Captures de dauphins : le Conseil d’Etat botte en touche.

Le Juge du Conseil d’Etat a estimé que puisque que les mesures de protection des dauphins (fermeture de zones de pêche) n’ont d’efficacité que si elles sont inscrites dans le long terme, il n’était dès lors pas de sa compétence de prendre une mesure d’urgence et par nature, temporaire.

Si on résume, cela signifie que tant qu’on n’a pas décidé de protéger les dauphins sur le long terme, il ne sert à rien de leur accorder un sursis. Tous ceux qui auraient pu être épargnés par cette mesure d’urgence vont donc mourir.

Le juge ne s’est pas prononcé sur la mise en œuvre du principe de précaution que nous avions longuement développé et qu’il relève pourtant dans sa décision « les incertitudes scientifiques sur l’abondance de la population ». L’application du principe de précaution aurait dû amener le juge à prononcer des mesures minimales d’urgence, d’autant que les scientifiques alertent sur le fait que si la diminution de la population de dauphins est visible, c’est qu’il est déjà trop tard. Des mesures d’urgence ont pour but d’éviter à tous prix d’atteindre ce point de non retour, équivalent au déclenchement d’un processus d’extinction que nous ne serions plus en mesure de stopper.

Nous regrettons cette décision, l’occasion manquée d’accorder aux dauphins un sursis pourtant indispensable, en attendant la mise en place de mesures pérennes… Toutes aussi urgentes.

Nous ne nous laissons pas décourager par cette décision et restons plus que jamais mobilisés en mer, dans les tribunaux, les médias et les réseaux sociaux. Jusqu’à ce que de vraies mesures soient prises et tant qu’il restera des dauphins.

Lire sur le site du Conseil.

Captures de dauphins : le Conseil d’État va trancher suite à une plainte de Sea Shepherd

Face aux milliers de dauphins capturés par les engins de pêche au large des côtes françaises et l’inaction du Ministère de la Mer, Sea Shepherd a engagé « un référé liberté » et obtenu une audience devant le Conseil D’État.

Sea Shepherd entend démontrer que l’inaction du Ministère de la Mer constitue une « atteinte au droit à un environnement sain ». Les scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme depuis des années, ne sont pas entendus par les pouvoirs publics. Depuis 2016, nous battons chaque année des records d’échouages.

« Les dauphins sont au sommet de la chaine alimentaire. Ils jouent un rôle fondamental dans l’équilibre de l’écosystème marin. Leur disparition annoncée par les scientifiques, entrainerait un effondrement en cascade de la biodiversité marine avec des conséquences catastrophiques et irréversibles pour nous tous » déclare Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France.

Les recours en référé liberté ne font pas toujours l’objet d’une audience. Mais la Haute Juridiction a accepté d’en organiser une en urgence afin de se prononcer sur cette question fondamentale.

Sea Shepherd demande au juge administratif d’imposer des mesures visant à limiter les captures de mammifères marins, notamment des dauphins communs, afin d’éviter « l’extinction programmée » de l’espèce.

Nous demandons notamment que le Ministère de la Mer entérine les recommandations scientifiques suivantes :

la fermeture spatio-temporelle des activités de pêche durant les périodes préconisées par le CIEM

la mise en œuvre de dispositif de Remote e-monitoring obligatoire. (Surveillance par des caméras embarquées)

embarquement obligatoire d’observateurs (lorsque cela est techniquement possible)

le prononcé de sanctions du fait des captures, celles-ci pouvant être considérées comme des captures prévisibles au sens de la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne

L’audience aura lieu mardi matin à 11h au Conseil D’État.

Sea Shepherd victime d’attaques en mer en France

Les équipes de l’ONG ont été une nouvelle fois victimes d’attaques d’une rare violence, le 25 février au large des Sables d’Olonne. Ces attaques répétées mettent en danger la vie des équipages de Sea Shepherd et visent à rompre toute observation pacifique des bateaux de pêche. Ces observations permettent de limiter le nombre de captures accidentelles et de fournir des données scientifiques aux pouvoirs publics.

