Le débat autour de la chasse baleinière s’intensifie en Islande

2018 était une année clé dans le combat contre la chasse baleinière. En Septembre dernier la saison de chasse des rorquals communs (Balaenoptera physalus) se terminait avec comme bilan : 146 baleines tuées dont 2 hybrides baleine bleue/rorqual commun et 21 femelles gestantes. Toutes ces baleines ont été filmées par Sea Shepherd UK présent chaque jour de la saison. Deux autres associations, Hard to Port et Reykjavik Whale Save, étaient également présentes pour documenter, dénoncer et maintenir une pression constante auprès du Gouvernement. C‘est en effet à lui que revient la décision de renouveler ou non le permis de chasse accordé à Hvalur hf, dernière compagnie baleinière islandaise. Ce permis n‘est valide que pour 5 ans et septembre 2018 marquait la fin de cette période.

Depuis septembre, la tension autour de ce sujet est palpable en Islande. Le Gouvernement n‘a annoncé aucune date pour la décision de renouveler ou non le permis de chasse de Hvalur hf mais a commandé la rédaction d‘un rapport au Département d‘Economie de l‘Université d‘Islande afin d‘évaluer les impacts macroéconomiques de la chasse baleinière en Islande. Mercredi 16 Janvier 2019, l‘économiste Oddgeir Á. Ottesen rend ce rapport rédigé quasiment seul et ses conclusions sont pour le moins surprenantes : la chasse à la baleine en Islande serait durable, positive pour l´économie du pays et devrait non seulement continuer mais également être ouverte à d‘autres espèces comme les baleines à bosse. Se servant d‘un seul article scientifique publié en 1997 par le chercheur en charge du programme de chasse scientifique et se basant uniquement sur la quantité de poissons que peut manger une baleine par an, il avance qu‘une augmentation de 40% de baleines chassées permettrait d‘augmenter les exports de poissons et d‘accroitre ainsi les bénéfices de 10 milliards de couronnes islandaises (73 millions d‘euros). De plus, il dénonce le danger que représente les associations environnementales comme Sea Shepherd et Greenpeace qu‘il qualifie de „terroristes“, s‘inquiète de la création de Sea Shepherd Iceland et recommande la mise en place d‘une législation plus stricte contre ces associations. Ne s‘arrétant pas là, il conclut en attirant l‘attention sur le whale watching et l‘impact négatif que peut avoir cette pratique sur les baleines et recommande un renforcement des règles de conduite.

Les réactions autour du rapport ne se font pas attendre. La question de son objectivité et de sa légitimité est rapidement au coeur des débats. Aussi bien à la radio qu´à la télevision, les interviews s‘enchaînent. Parmi les plus marquants, on relève ceux de la Première Ministre, Kathrin Jakobsdóttir, ouvertement anti-chasse à la baleine, qui non seulement dénonce les conclusions hatives du rapport mais défend aussi les associations environnementales face aux accusations de terrorisme. Le débat entre Rannveig Grétarsdóttir, représentante des compagnies de whale watching et Oddgeir Á. Ottesen met également en évidence les biais de son rapport. Alors que l‘économiste soutient avoir consulter des compagnies de whale watching, Rannveig Grétarsdóttir dit que personne à sa connaissance n’a été contacté. De plus après quelques jours de débats, la communauté scientifique se fait enfin entendre, the Ecological Society of Iceland (association de biologistes) publie un article dans les médias dénonçant « les fausses hypothèses de l’impact des baleines sur les stocks de poissons », accusant l’auteur d’avoir « laissé de côté les découvertes récentes en écologie marine en Islande » et de s’être « basé sur une vue simplifiée de l’écologie, des écosystèmes et des réseaux trophiques marins ». Ils rappellent également toute l’importance que les baleines ont sur les écosystèmes marins et le rôle majeur qu’elles jouent face au changement climatique. En effet, depuis une dizaine d’années de plus en plus de recherches montrent que les baleines aident au développement de la production primaire (le phytoplancton), participant ainsi à une augmentation de la séquestration du CO2 par les océans et une augmentation des stocks de poissons*.

