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Lundi, 20 Juin 2016 12:53

Un manque de transparence met en péril les usagers de la mer en Nouvelle−Galles du Sud

Installation d’une barrière anti-requins (Eco Shark barrier) à Coogee, Australie Occidentale - Photo : Natalie BanksInstallation d’une barrière anti-requins (Eco Shark barrier) à Coogee, Australie Occidentale - Photo : Natalie BanksEn octobre 2015, le ministère des Industries primaires de Nouvelle-Galles du Sud a dévoilé son plan de gestion de requins d’un coût de 16 millions de dollars, devant être répartis sur cinq ans. Il s’agissait de tester une combinaison de technologies en divers endroits du littoral de la Nouvelle−Galles du Sud depuis le nord de Sydney jusqu’à la frontière avec le Queensland. Cette stratégie est supervisée par les services du ministère des Industries primaires chargés de la pêche, également à la tête du programme des filets anti-requins en Nouvelle−Galles du Sud.

À maintes reprises, y compris au Sommet de 2015 sur les requins et lors de déclarations aux médias, M. Niall Blair, ministre des Industries primaires, a affirmé que son plan ainsi que les essais technologiques à venir se dérouleraient dans la communication et la transparence vis−à−vis non seulement des parties prenantes, mais aussi du grand public.

Or, depuis le sommet, aucune communication notable avec les parties prenantes et aucune démonstration de transparence à l’égard du grand public n’ont eu lieu pour l’instant au sujet du déroulement des essais et des résultats actuels. On dépense par millions les dollars des contribuables au nom de la sécurité publique, mais nul ne sait avec certitude si cela sert bien à quelque chose. De plus, aucune annonce n’a été faite s’agissant des sommes dépensées à ce jour ou du mode d’affectation de ces fonds.

On ne dispose pas non plus de la moindre indication concernant les méthodes utilisées par les services du ministère chargés de la pêche pour mesurer la pertinence de chacun des essais technologiques. Aucune norme ni critère n’ont été publiés, notamment au sujet des très controversées palangres verticales avec alerte de capture (Smart Drum Lines).

D’ailleurs, en déclarant publiquement : "Capturer quatre requins en l’espace de deux jours, cela montre qu’il s’agit d’un essai concluant, que nous allons encore affiner," (ABC, 2nd June 2016) M. Blair montre à quel point son ministère se soucie bien peu de rassurer le public quant à la certitude que ce qui est fait donnera des résultats mesurables et se traduira par une sécurité publique.

Smart drum line à Ballina Palangre verticale avec alerte de capture à BallinaSea Shepherd Australie, ainsi que de nombreux intervenants en Nouvelle Galles du Sud issus de groupes de conservation, de scientifiques, d’organisations non gouvernementales et de survivants d’attaques de requins, ont expressément demandé au Département des Pêches d’être transparent tout au long des cinq années du déroulement du projet, afin que le public soit tenu au courant et convaincu que ce sont bien des actions réelles qui sont mises en place, non des mesures palliatives. Mais dans une large mesure ils ont choisi d’ignorer la demande des différentes parties prenantes.

La population de Nouvelle-Galles du Sud mérite mieux que cela, en particulier les communautés de la Côte extrême nord qui ont connu plusieurs interactions entre hommes et requins au cours des deux dernières années. Ces communautés restent dans l’ignorance pour la plupart ; elles sont consultées le moins possible et presque jamais de façon adéquate. En voici un exemple : l’installation, toujours suspendue, de la barrière anti-requins Eco Shark barrier à Ballina. La colère s’est répandue parmi les communautés ; des surfeurs locaux ont manifesté contre l’absence de consultation.

Il était question d’installer la barrière dans la zone de brisants, en contradiction avec son objectif qui est de protéger les baigneurs, non les surfeurs. À ce jour, malgré les déclarations réitérées de David Wright, maire de Ballina, selon qui la barrière serait installée en avril 2016, ce n’est toujours pas fait.

Sea Shepherd Australie en appelle au ministre Blair ainsi qu’aux services chargés de la pêche ; elle leur enjoint d’adopter une gestion des requins parfaitement transparente, en collaboration avec les parties prenantes et le grand public. Ce sera l’occasion de leur confirmer que toutes les mesures possibles sont prises et toutes les pistes, explorées, pour assurer la sécurité des usagers de la mer et un impact minimal sur la faune marine. Les communautés locales méritent d’être consultées de manière approfondie au sujet de ces nouvelles technologies ; celles-ci pourront alors être éprouvées et mises en place efficacement, dans l’intérêt des usagers de la mer.

 


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