Quatre chalutiers arrêtés dans les eaux protégées du Bénin

Le 8 décembre, avec l’aide de l’équipage de Sea Shepherd, des marins armés de la marine béninoise ont appréhendé et arrêté secrètement quatre chalutiers industriels qui pêchaient illégalement dans les eaux du Bénin, un pays d’Afrique de l’ouest. Photos de Leon Greiner/Sea Shepherd.

Un agent de la Marine béninoise place un navire de pêche illégale en détention.
Un agent de la Marine béninoise place un navire de pêche illégale en détention.

Les navires de pêche, Fada 10, Tian Yu 5, Tian Yu 6 et Tian Yu 8, ont été arraisonnés après avoir été repérés par le radar du Bob Barker en train de pêcher dans une zone de gestion spéciale, réservée aux pêcheurs artisanaux locaux, qui s’étend jusqu’à 5 milles marins du littoral du Bénin. Les chalutiers pêchaient si près de la côte qu’ils pouvaient être vus depuis le rivage.

Un petit bateau de Sea Shepherd s’approche de l’un des bateaux de pêche illégale.
Un petit bateau de Sea Shepherd s’approche de l’un des bateaux de pêche illégale.

Les trois Tian Yu ont également été interceptés alors qu’ils pêchaient dans la réserve écologique de la Bouche du Roi. Cette réserve est constituée de mangroves et de lagons vitaux pour les frayères et fait partie de la Réserve de biosphère du Mono figurant sur la liste MAB (programme de l’Homme et de la Biosphère) de l’UNESCO. Elle accueille près de 2 millions de personnes au Bénin et au Togo ainsi qu’une biodiversité particulièrement riche de par sa situation dans un corridor faunique où migrent les thons et les baleines à bosse.
Les quatre chalutiers ont été escortés vers le port de Cotonou où ils sont retenus.

Agent de la Marine béninoise sur le pont arrière de l’un des bateaux de pêche illégale arrêtés.
Agent de la Marine béninoise sur le pont arrière de l’un des bateaux de pêche illégale arrêtés.

Les arrestations ont eu lieu après le retour du Bob Barker dans les eaux béninoises pour effectuer des patrouilles conjointes en mer avec la Marine de Bénin et Sea Shepherd sous la direction du capitaine de la Marine F. M. Ahoyo, le préfet maritime du Bénin.

Agent de la marine béninoise sur le point d’aborder l’un des bateaux de pêche illégale.
Agent de la marine béninoise sur le point d’aborder l’un des bateaux de pêche illégale.

Plus tôt cette année, dans le cadre de l’Opération Guegou ( » gros thon  » en langue locale Xla), menée conjointement avec le gouvernement du Bénin afin de lutter contre la pêche illégale dans le golfe de Guinée, l’équipage de Sea Shepherd et l’association locale Eco-Bénin ont collaboré avec des représentants de l’Etat Action sur la Mer, la marine béninoise et le ministère des Pêches à bord du navire Bob Barker de Sea Shepherd pour mettre fin au braconnage.

Le capitaine de l’un des bateaux de pêche quitte le pont alors la Marine béninoise inspecte le navire.
Le capitaine de l’un des bateaux de pêche quitte le pont alors la Marine béninoise inspecte le navire.

Le Bénin est le quatrième Etat du Golfe de Guinée à nouer un partenariat avec Sea Shepherd, s’ajoutant ainsi à un mouvement croissant contre la pêche illégale dans la région à travers des patrouilles en mer conjointes.

Le capitaine Anteo Broadfield observe l’inspection du Fada 10.
Le capitaine Anteo Broadfield observe l’inspection du Fada 10.

Depuis 2016, Sea Shepherd travaille en partenariat avec les gouvernements du Gabon, du Libéria, de São Tomé et Príncipe, de Tanzanie, de Namibie et de la Gambie en mettant à disposition de l’Afrique des navires de patrouilles civils pour combattre les crimes liés à la pêche.

Un quatrième chalutier arrêté en Gambie pour pêche illégale

Une opération menée en partenariat avec le gouvernement gambien pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en Afrique de l’Ouest, qui a déjà permis l’arrestation de trois chalutiers industriels pour un certain nombre de délits de pêche, a conduit à l’arrestation d’un quatrième chalutier par les forces de l’ordre représentant le ministère gambien de la Pêche et la marine gambienne présentes à bord du Sam Simon de Sea Shepherd.

