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Mardi, 16 Décembre 2014 18:28

Melissa Sehgal, responsable de la campagne des Gardiens de la Baie, refusée d’entrée au Japon

Photo d’archive : Melissa Sehgal, responsable aguerrie des Gardiens de la Baie de Sea Shepherd, à Taiji, janvier 2014Photo d’archive : Melissa Sehgal, responsable aguerrie des Gardiens de la Baie de Sea Shepherd, à Taiji, janvier 2014Ce refus a eu lieu alors que les tueurs de Taiji ont rassemblé et massacré un groupe de 50 à 60 dauphins bleu et blanc, premier groupe de cette espèce tué lors de cette saison

Melissa Sehgal, responsable aguerrie des Gardiens de la Baie de Sea Shepherd, s’est vu refuser l’entrée au Japon, où elle se rendait pour récolter des preuves sur le massacre annuel dans la baie tristement célèbre de Taiji. Hier, alors que les tueurs de Taiji rassemblaient un groupe d’environ 50 à 60 dauphins bleu et blanc, Melissa Sehgal était escortée par la police de l’aéroport vers la porte d’embarquement de l’aéroport Narita de Tokyo après avoir été interrogée, mise en détention et finalement contrainte de quitter le pays.

Melissa Sehgal, qui n’a jamais enfreint de loi au Japon, s’est vu refuser l’entrée pour la simple raison qu’elle est membre de l’ONG de conservation de la faune et de la flore marines, Sea Shepherd. Melissa Sehgal est intervenue sur le terrain à Taiji lors de quatre campagnes, et ce pendant les six mois que dure une saison, ce qui représente la durée d’intervention la plus longue pour une militante documentant les atrocités de Taiji.

Melissa Sehgal a atterri à Tokyo samedi soir et a été immédiatement interpellée pour être interrogée. Après un interrogatoire de près de neuf heures et une détention de 24 heures, la plupart du temps dans une cellule, elle a été escortée à son avion par la police et forcée à quitter le pays. Tandis qu’elle se trouvait en cellule (où l’on a tenté de lui extorquer 500 $ pour des raisons de "sécurité"), les services japonais de l’immigration ont confisqué ses affaires, y compris son téléphone, son ordinateur et son sac (tout, excepté son manteau) et les ont gardées jusqu’au lendemain matin, 8h00, heure japonaise. Alors qu’elle essayait d’entrer au Japon avec un visa touristique, les services de l’immigration ont déclaré que, même si elle n’avait enfreint aucune loi, elle n’était pas considérée comme une touriste. Melissa Sehgal a atterri aux États-Unis ce matin.

"Depuis quand prendre des photos de ce que le Japon considère comme une partie de sa culture n’est plus une activité touristique ?", a demandé Melissa Sehgal. "Les Japonais ont tellement honte des meurtres en série et des enlèvements de dauphins sauvages qu’ils tentent d’empêcher les militants comme moi de dévoiler la vérité au monde entier. Le fait qu’ils essaient de nous empêcher d’entrer est la preuve de notre efficacité."

L’interdiction d’entrée à l’encontre de Melissa Sehgal fait suite aux refus rencontrés récemment par les Gardiens de la Baie. Ce fut le cas l’an dernier de Scott West, le directeur des enquêtes de Sea Shepherd et également de plusieurs Gardiens de la Baie aguerris lors de la saison actuelle. D’autres Gardiens expérimentés ont réussi à entrer au Japon et la campagne se poursuit sans relâche.

Aucun dauphin n’a survécu au massacre du 8 décembre Photo : Sea Shepherd Aucun dauphin n’a survécu au massacre du 8 décembre Photo : Sea Shepherd

Melissa Sehgal, qui a exprimé sa fierté d’avoir été escortée par la police de l’aéroport et les services de l’immigration à travers l’aéroport de Narita alors qu’elle portait ses vêtements Sea Shepherd, a déclaré : "Je suis très contente de l’équipe expérimentée qui se trouve actuellement sur le terrain à Taiji. Si les Japonais pensent que le fait de refuser mon entrée dans le pays va avoir un quelconque effet négatif sur notre campagne, tout ce que je peux dire est qu’ils devraient désormais connaître Sea Shepherd. Personne ne peut nous arrêter."

