire Baleinier australien et pour faire respecter la décision de 2008 de la cour fédérale australienne, qui a interdit la chasse à la baleine sur le territoire australien de l’Antarctique, où se déroule la majeure partie de la chasse.

Sea Shepherd restera le bras non officiel de l’application du moratoire de la CBI sur la chasse commerciale, et se tient prêt à intercepter, entraver et arrêter la flotte baleinière japonaise, si la chasse commerciale devait reprendre sous un faux prétexte scientifique.

 


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