L'inspecteur des pêches gambien examine l'historique d’itinéraire du Niam Niokho

Le 11 septembre, le navire de pêche Niam Niokho a été arrêté par les inspecteurs de pêche gambiens et la marine gambienne, avec le soutien de l’équipage de Sea Shepherd, pour plusieurs chefs d’accusation de pêche dans la zone de gestion spéciale de neuf milles marins de la Gambie réservée aux pêcheurs artisanaux le mois dernier.

Un soldat de la marine gambienne à bord du Niam Niokho

Les incursions ont été confirmées à la fois par le journal de pêche du navire et par le journal de l’observateur du ministère de la Pêche. Des observateurs représentant l’État gambien accompagnent de nombreux bateaux de pêche au large des côtes du pays et servent de contrepoids aux informations consignées par les capitaines des navires.

Un soldat de la marine gambienne à bord du Niam Niokho

La biodiversité est particulièrement abondante dans les eaux gambiennes, car le pays est situé au confluent du fleuve Gambie, riche en nutriments, et du courant des Canaries. Les vies de plus de 200 000 Gambiens dépendent directement ou indirectement de la pêche locale, tandis que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA) estime que plus de 46 % des populations de poissons étudiées dans la zone Atlantique Centre-Est souffrent de surpêche.

Le conducteur d'un petit bateau de Sea Shepherd intercepte le Niam Niokho

La sardinelle et d’autres espèces de petits pélagiques représentent une ressource cruciale pour les Gambiens. C’est pourquoi le ministère de la Pêche et des ressources aquatiques a instauré une zone de gestion spéciale de neuf milles marins visant à préserver les eaux fréquentées par les pêcheurs artisanaux. Mais des chalutiers s’approchent régulièrement des côtes et les pêcheurs artisanaux se plaignent quotidiennement au ministère, lui demandant une compensation pour les filets perdus à cause des chalutiers qui renversent leurs embarcations. Ces incursions quotidiennes participent également à la diminution brutale des populations de sardinelles.

Les pêcheurs artisanaux manifestent leur soutien aux mesures d'application de la législation dans le domaine de la pêche

« L’Opération Défense des côtes gambiennes a permis de capturer quatre chalutiers, dont trois ont participé à des activités de pêche dans une zone spéciale réservée aux communautés locales qui dépendent des ressources du littoral pour subvenir à leurs besoins. Le radar du Sam Simon montre maintenant que les chalutiers naviguent loin de la zone protégée, ce qui permet aux populations de poissons subissant une forte pression de se rétablir. Ces quatre arrestations, et l’effet dissuasif qui a suivi, montrent que les décisions du ministre de la Pêche et des ressources aquatiques en matière de lutte contre les opérations illégales ont une véritable influence sur la population locale« , a déclaré Peter Hammarstedt, directeur des campagnes de Sea Shepherd Global.

Un membre de la marine gambienne à bord du Niam Niokho avec le Sam Simon en arrière-plan

Baptisé « Opération Défense des côtes gambiennes« , le partenariat de Sea Shepherd avec la Gambie marque la coopération d’un septième État côtier africain à une politique conjointe d’abolition de la pêche illégale autour du continent africain.

La marine gambienne embarque le bateau de pêche Niam Niokho en mer

Le Niam Niokho est actuellement détenu dans le port gambien de Banjul.

Depuis 2016, Sea Shepherd collabore avec les gouvernements du Gabon, du Libéria, de Sao Tomé-et-Principe, de la Tanzanie, du Bénin et de la Namibie pour lutter contre la pêche INN en mettant à la disposition des États côtiers africains des navires civils de patrouille en mer qui aident les autorités à faire respecter les lois et règlements en matière de pêche et de protection de la mer dans leurs eaux territoriales. À ce jour, ces partenariats uniques ont permis l’arrestation de 36 navires pour pêche illégale et autres crimes liés à la pêche.

Sea Shepherd lance une nouvelle campagne en Gambie : Deux chalutiers arrêtés

Au cours d’une opération menée en partenariat avec le gouvernement gambien pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en Afrique de l’ouest, l’équipage de Sea Shepherd a collaboré avec des agents des forces de l’ordre représentant le ministère gambien des pêches et la marine gambienne à bord du navire Sam Simon de Sea Shepherd à arrêter deux chalutiers industriels pour plusieurs infractions de pêche. Photos de Flavio Gasperini/Sea Shepherd.