La publication de ce dernier article a sûrement initié un tournant dans les débats autour du renouvellement du permis de chasse baleinière. Si le Gouvernement ne s‘exprime plus sur ce sujet depuis quelques jours, toujours aucune date n‘est annoncée pour une décision finale. Du cóté de Sea Shepherd Iceland, nous continuons à informer le public et nous espérons que le rapport économique indubitablement „pro-whaling“ aura l‘effet contraire souhaité par son auteur. Il y a quelques jours avait lieu un important séminaire sur „le changement climatique et les océans“ au cours duquel des représentants du Gouvernment présentaient leur plan d‘action face au changement climatique. La question de la chasse baleinière n‘ayant pas été évoquée, Sea Shepherd était là pour la rappeler et souligner la question vériatblement importante aujourd´hui: n‘est-il pas temps d‘intégrer la protection des baleines dans le plan d‘action face au changement climatique ?

Le rapport économique et les différents articles relatifs au débat sont disponibles sur la page de Sea Shepherd Iceland : www.facebook.com/seashepherdICE/

*Roman J, et al. 2014. Whales as marine ecosystem engineers. Frontiers in Ecology and the Environment 12: 377-385.
Shanahan M. 2018. How whale poop could counter calls to resume commercial hunting. Scientific American. August 28, 2018. Lavery TJ, et al. 2012. Can whales mix the ocean? Biogeosciences Discussions 9: 8387-8403.
Lavery, T. J., Roudnew, B. , Seymour, J. , Mitchell, J. G., Smetacek, V. and Nicol, S. (2014), Whales sustain fisheries: Blue whales stimulate primary production in the Southern Ocean. Mar Mam Sci, 30: 888-904. doi:10.1111/mms.12108

Le capitaine Paul Watson réagit à la décision du Japon de quitter la Commission Baleinière Internationale

Je ne comprends pas trop pourquoi tant de voix parmi les défenseurs des baleines crient au scandale suite à l’annonce faite hier par le Japon concernant sa décision de quitter la CBI.

Après 16 ans d’interventions contre la flotte baleinière japonaise dans le sanctuaire des baleines de l’océan Austral, j’y vois pour ma part, un développement très positif.

Cela signifie que la guerre baleinière dans l’océan Austral est terminée, Sea Shepherd et les baleines ont gagné.

Ce pour quoi nous nous sommes battus depuis tant d’années vient de se concrétiser : le sanctuaire antarctique va enfin devenir un lieu de paix pour les baleines. La fin de la chasse à la baleine dans l’océan Austral.

En quittant la CBI, le Japon permet aussi à cette même commission de voter et d’adopter la création d’un autre sanctuaire pour les baleines dans l’Atlantique Sud [Le Japon avait toujours fait capoter le projet au sein de la CBI]

Cela signifie donc que l’ensemble de l’hémisphère Sud sera enfin débarrassé des baleiniers pour la première fois dans l’Histoire.

C’est une avancée prodigieuse dont il convient de se réjouir.

Désormais, le Japon ne pourra plus cacher sa chasse commerciale illégale derrière l’alibi de la chasse scientifique.

Le Japon n’a jamais cessé la chasse commerciale à la baleine. Il rejoint maintenant la Norvège, l’Islande et le Danemark dans les rangs des derniers pays chasseurs de baleines sur la planète et la chasse commerciale à la baleine reste illégale. Sans le prétexte scientifique, il sera désormais bien plus facile de s’opposer aux Japonais. Le Japon tue des baleines dans ses eaux territoriales depuis des décennies. Rien n’a changé. Ils ne « reprennent » donc pas la chasse à la baleine puisqu’ils n’ont jamais arrêté.

En d’autres termes, les Japonais comme les Norvégiens, les Danois et les Islandais sont désormais confinés sur leurs propres côtes. Leur expansion est terminée, les baleiniers du monde se replient.

Sans une chasse à la baleine pélagique, le Japon ne construira pas un nouveau navire-usine coûteux. Il y a eu de fortes pressions politiques au Japon pour qu’il ne construise pas ce navire monstrueux.

Mais pourquoi le Japon a-t-il décidé de jeter l’éponge avec la CBI ?

5 raisons principales :
1. Les pressions diplomatiques internationales se font de plus en plus agressives.
2. L’augmentation des coûts de sécurité pour éviter l’intervention de Sea Shepherd a fait de leurs missions en Antarctique un gouffre financier.
3. L’augmentation des coûts d’exploitation en raison de la nécessité de retirer le Nisshin Maru et de le remplacer par un nouveau navire-usine.
4. La diminution des marchés pour la viande de baleine au Japon.
5. Le Japon a réalisé que la CBI n’autorisera jamais le retour de la chasse commerciale à la baleine dans l’océan Austral.

Toute chasse commerciale à la baleine par quiconque, où que ce soit, est illégale depuis 1987.

Sea Shepherd continuera de s’opposer à la chasse illégale à la baleine avec une diversité de stratégies et de tactiques.

