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Dimanche, 19 Janvier 2014 16:04

Nouvelles de la campagne "Gardiens du Barrage"

Sea Shepherd demande un sanctuaire pour les otaries de Californie, PAS d’abattage en 2014 !

Otaries de Californie - photo: Erwin VermeulenOtaries de Californie - photo: Erwin VermeulenEn 2012, Sea Shepherd a lancé la campagne des Gardiens du Barrage pour surveiller l’abattage insensé d’otaries de Californie, protégées par la loi fédérale, sur le fleuve Columbia. Jusqu’à 92 de ces joyeux "chiens aquatiques" pourraient être abattus cette année et chaque année jusqu’au 30 juin 2016. Leur crime? Manger du saumon. Les employés des agences de la pêche et de la nature des états de l’Oregon et de Washington déploient de grands efforts pour marquer les otaries et leur poser des balises de localisation. Si un des animaux marqués est surpris en train de manger "trop" de saumon sur le Barrage de Bonneville, il peut être capturé et tué. Il est intéressant de voir que, pour ces agences, "trop" commence dès le premier poisson.

Nos volontaires étaient sur le front le long du fleuve Columbia au cours des deux dernières saisons de la tuerie. Pendant la campagne des Gardiens du Barrage de mars à mai 2013, plus de 50 volontaires dévoués de Sea Shepherd sont venus des quatre coins du monde faire état des atrocités infligées aux otaries, observées sur ce même fleuve par les membres de l’expédition Lewis et Clark de 1805. Elles font partie, avec les saumons, d’un fragile écosystème fluvial que les humains ont détruit avec des barrages, avec la surpêche, la pollution et l’introduction d’espèces non indigènes.

Non seulement tuer les otaries ne règle pas le vrai problème du fleuve Columbia, mais cela détourne des ressources, déjà limitées, des vraies solutions puisque des centaines de milliers de dollars d’impôts se perdent dans ce programme grotesque de régulation des otaries de Californie. Les raisons du déclin des saumons ne sont pas à chercher du côté des otaries, mais plutôt chez l’espèce qui a jeté plus de filets qu’il n’y a de poissons, qui a construit les barrages, qui a rempli le fleuve d’espèces non indigènes. Pis encore, cette espèce a déversé tellement d’arsenic, de mercure et de PCB dans le fleuve majestueux Columbia, qu’il est aujourd’hui un des fleuves les plus contaminés du nord-ouest Pacifique. Voici les réels défis auxquels il faut s’atteler si nous voulons sauver les saumons!

En 2013, nos volontaires nous ont informés de la capture par mise à mort de deux otaries Californie: C22 et C18. Deux autres, C08 et C032 ont été prises vivantes et sont maintenant en exposition dans un petit bassin du zoo du Queens de New York. En septembre, les Gardiens du Barrage ont assisté à l’un de leurs spectacles, où elles sont obligées de faire les pitres pour obtenir un peu de poisson prédécoupé. Un panneau dans le zoo indique que C08 et C032 ont été "sauvées" alors qu’elles "vidaient les fleuves de leurs saumons". Il s’agit pourtant du même saumon que les humains pêchent dans le fleuve Columbia sans encourir aucune peine ni sanction. Le zoo fait savoir fièrement que les otaries "sauvées" peuvent maintenant manger tout le poisson qu’elles veulent. A condition que ces animaux, qui ingurgitent chaque jour 40kg de poisson dans la nature, puissent se contenter de moins de 13kg quotidiens de poisson mort, suivant l’emploi du temps et les caprices du dresseur.

