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Jeudi, 22 Octobre 2015 04:11

Sea Shepherd documente la mort d'un jeune dauphin de Risso

Sea Shepherd pense que les chasseurs se sont débarrassés des corps de delphineaux et de jeunes dauphins de Risso qu'ils ont tués pour éviter de les comptabiliser dans le quota annuel de cette espèce, dépassé la saison dernière.

Les Gardiens de la baie de Sea Shepherd pensent que ce jeune dauphin de Risso faisait partie d'un groupe massacré le 19 octobre par les chasseurs de Taiji - Photo : Sea ShepherdLes Gardiens de la baie de Sea Shepherd pensent que ce jeune dauphin de Risso faisait partie d'un groupe massacré le 19 octobre par les chasseurs de Taiji
Photo : Sea Shepherd
Sea Shepherd a documenté le corps d'un jeune dauphin de Risso rejeté mardi (heure locale) sur le rivage rocailleux de Taiji, au Japon, qui aurait été abattu avec tout son groupe familial et jeté à la mer par les chasseurs de Taiji, afin que son pauvre petit corps ne soit pas comptabilisé dans le quota annuel des tueurs de Risso, dépassé l'an dernier.

Les Gardiens de la baie volontaires de Sea Shepherd sur le terrain pensent que ce jeune dauphin faisait partie d'un groupe de 18 à 20 dauphins de Risso, rabattus dans la tristement célèbre baie de Taiji et massacrés le 19 octobre (heure locale). Depuis le début de la saison de chasse au rabattage 2015-2016 qui a démarré le 1er septembre, la seule espèce de cétacés concernée jusqu'à présent est le Risso, avec environ 73 à 76 dauphins tués. Sea Shepherd a documenté à plusieurs reprises le départ des chasseurs, quittant la baie dans des annexes à la suite d'un massacre, des bâches recouvrant les embarcations pour masquer ce qui semble être les corps frêles de jeunes dauphins de Risso.

Sea Shepherd pense que les chasseurs se débarrassent des corps de ces dauphins, qui évoluaient, sauvages et libres avant d'être rabattus vers le rivage mortel de Taiji, afin de ne pas les inclure dans leur quota annuel de Risso. Les Risso étant généralement tués pour la consommation humaine plutôt que capturés, les chasseurs ne souhaitent probablement pas que les plus petits membres de ces groupes figurent dans leur quota, car ils ne fournissent guère de viande. Le quota de Risso a été dépassé la saison dernière et celui de cette année, fixé à 256, pourrait bien l'être également, puisque la saison perdure jusqu'en mars 2016.

"Les tueurs de dauphins peuvent bien se débarrasser de ces jeunes Risso en mer pour fausser les chiffres de leurs mises à mort, mais Sea Shepherd - et les milliers de sympathisants de nos Gardiens de la baie partout dans le monde qui suivent nos actualités provenant de Taiji - connaissent la vérité sur ce que cachent les bâches. Ces dauphins ont été tués, tout comme leurs familles, et leur nombre doit être pris en compte dans le bilan des victimes de cette saison", a déclaré David Hance, coordinateur de la campagne de Sea Shepherd.

"L'océan n'a que faire des quotas. Que le nombre avoué par l'Union des Pêcheurs de Taiji reflète la réalité ou non, le même nombre de familles de cétacés - des lignées entières à la fois - ont été enlevées à l'océan et aux écosystèmes marins nécessaires à toute vie sur terre. Le massacre des dauphins de Taiji est aussi insoutenable qu'il est effroyablement barbare", a ajouté David Hance.

