Sea Shepherd et les autorités de São Tomé arrêtent un navire Européen pour pêche illégale d’ailerons de requins

Une opération conjointe entre les autorités locales et les défenseurs de la mer a permis une descente sur une opération de shark finning (découpe d’ailerons de requins) par un navire de pêche européen au large des côtes d’Afrique Centrale.

Le 22 septembre, au cours d’une intervention baptisée Opération Albacore III, les autorités de São Tomé et Príncipe, un Etat insulaire d’Afrique centrale, ont abordé le palangrier Vema, battant pavillon sénégalais mais rattaché à l’Espagne, avec le concours de Sea Shepherd et des forces de l’ordre gabonaises.

Ce palangrier disposait d’une licence pour la pêche au « thon et espèces similaires », mais les inspections menées par les autorités de São Tomé embarquées sur le navire Bob Barker de Sea Shepherd ont mis au jour des cales remplies exclusivement de requins, principalement des Requins bleus, espèce classée comme « quasi menacée » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Les lignes secondaires des palangres, ces câbles qui supportent les hameçons, étaient renforcées de fil d’acier. Cet élément laisse supposer que les espèces ciblées par le Vema étaient principalement des requins et non pas des thons. Les bas de lignes en acier sont faites pour résister aux mâchoires des requins, les empêchant ainsi de s’échapper.

Les poissons trouvés à bord étaient éviscérés et préparés ce qui, sans délivrance d’une autorisation préalable, constitue une infraction aux lois sur la pêche de São Tomé. Le Vema ne l’avait pas obtenue.

Environ deux tonnes de requins, dont des ailerons séparés des corps, ont été découverts par les inspecteurs, soit une fraction de ce qu’ils auraient pu découvrir si le Vema n’avait pas fait escale précédemment à Walvis Bay (en Namibie), un port souvent utilisé pour décharger les ailerons de requins.

L’arrestation du Vema est le quatrième coup de filet dans le trafic d’ailerons en deux ans, les trois autres étant le résultat d’opérations conjointes entre São Tomé et Príncipe et le Gabon avec l’assistance des bateaux et des équipages de Sea Shepherd.

En août 2016, les autorités de São Tomé, qui intervenaient déjà à bord du Bob Barker, ont arrêté un palangrier espagnol, le Alemar Primero. A son bord, 87 tonnes, de requins et d’ailerons de requin. La direction générale des Affaires maritimes et de la pêche (DG Mare) de l’UE a décidé de ne pas engager de poursuites pour violation de l’interdiction européenne de pêche aux ailerons, et ce malgré des plaintes déposées par le ministère de la pêche de São Tomé.

En octobre 2017, le ministère de la pêche de São Tomé a publié une notice d’infraction aux règles de pêche à l’encontre d’un autre armateur de bateau espagnol, ainsi qu’à la Commission européenne pour enquêter sur une autre infraction à l’interdiction européenne de pêche aux ailerons, cette fois commise par un palangrier espagnol, le Baz.

Le 12 septembre 2018, soit une semaine avant l’arrivée du Bob Barker dans les eaux de São Tomé-et-Príncipe, les garde-côtes santoméens, aidés par la marine portugaise, ont arrêté un navire taïwanais, le Shang Fu.

Les espèces de requins sont particulièrement vulnérables à la surpêche car leur croissance est lente, leur maturité tardive et elles n’engendrent qu’un faible nombre de petits.

Les lois sur les pêches de São Tomé qui interdisent le traitement des requins en mer et l’interdiction européenne de pêche aux ailerons sont des mesures de conservation qui garantissent que les corps des requins ne sont pas rejetés en mer pour faire place à davantage d’ailerons, de plus grande valeur commerciale. De plus en plus de requins sont tués pour satisfaire la demande d’ailerons, essentiellement destinés à finir en soupe.

Les patrouilles en mer, fruit d’une étroite collaboration entre Sea Shepherd et les autorités des États côtiers africains, permettent d’intervenir sur des opérations de pêche aux ailerons en abordant et en inspectant les navires.

