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Vendredi, 28 Août 2015 03:32

Le Japon refuse l’entrée sur son territoire à une leader des Gardiens de la baie de Sea Shepherd

Le Japon a arrêté la volontaire norvégienne Karen Hagen et lui a refusé l’entrée dans le pays ; Sea Shepherd considère ce refus comme une tentative du Japon de dissimuler le massacre cruel des dauphins à Taiji documenté, chaque année, par les Gardiens de la baie

Photo d’archive : Karen Hagen, volontaire au sein des Gardiens de la baie, à Taiji, Japon - Photo : Sea ShepherdPhoto d’archive : Karen Hagen, volontaire au sein des Gardiens de la baie, à Taiji, Japon - Photo : Sea ShepherdKaren Hagen (Norvège), membre d’équipage chevronné de Sea Shepherd et responsable des équipes à terre de la campagne Opération Henkaku (Opération Métamorphose) de Sea Shepherd, s’est vue refuser l’entrée au Japon, l’empêchant ainsi de relayer la capture et le massacre barbares des dauphins et des petites baleines dans le village de Taiji.

Le jeudi 27 août (heure japonaise), Hagen a été arrêtée par les services d’immigration japonais à son arrivée à Fukuoka, au Japon, par le ferry provenant de Busan, en Corée du Sud. Après un interrogatoire de deux heures et une détention de plus de six heures, elle s’est vue refuser l’entrée dans le pays et a été expulsée vers la Corée du Sud. Elle est actuellement en route vers Melbourne, en Australie où elle sera une des volontaires à bord du Steve Irwin, le navire de Sea Shepherd. Hagen est une jeune institutrice de maternelle de 20 ans et volontaire Sea Shepherd depuis deux ans. Elle est arrivée au Japon après plusieurs mois passés au Honduras comme responsable des volontaires de l’Opération Jairo, campagne Sea Shepherd de défense des tortues marines. Elle devait mener la toute première équipe internationale de volontaires des Gardiens de la baie de cette saison.

Pendant sa détention, Karen était en permanence escortée, même aux toilettes, par quatre hommes en costume, vraisemblablement des policiers. Son passeport lui a été confisqué et elle n’a pu passer aucun appel à moins d’identifier le destinataire de l’appel et de passer l’appel en activant le haut-parleur et en présence d’un traducteur japonais.

Au départ, les agents de l’immigration ont indiqué qu’Hagen ne pouvait pas entrer dans le pays car elle ne possédait qu’un visa de tourisme et qu’elle n’était pas dans le pays pour faire du tourisme. Lorsqu’elle a demandé en quoi le fait de prendre des photos n’était pas considéré comme du tourisme, les agents de l’immigration ont modifié leur motif de détention et ont prétexté qu’elle ne pouvait pas entrer dans le pays car elle n’avait pas de vol de retour. Lorsque Hagen leur a alors montré son billet de retour par ferry, ils lui ont rappelé que, l’année dernière, son séjour de deux semaines prévu au Japon s’était transformé en séjour de deux mois et demi. Ce à quoi elle a répliqué qu’elle avait prolongé son séjour, ce qui n’est pas illégal, et à ce jour, aucun autre motif n’a été donné justifiant son interdiction d’entrée au Japon.

Ce n’est pas la première fois que des volontaires Sea Shepherd se voient refuser l’entrée au Japon ; plusieurs Gardiens de la baie des saisons passées ont déjà été arrêtés à leur arrivée au pays et renvoyés chez eux. Ce fut le cas en décembre 2014 lorsque Melissa Sehgal, leader sénior de la campagne des Gardiens de la baie, fut interrogée pendant près de neuf heures et détenue pendant 24 heures avant d’être escortée sur un vol au départ du Japon. Aucun motif n’est donné pour justifier ces interdictions mais le Japon continue d’avancer que les volontaires avec des visas de tourisme ne sont pas des touristes.

Sea Shepherd estime que ces refus d’entrée sont des tentatives désespérées du Japon de dissimuler le sang des dauphins et petites baleines qui, chaque année, font rougir les eaux de la tristement célèbre baie de Taiji. C’est aussi la preuve que le Japon prend conscience de l’efficacité de Sea Shepherd à exposer ces atrocités au monde.