Mais aujourd’hui, nous célébrons une énorme victoire pour les baleines.

Le sanctuaire de baleines de l’océan Austral sera bientôt en sécurité et les harpons réduits au silence.

Nous aurons bientôt un autre sanctuaire de baleines dans l’Atlantique Sud.

La chasse à la baleine a pris fin dans tout l’hémisphère sud.

Il n’y a aucune raison de se plaindre de quelque chose qui n’a pas changé. Au lieu de cela, nous devons célébrer les aspects positifs. La moitié de cette planète sera à l’abri des harpons. Toutes les nations traditionnelles de chasse à la baleine de l’hémisphère sud ont mis fin à leurs activités de chasse, notamment l’Australie, le Pérou, le Chili et l’Afrique du Sud. Le Japon était le dernier pays à tuer des baleines dans l’hémisphère sud.

Sea Shepherd accueille donc cette décision du Japon avec satisfaction. Merci au Japon, mais la guerre continue.

Sea Shepherd est intervenu contre la chasse illégale à la baleine dans le sanctuaire des baleines de l’océan Austral sans interruption de 2005 à 2017. Sea Shepherd a envoyé plus d’un millier de volontaires sur de nombreux navires et a sauvé plus de 6 000 baleines des harpons. Plus important encore, Sea Shepherd a considérablement augmenté les coûts opérationnels et de sécurité du Japon, en plus de sensibiliser le monde entier, y compris le public japonais, aux activités illégales du Japon dans l’océan Austral.

Le plus beau cadeau de Noël possible : LA FIN DE LA CHASSE À LA BALEINE EN ANTARCTIQUE !

Depuis 2002, Sea Shepherd s’est opposé aux opérations baleinières du Japon dans le sanctuaire baleinier de l’océan Austral. Nous avons mis sur pied des expéditions dans les eaux antarctique, la première en 2002, suivi de campagnes chaque année entre 2005 et 2017. Pendant cette période, grâce aux interventions de Sea Shepherd, plus de 6000 baleines ont été sauvées des harpons des baleiniers commerciaux japonais se faisant passer pour des baleiniers de recherche scientifique.

En 2017, le gouvernement japonais a commencé à investir des millions de dollars dans la sécurité de ses baleiniers pour empêcher Sea Shepherd de les approcher. Ces mesures de sécurité incluaient une surveillance en temps réel de type militaire.

Bien que cela ait empêché Sea Shepherd de retourner dans l’océan Austral en 2018, cela a aussi forcé le Japon à dépenser d’énormes ressources pour la sécurité de ses navires. En d’autres mots, le coût de la protection contre les interventions de Sea Shepherd est devenu faramineux.

Si on rajoute à cela le verdict de la Cour Internationale de Justice qui a démasqué les prétendues « recherches scientifiques » japonaises et la condamnation unanime dans le monde entier de leurs activités dans l’océans Antarctique, cela les a amenés, selon le Capitaine Paul Watson, à prendre cette décision et d’annoncer ouvertement leur reprise de la chasse commerciale à la baleine.

L’astuce consistant à se faire passer pour des chercheurs va désormais être abandonnée et cela signifie qu’il n’y aura plus aucune justification pour chasser les baleines dans un sanctuaire baleinier international.

Nous assistons à la dernière campagne de chasse japonaise en Antarctique !

L’objectif de Sea Shepherd de mettre un terme à la chasse dans le sanctuaire baleinier antarctique a été atteint. C’est une victoire dans notre combat pour stopper la chasse à la baleine dans l’océan Austral.

Si le Japon se retire de la Commission Baleinière Internationale (CBI), cela permet à cette dernière de voter la motion pour établir un sanctuaire dans l’Atlantique Sud, mettant donc un terme effectif à la chasse dans tout l’hémisphère Sud.

Le Japon va donc rejoindre la Norvège et l’Islande dans le groupe des nations baleinières pirates et hors la loi dans le Pacifique Nord et l’Atlantique Nord.

La guerre des baleines dans l’océan Austral est bientôt terminée et nous allons pouvoir concentrer notre attention sur l’hémisphère Nord.

Sea Shepherd accueille favorablement cette annonce du Japon et y voit un développement positif.

Le Capitaine Paul Watson a déclaré : « Nous sommes ravis de voir la chasse prendre fin dans le sanctuaire baleinier antarctique. Nous sommes ravis à l’idée d’avoir bientôt un nouveau sanctuaire dans l’Atlantique Sud et nous avons hâte de continuer à nous opposer aux trois dernières nations pirates baleinières que sont la Norvège, le Japon et l’Islande. La chasse à la baleine en tant qu’industrie « légale » vient de prendre fin. Il ne nous reste plus qu’à balayer la piraterie« .

