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Jeudi, 29 Octobre 2015 22:15

Sea Shepherd condamne l’attitude du Japon à l’égard de la décision de la Cour Internationale de Justice sur la chasse commerciale à la baleine

Les efforts pour saper la décision de la CIJ reflètent un mépris éhonté pour les lois internationales

Photo d'archive : le Nisshin Maru (droite), navire-usine de la flotte baleinière japonaise, remontant une baleine de Minke dans sa cale - Photo : Sea Shepherd / Adam LauPhoto d'archive : le Nisshin Maru (droite), navire-usine de la flotte baleinière japonaise, remontant une baleine de Minke dans sa cale
Photo : Sea Shepherd / Adam Lau
Sea Shepherd USA une organisation à but non lucratif, condamne l’annonce du Japon faite plus tôt ce mois-ci aux Nations Unies affirmant que la Cour internationale de Justice (CIJ) n’est pas compétente pour juger les litiges liés à la chasse à la baleine. En mars 2014, la CIJ avait sommé le Japon de mettre fin à son programme de chasse à la baleine dans l’océan Austral

"Cette déclaration est tout simplement le dernier exemple du mépris éhonté du gouvernement japonais à l’égard des lois internationales qui protègent les baleines", a dénoncé Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd qui a dirigé de nombreuses campagnes contre la chasse japonaise à la baleine en Antarctique. "Avant le jugement, le Japon avait promis de respecter la décision de la CIJ. À présent, après avoir été jugé coupable, le gouvernement japonais a changé d’avis parce que la Cour a révélé que leur 'chasse scientifique à la baleine' était une mascarade et a déclaré au monde entier ce que Sea Shepherd affirme depuis des décennies, à savoir que la chasse commerciale à la baleine dans l’océan Austral est illégale et doit cesser immédiatement".

Depuis les années 1980, le Japon émet des permis de "recherche scientifique" à des organisations japonaises, les autorisant à tuer plus de 1 000 baleines dans l’océan Austral chaque année, notamment des baleines à bosse, espèce menacée de disparition, et des rorquals communs. La viande des baleines tuées en Antarctique est transformée à bord d’un abattoir flottant, puis conditionnée et vendue au Japon. Cependant, la viande serait stockée dans des congélateurs étant donné que la demande de viande de baleine a fortement diminué. Selon le jugement de la CIJ prononcé l’année dernière, le Japon n’avait pas pu justifier la légitimité scientifique de cette chasse et, étant donné qu’il s’agissait d’une chasse à des fins commerciales, le gouvernement japonais enfreignait le moratoire international sur la chasse commerciale à la baleine promulgué par la Commission baleinière internationale (CBI).

La CIJ a ordonné au Japon de mettre fin à son programme de chasse à la baleine immédiatement et d’annuler tous les permis existants. Pendant une année, le Japon a respecté cette décision et n’a pas tué de baleine dans l’océan Austral. Cette année cependant, le Japon a annoncé qu’il comptait reprendre cette chasse dans le cadre d’un nouveau programme (NEWREP-A), qui a déjà été évalué et rejeté par le comité scientifique de la CBI, ce programme n’ayant pas non plus de légitimité scientifique.

Le Japon tente maintenant de détourner l’attention du NEWREP-A en déclarant que la CIJ n’est pas compétente pour statuer sur "tout litige concernant la recherche, la protection, la gestion ou l’exploitation des ressources vivantes de la mer", un euphémisme pour parler de la chasse à la baleine.

"Le Japon avait soulevé une objection similaire sur la compétence de la CIJ lors de la dernière affaire, et la CIJ avait catégoriquement rejeté son raisonnement", a indiqué Claire Davis, l’une des associés de Lane Powell, le cabinet d’avocat représentant Sea Shepherd dans sa bataille judiciaire devant le tribunal fédéral américain contre les baleiniers japonais. "Personne ne doute de la compétence de la CIJ pour statuer sur les affaires de cette nature, et le fait que le Japon réutilise cet argument infructueux prouve que ce nouveau programme de chasse ne résisterait pas non plus à un examen de la cour."

Sous le couvert de "l’Institut japonais de recherche sur les cétacés", les baleiniers japonais ont engagé un procès contre Sea Shepherd devant le tribunal du district de Washington ouest à Seattle, dans le but d’obtenir une injonction permanente pour empêcher toute interférence avec leur chasse illégale. Sea Shepherd demande au tribunal de déclarer que la chasse à la baleine dans l’océan Austral est illégale et que leurs violentes actions contre Sea Shepherd relèvent de la "piraterie", et d’ordonner aux baleiniers de cesser leurs activités illégales. De nombreuses rencontres de Sea Shepherd avec la flotte baleinière ont été documentées par la série documentaire à succès et récompensée aux Emmy Awards Justiciers des mers (Whale Wars), et notamment un incident datant de 2010 lors duquel un navire baleinier a percuté et brisé la proue de l’Ady Gil, un navire de Sea Shepherd.

"Les baleiniers fuient la justice devant tous les autres tribunaux, y compris la CIJ, mais cette affaire offre une opportunité unique de condamner leurs violations évidentes à l’égard des lois internationales", a déclaré Claire Davis. "En poursuivant Sea Shepherd en justice à Seattle, les baleiniers ont ouvert la voie à d’autres actions qui n’auraient pas pu être entreprises dans d’autres pays. Une victoire dans cette affaire établira un précédent important aux États-Unis et dans le monde qui permettra de mettre fin à leurs activités illégales."

 


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