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Vendredi, 15 Avril 2016 11:02

SEA SHEPHERD FRANCE porte plainte suite à la capture et à la mise à mort d’un grand requin blanc à la Réunion

Sea Shepherd et l’ASPAS ont déposé plainte suite à la pêche et l’abattage d’un grand requin blanc à la Réunion dans le cadre du programme CAP REQUINS 2. Ce programme scandaleux, qui utilise des fonds publics, ne protège en rien la population et détruit la biodiversité.

Un grand requin blanc a été pêché à la Réunion et, sur la seule appréciation du CRPMEM, a été tué - photo : Jake ParkerUn grand requin blanc, espèce menacée d'extinction, a été pêché et tué sur la seule appréciation du CRPMEM
photo : Jake Parker
Les dernières victimes en date de CAP REQUINS 2 sont trois requins (un requin tigre et deux requins bouledogues) qui ont été arrachés à l’océan indien le 6 avril 2016, portant le chiffre officiel de "prélèvement" pour seul le début d’année 2016 à près de 30 requins. Mais ces deux espèces ne sont pas les seules piégées par les systèmes mis en place.

En effet, le 15 octobre 2015 un grand requin blanc a été pêché dans le cadre de ce même programme dont les opérations, menées sous la direction du CRPMEM (Comité régional des pêches), visent spécifiquement à capturer les requins bouledogue et tigre, espèces impliquées dans les récentes attaques à la Réunion. Sea Shepherd France dénonce les techniques utilisées qui causent de nombreuses prises accessoires que personne n’est en mesure de contrôler (aucun observateur indépendant n’étant accepté à bord des bateaux de pêche). L’une de ces victimes collatérales n’a pas pu passer inaperçue : un grand requin blanc, attiré par l’un des nombreux appâts placés dans la baie de Saint Paul, a été pêché et, sur la seule appréciation du CRPMEM, a été tué.

Rappelons que l’UICN classe le grand requin blanc parmi les espèces "vulnérables", c’est−à−dire menacées d’extinction. Ce statut a conduit l’Union européenne à interdire la pêche du grand requin blanc (Règlement (UE) 2015/104 du Conseil du 19 janvier 2015).

Cette espèce migratrice est également inscrite aux annexes I et II de la Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage du 23 juin 1979, et à l’annexe II de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction du 3 mars 1973. De nombreuses conventions internationales propres à certaines zones géographiques prévoient sa protection dans le monde (Méditerranée, Antarctique,...).

Cette pêche est d’autant plus révoltante qu’elle est intervenue dans le cadre d’un programme de pêche que nos associations n’ont de cesse de dénoncer : rien ne démontre que la pêche des requins bouledogue et tigre est une solution pour éviter les accidents à la Réunion ; attirant artificiellement les requins près des côtes réunionnaises, ce programme peut même s’avérer contre−productif ; il est mené sans avis ni protocole scientifique, et en toute opacité.

En 10 mois, ce sont à présent plus de 70 requins qui ont été tués, sur fonds publics. En plus de n’apporter aucune sécurité, cette pêche est un pillage de nos mers, financé par les contribuables, et qui viole la loi.

Sea Shepherd France s’est déjà opposée à l’arrêté préfectoral du 16 Février 2016 autorisant la pêche des requins tigre et bouledogue dans la zone de protection renforcée de la Réserve marine de l’île de la Réunion et vient donc également de porter plainte contre cette capture d’un requin grand blanc.

Les associations Tendua, Longitude 181, One Voice, Sauvegarde des requins, Vagues et Fondation Brigitte Bardot dénoncent également cette pêche destructrice, organisée sans aucune validation scientifique.

 


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