Les faits

Tirs de paintball, jets de projectiles en tout genre blessant notre équipage à coup de pierre, manœuvres dangereuses… Ces attaques inqualifiables à l’encontre de nos équipes ternissent l’image de tout un secteur. « Ces agressions sont d’une rare violence. Les pêcheurs en question sont fermés à tout dialogue et font des manœuvres en mer extrêmement dangereuses pour nos équipes » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France. L’ONG a porté plainte contre ces pêcheurs qui intimident et agressent les bénévoles de l’organisation.Cliquez ici pour ouvrir la visionneuse

Les pêcheurs qui collaborent avec Sea Shepherd de plus en plus nombreux

Sea Shepherd tient à saluer l’esprit constructif et le grand professionnalisme qui règnent avec certains pêcheurs français. Grâce à cette proximité toujours bienveillante, l’ONG et les pêcheurs prouvent qu’ils peuvent œuvrer ensemble, à la protection de la biodiversité marine et plus particulièrement à celle des dauphins victimes de captures ou échouages quotidiens sur les côtes françaises durant cette saison. « Nous sommes rassurés par l’attitude très constructive et conciliante de certains pêcheurs, que ce soit en mer ou à quai. Ils comprennent tout à fait l’objectif de nos opérations en mer : documenter le nombre d’asphyxies de dauphins lors des remontées de filet pour mieux les protéger, en leur réservant par exemple des zones et des périodes de repos biologique durant lesquelles les bateaux de pêches ne peuvent plus naviguer » rajoute la présidente de l’ONG.

Le combat de Sea Shepherd pour les dauphins français continue

En plus de ses patrouilles en mer et de son recensement des échouages de dauphins et de leur captures accidentelles, Sea Shepherd n’a eu de cesse d’alerter le Ministère de la Mer avec des données documentées et irréfutables pour protéger les dauphins français, avant leur éradication définitive du littoral de l’Hexagone.
Avec 45 000 kilomètres de filets déployés chaque jour, la France est parmi les plus mauvais élèves de l’Union Européenne en matière de protection des cétacés. « Depuis le 1er janvier, près de 450 petits cétacés se sont échoués sur la façade Atlantique selon l’observatoire Pélagis avec lequel nous échangeons régulièrement. Cette hémorragie doit cesser et nous appelons solennellement la Ministre de la Mer, Annick Girardin à sortir des déclarations d’intention et à agir maintenant » conclut Lamya Essemlali.

Réponse de Sea Shepherd au gérant de Bretagne Zoo

Malgré notre volonté de garder tout ce qui suit dans la sphère du domaine privé et afin de ne pas décevoir tous ceux qui soutiennent ce projet, nous sommes aujourd’hui contraints et forcés de partager certains éléments importants en réponse aux interrogations suscitées par les accusations portées à notre égard. Accusations pour lesquelles nous poursuivons les auteurs en diffamation.

En effet, hier, Jérôme Pensu, se faisant passer pour « Rewild » a envoyé un communiqué de presse hostile et mensonger envers Sea Shepherd France et sa présidente, Lamya Essemlali. Cette dernière est nommément accusée d’avoir voulu « réaliser une OPA hostile sur Rewild » prise selon eux d’une soudaine « soif de pouvoir ». Le communiqué en question ne fait que relayer publiquement les accusations distillées depuis des semaines par Jérôme Pensu, gérant de la SARL Bretagne Zoo, rachetée par Rewild en décembre 2019 et récemment placée en redressement judiciaire.

Et pourtant, contrairement à ce que les auteurs du communiqué tentent de faire croire, il n’y a aucun conflit entre Sea Shepherd et Rewild, bien au contraire. A aucun moment, ils ne se soucient du fait que leur sortie médiatique puisse causer du tort à Rewild et à l’image de la protection animale dans son ensemble.