"Karen Hagen, comme tous les autres Gardiens de la baie, s’est rendue au Japon dans le but de documenter et d’exposer de façon pacifique cette chasse inhumaine qui se tient à Taiji avec l’aval de la législation japonaise. Même si seule une poignée d’individus participe à cette tradition, ce massacre indigne de la faune marine jette l’opprobre sur tout le Japon. Comme le dit si bien le Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, nos volontaires sont "armés" de la plus puissante de armes : l’appareil photo," a tenu à préciser David Hance, coordinateur de campagne de Sea Shepherd. "Cette saison 2015-2016 marque la sixième année consécutive de présence de Sea Shepherd à Taiji et notre promesse aux dauphins reste inchangée : tant que le massacre continuera, nous n’arrêterons pas. Cette année encore, nous serons très présents sur la baie : certes, Karen n’a pas pu entrer au Japon mais cela ne nous arrêtera pas. Un autre responsable des équipes à terre prendra le relais."

Photo d’archive : Un grand dauphin se débat dans la baie pendant une violente capture de sélection - Photo : Sea ShepherdPhoto d’archive : Un grand dauphin se débat dans la baie pendant une violente capture de sélection - Photo : Sea ShepherdD’autres volontaires Sea Shepherd arriveront bientôt au Japon pour surveiller la baie. Comme chaque année depuis 2010 et le lancement officiel de l’Opération Infinite Patience, Sea Shepherd met un point d’honneur à maintenir une présence constante pendant toute la saison de chasse. Alors que le monde ouvre de plus en plus les yeux sur le massacre de Taiji et sur son lien inextricable avec le marché mondial de la captivité qui entretient la demande de dauphins et de baleines sauvages, Sea Shepherd a imaginé une toute nouvelle campagne de défense des dauphins, appelée Opération Henkaku, dont le but premier cette année sera de sensibiliser le monde au rôle clé de l’industrie de la captivité dans cette chasse infâme. Sea Shepherd est persuadé que le commerce lucratif des cétacés vivants pour la captivité est la véritable raison économique derrière cette chasse et que la vente de viande de dauphin pour la consommation humaine, seule, ne pourrait pas suffire à maintenir la rentabilité de cette pratique. Un seul dauphin captif dressé peut être vendu par les chasseurs de Taiji pour 250 000 $. Sea Shepherd ne cesse de répéter que le meilleur moyen de s’opposer à ce massacre est de ne plus visiter les aquariums, les parcs marins et les établissements proposant de nager avec les dauphins qui gardent captifs de nombreux dauphins et baleines.

Chaque année, de septembre à mars, des familles entières, des groupes entiers de dauphins et de petites baleines sont poussés dans la baie de la honte de Taiji pour y être tués ou capturés. Des bâtons sont frappés contre la coque des bateaux de chasse pour créer un "mur sonore" qui désoriente ces mammifères marins très sensibles au bruit, rendant leur fuite quasi impossible. Une fois retenus par des filets dans les eaux peu profondes de la baie, les membres de ces groupes de dauphins terrifiés voient leur destin scellé : soit leur vie s’arrête brutalement sous les yeux de leur famille, soit ils sont condamnés à une vie d’emprisonnement. Les tueurs et les dresseurs travaillent main dans la main pour sélectionner les dauphins les plus "jolis" (ceux qui n’ont pas de cicatrice visible) destinés à la captivité. Les autres sont poignardés sans pitié, dans le dos, juste derrière leur évent, avec une pointe métallique, afin de briser leur colonne vertébrale. Les dauphins se vident ensuite de leur sang, lentement et péniblement, ou se noient dans le sang des membres de leur famille. D’autres encore meurent lentement pendant qu’ils sont traînés jusqu’à l’abattoir où ces magnifiques créatures, qui nageaient encore librement quelques minutes plus tôt, sont abattues et découpées pour en faire de la viande. Ces tueries inhumaines sont la honte du Japon, et son gouvernement refuse toujours de signer les traités et réglementations de protection des mammifères marins, en dépit du fait que le reste du monde s’accorde à dire que ces animaux populaires, aimés, doués de sensibilité et en danger doivent être protégés.

Les Gardiens de la baie de Sea Shepherd sont le seul groupe présent sur le terrain, à Taiji, pendant les six mois de chasse. Ils ont pour mission de ne laisser aucun cétacé être capturé ou tué sans en informer le monde. "Comme nous sommes les yeux de la communauté internationale sur la baie, il est important que nos volontaires soient sur le terrain pendant toute la saison de chasse. Sea Shepherd encourage ses sympathisants à travers le monde à les rejoindre à Taiji. Merci à tous ceux qui souhaiteraient devenir Gardien de la baie volontaire de nous contacter à groundcrew@seashepherd.org pour nous faire part de leur motivation," a ajouté Hance. "Les dauphins ont besoin de vous, maintenant."

 


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