« Etant donné la sensibilité des espèces de requins à la surpêche, sachant qu’en plus 15% des espèces de requins dans l’Atlantique sont désormais en danger, il est inquiétant que des bateaux de pêche industrielle, dont beaucoup viennent d’Europe, continuent de massacrer les requins sous couvert de licence de pêche au thon« , dénonce Peter Hammarstedt, Directeur des campagnes de Sea Shepherd. « Ces licences de pêche aux airs de chevaux de Troie induisent volontairement en erreur les pays côtiers d’Afrique car les bateaux de pêche massacrent les requins sans retenue. Sea Shepherd félicite les autorités de São Tomé et Príncipe pour leur collaboration avec le Gabon et Sea Shepherd afin d’amener les braconniers de la faune marine africaine devant la justice.« 

Lancement de l’Opération Milagro V : Sea Shepherd engage des patrouilles plus tôt cette année pour assurer la survie du marsouin du Pacifique, en danger critique d’extinction

Pour la 5e saison, Sea Shepherd revient patrouiller en Mer de Cortez pour protéger la vaquita, le marsouin du Pacifique, en danger critique d’extinction.

San Felipe, Mexique – 20 septembre 2018 – Le navire Farley Mowat de Sea Shepherd est arrivé dans le Golfe de Californie pour lancer l’Opération Milagro tôt cette année. Les années précédentes, la campagne avait débuté avec le retour du totoaba de sa migration vers le refuge de la vaquita, aux environs de début novembre. A cause de l’état critique de la population de la vaquita, le mammifère marin le plus menacé au monde, Sea Shepherd revient plus tôt cette saison, déterminée à mettre en œuvre ses techniques éprouvées pour protéger le plus petit marsouin du monde.

« Il y a du travail pour assurer la survie de la vaquita. Sea Shepherd va commencer par retirer les engins de pêche inactifs destinés au totoaba, également connus sous le nom de filets fantômes, et aussi quelques filets actifs déposés très tôt dans la saison« , explique le capitaine Locky Maclean, directeur de campagne de Sea Shepherd. « Nous veillerons également à ce qu’aucune pêche ne soit pratiquée à l’intérieur de la zone protégée et empêcherons les activités de braconnage en patrouillant dans la zone avec, à bord, des officiers et membres d’équipage de la marine mexicaine.« 

La dernière étude en date montre qu’il reste moins de 30 vaquitas encore en vie. Les scientifiques n’ont pas publié de nouvelle estimation depuis deux ans.

Sea Shepherd lance l’Opération Milagro V. Pour la cinquième saison, le groupe de conservation marine va recourir à des moyens d’action directe pour protéger la vaquita. Milagro signifie miracle en espagnol, un nom approprié étant donné que lorsque la campagne a commencé, il n’y avait pas eu d’observations de vaquita enregistrées depuis deux ans. Beaucoup pensaient que ce mammifère marin était déjà éteint. L’équipe de Sea Shepherd a observé et enregistré une vaquita début 2015. Cela s’est produit alors que le gouvernement mexicain renouvelait son engagement dans la protection de cette espèce endémique. Un partenariat était né.

Depuis, Sea Shepherd a mis au point la seule méthode éprouvée à ce jour pour protéger le petit marsouin : retirer de son habitat les filets de pêche illégaux.

Le déclin rapide de la vaquita est dû au braconnage du totoaba. Après la quasi-extinction du totoaba au milieu des années soixante-dix, sa pêche a été interdite.

Mais il a été découvert récemment que le totoaba ressemble à une « courbine chinoise endémique », qui était en danger critique à cause de la demande pour sa vessie natatoire. Cela a provoqué une pêche illégale très intensive du totoaba pour sa vessie natatoire, à laquelle on attribue des vertus médicinales. Une malédiction, non seulement pour le poisson mais aussi, plus tragiquement encore, pour le marsouin. Les deux espèces sont de taille similaire et, pendant la saison de frai du totoaba, elles cohabitent exactement au même endroit. En conséquence, la vaquita meurt dans les filets, appelés filets maillants, déposés pour capturer le totoaba.

Par le passé, la vaquita périssait souvent capturée comme prise accessoire de la pêche à la crevette et aux ailerons. Aujourd’hui, elle est victime de filets maillants fabriqués précisément pour capturer un poisson du même gabarit.

