Du Pacifique Nord à la Méditerranée : Wally, le baleineau lanceur d’alerte d’un océan à l’agonie

Le baleineau Wally, originaire du Pacifique Nord (situé entre l’Alaska et la Basse-Californie), est perdu en Méditerranée depuis des semaines. Un périple inhabituel qui témoigne de la transformation des océans. « Du fait du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, il y a maintenant une possibilité de passer entre le Pacifique et l’Atlantique et il est probable que cette jeune baleine inexpérimentée » de 15 mois se soit « trompée de chemin », arrivant ainsi dans l’Atlantique puis en Méditerranée, a expliqué à l’AFP Eric Hansen, responsable régional de l’OFB sur la façade méditerranéenne.

Baptisé Wally, le baleineau est aperçu au large de la côte italienne en avril puis à Antibes quelques jours plus tard. Début mai, il réussit à se libérer seul d’un filet de pêche à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Amaigri et épuisé, il ne semble pas s’être alimenté depuis son arrivée en Méditerranée et pourtant, il ne cesse de se déplacer. Ses chances de survie sont très minces. Les baleines grises se nourrissent d’invertébrés qu’elles trouvent dans les fonds vaseux et le baleineau ne peut les trouver en Méditerranée.

Avant de quitter les eaux françaises, Wally a été escorté par la gendarmerie maritime et par un bateau du Parc Naturel du golfe du Lion dans le but d’éloigner les curieux et de lui montrer la voie vers l’Espagne. Les autorités espagnoles ont pris la suite mais la baleine est remontée et est aujourd’hui à l’agonie au large de Majorque. Même s’il parvient à rejoindre l’Atlantique, il lui faudra encore le traverser avant de retrouver les eaux du Pacifique.En Espagne, le débat porte sur l’abattage ou non du baleineau. Abréger ses souffrances ou laisser la nature faire son travail. Une nature que l’Homme ne cesse d’impacter …Que faire ? Les filets de pêche restent la plus grande menace qui pèse sur les baleines. Plus de 300 000 mammifères marins en sont victimes chaque année. A cela s’ajoutent la pollution plastique, chimique, sonore, le réchauffement climatique… Nos activités humaines ont transformé l’océan en un terrain miné.

« C’est par ce que nous décidons de mettre dans notre assiette que nous aurons le plus grand impact sur l’océan » rappelle Lamya Essemlali, Présidente Sea Shepherd France, Co-directrice Sea Shepherd Global.

Si l’agonie d’un baleineau n’éveille pas les consciences, il y a peu d’espoirs pour les océans et donc pour l’humanité.

Lire l’article de SudOuest.fr

Captures de dauphins : le Conseil d’Etat botte en touche.

Le Juge du Conseil d’Etat a estimé que puisque que les mesures de protection des dauphins (fermeture de zones de pêche) n’ont d’efficacité que si elles sont inscrites dans le long terme, il n’était dès lors pas de sa compétence de prendre une mesure d’urgence et par nature, temporaire.

Si on résume, cela signifie que tant qu’on n’a pas décidé de protéger les dauphins sur le long terme, il ne sert à rien de leur accorder un sursis. Tous ceux qui auraient pu être épargnés par cette mesure d’urgence vont donc mourir.

Le juge ne s’est pas prononcé sur la mise en œuvre du principe de précaution que nous avions longuement développé et qu’il relève pourtant dans sa décision « les incertitudes scientifiques sur l’abondance de la population ». L’application du principe de précaution aurait dû amener le juge à prononcer des mesures minimales d’urgence, d’autant que les scientifiques alertent sur le fait que si la diminution de la population de dauphins est visible, c’est qu’il est déjà trop tard. Des mesures d’urgence ont pour but d’éviter à tous prix d’atteindre ce point de non retour, équivalent au déclenchement d’un processus d’extinction que nous ne serions plus en mesure de stopper.

Nous regrettons cette décision, l’occasion manquée d’accorder aux dauphins un sursis pourtant indispensable, en attendant la mise en place de mesures pérennes… Toutes aussi urgentes.

Nous ne nous laissons pas décourager par cette décision et restons plus que jamais mobilisés en mer, dans les tribunaux, les médias et les réseaux sociaux. Jusqu’à ce que de vraies mesures soient prises et tant qu’il restera des dauphins.