Merci à tous ceux qui nous ont soutenu dans ce long combat et qui continuent à le faire pour tous les combats présents et à venir.

La reprise de la chasse commerciale à la baleine proposée par le Japon a été rejetée

Le Japon a vu sa proposition en faveur de la reprise d’une chasse commerciale à la baleine rejetée, lors du vote qui s’est tenu à l’occasion de la 67e Commission baleinière internationale (CBI), à Florianopolis (Brésil).

Florianopolis, BRÉSIL – 14 sept 2018 – La réunion de la 67e Commission baleinière internationale (CBI) qui avait lieu au Brésil vient de se terminer. Cette édition de la réunion bisannuelle promettait d’être agitée alors que deux propositions qui s’opposaient au sujet de l’avenir de la CBI ont été mises sur la table.

Le Brésil, le pays hôte, au côté de l’Argentine, la Colombie, le Mexique, le Chili, le Costa Rica, le Panama et le Pérou ont présenté la « Déclaration de Florianopolis », en directe opposition à la proposition du Japon intitulée « Le chemin à suivre ».

La « Déclaration de Florianopolis » consiste à faire évoluer le rôle de la CBI, d’une organisation axée sur la gestion des stocks de cétacés vers un organisme de réglementation de la conservation des cétacés. Elle réaffirme le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine et convient que l’utilisation de méthodes de recherche létales est inutile et cruelle.

En revanche, « Le chemin à suivre » du Japon visait à mettre en place une double voie pour la conservation et la chasse commerciale des baleines, laquelle serait gérée par un futur « comité de la chasse à la baleine durable ». Cette proposition préconisait la levée du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine créé par cette même commission en 1986. Malgré ce moratoire, plus de 32 000 baleines ont été tuées depuis cette date par le Japon, l’Islande, la Norvège et la Russie (la Russie a continué la chasse jusqu’en 87).

Le Japon, la Norvège et l’Islande n’ont jamais respecté les restrictions imposées par la commission. L’Islande était présente lors de la séance plénière au Brésil et a exprimé sa position en déclarant que la chasse commerciale devrait être à nouveau autorisée en tant que pratique « durable ». À l’heure actuelle, l’Islande est toujours impliquée dans l’abattage commercial de rorquals communs menacés, dont des femelles gestantes. Les îles Féroé danoises ont non seulement continué à chasser les dauphins et les globicéphales tout le temps qu’a duré la réunion, mais ont eu un représentant à la commission.

La Déclaration de Florianopolis a été adoptée à la majorité des votes, par 41 votes à 27, et la proposition japonaise pour le retour de la chasse commerciale à la baleine a été rejetée. Quatre pays se sont abstenus.

Par le passé, le Japon, la Norvège, l’Islande et les Îles Féroé (Danemark) n’ont respecté aucune des règles ou règlementations émanant de cette commission ou de tout autre organisme de règlementation. Il y a peu de chances pour qu’ils respectent la résolution adoptée cette année.

Lors du discours du représentant du Japon, prononcé après le rejet de sa proposition, le Japon a menacé de quitter la CBI ou de former une organisation séparée qui répondrait aux besoins des pays désirant le retour de la chasse commerciale.

Le Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, qui a passé de nombreuses années à s’opposer aux programmes de « recherche scientifique » du Japon, a déclaré ce matin : « Après la Déclaration de Florianopolis d’hier que nous avons accueilli avec joie, le rejet de la proposition japonaise a fait de la 67e réunion de la Commission baleinière internationale un événement historique pour les baleines du monde entier« .

« La Déclaration de Florianopolis affirme que l’objectif de la CBI est la conservation des baleines et que l’abattage commercial n’est plus à débattre« , a conclu le Capitaine Watson.

Le meurtre politiquement correct des baleines

Commentaire du Capitaine Paul Watson

Un millier de baleines vont mourir à cause du vote de quelques humains arrogants qui a eu lieu aujourd’hui à Florianopolis au Brésil.

Le vote portait sur une prétendue chasse indigène à la baleine. En d’autres termes, il s’agit d’un quota de tuerie pour les Inuits, les Yupik, éventuellement les Makahs, des Groenlandais et quelques groupes aborigènes factices des Caraïbes.

Factices ?