Pendant notre mission sur le fleuve Columbia, Sea Shepherd a aussi rapporté de nombreux cas de maltraitance par le "chercheur" spécialiste des otaries, Matt Tennis. Des milliers de personnes, touchées, ont immédiatement répondu à notre appel de juillet:  http://www.seashepherd.org/news-and-media/2013/07/22/sea-shepherd-calls-for-the-immediate-removal-of-sea-lion-researcher-1513. Cela a permis des changements notables dans le protocole et cet employé ne pourra plus travailler avec les otaries sans surveillance. Dans une lettre du 3 septembre 2013, la Directrice du bureau des ressources protégées du NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), a adressé le message suivant à Sea Shepherd:

Dès que nous avons eu connaissance des accusations à l’encontre de M. Tennis, nous avons contacté son supérieur à l’ODFW (Oregon Department Fish and Wildlife). L’organisation nous a assuré avoir pris les mesures nécessaires. Elle fera en sorte que les missions des équipes soient conduites de façon règlementaire et professionnelle. L’DOFW a modifié son protocole de prise en charge des pinnipèdes de sorte que leur capture et leur marquage ne soient faits qu’en présence et sous la direction d’un responsable de projet.

En attendant la saison 2014, la campagne des Gardiens du Barrage évolue. L’année dernière, nous avons entamé un dialogue stratégique avec les dirigeants clés en Oregon et Washington. Nous prévoyons de poursuivre ces discussions et sommes prêts à rencontrer les élus de North Bonneville et Astoria afin de faire de l’otarie de Californie une aubaine pour ces villes. Cela s’est fait, lentement, à San Francisco et nous espérons réussir la même chose sur le fleuve Columbia.

Comme tous les êtres vivants, les otaries de Californie du fleuve Columbia ne cherchent qu’à se nourrir, à se reposer et à échapper aux pièges, aux pétards d’effarouchement et à la traque incessante qu’elles subissent de la part des agents de l’ODFW et des services de la faune sauvage. "Une zone libre" d’accostage dans le port d’Astoria offrirait aux otaries un sanctuaire indispensable. Les habitants de Californie ont déjà adopté la bienveillance qui sous-tend cette initiative. En 2013, les Californiens se sont mobilisés après un échouement sans précédent impliquant plus de 1000 bébés otaries affamés. Des humanitaires du monde entier ont apporté leur soutien à cette opération qui se poursuit encore aujourd’hui. Sea Shepherd applaudit unanimement les héros qui ont travaillé sans relâche dans cette crise. Ironie du sort de penser que ces animaux, soignés avec le plus grand soin par les bénévoles, pourraient bien être exterminés quand ils auront grandi et migré vers le nord-ouest Pacifique.

De la même façon, depuis Septembre 1989, San Francisco a déroulé un tapis de bienvenue aux otaries de Steller qui résident toute l’année sur le dock K du Pier 39. En retour, les mammifères attirent les touristes, qui font tourner l’économie de la Californie. En octobre 2011, le Pier 39 a été classé 12e destination touristique la plus visitée du MONDE par TravelandLeisure.com. Au mois de septembre suivant, le Pier 39 dégageait 170 millions de dollar de revenus annuels. Nous sommes certains que les passagers de croisières et autres touristes, ainsi que les habitants qui visitent le port d’Astoria, en Oregon, seraient ravis d’accueillir un sanctuaire pour otaries de Californie sur les docks.

Les Gardiens du Barrage n’iront pas sur le fleuve cette année mais nous continuerons à défendre ces animaux pourchassés. Les otaries de Californie marqués du sceau de la mort sur le Columbia méritent un sanctuaire, PAS d’être abbatues. Nous poursuivons notre travail de sensibilisation pour que cela change. Dans le même temps, nos amis et collègues de la Sea Lion Defense Brigade (SLDB) vont sur le terrain, comme au cours des saisons précédentes, pour témoigner des atrocités dont les otaries sont victimes. Nous les soutenons à 100%. La SLDB a besoin de volontaires ! Si vous voulez servir la cause, merci de les contacter directement:  sealiondefensebrigade@gmail.com. Suivez-les aussi sur Facebook:  https://www.facebook.com/pages/Sea-Lion-Defense-Brigade/129414073741048. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des évolutions majeures via les réseaux sociaux. Merci pour votre soutien et votre engagement en faveur des otaries et de tous les majestueux clients de Sea Shepherd qui sont indispensables à la diversité de nos écosystèmes.

 


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