Survie des Vaquitas : les braconniers attaquent un navire de Sea Shepherd

Le M/V Farley Mowat attaqué par des braconniers

Les tensions s’intensifient dans le golfe de Californie alors que nos actions deviennent de plus en plus efficaces. Hier lors de sa patrouille pour retirer et saisir les filets maillants illégaux dans la réserve des vaquitas, notre navire le Farley Mowat a été témoin de braconnage en plein jour. Se dirigeant vers les petits navires identifiés, ceux-ci lui ont bloqué le passage et l’ont encerclé.

Devenant de plus en plus agressives, les 35 embarcations de pêche ont commencé à jeter des plombs, des ancres et divers objets en direction du bateau ainsi que des filets afin de bloquer notre hélice. Certains avaient des cocktails molotov et 5 braconniers ont même réussi à monter sur le pont du Farley Mowat. Heureusement l’équipage a pu empêcher toute intrusion, un hélicoptère de l’armée mexicaine a rapidement mis en déroute les braconniers et le bateau a pu revenir au port de San Felipe sous la protection des autorités mexicaines, qui avaient pour ordre de ne pas ouvrir le feu.

« Sea Shepherd ne sera pas dissuader par la violence. Notre mission est d’empêcher l’extinction du marsouin vaquita et nous allons continuer à saisir les filets des braconniers dans la réserve des vaquitas. Sea Shepherd salue la réactivité de la marine mexicaine pour désamorcer cette situation dangereuse » a expliqué Paul Watson.

Depuis le début de nos opérations dans le golfe de Californie plus de 780 équipements de pêche illégaux ont été saisis, soit plus de 17km de lignes et filets, sauvant directement la vie de plus de 3100 animaux. Cette pêche illégale du totoaba (dont la vessie natatoire peut atteindre 100 000$ au marché noir) qui met en péril le plus petit cétacé du monde et nombre d’autres espèces est directement mise sous pression par nos opérations et nous nous en félicitons. Sans nos interventions, nous pensons que les vaquitas auraient déjà disparues.

Les 31 campagnes de protection des océans de Sea Shepherd en 2018

En 2018, grâce à la générosité de nos supporters, à la passion de nos bénévoles et au travail acharné de nos équipages, Sea Shepherd a pu mener 31 campagnes d’actions directes pour la protection des océans à travers le monde ! Depuis la création de Sea Shepherd par le capitaine Paul Watson en 1977, le mouvement pour la défense, la conservation et la protection de nos océans et la vie marine ne cesse de grandir.

De la Grande Barrière de corail australienne et des eaux tanzaniennes en Afrique de l’Est, aux côtes européennes et à la mer de Cortez au Mexique, notre flotte mondiale de onze navires a travaillé en partenariat avec les autorités locales pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Elle a également retiré des centaines de kilomètres de filets mortels, et recueilli des preuves pour aider à faire traduire les braconniers en justice. Nos campagnes à terre ont permis de protéger les tortues de mer en voie de disparition et leurs nids, aidé à mettre en lumière le massacre de baleines en Islande, et enlevé des tonnes de déchets marins dangereux sur des plages du monde entier. Des opérations continues ont également été menées pour lutter contre l’abattage de requins en Australie, fermer les fermes salmonicoles qui contaminent les eaux de la Colombie-Britannique, et protéger le marsouin vaquita du golfe de Californie, une espèce en danger critique d’extinction.

Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus sur chacune des campagnes :

OPERATION APEX HARMONY –Campagne en cours pour la défense des requins en Australie et en Asie du Sud-Est (à terre, avec de petites embarcations)

OPERATION ALBACORE – Campagne en cours pour mettre fin à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) au Gabon, en Afrique de l’Ouest (M/Y Bob Barker)

OPERATION AMELEN – Campagne de protection des requins en Nouvelle-Calédonie (à terre)

OPERATION BLOODY FJORDS – Campagne en cours pour la défense des globicéphales dans les îles Féroé, qui dépendent du Danemark (à terre)

OPERATION CLEAN WAVES – Campagne en cours pour protéger la santé des récifs et l’eau potable de l’île Fanning (ou Tabuaeran), et d’autres nations insulaires du Pacifique Sud contre les déchets plastiques et autres matières polluant les océans. (R/V Martin Sheen)

COVE GUARDIAN CAMPAIGN – Campagne en cours pour documenter la capture et le massacre des dauphins au Japon (à terre)

OPERATION DIVINA GUADALUPE – Projet de recherche en cours sur les baleines à bec, sur l’île de Guadalupe, au Mexique (R/V Martin Sheen)

OPERATION DOLPHIN BYCATCH – Campagne pour documenter l’abattage non déclaré de dauphins par des chalutiers de pêche, sur la côte atlantique française (M/Y Bob Barker) (nouvelle campagne)

OPERATION DUWA – Campagne pour mettre fin au massacre des otaries à Puget Sound, un détroit de l’État de Washington, aux États-Unis (à terre)

GALAPAGOS CAMPAIGN – Campagne en cours pour protéger la Réserve marine des Galápagos (à terre)

GHOSTNET CAMPAIGN – Campagne pour enlever des filets fantômes dangereux et autres engins de pêche perdus dans les zones côtières d’Angleterre, d’Écosse et du Pays de Galles (sur terre, petites embarcations) (nouvelle campagne)

HUMBOLT NATIONAL CAMPAIGN – Campagne en cours pour la défense des parcs nationaux au Chili (à terre)

OPERATION JAIRO – Campagne en cours pour la protection de tortues marines menacées, le long des côtes du Nicaragua et d’Antigua-et-Barbuda (M/Y Brigitte Bardot, et à terre)

OPERATION JEEDARA – Campagne en cours pour protéger la Grande Baie australienne (M/Y Steve Irwin)

OPERATION JODARI – Nouvelle collaboration de Sea Shepherd Global pour mettre fin à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en Tanzanie, pays d’Afrique de l’Est (M/Y Ocean Warrior) (nouvelle campagne)

OPERATION MAMACOCHA – Campagne de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans le Couloir marin du Pacifique tropical oriental : Costa Rica, Panama, Colombie, Équateur et Pérou, et comprenant la Réserve marine des Galápagos, l’île Cocos, l’île Malpelo et le Parc national Coiba. (M/Y Brigitte Bardot) (nouvelle campagne)

OPERATION MJOLNIR – Campagne pour documenter la chasse commerciale à la baleine en Islande (à terre) (nouvelle campagne)

MARINE DEBRIS CAMPAIGN – Campagne mondiale en cours pour réduire et enlever les déchets marins des océans et des côtes (à terre)

OPERATION MILAGRO – Campagne en cours pour protéger le marsouin vaquita, espèce en danger critique d’extinction, dans la mer de Cortez, au Mexique (M/Y Farley Mowat)

OPERATION NYAMBA – Poursuite de la campagne de protection des tortues marines sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien (à terre)

ORESUND CAMPAIGN – Campagne de documentation sur le chalutage illégal et les dommages causés aux fonds marins dans l’Øresund, entre le Danemark et la Suède (M/Y Emanuel Bronner) (nouvelle campagne)

PERKUNAS CAMPAIGN – Campagne en cours pour la protection des marsouins communs en mer Baltique (M/Y Emanuel Bronner)

OPERATION PAHU – Campagne en cours pour la défense des dauphins d’Hector en Nouvelle-Zélande (à terre)

OPERATION REEF DEFENSE – Campagne collective pour la protection de la Grande Barrière de corail, en Australie (M/Y Steve Irwin) (nouvelle campagne)

RITOQUE CAMPAIGN – Campagne de protection de la faune sauvage de l’écosystème de Ritoque dans la région de Valparaiso, dans le Chili central (à terre) (nouvelle campagne)

OPERATION SISO – Campagne pour mettre fin à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans les îles Éoliennes, Italie (M/Y Sam Simon) (nouvelle campagne)

OPERATION SOLA STELLA Campagne en cours pour mettre fin à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) au Libéria, pays d’Afrique de l’Ouest (M/Y Sam Simon)

OPERATION SIRACUSA – Campagne en cours pour arrêter les braconniers dans la Réserve marine de Plemmirio, en Italie (à terre).

OPERATION TREASURED ISLANDS – Recherche en cours et campagne de défense des requins dans les îles Revillagigedo, au Mexique (M/Y Sharpie)

OPERATION VIRUS HUNTER – Campagne en cours pour empêcher les fermes piscicoles de contaminer les populations de saumon sauvage dans les eaux du Pacifique Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, une province du Canada. (R/V Martin Sheen)

OPERATION 404 – Campagne en cours pour mettre fin à la captivité des mammifères marins dans le monde (à terre)

Aidez-nous à faire de 2019 une année encore meilleure pour les océans. Faites un don maintenant pour soutenir nos campagnes !

Meilleurs vœux à nos bénévoles et à nos supporters

Meilleurs vœux à nos bénévoles et à nos supporters pour cette année 2019 qui nous rapproche encore un peu plus de notre destin.

Nous avons refermé 2018 sur une victoire pour laquelle nous nous sommes battus de nombreuses années : faire de l’antarctique un véritable sanctuaire pour les baleines. En 2005, j’embarquais à bord du vieux Farley Mowat, cap sur l’océan austral où je verrai mes premiers icebergs, mes premières baleines, mes premiers baleiniers. Nous coupions le chauffage à bord pour économiser du carburant et rester quelques jours de plus aux côtés des baleines. Au bout de deux mois, nous rentrions finalement au port, la mort dans l’âme de ne pas avoir les fonds suffisants pour rester pendant toute la saison de chasse. Des pleurs pour les uns, de la colère pour les autres, et la rage d’en faire plus pour tous. Un sanctuaire international, violé chaque année par une flotte de braconniers envoyée par la troisième puissance économique mondiale, venue massacrer au harpon explosif les doux géants que nous avons déjà amenés au bord de l’extinction. Et qui pour les défendre ? Une bande de saltimbanques bénévoles à bord d’un bateau de pêche vieux d’un demi-siècle, une coquille de noix qui brave les tempêtes d’un des océans les plus hostiles de la planète à mille lieues de toute civilisation. Combien de Noël passés loin des nôtres, aux confins du monde pour faire résonner sur la scène internationale les cris des baleines harponnées qui sans nous ne fendent que le silence austral, dans l’indifférence et l’impunité dont jouissent les plus forts, loin des regards. Des baleines qui par cette négation de leur agonie, meurent une seconde fois.

De 2005 à 2017, Sea Shepherd a fait ce que les Marines d’État auraient dû faire : protéger le sanctuaire baleinier de l’océan austral, jusqu’aux limites du possible. Et jusqu’à diviser par trois le nombre de baleines harponnées.

6 000 baleines et leur descendance nagent aujourd’hui dans l’océan parce que cette bande de saltimbanques a refusé de rester les bras croisés à se morfondre de l’inaction de ceux qui auraient dû agir. Ces baleines doivent la vie aux bénévoles qui travaillent sur les bateaux ou à terre, aux donateurs privés qui nous libèrent de toute dépendance aux gouvernements et qui ont permis de donner naissance à la plus grande flotte privée du monde, la seule Marine entièrement dédiée à la protection de la vie marine, l’âme et la voix de l’océan, le destin de l’humanité.

Les harpons vont enfin se taire en Antarctique mais le bruit de la mort résonne encore dans toutes les mers du monde. Et dans les mers françaises… des milliers de dauphins massacrés dans les filets de pêches sur les côtes françaises avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, les mamans tortues tuées par centaines à la machette sur les plages de l’île française de Mayotte, la nurserie marine de Guyane violée par TOTAL avec la bénédiction de notre président : la destruction de l’habitat est la première cause d’extinction des espèces.