Logo de la Commission Baleinière Internationale 2018

En effet, le peuple aborigène des Caraïbes était les Kalinagos, qui ont été exterminés par les colons espagnols. Ceux qui veulent tuer des baleines à bosse et des globicéphales à Bequia, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Ste Lucie n’en ont aucun « droit » indigène.

Non pas que quiconque ait le droit de tuer un être aussi sensible, intelligent, conscient de lui-même et socialement aussi complexe qu’une baleine.

La position de Sea Shepherd Conservation Society, c’est que personne ne devrait avoir le « droit » de tuer des baleines pour quelque raison que ce soit.

Tuer des baleines, c’est tout simplement un meurtre !

Les Japonais, les Islandais, les Norvégiens et les Danois sont des tueurs de masse et la mise à mort de baleines dans les cultures indigènes est également un acte meurtrier.

Je ne vais pas m’excuser pour ces positions. On nous taxe de racisme parce que l’on s’oppose au meurtre des baleines, mais nous ne sommes pas mus par le racisme. Nous ne nous préoccupons pas de savoir de quelle couleur est la main qui tire le harpon. Il n’y a rien qui justifie la tuerie de masse de baleines.

Le racisme est en train d’octroyer à un groupe le droit de commettre des meurtres d’après des critères de culture et de race.

Nous nous opposons à la chasse baleinière des Japonais mais aussi des Européens blancs d’Islande, du Danemark et de la Norvège.

Notre passion et notre loyauté sont vouées à la nation des baleines et nous ne les trahirons pas pour quelque justification culturelle que ce soit.

J’aimerais saluer les 7 nations qui ont eu le courage de voter contre la chasse indigène à la baleine.

Argentine
Colombie
Costa Rica
République Dominicaine
Equateur
Panama
Uruguay

58 nations ont voté pour le massacre des baleines suivant une proposition des Etats-Unis.

Le Brésil, le Chili, le Gabon, le Mexique et le Pérou se sont abstenus.

L’Australie n’a que faire des droits Aborigènes mais a voté pour permettre aux Inuits, sur un continent lointain, de tuer des baleines.

Le Japon a refusé au peuple indigène Ainu le droit de chasser les baleines mais n’a aucun problème pour encourager les indigènes aux Etats-Unis, au Canada et au Groenland à tuer des baleines.

Peut-être les Etats-Unis pensent-ils qu’ils peuvent s’absoudre de la culpabilité du génocide en autorisant le massacre des baleines, ainsi les baleines doivent périr sur l’autel de leurs péchés colonialistes.

Tout cela empeste l’hypocrisie égoïste.

Le Danemark va maintenant essayer de convaincre le monde que le massacre dans les Iles Féroé est indigène.

Est-ce que les Makahs essaieront à nouveau de tuer des baleines simplement pour prouver qu’ils ont le droit de le faire ? Cela ne relève d’aucun besoin de subsistance et rien dans leur culture ne justifie d’abattre une baleine au fusil de calibre 50.

Combien d’autres baleines à bosse devront mourir au Groenland et finir en plats tendance pour touristes en mal de sensations ?

Combien de ces Baleines boréales âgées de 100 à 200 ans devront mourir dans l’Arctique sous les harpons explosifs, les bateaux à moteur et les sonars ?

La position de Sea Shepherd sur la chasse indigène à la baleine est peut-être controversée mais elle est cohérente. Nous nous sommes toujours opposés au meurtre des baleines et nous continuerons, partout, quelle que soit la personne ou la raison invoquée.

Affichage des votes

Une Islande sans baleiniers se profile à l’horizon

Jeudi 21 juin, l’Islande tua son premier rorqual commun depuis 2015, une espèce en voie de disparition ; l’équipage de Sea Shepherd était sur place pour couvrir les activités du baleinier « Hvalur 8« , qui le ramena à la station pour y être dépecé avant minuit et aux premières heures du vendredi 22 juin. En 1986, Sea Shepherd avait coulé la moitié de la flotte baleinière islandaise et interrompu pour 17 ans ses activités illégales de chasse à la baleine. Alors pourquoi ne pas recommencer ? – Commentaire du capitaine Paul Watson.

L’Islande tue illégalement le rorqual commun, une espèce menacée. C’est le seul pays au monde à le faire.

Les deux navires que nous avons coulés n’ont plus jamais chassé la baleine et sont maintenant échoués sur une plage, livrés à la rouille. Mais il en reste deux autres et il serait facile de les saborder. Il serait tout aussi simple de faire, de nos propres navires, blocus en haute mer à ces deux-là.