Le Lu Lao Yuan Yu 010 gardé par le Sam Simon

Le 27 août, les navires de pêche Lao Yuan Yu 010 et Victory 205 ont été arrêtés par les inspecteurs gambiens de la pêche et la marine gambienne, épaulés par l’équipage de Sea Shepherd, pour divers délits de pêche : pêche sans registre de captures et pêche dans les neuf milles marins de la zone de gestion spéciale de la Gambie, réservée aux pêcheurs artisanaux.

Les petites embarcations du Sam Simon emmènent les équipes d’abordage vers les chalutiers

Les eaux de la Gambie abritent une biodiversité particulièrement riche car le pays se trouve à la confluence du fleuve Gambie et du courant des Canaries. Les conditions de vie de plus de 200 000 gambiens dépendent directement ou indirectement des pêcheries locales et l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estime que plus de 46% des populations de poissons recensées dans la partie Centre-Est de l’Atlantique sont surpêchées.

Logement sur le Victory 205

Les sardinelles et autres petites espèces pélagiques sont essentielles pour les Gambiens, c’est pourquoi le ministère de la pêche et des ressources aquatiques a instauré la zone de gestion spéciale de neuf milles marins pour préserver les eaux fréquentées par les pêcheurs artisanaux. Ce qui n’empêche pas les chalutiers industriels de s’approcher régulièrement des côtes. Les pêcheurs artisanaux se plaignent quotidiennement auprès du ministère et demandent des compensations pour les filets perdus dans le sillage des chalutiers industriels. Les populations de sardinelles déclinent rapidement à cause de ces incursions quotidiennes.

Membre de la marine gambienne à bord du Lu Lao Yuan Yu 010

A bord du Victory 205, les inspecteurs ont découvert que ce chalutier avait pêché à deux reprises dans la zone de gestion spéciale au cours du dernier mois, jusqu’à 1.6 mille marins de la côte le 10 août. Les conditions de vie à bord du Victory 205 étaient épouvantables : six Africains de Sierra Leone et de la Gambie entassés dans un recoin entre la salle des moteurs et la timonerie. Chauffé par la salle des moteurs, l’espace de logement était un four aux matelas souillés, si bas qu’il était impossible d’y tenir assis.

Membre de la marine gambienne à bord du Lu Lao Yuan Yu 010

« Sea Shepherd reconnait la difficulté que représente le suivi, le contrôle et la surveillance des eaux d’Afrique de l’ouest et félicite à ce titre le gouvernement de la Gambie qui a pris l’initiative de s’associer à Sea Shepherd pour assurer la protection de la zone de gestion spéciale et lutter contre la pêche illégale. Après déjà deux arrestations, l’honorable James Furmos Peter Gomez, ministre de la pêche et des ressources aquatiques, avertit les criminels que la pêche illégale ne sera pas tolérée dans les eaux de la Gambie« , a déclaré Peter Hammarstedt, capitaine du Sam Simon, lors de l’arrestation des deux chalutiers.

Inspecteur gambien de la pêche transporté sur une embarcation du Sam Simon jusqu’au Lu Yao Yuan Yu 010

Le partenariat de Sea Shepherd avec la Gambie, baptisé Opération Défense des Côtes de Gambie, marque l’arrivée du septième Etat d’Afrique de l’ouest dans la lutte croissante contre la pêche illégale autour de l’Afrique à travers des patrouilles conjointes en mer.

Membre de la marine gambienne à bord du Lu Lao Yuan Yu 010

L’Opération Défense des Côtes de Gambie était soutenue par Kongsberg Satellite Services (KSAT), qui a fourni des analyses et des images à partir d’un radar à synthèse d’ouverture haute résolution et de satellites optiques. Parmi ces données, 20 images récoltées pendant les 100 premières heures de la patrouille et des renseignements stratégiques transmis au Sam Simon en à peine 45 minutes, du jamais vu. Par le biais de 12 satellites appartenant à sept pays pour obtenir une couverture totale des eaux gambiennes, ils ont détecté plus de 750 navires à surveiller pendant la première semaine des opérations. Maxar Technologies a également fourni gracieusement de l’imagerie optique haute résolution à KSAT pour aider la patrouille.