Parallèlement aux préoccupations liées à l'impact de la chasse menée à Taiji sur la population des Risso, Sea Shepherd craint également que la raison pour laquelle les chasseurs n'ont pas trouvé d'autres espèces soit le déclin des populations d'autres espèces de cétacés dans les eaux japonaises, à cause des massacres annuels. Le grand dauphin (Bottlenose) est la seule autre espèce qui ait été rabattue dans la baie jusqu'à présent cette année. Localisé par les chasseurs le 19 septembre (heure locale) et détenu toute la nuit dans la baie sans nourriture ni abri, un groupe important de grands dauphins a subi deux jours de sélection brutale et violente pour la captivité. Cinquante membres du groupe ont été enlevés à l'océan pour être vendus en captivité et 28 à 30 dauphins ont été ramenés en mer. Il s'agissait principalement de jeunes individus qui n'ont pratiquement aucune chance de survie sans la protection de leur mère ou de leur groupe.

Parallèlement à la surveillance et à la diffusion en direct des rabattages, captures et massacres, la campagne 2015-2016 Opération Henkaku de Sea Shepherd - sixième saison consécutive de sa campagne de défense des dauphins de Taiji - concentre davantage ses efforts pour alerter le public sur le lien inextricable entre le massacre des dauphins à Taiji et l'industrie mondiale de la captivité des cétacés. Sea Shepherd pense que cette chasse ne serait pas viable dans le but de vendre de la viande de dauphin pour la consommation humaine, la demande ayant chuté à un niveau historiquement bas sur ce marché. Un dauphin abattu produit environ 600 $ US de viande, alors qu'un dauphin captif dressé peut rapporter jusqu'à 250 000 $ US.

"La mort du jeune dauphin de Risso échoué sur le rivage constitue un sous-produit barbare de l'industrie de la captivité, comme celle de tous les autres dauphins victimes des tueurs de Taiji. Le commerce extrêmement lucratif de dauphins vivants pour la captivité est le moteur économique qui dirige les bateaux de chasse de Taiji et mène les dauphins à la mort dans la baie", a déclaré le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd et conseiller stratégique principal de Sea Shepherd Conservation Society. "Tant qu'il existera de la demande pour des dauphins et des baleines captifs dans le monde, ou tant que le monde n'interviendra pas pour exiger du gouvernement japonais l'arrêt de cette chasse brutale, les cétacés continueront de perdre la vie à Taiji".

Pendant un semestre par an, de septembre à mars, des familles entières - ou groupes - de dauphins et de petites baleines sont rabattues dans la baie. A l’aide de marteaux, les pêcheurs frappent des tubes métalliques fixés sur le flanc des embarcations de chasse pour créer un "mur sonore" afin de désorienter les mammifères marins sensibles aux ondes sonores, ce qui les empêche de s'échapper. Les membres de ces groupes effrayés subissent l'emprisonnement en captivité ou une mise à mort brutale sous les yeux de leurs familles. Les tueurs et les dresseurs collaborent pour sélectionner les "plus jolis" dauphins, sans cicatrices apparentes, pour la captivité. Les autres sont frappés sans merci avec des piques métalliques plantées dans leurs dos, juste en arrière de l'évent, pour sectionner leur moelle épinière. Les dauphins saignent lentement à mort et dans d'atroces souffrances ou se noient dans le sang des membres de leur famille - d'autres meurent lentement, attachés et traînés jusqu'à l'abattoir, où ces cétacés autrefois libres et pleins de vie sont découpés et transformés en viande. Ces tueries inhumaines souillent le Japon, dont le gouvernement refuse de signer les dispositions et réglementations en faveur des mammifères marins, bien que le monde entier ait conscience de la nécessité de protéger ces animaux extrêmement intelligents, conscients d'eux-mêmes et bien-aimés.

Des blessures sont clairement visibles sur la tête et le corps du jeune dauphin de Risso - Photo : Sea ShepherdDes blessures sont clairement visibles sur la tête et le corps du jeune dauphin de Risso - Photo : Sea Shepherd Plaies sur la tête du dauphin de Risso, résultant probablement des coups portés lors du rabattage ou du massacre - Photo : Sea ShepherdPlaies sur la tête du dauphin de Risso, résultant probablement des coups portés lors du rabattage ou du massacre
Photo : Sea Shepherd
 


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