Ces filets, combinés à la demande insatiable de vessies natatoires en Chine et des sommes indécentes que les braconniers en retirent (il semble qu’un braconnier peut gagner 2 500$ par vessie de totoaba, revendue 20 000$ sur les marchés noirs asiatiques) créent une pression inédite sur la vaquita et le totoaba.

Il est donc essentiel que Sea Shepherd soit là pour retirer ces filets illégaux et libérer la faune marine.

Le gouvernement mexicain a déployé des efforts sans précédent pour sauver ces espèces indigènes, mobilisant une grande partie de la marine, de l’armée et de plusieurs autres institutions gouvernementales afin de résoudre le problème. Il s’agit d’une tâche ardue et Sea Shepherd a été témoin des efforts de centaines de personnes travaillant ensemble pour protéger la vaquita. Sea Shepherd travaille en collaboration avec le Mexique pour retirer les engins de pêche illégaux du refuge du marsouin, pour fournir des informations et son expertise aux autorités. Les défenseurs de l’environnement fournissent également des données importantes aux scientifiques et collaborent avec la communauté pour promouvoir la conservation.

Sea Shepherd a retiré 808 engins de pêche illégaux depuis le début des opérations. Le coût estimé pour les braconniers est de 857 779$, juste en matériel de pêche perdu… Sea Shepherd a sauvé 3069 animaux, dont une Baleine à bosse, 88 totoaba, en danger critique d’extinction, une Tortue luth du Pacifique, en danger critique d’extinction, et 21 requins. Ces chiffres n’incluent pas les centaines d’animaux sauvés par le retrait des filets et d’autres engins de pêche avant qu’ils ne s’y emmêlent.

La protection de la vaquita des activités illégales n’est toutefois pas sans risque. Un des drones de Sea Shepherd a été abattu en vol et des coups de feu ont été tirés sur l’un de ses bateaux.

« Si Sea Shepherd n’avait pas été présente dans la mer de Cortez, la vaquita aurait probablement déjà disparue« , estime le capitaine Paul Watson, fondateur de l’organisation. « Nous devenons chaque année plus performants dans sa protection.« 

« Pour la seule année dernière, nous avons retiré plus de matériel de pêche qu’au cours des quatre années précédentes réunies. Pour Milagro V, nous sommes en train d’apprêter un nouveau bateau doté de meilleures capacités pour le retrait des filets« , poursuit le capitaine Paul Watson. « Nous ne sommes pas d’accord avec tous ceux qui disent qu’il n’y a plus d’espoir pour le marsouin. Nous continuerons de nous battre pour lui et nous nous battrons plus fort que jamais. Je vous encourage tous à nous rejoindre.« 

La campagne n’a pas de date de fin, car la nécessité de surveiller attentivement la vaquita ne fait qu’augmenter. Sea Shepherd a décidé d’apporter une réponse à la hauteur de l’enjeu pour sauver le marsouin de l’extinction : une présence dans le Golfe de Californie, des patrouilles dans son refuge et le retrait de tout élément dangereux pour la vaquita.

La reprise de la chasse commerciale à la baleine proposée par le Japon a été rejetée

Le Japon a vu sa proposition en faveur de la reprise d’une chasse commerciale à la baleine rejetée, lors du vote qui s’est tenu à l’occasion de la 67e Commission baleinière internationale (CBI), à Florianopolis (Brésil).

Florianopolis, BRÉSIL – 14 sept 2018 – La réunion de la 67e Commission baleinière internationale (CBI) qui avait lieu au Brésil vient de se terminer. Cette édition de la réunion bisannuelle promettait d’être agitée alors que deux propositions qui s’opposaient au sujet de l’avenir de la CBI ont été mises sur la table.

Le Brésil, le pays hôte, au côté de l’Argentine, la Colombie, le Mexique, le Chili, le Costa Rica, le Panama et le Pérou ont présenté la « Déclaration de Florianopolis », en directe opposition à la proposition du Japon intitulée « Le chemin à suivre ».