Alors que ces horreurs continuent à Taiji, les raisons qui poussent le Japon à empêcher Sea Shepherd de dévoiler au monde entier ce qui se passe sur ses rivages mortels sont maintenant claires. Lundi 8 décembre (heure japonaise), un groupe d’environ 50 à 60 dauphins bleu et blanc a été rabattu vers la baie et encerclé par des filets. Ces dauphins sont connus pour défendre courageusement leur vie contre les tueurs. Des bâches ont été rapidement mises en place pour les empêcher de s’enfuir en se jetant contre les rochers.

Étant donné le nombre important de dauphins bleu et blanc et le fait que le groupe comptait des jeunes, les Gardiens de la Baie ont tout d’abord pensé que certains dauphins seraient reconduits vers le large après le massacre du reste de leur famille. Les jeunes et les bébés sont souvent relâchés en mer par les tueurs après une chasse. Pas par bonté, mais afin que ces petits dauphins, qui ne produiront pas beaucoup de viande, ne soient pas pris en compte dans le quota de la saison.

Toutefois, après que les tueurs ont conduit une partie du groupe à l’arrière de la baie pour les tuer, ils sont revenus pour pousser les dauphins restants - qui nageaient désormais frénétiquement et émergeaient à la surface de l’eau après avoir assisté à l’extermination de leur famille - vers le rivage et leur faire subir le même sort. Tous les dauphins bleu et blanc, qui se font de plus en plus rares dans les eaux japonaises, ont été tués.

Cette famille est le premier groupe de dauphins bleu et blanc à être capturé et tué lors de la saison 2014-2015. En effet, les tueurs ont principalement trouvé des dauphins de Risso depuis le début de la saison de chasse, le 1er septembre 2014. 17 groupes de dauphins de Risso, un groupe de globicéphales, un groupe de grands dauphins et un groupe de dauphins bleu et blanc ont trouvé la mort dans la baie depuis le début de la saison. Parmi ces animaux, seule une poignée d’entre eux ont été placés en captivité. La vente aux aquariums de ces quelques cétacés rentables permet de continuer à financer les captures et les massacres.

La famille de dauphins reste ensemble jusqu’à la mort Photo : Sea Shepherd La famille de dauphins reste ensemble jusqu’à la mort Photo : Sea Shepherd

"C’est une bien triste journée pour moi", a déclaré Melissa Sehgal, "mais je verse des larmes pour les centaines de vie perdues chaque année à Taiji. Je ne resterai jamais silencieuse. La révélation de mon interdiction d’entrée au Japon représente une victoire pour les dauphins. Sea Shepherd continue à faire pression et à attirer l’attention de la communauté internationale sur les atrocités perpétrées quotidiennement à Taiji."

Chaque année pendant six mois, de septembre à mars, des familles entières de dauphins et de petites baleines sont rabattues dans la baie de Taiji pour y être massacrées. Des barres en fer sont frappées sur le bord des bateaux de chasse pour créer un "mur sonore" qui désoriente les cétacés, sensibles au bruit, et les empêche d’échapper au rabattage. Une fois pris au piège avec des filets dans la baie, les dauphins et les baleines sont soit brutalement massacrés, soit placés en captivité pour le restant de leurs jours. Lors d’un rabattage tout aussi stressant que celui vers la baie, les membres survivants du groupe – en général des jeunes et des bébés – sont reconduits en mer où ils ont peu de chance de survivre seuls.

Les Gardiens de la Baie de Sea Shepherd sont le seul groupe présent quotidiennement sur le terrain à Taiji pendant les six mois de la saison de chasse. Ils filment et diffusent en direct et aux yeux du monde entier chaque capture et chaque massacre. La saison 2014-2015 marque la cinquième année de l’opération Infinite Patience et les Gardiens de la Baie ne cesseront pas d’attirer l’attention sur cette atrocité tant que les massacres auront lieu.

 


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