Nous en avons les moyens et en serions ravis. Mais nous ne le pouvons pas.

Non que cela soit tactiquement impossible.

Le problème est que, stratégiquement, cela serait inefficace.

Si nous voulions faire une tonne de publicité et appeler aux dons pour des épisodes de Justiciers des mers en Islande, je pense que nous pourrions obtenir du soutien.

Malheureusement, il y a un élément très important qui nous empêche d’agir ainsi.

En effet, c’est exactement ce que Kristjàn Loftsson, le propriétaire de cette horrible industrie, veut que nous fassions.

Depuis nos actions en 1986, l’opposition à la chasse à la baleine a grossi en Islande, passant d’un petit 2 % à 34 % et 3 1% restant sans opinion. Seulement 34 % soutiennent la chasse à la baleine, contre 98 % il y a 32 ans.

Ces 34% qui soutiennent la chasse à la baleine sont majoritairement des hommes âgés, peu éduqués. A mesure qu’ils meurent, les rangs des pro-chasses se rétrécissent.

Pas plus tard qu’en 2013, une enquête islandaise avait montré que 60 % des Islandais étaient favorables à la chasse à la baleine. Un passage de 60 % à 34 % en seulement cinq années témoigne d’un progrès incroyable et traduit une décroissance de la population âgée.

En de telles circonstances, une intervention de Sea Shepherd, en raison de l’élan nationaliste qu’elle occasionnerait, aurait pour effet de renforcer le soutien islandais à la chasse à la baleine.

En 1986, alors que la quasi-totalité (98 %) de la population islandaise soutenait la chasse, les baleines n’avaient rien à perdre, mais tout à gagner, d’une action physique directe contre les bateaux et la station baleinière.

La chasse commerciale illégale à la baleine, cessa pendant 17 ans et des milliers de baleines eurent la vie sauve.

Sans un seul blessé, deux baleiniers furent mis définitivement hors d’état de nuire et la station baleinière fut sérieusement endommagée.

Cet été, le quota islandais est fixé à 161 rorquals communs, auxquels le gouvernement islandais en a ajouté 30 autres à tuer, reportés du quota inutilisé de 2017. L’Islande a également un quota de 209 petits rorquals, mais n’a réussi à en tuer que 63 durant les deux dernières années. En 1986, en coulant la moitié de sa flotte, nous avons considérablement freiné ses opérations.

La chasse à la baleine n’est tout bonnement plus assez profitable pour motiver le remplacement des deux navires de Loftsson que nous avons neutralisés en 1986.

Ces massacres aujourd’hui sont illégaux et violent le moratoire international sur la chasse commerciale à la baleine mis en place par la Convention Baleinière Internationale.

À l’heure actuelle, l’Islande est plus célèbre en tant que nation baleinière que le Japon et la Norvège ; en effet, seule l’Islande cible le rorqual commun, espèce en voie de disparition. Sea Shepherd et la Cour internationale de justice ont mis fin à la chasse au rorqual commun au Japon.

En application du droit international, les États-Unis, l’Australie, l’Europe, tout comme d’autres membres de la CBI, pourraient demander des sanctions ; mais tous s’y sont refusés.

C’est pour répondre à la demande de 19 % d’Islandais et 12 % de touristes que le massacre se poursuit ; et, le nombre de touristes par an dépassant pratiquement le nombre d’Islandais, le tourisme est un moteur entretenant cette atrocité.

La principale raison pour laquelle Américains et Européens consomment de la viande de baleine est que cela est interdit sur leur territoire. Si les touristes cessent de vouloir consommer des repas à base de baleine par soif de sensations, le nombre des cétacés tués diminuera. 12 % des 300 000 touristes annuels représentent 36 000 individus consommateurs de viande de baleine qui s’adonnent à cette obscénité culinaire.

Kristjàn Loftsson constitue l’unique source de la survivance de cette activité barbare. Cet homme seul est responsable de la mise à mort de plus de 35 000 cétacés. La bonne nouvelle est que, dans quelques années, il sera mort et que la chasse commerciale à la baleine, on peut l’espérer, l’accompagnera.

Ce ne sera pas le cas si l’enthousiasme des Islandais pour la chasse à la baleine se réveille ; la seule raison pouvant conduire à cela serait l’intervention physique et spectaculaire d’un groupe étranger, comme la nôtre en 1986.

À présent que la chasse commerciale à la baleine est moribonde et que le tourisme d’observation de baleines est en plein essor en Islande, tout est déjà joué ; même si rien ne me plairait davantage que d’envoyer les deux derniers baleiniers par le fond, ce type d’intervention ne serait pas productif pour ceux que nous représentons.