Mais pourquoi Jérôme Pensu, épaulé par Lorane Mouzon et Gilles Moyne (tous deux capacitaires du Centre de Soins Athénas) se présentent-ils aujourd’hui comme les représentants légaux de Rewild ? Et pourquoi attaquent-ils publiquement Sea Shepherd France et Lamya Essemlali ? Eléments de réponse :

  • L’identité de Rewild

Les membres fondateurs de Rewild actuellement en fonction au sein de Rewild sont au nombre de 3 :

  • Jean-Marc Gancille
  • Jérôme Bonnard (également créateur du logo de Rewild)
  • Pierre Douay

Le conseil d’administration est composé comme suit :

  • Jean-Marc Gancille et Lamya Essemlali, co-président(e)s
  • Jérôme Bonnard, secrétaire
  • Pierre Douay, trésorier

Lorane Mouzon a démissionné de Rewild en date du 10 février dernier (suite au retrait public du Centre Athénas de Rewild) et Jérôme Pensu et Gilles Moyne n’ont à ce jour aucun statut au sein de l’association Rewild.

Pour les membres fondateurs et membres du bureau de Rewild, Jean Marc Gancille, Pierre Douay et Jérôme Bonnard :

« Les tentatives désespérées d’une équipe aux abois pour réécrire l’histoire et faire porter la responsabilité d’un naufrage dont ils sont comptables sur ceux qui ont précisément tout tenté pour l’éviter est profondément pathétique. Nous réaffirmons avec force notre confiance et notre soutien au projet de reprise de Rewild par Sea Shepherd, seule organisation légitime et crédible pour conserver l’esprit initial du projet, mobiliser des moyens adaptés aux défis à venir et pérenniser cette aventure hors du commun. »

  • Retour sur la chronologie des faits

En décembre 2019, Sea Shepherd France mobilise son réseau et Lamya Essemlali sollicite le soutien du journaliste Hugo Clément pour lancer une cagnotte dont le but est de financer le rachat du zoo de Pont-Scorff, projet porté par une association indépendante nouvellement créée : Rewild.

L’objectif est alors d’offrir aux animaux du zoo un processus de réhabilitation pour ceux qui remplissent les critères sanitaires, génétiques et comportementaux pour un retour en milieu naturel et une sanctuarisation pour ceux qui sont inaptes. La structure doit également accueillir des animaux victimes de trafic en vue de les réhabiliter ou de les sanctuariser.

  • La problématique financière : les dons absents au rendez-vous

Malgré une cagnotte de lancement au succès fulgurant (26 000 donateurs issus de 62 pays et plus de 700 000 euros levés en quelques jours!) grâce au réseau de Sea Shepherd et d’Hugo Clément, aucune réhabilitation, aucun relâché, ni aucune sanctuarisation n’ont eu lieu pendant l’année 2020 et la levée de fonds au long cours sur laquelle devait pouvoir s’appuyer Rewild n’a donc pas eu lieu.

Encore une fois si la pandémie n’a pas facilité les choses, le plus gros obstacle est demeuré le gérant qui dans une volonté de contrôle totalitaire et absolu n’a laissé aucune marge de manœuvre à quiconque et a bloqué toutes les avancées possibles. Karine Demure, bénévole en charge des relations avec les réserves, sanctuaires, vétérinaires et centres de soins à l’international depuis 8 mois décrit ainsi son travail avec le gérant : « Si M Pensu n’est pas à l’origine de la proposition, il s’en désintéresse et celle-ci est automatiquement rejetée. Lorsque j’ai trouvé une compagnie spécialisée prête à prendre en charge très rapidement le transport aérien d’animaux, il a refusé, a dit vouloir attendre, et les animaux ne sont jamais partis (…) Plusieurs demandes d’autorisation auprès de la CITES, ou de certificats sanitaires ont mis des semaines à aboutir, et ont nécessité de nombreuses relances, voir la mise en place de stratégies pour obtenir les documents sans faire d’esclandre. Certains documents nécessaires au départ d’animaux n’ont jamais été demandés par M Pensu, seul détenteur des codes de l’application I-CITES. »

La conséquence de cette attitude a été que Sea Shepherd qui ne s’y était pourtant jamais engagé a décidé d’aider financièrement et humainement Rewild pour compenser l’absence de dons afin que le projet ne périclite pas. Dans un mail en date du 5 Juillet 2020, Lamya Essemlali avertit Jérôme Pensu, Lorane Mouzon et Gilles Moyne : « Cette situation n’est pas pérenne car le but n’est pas que Rewild ponctionne Sea Shepherd. Donc l’urgence absolue est de trouver de l’argent, si vous avez des mécènes dans vos réseaux, c’est maintenant ou jamais. »