La « Déclaration de Florianopolis » consiste à faire évoluer le rôle de la CBI, d’une organisation axée sur la gestion des stocks de cétacés vers un organisme de réglementation de la conservation des cétacés. Elle réaffirme le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine et convient que l’utilisation de méthodes de recherche létales est inutile et cruelle.

En revanche, « Le chemin à suivre » du Japon visait à mettre en place une double voie pour la conservation et la chasse commerciale des baleines, laquelle serait gérée par un futur « comité de la chasse à la baleine durable ». Cette proposition préconisait la levée du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine créé par cette même commission en 1986. Malgré ce moratoire, plus de 32 000 baleines ont été tuées depuis cette date par le Japon, l’Islande, la Norvège et la Russie (la Russie a continué la chasse jusqu’en 87).

Le Japon, la Norvège et l’Islande n’ont jamais respecté les restrictions imposées par la commission. L’Islande était présente lors de la séance plénière au Brésil et a exprimé sa position en déclarant que la chasse commerciale devrait être à nouveau autorisée en tant que pratique « durable ». À l’heure actuelle, l’Islande est toujours impliquée dans l’abattage commercial de rorquals communs menacés, dont des femelles gestantes. Les îles Féroé danoises ont non seulement continué à chasser les dauphins et les globicéphales tout le temps qu’a duré la réunion, mais ont eu un représentant à la commission.

La Déclaration de Florianopolis a été adoptée à la majorité des votes, par 41 votes à 27, et la proposition japonaise pour le retour de la chasse commerciale à la baleine a été rejetée. Quatre pays se sont abstenus.

Par le passé, le Japon, la Norvège, l’Islande et les Îles Féroé (Danemark) n’ont respecté aucune des règles ou règlementations émanant de cette commission ou de tout autre organisme de règlementation. Il y a peu de chances pour qu’ils respectent la résolution adoptée cette année.

Lors du discours du représentant du Japon, prononcé après le rejet de sa proposition, le Japon a menacé de quitter la CBI ou de former une organisation séparée qui répondrait aux besoins des pays désirant le retour de la chasse commerciale.

Le Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, qui a passé de nombreuses années à s’opposer aux programmes de « recherche scientifique » du Japon, a déclaré ce matin : « Après la Déclaration de Florianopolis d’hier que nous avons accueilli avec joie, le rejet de la proposition japonaise a fait de la 67e réunion de la Commission baleinière internationale un événement historique pour les baleines du monde entier« .

« La Déclaration de Florianopolis affirme que l’objectif de la CBI est la conservation des baleines et que l’abattage commercial n’est plus à débattre« , a conclu le Capitaine Watson.

Le meurtre politiquement correct des baleines

Commentaire du Capitaine Paul Watson

Un millier de baleines vont mourir à cause du vote de quelques humains arrogants qui a eu lieu aujourd’hui à Florianopolis au Brésil.

Le vote portait sur une prétendue chasse indigène à la baleine. En d’autres termes, il s’agit d’un quota de tuerie pour les Inuits, les Yupik, éventuellement les Makahs, des Groenlandais et quelques groupes aborigènes factices des Caraïbes.

Factices ?

Logo de la Commission Baleinière Internationale 2018

En effet, le peuple aborigène des Caraïbes était les Kalinagos, qui ont été exterminés par les colons espagnols. Ceux qui veulent tuer des baleines à bosse et des globicéphales à Bequia, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Ste Lucie n’en ont aucun « droit » indigène.

Non pas que quiconque ait le droit de tuer un être aussi sensible, intelligent, conscient de lui-même et socialement aussi complexe qu’une baleine.

La position de Sea Shepherd Conservation Society, c’est que personne ne devrait avoir le « droit » de tuer des baleines pour quelque raison que ce soit.

Tuer des baleines, c’est tout simplement un meurtre !

Les Japonais, les Islandais, les Norvégiens et les Danois sont des tueurs de masse et la mise à mort de baleines dans les cultures indigènes est également un acte meurtrier.

Je ne vais pas m’excuser pour ces positions. On nous taxe de racisme parce que l’on s’oppose au meurtre des baleines, mais nous ne sommes pas mus par le racisme. Nous ne nous préoccupons pas de savoir de quelle couleur est la main qui tire le harpon. Il n’y a rien qui justifie la tuerie de masse de baleines.

Le racisme est en train d’octroyer à un groupe le droit de commettre des meurtres d’après des critères de culture et de race.

Nous nous opposons à la chasse baleinière des Japonais mais aussi des Européens blancs d’Islande, du Danemark et de la Norvège.

Notre passion et notre loyauté sont vouées à la nation des baleines et nous ne les trahirons pas pour quelque justification culturelle que ce soit.

J’aimerais saluer les 7 nations qui ont eu le courage de voter contre la chasse indigène à la baleine.

Argentine
Colombie
Costa Rica
République Dominicaine
Equateur
Panama
Uruguay

58 nations ont voté pour le massacre des baleines suivant une proposition des Etats-Unis.

Le Brésil, le Chili, le Gabon, le Mexique et le Pérou se sont abstenus.

L’Australie n’a que faire des droits Aborigènes mais a voté pour permettre aux Inuits, sur un continent lointain, de tuer des baleines.

Le Japon a refusé au peuple indigène Ainu le droit de chasser les baleines mais n’a aucun problème pour encourager les indigènes aux Etats-Unis, au Canada et au Groenland à tuer des baleines.

Peut-être les Etats-Unis pensent-ils qu’ils peuvent s’absoudre de la culpabilité du génocide en autorisant le massacre des baleines, ainsi les baleines doivent périr sur l’autel de leurs péchés colonialistes.

Tout cela empeste l’hypocrisie égoïste.

Le Danemark va maintenant essayer de convaincre le monde que le massacre dans les Iles Féroé est indigène.

Est-ce que les Makahs essaieront à nouveau de tuer des baleines simplement pour prouver qu’ils ont le droit de le faire ? Cela ne relève d’aucun besoin de subsistance et rien dans leur culture ne justifie d’abattre une baleine au fusil de calibre 50.

Combien d’autres baleines à bosse devront mourir au Groenland et finir en plats tendance pour touristes en mal de sensations ?

Combien de ces Baleines boréales âgées de 100 à 200 ans devront mourir dans l’Arctique sous les harpons explosifs, les bateaux à moteur et les sonars ?

La position de Sea Shepherd sur la chasse indigène à la baleine est peut-être controversée mais elle est cohérente. Nous nous sommes toujours opposés au meurtre des baleines et nous continuerons, partout, quelle que soit la personne ou la raison invoquée.

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Un nouveau navire pour renforcer Sea Shepherd dans sa lutte pour sauver la Vaquita

L’espoir renait pour sauver le marsouin du Pacifique en danger critique d’extinction alors que les équipes de Sea Shepherd travaillent sans relâche pour remettre à flot un nouveau navire en prévision des opérations de récupération de filets dans le nord du Golfe de Californie.

Fernandina Beach, Floride – 6 septembre 2018 – Le philanthrope Benoit Vulliet a fait don d’un bateau à Sea Shepherd, qui permettra au groupe de conservation marine d’être plus efficace dans son combat pour la sauvegarde du mammifère marin le plus menacé au monde, la vaquita.

Ce nouveau venu dans la Marine de Neptune, nom donné à la flotte anti-braconnage de Sea Shepherd, est l’ancien baliseur de la Garde côtière des Etats-Unis, le White Holly. Trois autres anciens bâtiments de la Garde côtière américaine sont actuellement engagés dans des opérations de conservation marine et de lutte anti-braconnage.

Le White Holly a été construit à Basalt Ship Building en 1944 et a servi pendant la Seconde Guerre Mondiale à Pearl Harbor pour livrer des munitions aux navires. La Garde côtière l’a acquis en 1946 et s’en est servi jusqu’aux années 70 pour la protection des côtes d’Alaska. Il a ensuite été transféré dans le Mississippi comme baliseur pour remettre en état les dispositifs d’aide à la navigation endommagés par les ouragans, jusqu’à sa retraite de la Garde côtière en 1998.

