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Vendredi, 04 Mars 2016 03:57

Opération Henkaku : La Baie meurtrière est au repos à nouveau – Faisons en sorte qu’elle le reste !

Un groupe de Tursiops tente désespérément d’échapper au violent processus de capture perpétré par les chasseurs de la baie - Photo : Sea ShepherdUn groupe de Tursiops tente désespérément d’échapper au violent processus de capture perpétré par les chasseurs de la baie
Photo : Sea Shepherd
La saison 2015−2016 de chasse aux dauphins par rabattage a pris fin à Taiji. Le gouvernement de la préfecture de Wakayama, au Japon, avait autorisé les pêcheurs de Taiji à capturer et massacrer jusqu’à 1 873 dauphins. Figurant parmi les chiffres les plus bas observés ces dernières années, entre 630 et 650 dauphins ont été conduits dans la baie puis massacrés sans pitié et 117 autres dauphins ont été capturés, destinés à passer le reste de leur vie dans des aquariums peu profonds, des piscines en ciment ou des enclos marins surpeuplés pour réaliser des numéros de cirque destinés à divertir les touristes

L’équipe dévouée de volontaires des Gardiens de la Baie de Sea Shepherd a été présente sur le terrain chaque jour de cette saison de chasse. Filmant en direct les captures, le processus de sélection et les massacres, les Gardiens de la Baie ont contribué une fois encore à attirer l’attention de la communauté internationale sur cet effroyable crime contre les océans. Malgré les affirmations ridicules des parties impliquées, la chasse au rabattage des dauphins qui a lieu à Taiji n’est pas une tradition ; c’est une entreprise motivée par le profit, soutenue par le gouvernement japonais et alimentée par le commerce international des dauphins en captivité.

Bien que plusieurs Gardiens de la Baie, des vétérans, se soient vus refuser l’entrée au Japon, les Gardiens de la Baie n’ont pas abandonné et, comme ils le font maintenant depuis 2010, ils se sont assurés que le monde entier puisse voir précisément ce que Taiji tente de cacher. Les chasseurs de dauphins ont continué à utiliser des bâches pour essayer de soustraire leurs crimes à nos caméras, mais toutes les bâches du monde ne suffiraient pas à cacher le sang qui colore la mer ou les cris affolés des dauphins qui se retrouvent face à leurs bourreaux. Nos vidéos permettent de rejeter de manière irréfutable les affirmations de ces tueurs qui prétendent recourir à "des méthodes humaines d’abattage". Au cours d’un des massacres, un globicéphale s’est glissé hors des bâches après avoir été transpercé par un harpon en métal. Durant plusieurs minutes, le pauvre animal, qui saignait abondamment et qui souffrait le martyre, a tenté de s’échapper, avant de finalement disparaître sous la surface de l’eau.

Chaque rabattage dans la baie amenait son nouveau lot de souffrances et chaque mois qui passait était marqué par des actes de violence encore plus impitoyables de la part des tueurs :

Cette chasse annuelle a débuté le 1er septembre 2015. Le premier rabattage s’est soldé par un groupe de dauphins de Risso retenu dans la baie par des filets le 11 septembre. Durant le massacre qui a suivi, les Gardiens de la Baie ont aperçu un dauphin tentant de s’échapper en sautant hors de l’eau pour s’échouer contre les rochers qui bordent la baie. Tandis que certains pêcheurs ramenaient dans la baie l’animal condamné à son triste sort, d’autres observaient de loin en riant éhontément de la détresse de ce dauphin terrifié.

Un groupe de  dauphins de Risso, dont un albinos, se blottissant les uns contre les autres - Photo : Sea Shepherd Un groupe de dauphins de Risso, dont un albinos, se blottissant les uns contre les autres - Photo : Sea Shepherd Après le massacre d’un autre groupe de dauphins de Risso le 19 octobre 2015, les tueurs ont jeté plusieurs corps au large. Nous pensons qu’ils ont eu recours à cette mesure extrême afin d’éviter de dépasser leur quota annuel de dauphins de Risso tués. Le lendemain, les Gardiens de la Baie ont découvert les restes d’un jeune dauphin de Risso échoué sur la plage.

Le 19 novembre 2015 a marqué le début de 4 jours d’agonie : environ 69 à 74 globicéphales ont été capturés et retenus dans la baie. Le 22 novembre, 46 membres de cette famille intergénérationnelle avaient été massacrés et plusieurs autres avaient succombé au stress intense provoqué par le rabattage dans la baie et le processus de sélection qui avait suivi. Un globicéphale avait été fait captif, mais est décédé quelques jours plus tard, dans un enclos marin installé dans le port de Taiji.

En décembre 2015, un groupe de Tursiops a été capturé et retenu dans la baie pendant 3 jours. Les Tursiops sont l’espèce la plus prisée par l’industrie de la captivité. Les dauphins jugés pas assez "beaux" ont été massacrés, tandis que les dresseurs riaient en assistant à ce spectacle macabre.

Janvier semble toujours être un mois particulièrement sanglant à Taiji. Cette année n’a pas fait exception. Les pêcheurs ont chassé pendant 22 jours et tué plusieurs groupes durant 14 de ces journées de chasse. Quarante pour cent du quota fixé pour la saison de chasse 2015−2016 ont été atteints en janvier 2016. Neuf rabattages ont eu lieu en février 2016, avec 20 Tursiops supplémentaires capturés et enfermés dans les minuscules enclos marins du port de Taiji.

Les 105 Tursiops, les 7 dauphins de Risso, le globicéphale, et les 4 dauphins à flancs blancs du Pacifique capturés durant la saison de chasse aux dauphins 2015−2016 de Taiji sont maintenant condamnés à une "vie" lugubre d’esclaves pour l’industrie de la captivité. Obligés à réaliser des numéros de cirque pour recevoir en récompense un poisson congelé nourri aux pesticides, nombre de ces animaux meurent prématurément de stress, de traumatisme ou bien des deux.

Les chasseurs de dauphins de Taiji ne cessent de répéter que la chasse aux dauphins par rabattage fait partie de leur "tradition". Ils accusent également les dauphins de consommer trop de poissons, ce qui réduirait les stocks halieutiques, et prétendent "lutter contre les nuisibles" pour justifier leurs actes. En même temps, ils affirment que les groupes de dauphins et de baleines qui migrent en passant par les eaux de Taiji sont leur propriété. En réalité, le désir de chasser et de capturer les dauphins n’a rien à voir avec l’extermination de nuisibles ou la tradition, mais plutôt avec la cupidité. La captivité des dauphins est une industrie mondiale qui représente plusieurs millions de dollars et qui commence à Taiji, au Japon.

Les chasseurs de dauphins de Taiji profitent de la forte demande pour les dauphins en captivité. Si vous affichez fièrement une photo de vous en train d’embrasser un dauphin en captivité, si vous soutenez les parcs marins et les delphinariums, sachez que vous êtes solidaire des chasseurs de la baie sanglante de Taiji. Les tickets d’entrée que vous payez pour accéder à ces lieux alimentent leurs prochaines chasses.

Après cinq campagnes de l’Opération Infinite Patience, l’Opération Henkaku lancée cette saison avait pour but d’attirer spécifiquement l’attention sur le commerce de la captivité. Taiji dépend entièrement de l’offre et de la demande. La chasse et le massacre de dauphins ne s’arrêteront pour de bon que lorsque la demande pour les dauphins en captivité s’arrêtera pour de bon.

Bien que l’exténuante saison de chasse aux dauphins 2015−2016 à Taiji soit maintenant terminée, la pression sur ceux qui maintiennent les dauphins captifs ne doit pas retomber ! Ensemble, faisons en sorte de ne plus assister à un seul massacre dans cette baie meurtrière en obligeant toute l’industrie de la captivité à déclarer faillite. Les dauphins ne sont pas des actifs, des marchandises ou des biens. Ils n’ont rien à faire dans des camions ou des avions de transport de marchandises, et ils n’ont rien à faire non plus dans des aquariums. Sea Shepherd appelle toutes les personnes qui ont suivi l’Opération Henkaku à maintenir la pression sur les agences de voyages, les hôtels, les compagnies de croisières, les parcs marins et les delphinariums afin qu’ils cessent de tirer profit de la souffrance liée à la captivité des animaux. Merci de votre soutien indéfectible envers les Gardiens de la Baie, l’Opération Henkaku et la liberté des dauphins.

Et n’oubliez pas de faire passer le mot autour de vous : "NON aux spectacles de dauphins !"

 


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