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Mercredi, 19 Novembre 2014 00:44

Six espèces de requins obtiennent une protection tant attendue par la CMS

Photo : Juan Carlos BaldaPhoto : Juan Carlos BaldaLe week-end dernier a marqué une étape importante pour les requins. Le dimanche 9 novembre 2014 plusieurs espèces de requins ont enfin obtenu une protection grâce à la Convention sur la conservation des espèces migratrices de la faune sauvage (CMS) qui est administrée par le programme pour l’environnement des Nations-Unies (UNEP). Ces protections incluent les trois espèces de requin renard (genus alopias), le requin soyeux (Carcharhinus falciformis) et les deux espèces de requin marteaux, le Grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) et le requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini).

Les protections ont été établies lors de la onzième Conférence des Parties du traité de la CMS, rassemblées à Quito en Equateur pour discuter d’une action mondiale pour améliorer la conservation des espèces migratrices.

Les requins migrateurs sont les cibles de pêcheries, principalement pour leur chair et leurs ailerons, mais aussi pour leur cartilage, leur foie et leur peau. Ces grands prédateurs essentiels sont également victimes des prises accessoires involontaires de l’industrie de la pêche. La diminution des requins dans les océans du monde entier est une réalité qui a été qualifiée d’alarmante par la CMS. Les requins, les raies et les poissons-scies représentent 21 des 31 nouvelles espèces approuvées pour figurer dans les annexes de la CMS.

Les nouvelles mesures de protection de l’environnement sont une évolution légale importante qui découle de récentes recherches scientifiques laissant entrevoir un destin funeste pour les requins. Selon une évaluation d’experts de requins de l’IUCN SSG publiée en janvier 2014, sur plus de 1000 espèces de requins et de raies dans le monde, environ un quart seraient menacées d’extinction. De plus, une étude de 2013 intitulée "Prises mondiales, taux d’exploitation et options de reconstitution pour les requins" suggère qu’entre 63 millions et le chiffre énorme de 273 millions de requins sont tués tous les ans dans le monde. En 2006 un rapport estimait aussi qu’entre 26 et 73 millions de requins étaient tués chaque année uniquement pour alimenter le marché mondial des ailerons de requins. Ces données sont compilées dans une résolution officielle de la CMS. Le déclin alarmant des populations de requins, un sujet de préoccupation de longue date pour les défenseurs de l’environnement, a été reconnu par le monde de la science – et maintenant par le droit international.

Photo : Nicolas VeraPhoto : Nicolas VeraLes espèces de requins maintenant protégées seront listées dans l’annexe II de la CMS comme "espèces migratrices dont l’état de conservation est défavorable et qui nécessitent des accords internationaux pour leur conservation et leur gestion". Cela signifie que les pays dont le territoire comprend des routes migratoires pour ces espèces devront, entre autres, coopérer pour la conservation et la restauration des habitats migratoires, ainsi qu’éliminer les activités et les obstacles gênant ou empêchant la migration.

Bien que l’inscription de ces espèces de requins ait un impact à une échelle mondiale, elle se révèle d’autant plus pertinente et importante dans certaines zones, comme la réserve marine des Galápagos où les requins-marteau sont le véritable symbole de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Godfrey Merlen, résident de longue date des îles Galápagos et actuel directeur des opérations de Sea Shepherd aux Galápagos a déclaré "il reste peu d’endroits sur Terre où les populations de requins n’ont pas diminué depuis 100 ans. La réserve marine des Galápagos est certainement un de ces lieux, où les requins sont encore en mesure de jouer leur rôle vital de grands prédateurs dans l’écosystème. Assurer la survie de ces requins aidera à créer une stabilité écologique dans un lieu réputé pour sa faune marine unique en son genre."

Les réglementations de la CMS ne vont pas seulement assurer la coordination internationale pour conserver les habitats migratoires des requins dans des aires voisines comme les îles Galápagos et les îles Coco au Costa Rica, mais elles fourniront également d’importants outils pour renforcer l’application des lois. Hugo Echeverria, à la tête du projet Sea Shepherd de loi pour l’environnement dans les Galápagos déclare "la CMS fournira des éléments directeurs pour l’application des lois de protection de l’environnement à l’intérieur de la réserve marine des Galápagos, y compris le code pénal de l’Equateur, récemment adopté, qui sanctionne la pêche illégale d’espèces marines protégées par les traités internationaux comme ceux de la CMS. Au Galápagos les requins sont intégralement protégés par les lois et les traités."

La CMS est un traité international qui vise à conserver la faune sauvage tout au long des routes migratoires. A ce jour, 120 Etats sont membres de ce traité qui date de 1979. Parmi la faune marine protégée par la CMS on retrouve les requins, les baleines, les raies et d’autres espèces marines migratrices.

Pour plus d’informations sur la CMS (en anglais):

Convention on the Conservation of Migratory Species of Wild Animals

IUCN - A quarter of sharks and rays threatened with extinction

Governments Commit to Step up Action for Migratory Animals at UN Wildlife Conference

Convention Text

 

Photo : Nicolas VeraPhoto : Nicolas Vera  Photo : Nicolas VeraPhoto : Nicolas Vera 

 

 


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