D’ici 2048 comme nous l’ont prédit les scientifiques des Nations Unies, nous aurons provoqué un effondrement global des populations de poissons pêchées aujourd’hui, traquées jusque dans les moindres recoins de l’océan, à coups d’escadrilles de pêches ultra modernes, subventionnées par nos impôts. D’ici 2048, il y aura plus de plastique dans l’océan qu’il n’y aura de poissons. D’ici 2048, nous aurons tué l’océan à coups de harpons, de filets de pêches, de bulldozers, de produits chimiques, de millions de tonnes de plastique… de réchauffement climatique. Mais nous l’aurons surtout tué par notre indifférence et par notre apathie. Nous sommes tous responsables et tous concernés, tous ceux qui sont dans la force de l’âge et qui se voient encore sur Terre dans 29 ans, tous ceux qui ont des enfants et qui leur souhaitent autre chose que l’enfer. Si un combat vaut la peine d’être mené, c’est celui-là. Nous ne serons pas là pour pleurer sur le dernier souffle de l’océan, nous aurons déjà disparu des conséquences de son agonie.

En 2019, ce que je peux nous souhaiter de mieux à tous, c’est de nous libérer de notre apathie collective. Quand le manque d’air nous réveillera, il sera trop tard, et nous verrons souffrir nos êtres les plus chers, nos enfants à qui nous ne pourrons même pas dire : « Pardonne nous, nous ne savions pas. » car nous savons.

Il est déjà trop tard pour beaucoup, le destin de tout ce qui disparait aujourd’hui a été décidé hier. Aujourd’hui, nous décidons de ce qui restera demain. Nous n’avons plus le droit à l’erreur.

Bonne année 2019 à tous,


Lamya ESSEMLALI
Présidente Sea Shepherd France
Directrice Sea Shepherd Global

L’Opération Albacore de Sea Shepherd

Notre troisième campagne pour mettre fin à la pêche illégale au Gabon, en Afrique de l’Ouest

Un partenariat fructueux pour protéger l’Eden de l’Afrique.

En 2016, Sea Shepherd s’est associé au gouvernement du Gabon pour mettre fin à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans ses eaux côtières. Sao Tomé-et-Principe s’est rapidement joint à la campagne, ce qui a permis l’arrestation de cinq navires opérant illégalement dans le golfe de Guinée. Sea Shepherd a poursuivi la campagne de protection de leurs eaux côtières en 2017, avec l’arrestation de deux chalutiers et d’un palangrier qui pêchaient illégalement. En 2018, Sea Shepherd est de retour pour reprendre les patrouilles avec les autorités gabonaises de la plus grande aire marine protégée d’Afrique.

Logo de l'opération Albacore

Logo de l’opération Albacore

À propos de l’Opération Albacore III

Un partenariat en cours pour lutter contre la pêche illégale au Gabon

Depuis 2016, Sea Shepherd Global met à disposition le M/Y Bob Barker comme patrouilleur civil offshore pour défendre, préserver et protéger l’habitat essentiel du thon dans le Centre de l’Afrique de l’Ouest. En juillet 2018, un an après que le Gabon a déclaré la création du plus grand réseau d’aires marines protégées d’Afrique, Sea Shepherd a lancé sa troisième campagne en partenariat avec les autorités gabonaises.

Un partenariat pour mettre fin à la pêche INN

Travailler avec les autorités locales au Gabon

La Marine Nationale du Gabon, des inspecteurs des pêches de l’Agence Nationale des Pêches et de l’Aquaculture (ANPA) et des rangers de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) seront stationnés à bord du M/Y Bob Barker, et travailleront avec l’équipage du M/V Bob Barker de Sea Shepherd pour surveiller les eaux territoriales du Gabon. Ces patrouilles permettront aux forces de l’ordre de défendre, préserver et protéger l’habitat essentiel du thon dans le centre de l’Afrique de l’Ouest.