C’est finalement Lamya Essemlali qui quelques temps plus tard, mobilisera un mécène de Sea Shepherd qui contribuera à hauteur de 270 000 euros au soutien de Rewild. En un an, ni Jérôme Pensu, ni Lorane Mouzon, ni Gilles Moyne ne se sont mobilisés pour trouver des financements, ils se sont toujours entièrement reposés sur Sea Shepherd

Si Sea Shepherd avait conscience des difficultés pour Rewild à lever des fonds, en aucun cas nous n’avions connaissance du niveau de compromission financière de la société Bretagne Zoo. Certaines dettes étaient connues au moment du rachat, mais celles-ci étaient échelonnées sur plusieurs années et devaient pouvoir être remboursées sans trop de difficulté. Jérôme Pensu en a lui-même toujours minimisé l’ampleur. La situation économique présentée par le gestionnaire du projet apparaissait fondée.

Contrairement à ce que prétend le gérant, ce dernier n’a jamais alerté Lamya Essemlali du degré d’endettement de la société Bretagne Zoo et des difficultés liées notamment au fait que ce dernier a fait à plusieurs reprises des chèques sans provisions qui ont mis la société en difficulté, qu’il n’a pas payé aux échéances dues les loyers et certaines dettes, rendant ainsi exigibles immédiatement des sommes normalement étalées sur plusieurs années.

  • Des fautes de gérance plongent la société dans le rouge

Le gérant a commis plusieurs fautes de gestion citées plus haut et a sans doute précipité sa possible liquidation en refusant de payer l’assurance du zoo. Comme nous l’avons découvert il y a tout juste quelques jours, l’assurance n’a jamais été payée par le gérant de Bretagne Zoo depuis le rachat par Rewild malgré plusieurs courriers de relance et l’ancien zoo continue son activité sans être assuré depuis septembre 2020, ce qui est totalement irresponsable.

Inquiétée par certains signaux, Lamya Essemlali indique alors qu’il est nécessaire que des personnes de confiance issues de Sea Shepherd soient représentées en majorité au sein du Conseil d’Administration de Rewild afin d’avoir un pouvoir de décision qui corresponde au degré d’investissement et à la prise de risque engagés par Sea Shepherd. Il est vrai que la majorité au CA de Rewild donnait la possibilité de révoquer si besoin le gérant de Bretagne Zoo. Cette demande a été perçue par Jérôme Pensu, Lorane Mouzon et Gilles Moyne, comme une déclaration de guerre, ou plutôt comme une « tentative d’OPA hostile », inacceptable. Suite à cela, et après avoir tenté de révoquer sans succès Lamya Essemlali de Rewild, le Centre Athénas a annoncé publiquement son retrait pour « profondes divergences » tout en affichant son soutien à Jérôme Pensu. Pourtant Gilles Moyne et Lorane Mouzon sont installés dans le Jura, ils n’ont passé que quelques jours à Pont-Scorff sur toute l’année 2020 et tiennent pour l’essentiel leurs informations de Jérôme Pensu lui-même.

  • Jérôme Pensu répète l’histoire de ses échecs passés et transpose ses propres travers sur autrui

Dans le communiqué émanant du gérant et de ses soutiens (du moins on le présume vu qu’il n’est pas signé), il est indiqué que la « majorité du personnel toujours en place reste mobilisée aux côtés des 3 derniers co-fondateurs ». Outre le fait que ni Jérôme Pensu ni Gilles Moyne ne sont membres fondateurs officiels de Rewild et que Lorane Mouzon a démissionné, il est également faux d’affirmer que la majorité de l’équipe en place est mobilisée à leurs côtés. Beaucoup sont à juste titre désorientés et attendent simplement de voir ce qui va se passer, certains sont acquis à Jérôme Pensu et d’autres endurent sa présence au quotidien comme une véritable épreuve et se mobilisent aux côtés de Sea Shepherd pour travailler au projet de reprise.