Le White HollyLe White Holly

Benoit Vulliet a acquis le White Holly pour des recherches océanographiques. A cause d’un emploi du temps chargé et parce qu’il vit en Europe, M. Vulliet n’était plus en mesure de s’occuper du bateau ; il a donc décidé d’en faire don à Sea Shepherd pour qu’il poursuive sa vie de service, cette fois pour protéger la faune et les habitats marins.

« Je sais que ce bateau fera du bon travail avec Sea Shepherd« , a déclaré M. Vulliet. « Je serai toujours un pirate. Je suis très heureux de faire partie de Sea Shepherd.« 

Pour sa première mission au sein de la flotte de Sea Shepherd, le navire rejoindra l’Opération Milagro V dans la Mer de Cortez, au Mexique. La campagne vise à sauver la vaquita, le marsouin du Pacifique, en danger critique d’extinction. Les vaquitas déclinent à cause du braconnage au filet maillant, utilisé principalement pour capturer le totoaba. Comme la vaquita, le totoaba est endémique de la Mer de Cortez et lui aussi en danger critique d’extinction. Ce poisson est intensivement recherché pour sa vessie natatoire, revendue à des prix exorbitants sur les marchés noirs asiatiques. Une vessie de totoaba se vendrait jusqu’à 20 000$ en Chine.

« Les baliseurs de la Garde côtière ont un franc-bord bas et des ponts spacieux, c’est exactement ce dont nos équipages dévoués ont besoin pour retirer efficacement les filets illégaux de la mer. Ce navire est également très sobre en carburant, ce qui nous permettra de rester plus longtemps en mer pour débarrasser le refuge de la vaquita des filets maillants illégaux« , a expliqué le capitaine Paul Watson. Les estimations issues de relevés acoustiques de 2015 montrent qu’il reste moins de 30 vaquitas en vie. Cette donnée a provoqué diverses réactions dans la communauté scientifique et de conservation, y compris l’idée selon laquelle la sauvegarde de ce marsouin est une cause perdue.

« J’ai toujours pensé que les seules causes qui méritent d’être combattues sont les causes perdues« , a précisé Paul Watson. « Un nombre incalculable de fois, Sea Shepherd a vu des causes perdues se transformer en victoires. En fait, nous pensons que la vaquita ne serait plus là si Sea Shepherd n’avait pas pris l’initiative de retirer les filets du refuge du marsouin, en collaboration avec les autorités mexicaines. Jusqu’ici, c’est la seule méthode efficace éprouvée pour sauver ce mammifère« , a-t-il conclu.

Le White Holly de Sea Shepherd va subir d’importants travaux d’adaptation à Fernandina Beach en Floride. L’équipage a reçu une visite chaleureuse du maire Johnny Miller en signe d’accueil du navire dans la commune. Le départ du bateau pour le Mexique par le canal de Panama est prévu en décembre.

Sea Shepherd France se mobilise le samedi 13 octobre contre la chasse

Rassemblement unitiaire Place de la République à Paris pour dire stop à la chasse

Rassemblement unitiaire, place de la République à Paris pour dire stop à la chasse. Photo : One Voice

En mer comme à terre, Sea Shepherd est soucieux de mettre un terme à la guerre contre la faune sauvage à laquelle se livre une minorité agissante. L’effondrement de la biodiversité nous impose désormais d’aller plus loin dans la protection de la faune sauvage et de notre écosystème tout entier. La 6ème extinction de masse a commencé mais ce n’est pas une fatalité.

La chasse est pratiquée par 2% de la population française et les 98% restants la subissent.

Notre pays détient le triste record d’Europe d’espèces chassables avec 91 espèces ! Sur ces 91 espèces, 64 sont des oiseaux, dont 20 sont en danger de disparition !

La France est le seul pays d’Europe où la chasse est ouverte tous les jours de la semaine et de fait celui où il y a le plus d’accidents de chasse. Le nombre de non-chasseurs victimes des chasseurs est de près de 20% des « accidents », et d’un mort sur 3.

Nous vous vous invitons toutes et tous à marcher à nos côtés pour faire entendre votre voix contre la chasse, avec un large collectif unitaire d’associations à l’initiative de One Voice, LE SAMEDI 13 OCTOBRE À 10H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS.