Sea Shepherd Newsrss_icon_20

Imprimer
Jeudi, 30 Octobre 2014 14:38

4 000 œufs de tortues imbriquées sauvés lors de la campagne de défense des tortues lancée par Sea Shepherd Bay Islands

Pour protéger les tortues des braconniers, les volontaires de Sea Shepherd patrouillent de nuit dans la zone de nidification, au nord de l’île. Photo: Sea ShepherdPour protéger les tortues des braconniers, les volontaires de Sea Shepherd patrouillent de nuit dans la zone de nidification, au nord de l’île. Photo: Sea ShepherdLe 16 juin 2014, Sea Shepherd Bay Islands et Bay Islands Conservation Association (BICA) ont lancé un projet conjoint de sauvegarde pour protéger les tortues imbriquées, une espèce en voie de disparition, sur Utila, une île des Caraïbes située au nord du Honduras. Les tortues imbriquées viennent pondre sur cette petite île assez méconnue une fois par an.

Selon les estimations, il reste seulement 8 000 tortues imbriquées femelles dans le monde. Il est donc urgent de porter une grande attention à cette population fragile et de mettre en place un système de surveillance. Sea Shepherd Bay Islands a la chance d’être en charge de la protection d’une partie de la population mondiale des tortues imbriquées reproductrices et recense au moins 14 femelles reproductrices marquées et 4 non marquées nichant sur des terres privées d’Utila.

Même si BICA, la municipalité locale représentée par le maire Troy Bodden et le gouvernement du Honduras veulent défendre les intérêts des tortues imbriquées, ils ne peuvent pas faire beaucoup plus pour les protéger à cause d’un manque de financement considérable à tous les niveaux. Il n’est pas exagéré de dire que Sea Shepherd Bay Islands se trouve en première ligne en ce qui concerne la lutte pour la survie des tortues imbriquées sur l’île d’Utila.

Avant cette récente campagne, les tortues marines atteignaient le rivage où les braconniers attendaient l’occasion de voler leurs œufs, afin de les vendre comme de soi-disant aphrodisiaques, puis de tuer les tortues pour leur viande et leurs carapaces. Néanmoins, grâce à la présence régulière de volontaires pendant les trois mois de la saison de nidification, aucun nid n’a été capturé et aucune tortue n’a été tuée par les braconniers sur cette plage.

Étant donné que les tortues imbriquées peuvent pondre deux à trois fois par saison, avec jusqu’à 200 œufs par nid, Sea Shepherd Bay Islands a protégé environ 4 000 œufs de tortues imbriquées. Un compte de 3 600 petites tortues ayant une chance d’atteindre l’océan sans être menacées de braconnage a ainsi été établi. Malheureusement, les chances de survie ne vont certainement pas en faveur de ces jeunes tortues. En effet, seule une petite tortue marine sur 1 000 atteindra l’âge de se reproduire, avec la possibilité de contribuer à la perpétuation de l’espèce.

Les tortues imbriquées pondent jusqu’à 200 œufs par nid. Photo: Sea ShepherdLes tortues imbriquées pondent jusqu’à 200 œufs par nid. Photo: Sea Shepherd Seule une petite tortue marine sur 1 000 atteindra l’âge de se reproduire. Photo: Sea ShepherdSeule une petite tortue marine sur 1 000 atteindra l’âge de se reproduire. Photo: Sea Shepherd

En plus des menaces liées au braconnage et au commerce illégal de leurs précieux œufs, leur viande et leurs carapaces, les tortues marines sont souvent victimes des prises accidentelles liées la pêche commerciale ou se retrouvent empêtrées dans des filets ou des hameçons. Malheureusement, la viande et les œufs de tortue font toujours partie du menu traditionnel dans les Caraïbes, malgré l’interdiction formulée par le gouvernement du Honduras. Toutefois, l’interdiction du braconnage de tortues a par la même occasion, et accidentellement, créé une demande sur le marché noir. Les tortues imbriquées sont d’autant plus en danger que leur carapace est plus fine, ce qui en fait des proies faciles pour les prédateurs. Elles sont également très recherchées pour la création de bijoux dans tous les Caraïbes.

Contrairement aux îles voisines qui ont succombé à un développement commercial effréné et inconsidéré, la plupart des sites de nidification d’Utila sont pratiquement intacts. Étant donné que les femelles reviennent tous les deux à trois ans, infailliblement et inévitablement, au moment de la ponte sur la plage où elles sont nées, il est vital de continuer à protéger ces habitats pour que l’espèce ait une chance de survie.

Pour protéger les tortues des braconniers, les volontaires de Sea Shepherd patrouillent de nuit dans la zone de nidification, au nord de l’île, à la recherche de signes indiquant la présence de tortues ainsi que de traces et de nids cachés sur leur chemin. Au début, les braconniers attendaient que les lieux soient vides pour s’approcher des nids. Malheureusement pour eux, les volontaires restent sur place toute la nuit jusqu’au lever du soleil, au moment où les tortues cessent toute activité, et effacent toutes les traces menant à l’emplacement des nids. La présence de braconniers a commencé à diminuer sur le site un mois après le lancement de notre campagne de défense des tortues.

Les braconniers ne veulent pas prendre le risque d’être arrêtés. Les volontaires restaient en contact avec la police municipale d’Utila, la police nationale du Honduras et la base navale avoisinante du Honduras en cas d’accident lors d’une patrouille.

Même si les patrouilles de nuit sur la plage, destinées à la recherche de tortues en pleine nidification, ont officiellement cessé à la mi-septembre, les volontaires ont continué de protéger les nids existants jusqu’à la fin du mois, jusqu’à ce que tous les œufs aient éclos et que les petites tortues aient atteint la mer en toute sécurité.

Pendant la campagne de défense des tortues, Sea Shepherd Bay Islands a recruté et mobilisé plus de 150 volontaires pour protéger les tortues imbriquées. La sécurité des tortues imbriquées et de leurs progénitures n’aurait pas pu être assurée sans le financement et l’aide organisationnelle de Sea Shepherd USA.

Environ 4 000 œufs de tortues ont pu être protégés grâce aux volontaires qui patrouillent sur la plage. Un compte de 3 600 petites tortues ayant une chance d’atteindre l’océan sans être menacées de braconnage a ainsi été établi. Photo: Sea ShepherdEnviron 4 000 œufs de tortues ont pu être protégés grâce aux volontaires qui patrouillent sur la plage. Un compte de 3 600 petites tortues ayant une chance d’atteindre l’océan sans être menacées de braconnage a ainsi été établi. Photo: Sea Shepherd

 


Sea Shepherd France
22 rue Boulard, 75014 PARIS

All contents copyright ©2012 Sea Shepherd Conservation Society
Hosting and other web services donated by EStreet

Accueil     |     Déclaration de Confidentialité     |     Copyright     |     Contact