Certes, nombreux sont ceux qui souhaitent que nous intervenions et qui m’ont dit avoir l’intention de soutenir financièrement toute campagne d’intervention. Je dois néanmoins accorder la priorité aux intérêts à long terme de ceux que nous représentons : les baleines.

Nous ne les avons pas abandonnés. Nos équipages sont présents en Islande ; ils observent et recueillent des informations. Les agissements illégaux de l’Islande ne passent pas inaperçus et nous poursuivons nos tentatives pour convaincre les nations membres de la CBI de demander des sanctions économiques. Nous vivons hélas dans un monde auquel les motivations économiques et politiques font défaut pour faire appliquer le droit international de préservation des espèces.

Personnellement, je peux confirmer qu’il est très dur pour nous de ne pas intervenir. Je désire ardemment neutraliser ces vaisseaux tueurs, comme tous les autres gardiens qui constituent Sea Shepherd. Mais nous devons inscrire notre action dans la stratégie d’ensemble.

En 1986, notre courageux équipage a fait ce qu’il fallait et obtenu de bons résultats. Mais l’environnement social a évolué depuis cette date. En 1986, le tueur de baleines Kristjàn Loftsson avait 43 ans… il en a 75 à présent. En 1986, notre Achab islandais était soutenu par 98 % de ses compatriotes. Ce soutien n’est aujourd’hui plus que de 34 %.

C’est le temps qui joue à présent pour nous. La mort de Loftsson sonnera celle de la chasse islandaise à la baleine. Loftsson a des fils ; mais il est bien peu probable qu’ils investissent dans de nouveaux bateaux et équipements.

La chasse à la baleine vit ses derniers instants ; nous pouvons espérer qu’ils soient brefs.

L’Islande est un pays à la beauté extraordinaire, aux habitants progressistes et aux programmes sociaux exemplaires. La seule ombre apparente au tableau de cette nation tout entière est celle des opérations délictueuses de chasse à la baleine, dont Kristjàn Loftsson souille le visage de l’identité nationale islandaise.

La guerre des baleines continue

Par le Capitaine Paul Watson

Sea Shepherd a accompli quelque chose d’absolument remarquable au cours des 12 dernières années.

En 2005, nous avons décidé de nous attaquer à la flotte baleinière la plus grande et la plus destructrice du monde. Nous nous sommes entendu dire, par des gouvernements et quelques ONG, que cela était impossible.

capitaine paul Watson

Peu de personnes avaient connaissance du massacre illégal effectué par le Japon dans l’océan Austral. Il était loin des yeux, loin du cœur. Les Japonais ciblaient 1035 baleines par an, un chiffre qui comprenait un quota de 50 baleines à bosse et 50 rorquals communs, deux espèces menacées.

Nous avions peu de ressources, mais nous avons pris notre seul navire, le Farley Mowat, un bateau rompu des mers et plutôt lent, et nous nous sommes lancés à la poursuite des baleiniers dans l’océan Austral et les avons rattrapés pendant quelques heures avant qu’ils ne reprennent de la vitesse et nous sèment.

En 2006, nous avons pu faire l’acquisition du Steve Irwin et la situation s’est inversée. Chaque année, nous devenions plus forts et plus efficaces. Nous avons acheté le Bob Barker, le Sam Simon, le Brigitte Bardot et l’Ocean Warrior. Sea Shepherd a sans relâche permis de réduire les quotas annuels de manière significative et, en 2012/2013, les baleiniers japonais sont rentrés chez eux avec seulement 10 % des prises prévues. Nous avons fait cela au moment même où la Cour fédérale américaine nous mettait d’importants obstacles juridiques dans les roues.

Les résultats parlent d’eux-mêmes. Plus de 6000 baleines ont été épargnées. Pas une seule baleine à bosse n’a été tuée, et seulement 10 rorquals communs ont été abattus sur une période de 10 ans, décennie pendant laquelle 500 individus étaient voués à mourir. Et en plus, les baleiniers japonais ont perdu des dizaines de millions de dollars.

Nous avons dévoilé les activités illégales du Japon au monde entier grâce à notre série télévisée documentaire, Justiciers des Mers.

Nous avons contribué à inciter l’Australie à amener le Japon devant la Cour internationale de justice où les activités du pays du soleil levant ont été jugées illégales ; la CIJ ayant émis une ordonnance de cessation et d’abstention à son encontre.