Lire sur le site du Conseil.

Dolphin Bycatch 5 – Macabre découverte sur une plage de Jard-sur-mer

Aujourd’hui, nos équipes ont trouvé ce jeune dauphin sur la plage de Ragounite à Jard-sur-mer.

Les caractéristiques de cette découverte indiquent que sa chair a été prélevée pour être consommée. Chaque année, des dauphins dépecés exactement de la même façon sont retrouvés sur les plages. Plusieurs pêcheurs nous ont avoué avoir consommé du dauphin ou avoir assisté à cette pratique bien plus répandue en France qu’on ne pourrait le penser.

Des témoignages en ce sens nous sont parvenus depuis le Pays Basque jusqu’en Bretagne en passant par les Sables d’Olonne.

Les dauphins sont strictement protégés et la consommation de leur chair est interdite. Mais en mer il n’y a pas de surveillance et pas de témoins. Sur les milliers de dauphins qui meurent chaque année dans les engins de pêche non sélectifs, il est avéré que certains sont consommés par des pêcheurs qui les considèrent comme des poissons.

La question n’est pas de savoir si la pratique existe mais dans quelles proportions.

Opération Dolphin Bycatch 5

11 Dauphins trouvés en moins de 5H sur une distance de 18 km et 5 plages différentes :

  • Plage de la Bergère – La Barre de Monts = 4 dauphins
  • Plage de la Davière – St Jean de Monts = 1 dauphin
  • Plage des Régates – Notre Dames de Monts = 1 dauphin
  • Plage des demoiselles – St Hilaire de Riez = 2 dauphins
  • Plage du Pont d’Yeu – St Jean de Monts = 3 dauphins dont celui pour l’action de sensibilisation (donné ensuite à Pélagis)

Après avoir passé 3 mois en Bretagne d’août à octobre dernier pour documenter les captures de dauphins dans les engins de pêche, nos équipes sont de retour sur le front cet hiver, en Vendée. Depuis 2018, nous alertons l’opinion publique sur le triste sort réservé aux dauphins dans le Golfe de Gascogne, pourtant espèce protégée, et nous relayons les inquiétudes des scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme sans être entendus. Tués par milliers par les bateaux de pêche le long de nos côtes, l’espèce est aujourd’hui en danger.

Toutes ces captures sont prévisibles, récurrentes, et évitables, et pourtant on continue à les qualifier d »accidentelles ». La réalité est que si la plupart des dauphins tués ne sont pas intentionnellement ciblés, ils sont considérés comme des victimes collatérales acceptables et ils sont sacrifiés au secteur de la pêche. Annick Girardin, ministre de la Mer (ou plutôt Ministre de la Pêche) a refusé de suivre les directives scientifiques pourtant exigées par l’Europe afin de réduire ces captures. Pour cela la France va être d’ailleurs condamnée à payer plusieurs millions d’euros d’amende. La ministre a préféré agiter la solution gadget que sont les « pingers » répulsifs acoustiques qui repoussent les dauphins de leur zone de nourrissage (quand ils fonctionnent).

La problématique des captures de dauphins est un véritable scandale et la France se déshonore à ne pas prendre les mesures nécessaires pour stopper cette hécatombe. Nos équipes resteront mobilisées tant que les directives des scientifiques à ce sujet ne seront pas suivies par le gouvernement.

Si nous faisons ici le travail de surveillance que devrait normalement faire l’État, nous ne bénéficions d’aucune subvention publique.

Les Dauphins du Parc Asterix, une occasion manquée

Captivité

Sea Shepherd salue le démarrage des débats à l’Assemblée Nationale au sujet de la proposition de loi visant à lutter contre la maltraitance animale. Sea Shepherd se réjouit notamment des amendements de la majorité parlementaire visant à solidifier le texte en apportant une définition précise dans la loi de ce que doivent être des refuges et des sanctuaires pour animaux non-domestiques.

Ces travaux sont particulièrement importants à l’heure où on parle de replacer des dauphins captifs dans des « sanctuaires ». Nous alertons sur le danger qui résiderait dans un manque de rigueur sur la définition de ce qu’est un sanctuaire. Nous ne pouvons pas prendre le moindre risque de faire perdurer la captivité des cétacés sous une appellation différente derrière laquelle se cacheraient des parcs zoologiques.

Nous sommes en revanche perplexes devant l’obstination qui semble exister en France, à nous convaincre que des dauphins captifs ne pourront jamais retrouver leur milieu naturel. Une certitude répétée en boucle par l’ensemble de l’industrie de la captivité qui a fini par convaincre un grand nombre d’acteurs impliqués dans ce débat.

Et pourtant, ce sont bien des dizaines de dauphins captifs, pour certains même nés en captivité, qui ont su renouer avec leurs instincts sauvages et se réadapter à la vie dans le vaste océan, le tout au terme d’un processus de réhabilitation adapté au cas par cas et encadré par un protocole scientifique mondialement reconnu.

Ric O’Barry (ancien dresseur des dauphins de la célèbre série « Flipper ») fait partie des experts mondiaux dans ce domaine et compte à son actif des dizaines de dauphins relâchés en milieu naturel après des étapes plus ou moins longues en captivité. Ric O’Barry a ouvert en juillet dernier son premier centre de réhabilitation permanent à Bali et propose ses services à la France de manière à réhabiliter ses dauphins captifs en montant un projet de centre dédié dans l’hexagone.

Pourquoi ne pas tenter en France un modèle qui a fait ses preuves ailleurs ? Nos collectivités locales ne devraient-elles pas donner l’exemple en se portant candidates pour de tels projets ? Pourquoi s’enfermer ce discours de l’impossible alors même que :

« Le Parc Astérix vient d’anéantir les chances d’une vie meilleure pour les dauphins captifs qu’ils ont exploités commercialement pendant des années. Ils avaient l’opportunité unique de payer la dette morale qu’ils avaient envers ces animaux. Par ignorance, par paresse ou par indifférence, ils ont préféré leur rester éternellement redevables en les confiant à un delphinarium étranger plutôt qu’à un sanctuaire qui les attendait pourtant de pied ferme » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France.

« Même si tous les dauphins captifs des delphinariums français ne réussissent pas leur processus de réhabilitation, il est fort probable que certains y parviendront. Nous leur devons de leur laisser cette chance. Pour les autres, des sanctuaires en mer doivent voir le jour et là encore, la France doit s’entourer d’experts qui ne demandent qu’à nous y aider. Des propositions d’amendements de certains parlementaires vont dans ce sens, nous attendons maintenant que le Gouvernement passe aux actes ».

Pingers : Un remède pire que le mal, applaudi par certains « écolos »

Depuis le 1er Janvier, les Pingers (répulsifs acoustiques) sont obligatoires sur les chalutiers naviguant dans le Golfe de Gascogne.

En France, plus de 11000 dauphins sont morts à cause des méthodes de pêche non sélectives en 2019. Une situation si alarmante que la Commission Européenne a mis la France en demeure pour son inaction, lui demandant de prendre des dispositions d’urgence. Et l’unique « mesure » prise par le Ministère de la Mer pour enrayer cette hécatombe se résume à imposer les répulsifs acoustiques sans prendre la mesure de leurs impacts.

A aucun moment la France ne remet en question son effort de pêche, ses méthodes non sélectives et leurs conséquences, mais préfère chasser un prédateur naturel, espèce protégée de surcroît, de sa zone de nourrissage en ignorant les effets pervers que peuvent avoir ces émetteurs de signaux acoustiques (lien en fin de publication pour en savoir plus).

Le ministère de la Mer qui dit s’engager pour « limiter au maximum les interactions avec les dauphins » n’en est même pas à faire le minimum pour atteindre ce but : une fermeture spatio-temporelle pour les pêcheries concernées, imposer le Remote E-monitoring (caméras) pour filmer les remontées de filets, réduire l’effort de pêche sur les lieux de vie de ces espèces protégées et la mise en place de mesures concrètes pour faire respecter l’obligation légale de déclarations de captures de dauphins (moins de 10 déclarations en 2019 pour plus de 10 000 captures estimées par les scientifiques, sur la base des cadavres mutilés échoués sur les plages).

On peut regretter par ailleurs que certaines associations environnementales ou de protection animale qui ne maitrisent pas le sujet applaudissent voir réclament la pose de pingers sur les filets de pêche, servant ainsi de caution environnementale à un Ministère de la Mer et à un Comité des Pêches.

Pingers : Un remède pire que le mal
Pingers : Un remède pire que le mal

Le Ministère de la Mer va jusqu’à reprendre dans sa communication officielle un tweet de 30 Millions d’Amis qui se réjouit de cette mesure écran de fumée… Que dire également du Directeur de la LPO (Ligue de la Protection des Oiseaux) qui s’exprime en faveur de la pose de pingers sur l’ensemble des filets de pêche ? (Soit sur des dizaines de milliers de kilomètres posés chaque jour en plein dans la zone habitat des dauphins)…

Un positionnement d’autant plus inquiétant quand on sait que la LPO a été mandatée par le gouvernement en tant qu’ ONG environnementale « experte » du sujet aux côtés des Comités des Pêches sur la mise en place du PNA (Plan National d’Action) censé venir à bout des captures de dauphins. PNA dont Sea Shepherd est pour l’instant exclue, pour cause de « radicalité ».

Faut-il peut-être plutôt comprendre que le Ministère de la Mer et le Comité des Pêche ne veulent surtout pas d’ONG spécialiste qui n’applaudirait pas des deux mains leurs mesures écran de fumée ?

L’extension des pingers à l’ensemble des filets de pêche est pourtant une aberration sur laquelle les scientifiques préviennent déjà des dangers qu’ils représentent pour les dauphins et nous combattrons la mesure sur le terrain légal par la voie de recours devant le Conseil d’Etat.

Annick Girardin a annoncé en fin d’année « Nous ne nous arrêterons pas là. Nous rendrons la pêche plus vertueuse ».

Rendre la pêche plus vertueuse, moins destructrice est de toute évidence une priorité et l’affirmer ouvertement laisse supposer une prise de conscience que nous saluons. Mais la pose de répulsifs acoustiques n’est pas une solution, c’est surtout une atteinte supplémentaire aux conditions de vie déjà fortement dégradées des dauphins et une pollution supplémentaire du milieu marin.

Pour aller plus loin : https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/les-chalutiers-contraints-de-s-equiper-de-dispositifs-acoustiques-pour-limiter-les-captures-de-1609493144

2020 : Une année très active pour Sea Shepherd France malgré la pandémie de la Covid

Cette année, malgré une période particulièrement difficile pour tout le monde, vous êtes restés à nos côtés et vous avez continué à nous soutenir, vous êtes même encore plus nombreux que l’année dernière. Un énorme MERCI pour votre confiance !

Si la situation sanitaire a conduit à l’annulation de la plupart des stands, conférences et autres évènements publics initialement prévus, nous n’en avons pas moins été très actifs en mer et sur les plages. Nous avons en plus de nos missions de terrain, mené plusieurs batailles juridiques pour la défense des requins à La Réunion, des dauphins dans le Golfe de Gascogne et des tortues à Mayotte, mais également contre les activités illégales de pollution et les questions de captivité (plusieurs poursuites judiciaires contre des aquariums pour détention illégale de phoques et des conditions illégales de détention de requins). Près de 40 affaires judiciaires au total sont actuellement en cours et/ou ont été gagnées cette année.

En plus de nos contributions essentielles (financières et humaines) aux missions internationales de Sea Shepherd, l’antenne française a été particulièrement active dans la défense de la vie marine sous la responsabilité de la France, deuxième plus grand espace maritime au monde.

DAUPHINS: Opération Dolphin Bycatch (DBC)

Patrouilles en mer et sur les plages afin de documenter les prises accessoires de dauphins par les bateaux de pêche. Plus de 10 000 dauphins meurent chaque année dans le golfe de Gascogne à cause des méthodes de pêche non sélectives… plus que les massacres des îles Féroé et de Taiji réunis.

Plus de 10 000 dauphins meurent chaque année dans le golfe de Gascogne à cause des méthodes de pêche non sélectives… C’est plus que les massacres des îles Féroé et de Taiji réunis. Depuis 2017, Sea Shepherd mène des patrouilles de surveillance des opérations de pêche dans une démarche de lanceur d’alerte, afin de sensibiliser l’opinion publique, les médias et les pouvoirs publics et de pousser à la mise en place urgente de solutions sérieuses.

Cette année, malgré la pandémie, nous avons pu mener de front trois mois de patrouilles avec le Sam Simon (de janvier à mars) et trois mois en Bretagne avec le semi-rigide français, le Clémentine (d’août à octobre) ainsi que plusieurs expositions de dauphins morts dans les centres-villes, notamment devant la Tour Eiffel à Paris qui ont conduit à d’énormes pressions médiatiques et politiques pour forcer une évolution de la législation et aller vers une meilleure prise en compte des espèces protégées comme les dauphins. Cette année, nos deux campagnes DBC nous ont permis d’avoir des dizaines d’articles, d’entrevues à la radio et à la télévision française mais aussi dans les médias internationaux. Les scientifiques travaillant sur la question ont déclaré que «les campagnes menées par Sea Shepherd ont réussi à mettre en lumière la question des prises accidentelles des dauphins et à déclencher des avancées sur la question, plus que ce qui a été réalisé au cours des 20 dernières années ».

Sur le plan juridique, Sea Shepherd a obtenu la condamnation du gouvernement Français par le Tribunal Administratif de Paris pour son manque d’action sur la question des captures de dauphins par les engins de pêche et poursuit la France devant la Cour Européenne pour la même raison.

Des volontaires de Sea Shepherd France ont été arrêtés pour avoir exposé des dauphins morts dans les centres-villes (l’action est considérée comme illégale car le transport d’une espèce protégée est interdit sans autorisation). Sea Shepherd France entend continuer à exposer les dauphins en 2021 pour montrer au public l’impact caché de la surpêche et est prête à faire face à des conséquences juridiques.

TORTUES : Opération Nyamba


Pour la 4ème année, Sea Shepherd France patrouille sur les plages de Mayotte où des centaines de tortues protégées sont tuées chaque année pour leur chair et alimentent un marché noir qui se déroule jusqu’ici dans une relative impunité même si on commence à enfin percevoir un renforcement des sanctions à l’encontre des trafiquants. Cette année, notre mission sur place a été plus courte en raison de la pandémie mais nous avons néanmoins réussi à faire 2 mois de patrouilles avec un budget relativement serré de 15 000 euros dont le bilan est le suivant :

– 53 jours de campagne
– 14 bénévoles Sea Shepherd
– 143 patrouilles, soit plus de 1500 heures
– 10 tentatives de braconnage repoussées
– Une vingtaine de tortues retrouvées braconnées datant d’avant notre arrivée
– 11 tortues braconnées sur des plages où ne pouvions pas patrouiller faute d’effectif pendant la campagne
– 637 tortues protégées sans compter les tortillons (51 émergences)
– Plus de 150 pontes
– 23 nettoyages de plages

Qu’il s’agisse des missions de protection des dauphins ou des tortues, l’objectif en 2021 est de prolonger le temps sur les lieux à au moins 6 mois/an car si notre présence sur la ligne de front s’avère très efficace, l’effet positif/dissuasif s’arrête quelques semaines après notre départ.

REWILD

Sea Shepherd France est le co-fondateur de Rewild qui a acheté le Zoo de Pont Scorff en Bretagne en fin d’année dernière. Le zoo a été fermé au public afin de permettre aux animaux d’avoir plus de tranquillité. L’objectif est de renvoyer en milieu sauvage les animaux aptes à y survivre (selon des critères génétiques, sanitaires et comportementaux) et d’envoyer dans des sanctuaires (qui répondent à des critères très stricts) des animaux incapables de survivre seuls ou inaptes à rejoindre des populations sauvages. Le Rewild Rescue Center sera alors en mesure d’accueuillir des animaux victimes du trafic afin de leur offrir une chance de retourner à la nature. En effet, à l’heure actuelle, la seule issue donnée à ces animaux est de terminer leur vie en captivité. Le projet pour 2021/22 est d’ouvrir sur le site de Rewild, le premier centre de soins de la faune marine Sea Shepherd (principalement pour les phoques, les oiseaux marins et les tortues).

2020 a été une année très difficile pour tout le monde, mais elle a prouvé à la fois que nos équipes sur le terrain et que nos supporters ont été fidèles et passionnés, peut-être plus que jamais. Dans un contexte mondial particulièrement anxiogène et incertain, une chose est sans aucun doute devenue très claire pour beaucoup : défendre l’intégrité de la planète et l’équilibre fragile de l’océan contre le virus de la cupidité humaine est certainement la bataille la plus importante à laquelle nous serons confrontés dans les années à venir.

Lamya ESSEMLALI, Présidente de Sea Shepherd France, Co-directrice Sea Shepherd Global

Très belles fêtes de fin d’année à toutes et tous de la part de toute notre équipe !

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Mayotte : Quand l’administration fait du chantage aux subventions

Injustement exclue du Plan d’Action du Préfet de Mayotte pour les tortues, par le biais d’un texto envoyé par un stagiaire de la Préfecture, notre partenaire local, l’ASVM est privé de l’aide publique versée aux autres associations. Nous souhaitons réparer cette injustice envers un des acteurs les plus importants et les plus méritants de la lutte contre le braconnage à Mayotte.

Nous lançons donc pour eux une cagnotte afin de récolter les 30 000 euros qui ont été octroyés aux autres associations et dont ils sont privés pour avoir osé mettre en cause les manquements du Conseil Départemental en matière de braconnage. Vous pouvez participer en faisant un don ici :

https://www.helloasso.com/associations/sea%20shepherd%20france/collectes/soutien-asvm

MERCI POUR VOTRE SOUTIEN !

Cette vidéo a été tournée lors de notre retour à Mayotte en 2019. Nous sommes revenus en 2020 et nous reviendrons encore pour défendre les tortues et nous resterons toujours à vos côtés les amis !

Une possible nouvelle espèce de baleine sur la côte ouest du Mexique

Operation Divina Guadalupe

Les équipes de Sea Shepherd et les scientifiques à bord de notre navire le Martin Sheen ont peut-être découvert une nouvelle espèce de baleine !

La mission Divina Guadalupe se déroule sur la côte ouest du Mexique et permet de mener avec l’aide de nombreux chercheurs renommés des recherches sur les baleines à bec.

« Sea Shepherd croit fermement au rôle essentiel que joue la recherche scientifique pour soutenir une action de conservation forte. Pour protéger correctement quelque chose, il faut l’aimer ; et on ne peut pas aimer ce que l’on ne connaît pas. La découverte d’une nouvelle espèce de baleine à bec prouve combien de mystère il reste à découvrir dans les océans pour lesquels nos capitaines, nos équipages et nos partenaires de recherche se battent » Peter Hammarstedt, directeur des campagnes pour Sea Shepherd.

Pour en savoir plus 👉 https://seashepherd.org/news/sea-shepherd-research-mission-discovers-possible-new-species-of-whale-in-mexico/

OPR condamné pour diffamation

Le Président de l’association Océan Prévention Réunion (OPR) qui milite activement pour la pêche des requins à La Réunion, reconnu coupable de diffamation envers Sea Shepherd en première instance puis en Appel vient d’être condamné à payer 3000 euros d’amende et à verser 1000 euros de dommages et intérêts à Sea Shepherd en plus du remboursement de 2500 euros de nos frais d’avocats.

En confirmation du jugement du Tribunal Correctionnel de Bordeaux du 11 janvier 2018, la Cour d’Appel de Bordeaux a condamné Amaury LAVERNHE, Président de l’Association OCEAN PREVENTION REUNION, pour les propos diffamatoires tenus sur la page Facebook de l’association OPR le 2 juillet 2017 à l’encontre de SEA SHEPHERD. L’article diffamatoire en question accusait Sea Shepherd d’utiliser des méthodes constitutives de délit (calomnies, harcèlement, intimidations…) pour défendre selon eux « une idéologie selon laquelle la vie d’un poisson équivaudrait à celle d’un être humain ». La même page d’OPR se faisait également le relais de sites diffamatoires qualifiant Sea Shepherd d’organisation « éco-terroriste » tout en reprenant notre logo.

L’association OPR devra par ailleurs afficher cette condamnation pendant un mois sur sa page Facebook.

Sea Shepherd fait très souvent l’objet de diffamations et de calomnies émanant de détracteurs dont les intérêts directs ou indirects se voient mis à mal par nos actions ou nos prises de position. Si l’on peut concevoir que nos actions ne fassent pas l’unanimité, nous avons décidé de ne plus laisser passer ces procédés déloyaux et illégaux qui visent à ternir notre réputation dans l’unique but de nuire à nos missions de défense de l’océan et de la vie marine.