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Samedi, 20 Septembre 2014 01:36

"Opération Icefish" - Sea Shepherd lance une nouvelle campagne dans l’océan Austral

Logo de l'Opération IcefishAprès la victoire remportée par Sea Shepherd qui a sauvé 784 baleines protégées et menacées pendant la saison baleinière 2013/2014, la Cour internationale de justice de La Haye a rendu un jugement marquant en déclarant illégal le programme japonais de chasse baleinière en Antarctique.

Peu de temps après, le gouvernement japonais a déclaré que, malgré la décision historique de la plus haute cour du monde, la flotte baleinière japonaise allait retourner dans l’océan Austral pendant l’été austral 2014/2015 pour mener une étude non létale sur les baleines, dans l’intention de reprendre pleinement la chasse létale pendant la saison 2015/2016.

Sea Shepherd est en train de préparer sa flotte de navires pour, une fois de plus, affronter les braconniers japonais s’ils décidaient de reprendre leurs activités illégales dès la prochaine saison.

Cependant, si les braconniers respectent leur engagement de ne pas tuer de baleines, Sea Shepherd saisira cette opportunité pour s’occuper de la pêche illégale de la légine australe et antarctique dans l’océan Austral, en réorientant son action vers la protection de ces poissons vulnérables et du fragile écosystème marin où ils vivent.

Les légines australe et antarctique sont des espèces uniques de légines à longue durée de vie, particulièrement vulnérables à la surexploitation en raison de leur maturité sexuelle tardive et de leur grande valeur commerciale. Leur particularité est de vivre dans l’Antarctique à des profondeurs allant de 300 à 2500 mètres, les eaux les plus froides du globe. Pour s’adapter à cet habitat glacial, l’organisme de la légine antarctique a appris à sécréter des protéines antigel, sur lesquelles nous savons encore très peu de choses faute de recherche scientifique suffisante. La pêche illégale de la légine a démontré son effet dévastateur sur les populations, amenant l’effondrement et la fermeture de certains secteurs de pêche.

"L’opération Icefish" ("légine" en anglais) sera la première campagne de ce type, mettant en œuvre des stratégies d’action directes innovantes pour pallier l’absence de forces de maintien de la loi, lacune qu’exploitent les pêcheurs illégaux de légine. Le Bob Barker et le Sam Simon partiront respectivement de Hobart en Australie et de Wellington en Nouvelle Zélande pour arrêter les pêcheurs illégaux de légine dans les eaux de l’Antarctique. Ils filmeront la pêche illégale, en rapporteront les preuves, et affronteront les pêcheurs. Le matériel servant à cette pêche illégale sera confisqué et détruit.

"Pendant l’opération Icefish, Sea Shepherd patrouillera dans les "zones d’ombre" de l’océan Austral afin de procéder à "l’arrestation citoyenne" de la demi-douzaine de pêcheurs illégaux de légine qui continuent à exploiter ce poisson vulnérable en restant hors d’atteinte de la loi", dit le capitaine Peter Hammarstedt, directeur des opérations maritimes pour Sea Shepherd Global.

Les bateaux qui pêchent illégalement la légine opèrent dans le vide juridique créé par les problèmes juridiques et logistiques auxquels font face les forces de police conventionnelles. Les braconniers changent constamment le nom et le pavillon de leurs bateaux en utilisant une succession de sociétés écran et de pavillons de complaisance. De plus, les pêcheurs illégaux de légine exploitent l’isolement de l’océan Austral pour échapper à toute détection là où il n’y a pas de surveillance efficace.

Jeff Hansen, directeur général de Sea Shepherd Australie, s’adresse aux médias lors du lancement de l’opération Icefish – Photo: Adam BurlingJeff Hansen, directeur général de Sea Shepherd Australie, s’adresse aux médias lors du lancement de l’opération Icefish – Photo: Adam BurlingAu tournant du siècle, environ un tiers des prises de légine dans les zones de conservation provenait de pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). Cependant, grâce à la combinaison de surveillance et de patrouilles accrues dans les eaux territoriales et économiques par les entités nationales concernées, comme les gouvernements australien et néo-zélandais, et à d’autres mesures conservationnistes, les institutions chargées de la conservation pensent que la pêche INN est en forte baisse dans les secteurs où l’on notait auparavant une surexploitation – comme les îles australiennes subantarctiques Heard et Macdonald. Mais la pêche illégale de légine se poursuit dans ce que Sea Shepherd appelle les "zones d’ombre" de l’océan Austral; des zones situées en-dehors de toute juridiction nationale, et des eaux avec peu de trafic maritime légitime, où le risque d’être découvert est minime. La pêche INN s’est surtout orientée vers de nouvelles populations de légine qui ne bénéficient pas du même degré de protection par la surveillance et les patrouilles.

"Lors de plusieurs de nos campagnes précédentes dans l’océan Austral, nous avons découvert des palangres illégales. Cela fait plusieurs années que nous notons dans notre agenda d’intervenir contre ces bateaux de pêche. Il faut faire cesser la pêche illégale et non réglementée de la légine australe et de la légine antarctique, et Sea Shepherd a la passion et les ressources pour le faire," dit le capitaine Alex Cornelissen, directeur général de Sea Shepherd Global.

"Qu’il s’agisse de braconniers de baleines ou de braconniers de légines, Sea Shepherd est déterminé à maintenir sous les feux des projecteurs ce qui est souvent connu comme la "dernière frontière", la nature sauvage de l’océan Austral en Antarctique, qui est importante pour le monde entier et qui mérite la plus grande protection. Il y a peu d’endroits au monde où il reste de la nature à grande échelle", dit Jeff Hansen, directeur général de Sea Shepherd Australie.

 


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