En août 2016, l’Opération Albacore a été étendue à Sao Tomé-et-Principe, en Afrique centrale. Avec l’aide de Sea Shepherd, les autorités de cet l’État insulaire ont arraisonné un palangrier battant pavillon espagnol et détenteur d’un permis de pêche au thon. Elles ont découvert des cales remplies de requins dont les ailerons avaient été découpés, ce qui représente une violation de l’interdiction de l’Union Européenne contre le shark finning.

L’Opération Divina Guadalupe de Sea Shepherd, projet de recherche sur les baleines à bec de l’île de Guadalupe, au Mexique

Les baleines à bec de Cuvier sont considérées comme les championnes de la plongée en apnée. Elles sont en effet capables de plonger à près de 3 000 mètres de profondeur, soit l’équivalent d’environ dix Tours Eiffel ! Elles peuvent rester sous l’eau deux heures d’affilée, et quelques respirations en surface leur suffisent avant de replonger aussitôt. Les capacités d’apnée exceptionnelles de ces baleines en font une espèce difficile à observer et à étudier pour les scientifiques.

En comparaison, le cachalot, deuxième meilleur plongeur de l’extrême, a été observé à une profondeur maximum de 2 250 mètres et passe davantage de temps en surface entre chaque plongée.

Un groupe de scientifiques mexicains et américains, assisté par Sea Shepherd, mène actuellement une étude sur l’île de Guadalupe, au large du Mexique. C’est dans cette zone que l’on a enregistré un nombre record d’observations de baleines à bec de Cuvier, sur une période d’environ quinze jours.

La découverte d’un si grand nombre de baleines à bec de Cuvier dans ce laps de temps a fourni aux scientifiques du projet Divina Guadalupe I embarqués à bord du navire de Sea Shepherd l’occasion d’étudier leurs modèles d’habitat et de comportement. Ces observations sont essentielles pour améliorer les connaissances et la compréhension de ces cétacés discrets. Sea Shepherd et le groupe de scientifiques dirigés par Gustavo Cardenas sont retournés sur les lieux depuis pour poursuivre leurs travaux de recherches sur ces baleines.

Au cours de la seconde expédition, l’équipage de Sea Shepherd a réussi à enregistrer à l’aide d’un drone les images inédites d’une baleine à bec de Cuvier en compagnie de son petit.

L’Opération Guadalupe en est actuellement à sa quatrième expédition.

Jusqu’à présent, l’île de Guadalupe était surtout connue pour ses rassemblements de grands requins blancs en automne et en hiver. L’île a récemment gagné en notoriété à cause d’une vidéo virale sur YouTube montrant un grand requin blanc briser les barreaux d’une cage d’observation après avoir été appâté par un tour operator. Le plongeur qui se trouvait dans la cage s’en est miraculeusement tiré indemne.

Cet incident s’est produit dans la baie où ont été effectuées les 29 observations de baleines à bec de Cuvier.

L’île de Guadalupe constitue un site privilégié pour étudier les baleines à bec de Cuvier. Dotée d’un plateau continental étroit, elle est entourée d’eaux profondes, ce qui permet d’observer souvent ces baleines à proximité des côtes.

L’une des raisons pouvant expliquer l’abondance de ces baleines dans cette zone est l’éloignement de l’île de Guadalupe du continent. Cet éloignement réduit les perturbations induites par l’activité maritime, augmente la probabilité pour les baleines de trouver des proies, et les protège des orques, leurs prédateurs. Par ailleurs, malgré le fait de partager leur habitat avec les grands requins blancs, aucune attaque de baleine à bec par cette espèce de requin n’a été répertoriée.

Zone de reproduction probable pour les baleines

Les observations de deux mères accompagnées de leurs baleineaux indiquent aussi, selon les scientifiques, que l’île de Guadalupe pourrait constituer une zone de reproduction pour les baleines à bec de Cuvier. La découverte d’une densité aussi élevée d’individus de cette espèce à proximité de l’île, à différentes périodes de l’année, fait dire aux scientifiques qu’il pourrait s’agir d’une population locale. Cette hypothèse est renforcée par plusieurs correspondances dans le catalogue de photo-identification établi au cours des différentes expéditions.