Le capitaine Peter Hammarstedt dans la zone de traitement du poisson sur le Lu Lao Yuan Yu 010

Depuis 2016, Sea Shepherd collabore avec les gouvernements du Gabon, du Libéria, de São Tomé et Príncipe, de la Tanzanie, du Bénin et de la Namibie pour lutter contre la pêche INN. Sea Shepherd met des navires civils de patrouille à disposition des Etats côtiers d’Afrique pour que les autorités puissent faire respecter les lois en matière de pêche et de protection de la mer dans leurs eaux territoriales. A ce jour, ces partenariats inédits ont permis l’arrestation de 34 bateaux pour pêche illégale et autres délits de la sorte.

Le capitaine Peter Hammarstedt et un conseiller maritime à bord du Lu Lao Yuan Yu 010

Un chalutier arrêté pour braconnage sur la « terre des hippos surfeurs » au Gabon

Le 24 juillet dernier, alors que le navire Bob Barker était en visite au Port-Gentil, dans le cadre de l’Opération Albacore IV – un partenariat entre Sea Shepherd et l’Etat gabonais visant à combattre la pêche illicite – l’Agence nationale des parcs nationaux du Gabon (ANPN) procédait à l’arrestation d’un chalutier local, le Guoji 827, qui pêchait illégalement dans les eaux protégées du parc national de Loango.

Le Guoji 827 arrive à Port-Gentil sous l’oeil vigilant des marines. Par Tara Lambourne/Sea Shepherd
Le Guoji 827 détenu aux côtés du Haixin 27 à Port-Gentil. Par Tara Lambourne/Sea Shepherd.
Le Captaine Julian McGale de Sea Shepherd visite le Guoji 827. Par Tara Lambourne/Sea Shepherd
Les Marines montent la garde sur le Guoji 827 à Port-Gentil. Par Tara Lambourne/Sea Shepherd

Le parc national de Loango , dernier éden de l’Afrique, est une zone faunique unique, rendue célèbre par Mike Fay, l’explorateur en résidence du National Geographic, et par le photographe Mike Nichols, qui a qualifié Loango de « terre des hippos surfeurs » en raison de la tendance des hippopotames du Gabon à quitter la forêt pour aller s’ébattre dans les vagues, se laissant porter par les courants. C’est l’un des rares endroits au monde où cohabitent éléphants, hippopotames et gorilles sur les plages sauvages.

Le Guoji 827 a été détecté dans le parc marin à quatre reprises à l’aide de technologies de surveillance à distance, ce qui a conduit les autorités gabonaises à émettre un mandat d’arrêt contre le navire. Peu de temps après, un bateau d’interception d’éco-gardes de l’ANPN a exécuté ledit mandat et mis le bateau aux arrêts. Le navire et sa cargaison de 20 tonnes de poissons sont actuellement retenus à Port-Gentil, au Gabon.

Un des “ hippos surfers ” du Gabon, par Mike Nichols/National Geographic Society Un des “ hippos surfers ” du Gabon, par Mike Nichols/National Geographic Society

« La réussite de l’Opération Albacore IV est en grande partie le fruit de la coopération entre Sea Shepherd et l’Etat gabonais à travers trois ministères clés : le ministère de la Pêche, de l’Environnement et de la Défense. Il est probable que le Guoji 827 ait été informé de la présence du Bob Barker au port par son navire-jumeau. L’arrestation du chalutier envoie donc un message fort aux pécheurs : les éco-gardes et les inspecteurs de pêche maritime protègent avec vigilance les parcs marins jour et nuit. Sea Shepherd félicite l’Etat gabonais pour l’arrestation réussie et la protection continuelle de sa faune marine exceptionnelle« , a déclaré Peter Hammarstedt, le directeur des campagnes de Sea Shepherd Global.

Il y a deux ans, le chef de l’Etat a annoncé la création de neuf (9) nouveaux parcs nationaux marins et 11 nouvelles réserves aquatiques lors de la conférence des Nations Unies sur les Océans à New York ; ce qui représente le plus grand réseau d’aires marines protégées d’Afrique.

L’Opération Albacore IV a pour objectif de protéger les aires marines protégées, de repérer et prévenir les activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) tout en s’assurant du respect des lois par les pêcheurs détenant une licence, et de renforcer les mesures de suivi, de contrôle et de surveillance.

Pour rappel, le 5 juillet 2019, le Bob Barker, a prêté main-forte aux autorités locales dans l’arrestation du Haixin 27, un chalutier étranger pêchant illégalement et capturé dans la réserve aquatique du Grand Sud du Gabon. Le Haixin 27 demeure détenu à Port-Gentil aux côtés du Guoji 827.

Opération Solla Stella : 15eme arrestation pour crime de pêche

Dans le cadre d’une opération conjointe avec le ministère de la défense du Libéria pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, Sea Shepherd a prêté main forte aux garde-côtes libériens dans l’arrestation d’un navire senneur immatriculé à l’étranger et au passé criminel chargé en matière de pêche illégale au Libéria.

Le Solevant pêchant dans les eaux libériennes. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Le 7 avril, le navire de pêche (F/V) Solevant, senneur de 55 mètres battant pavillon sénégalais, a été abordé pour une inspection par la Garde côtière libérienne qui se trouvait à bord d’un petit bateau envoyé depuis le Bob Barker de Sea Shepherd. Ce navire était connu pour avoir été condamné à une amende en 2012 par les autorités libériennes pour pêche illégale, prises non déclarées et usage d’une licence de pêche au Libéria falsifiée.

Garde-côtes libériens à bord du Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Au cours de l’inspection, le capitaine du Solevant a fourni aux garde-côtes libériens une copie d’une prétendue licence de pêche du Libéria. La règlementation de la pêche au Libéria impose d’être muni de l’original ou d’une copie certifiée.

Le numéro de licence attribué à cette copie était le même que celui d’un autre navire, le F/V Panofi Discoverer.

Garde-côtes libérien sécurisant le Solevant avec le Bob Barker à l’arrière-plan. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

« Deux navires ne peuvent pas circuler avec le même numéro de licence et les soupçons des garde-côtes libériens ont été confirmés par la précédente condamnation du navire pour usage d’une licence de pêche factice en 2012. Les garde-côtes libériens n’ont pas eu d’autre choix que d’arrêter le bateau« , a expliqué l’honorable Daniel Ziankahn Jr., ministre de la défense du Libéria.

Prise accidentelle d’un requin à bord du Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Le capitaine était en outre incapable de produire un registre de pêche, utilisé pour prouver où le poisson a été capturé, ni une déclaration de chargement, obligation légale pour comptabiliser le poisson déjà à bord. C’est une pratique courante chez les braconniers de ne pas enregistrer officiellement leurs prises et leur chargement.

Le Bob Barker intercepte le Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

« En 2012, un suivi par satellite a prouvé que le Solevant, alors exploité sous le nom de Santa Maria, pêchait illégalement dans la zone économique exclusive du Libéria aux mois de février, juin, juillet et septembre. Le navire avait été interpelé en possession d’une fausse licence de pêche du Libéria. Il est aujourd’hui de retour dans les eaux du pays, utilisant le numéro de licence d’un autre navire. Le subterfuge n’a pas échappé à la vigilance des garde-côtes libériens, aidés par le capitaine australien Anteo Broadfield et l’équipage duBob Barker », a déclaré Peter Hammarstedt, directeur de campagnes de Sea  Shepherd Global.

Garde-côtes libérien  à bord du Solevant avec le Bob Barker à l’arrière-plan. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Le Solevant a été arrêté et escorté par la Garde côtière libérienne et le Bob Barker jusqu’au port de Monrovia.

C’est la 15ème arrestation d’un navire pour crime de pêche dans les eaux libériennes depuis février 2017, quand a débuté le partenariat – baptisé Opération Sola Stella – entre le ministère de la Défense nationale du Libéria et Sea Shepherd.

Le 11 février 2019, Sea Shepherd a été récompensée de l’Ordre du service distingué (OSD) par le président Dr. George Manneh Weah en reconnaissance du succès de l’Opération Sola Stella. L’OSD est la plus haute distinction militaire décernée par le ministère de la Défense nationale et les Forces armées du Libéria, en reconnaissance de services exceptionnels rendus à la République.

Le Solevant en route vers la détention à Monrovia. Photo de Rodolphe Villevieille/Sea Shepherd
Le bateau et les petites embarcations de Sea Shepherd interceptent le Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd