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Sea Shepherd dépose plainte contre l'aquarium de Biarritz pour maintien illégal en captivité de deux phoques gris

Vendredi 08 Novembre 2019

thi is why we fight

La biodiversité ne doit plus subir des captures dont l’objectif commercial se cache derriere des arguments fallacieux de pédagogie et de conservation.

La nature considérée comme un libre-service par de nombreux aquariums. L’Aquarium de Biarritz, comme beaucoup d’autres, pratique la capture d’animaux sauvages au nom du « secours de la faune sauvage» en prétextant qu’une fois secourus et soignés, les animaux ne seraient pas en mesure de survivre dans la nature. C’est ainsi que chaque année, des phoques et des tortues marines notamment, sont capturés et finissent dans les bassins de l’Aquarium pour être présentés au public au nom de la protection de ces espèces. Une activité en apparence louable qui permet surtout à la société d’exploitation d’être très rentable (résultat : 614.536 € en 2018).

La loi interdit la capture des espèces protégées dans leur milieu naturel. Oui mais… L’article L. 411-1 du Code de l’environnement interdit la capture, le transport, la détention et l’utilisation commerciale d’espèces protégées de la faune européenne. Or, pour contourner ces interdictions, les zoos font passer les animaux par un centre de soins. Ainsi l’Aquarium de Biarritz, à travers son centre de soins et sous prétexte d’apprivoisement ou de légères blessures, conserve des phoques trouvés sur la plage. Ceux-ci finissent très souvent captifs à vie et quand ils se reproduisent, voient leurs petits envoyés vers d’autres zoos.

Animaux relachables ou pas : des geôliers sont juges et partie. Il peut naturellement arriver qu’un animal ne puisse pas être relâché après avoir été pris en charge par un centre de soins mais le fait que l’exploitant prenne seul la décision de le conserver crée une situation de conflit d’intérêt injustifiable. A Biarritz, naissances mises à part, les 4 phoques adultes reproducteurs présentés au public ont tous été capturés dans leur milieu naturel.

En cas de maintien en captivité, une demande motivée doit être présentée au Ministère de l’Ecologie. Or, pour au moins deux des phoques (Sylvestrine et Charlie) détenus par l’Aquarium de Biarritz, la DREAL Aquitaine n’a octroyé une dérogation qu’après une période de 14 et 20 ans de détention, laquelle doit ainsi être considérée comme illégale.

En conséquence, Sea Shepherd dépose une plainte devant le procureur de la République de Bayonne visant l’Aquarium de Biarritz pour détention non autorisée d’espèce protégée et exploitation non autorisée d’établissement présentant au public des animaux non domestiques, infractions punies de trois ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende (article L. 415-3 du Code de l’environnement).

Il est grand temps que les zoos et aquariums cessent de se cacher derrière le paravent de la conservation pour maintenir captifs- en toute illégalité- des animaux dont la place est dans la Nature.