Plusieurs attestations Cerfa (à la disposition des autorités) d’employés et de bénévoles mais aussi d’anciens collaborateurs et anciens associés de Jérôme Pensu font état d’un homme au tempérament dictatorial, humiliant et insultant envers certain(e)s employé(e)s. Dans tous les cas, Jérôme Pensu dirige d’une main de fer « son zoo » et « ses gens » comme il se plait à le répéter sans cesse, jusqu’au jour où il sent son « jouet » lui échapper et là, il tente de le casser. L’histoire semble se répéter toujours selon le même schéma à l’instar de ses collaborations précédentes ( Zoo Amazonia liquidé au bout de 6 mois de sa gérance, Centre de soins Alca Torda, Le Biome…). Toutes se sont terminées de façon dramatique avec un Jérôme Pensu qui à chaque fois, a pratiqué la politique de la terre brûlée comme il tente de le faire aujourd’hui avec Rewild.

  • Une véritable entreprise de sabotage du projet par le gérant de Bretagne Zoo

Jérôme Pensu ne s’est finalement comporté depuis le début que comme le tenancier d’un zoo dont aucun animal ne semble avoir la moindre chance de partir un jour. Aujourd’hui en tentant d’accuser Sea Shepherd de « gérance de fait » alors que Sea Shepherd n’avait aucun contrôle ni même aucune visibilité sur les comptes, aucun contact avec les fournisseurs, les créanciers, aucune autorité sur les salariés, aucun pouvoir de décision sur les animaux ou l’aménagement du site, Jérôme Pensu tente clairement de saboter le projet de reprise de Sea Shepherd qui est pourtant et jusqu’à preuve du contraire, la seule alternative réaliste à l’industrie de la captivité.

Et pourtant, c’est bien parce que Lamya Essemlali n’avait aucun contrôle ni aucune visibilité sur la gestion de Bretagne Zoo que cette dernière a mandaté un audit financier indépendant, ce qui lui a valu d’être convoquée par Jérome Pensu, Lorane Mouzon et Gilles Moyne. Le but était pourtant uniquement de déterminer si Sea Shepherd pouvait raisonnablement continuer à soutenir financièrement le projet. Contrairement à ce que prétend Jérôme Pensu le résultat de cet audit a été livré le 13 février et a été transmis au Parquet et à Sauveur Ferrara, co-gérant de Bretagne Zoo. Le verdict fait état d’une situation financière irrémédiablement compromise » et d’une société « en cessation des paiements depuis plus de 45 jours ». À ce moment-là, il n’est plus question pour Sea Shepherd de soutenir financièrement le projet sans se mettre elle-même en danger. Mais Jérôme Pensu explique simplement aux salariés que Sea Shepherd a décidé de « couper le robinet » afin de « déstabiliser la direction ». Sea Shepherd est même accusée d’être responsable de la cessation des paiements de Bretagne Zoo. Une situation ubuesque.

En tentant de faire croire que Sea Shepherd était « gérant de fait », Jérôme Pensu trahit non seulement Sea Shepherd qui a soutenu le projet de Rewild jusqu’ici et bien au-delà de ce qui était prévu, mais il trahit bien sûr les animaux, les employés qui croient au projet et également les milliers de donateurs à qui nous avons tous fait une promesse.

« Malgré tout ce que cela me coûte à titre personnel, malgré les coups bas et quelques trahisons, je ne regrette rien car ce projet est magnifique. Mon plus grand espoir aujourd’hui est que cette erreur ne soit pas fatale et que nous réussissions à sauver ce projet qui en vaut tellement la peine. Je suis heureusement entourée d’une équipe soudée (dont certains salariés de Bretagne Zoo) qui travaille d’arrache-pied à mes côtés pour y parvenir. Je ne suis pas sûre d’y parvenir mais je veux croire à une renaissance possible pour Rewild » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France

Sea Shepherd travaille activement à un projet de reprise viable, pourvoyeur de solutions, dans une approche apaisée avec les pouvoirs publics, les fournisseurs et les différents partenaires. Des zoos sont déjà sur les rangs pour la reprise, le Tribunal de Commerce de Lorient tranchera. Dans tous les cas, le projet de Rewild est en phase avec l’évolution de son époque et comme le disait Victor Hugo « Rien ne peut arrêter une idée dont l’heure est venue »..