Ils se sont abstenus pendant un an, puis sont revenus avec un nouveau programme (lui aussi illégal) qui réduisait leur quota de chasse, bidon et autodéterminé, à 333 individus par an. Cela signifie que, depuis 2015, 1400 autres baleines ont échappé aux harpons mortels. Ce qui signifie que 702 autres baleines continueront à être épargnées chaque année.

Malheureusement, dans le but d’éviter les interventions de Sea Shepherd, ils ont doublé leur zone de chasse, ce qui veut dire qu’ils ont davantage de temps et d’espace pour abattre un quota réduit.

En dépit de cela, Sea Shepherd a envoyé le Steve Irwin et l’Ocean Warrior à la poursuite des baleiniers en 2016/2017 et bien que cela leur ait pris plus longtemps et coûté plus cher, les baleiniers japonais ont réussi à atteindre leur quota.

Nous avons récemment découvert que le Japon avait désormais recourt à une surveillance militaire pour suivre en temps réel par satellite les mouvements des bateaux de Sea Shepherd. S’ils savent où nos navires se trouvent à tout moment, ils peuvent facilement nous éviter. Pendant l’Opération Nemesis, les navires de Sea Shepherd ont effectivement pu s’en approcher et notre hélicoptère a même réussi à récolter des preuves sur leurs activités baleinières illégales, mais nous ne parvenions pas à les atteindre physiquement. Nous ne pouvons pas rivaliser avec leur technologie de type militaire.

Nishin Maru

Cette année, le Japon a renforcé sa résistance en adoptant de nouvelles lois anti-terroristes, certaines étant spécifiquement destinées à condamner les méthodes de Sea Shepherd. Pour la toute première fois, le pays a déclaré qu’il enverrait l’armée défendre ses activités illégales de chasse à la baleine.

Les baleiniers japonais ont non seulement les ressources et les subventions fournies par leur gouvernement, mais bénéficient également du fort soutien politique d’une superpuissance économique majeure. Sea Shepherd a de son côté des ressources limitées et des gouvernements hostiles en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis.

La décision sur laquelle nous avons dû nous prononcer a été la suivante : préférons-nous dépenser nos ressources limitées dans une nouvelle campagne dans l’océan Austral qui a peu de chance de réussir OU choisissons-nous de regrouper différentes méthodes et tactiques ? Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, la seule autre option est de réfléchir à une meilleure stratégie, puisque lorsqu’une mesure ne fonctionne plus, la seule alternative est un plan d’action ajusté et amélioré.

Nous devons formuler ce nouveau plan et nous le ferons.

Nous n’allons pas envoyer de navires dans l’océan Austral cette année, mais nous n’abandonnons pas son Sanctuaire baleinier. Il nous faut exploiter les ressources, les stratégies et la capacité de mettre un terme, de manière significative, aux activités de chasse illégale de la flotte baleinière japonaise. Entre-temps, il est temps pour l’Australie de respecter ses engagements. Sea Shepherd a fait dans l’océan Austral ce qu’il est de la responsabilité du gouvernement australien et ce qu’il s’est refusé à faire, c’est-à-dire faire appliquer le droit de l’environnement international et australien. Au lieu de soutenir Sea Shepherd, le gouvernement australien aide les baleiniers japonais en harcelant Sea Shepherd et en faisant obstruction à la possibilité pour Sea Shepherd de récolter des fonds en nous refusant le statut d’association caritative.

Ce que Sea Shepherd a accompli au cours des 12 dernières années démontre ce que des passionnés peuvent arriver à faire avec peu de moyens en dépit de la vive opposition de plusieurs gouvernements.

Les baleiniers japonais ont été montrés du doigt, humiliés, et le plus important, privés de tuer les milliers de vies ayant échappé à leurs harpons mortels. À l’heure qu’il est, ces milliers de baleines parcourent les océans et se reproduisent, alors qu’elles seraient mortes si nous n’étions pas intervenus.

Mais surtout, elles sont désormais des voix dans l’opposition à la chasse baleinière permise par le gouvernement japonais. Nos efforts ont été comme des aiguilles d’acupuncture plantées dans la société japonaise, scrutant et provoquant des réactions. Nous avons révélé l’incroyable gaspillage de fonds publics et la corruption que cette sale affaire cause au Japon ainsi que la honte qu’elle jette sur son peuple. Notre travail est tel qu’un officiel japonais a déclaré que le pays avait deux ennemis : la Chine et Sea Shepherd !

Les efforts sans relâche de Sea Shepherd pour poursuivre et faire cesser les baleiniers non seulement japonais mais aussi norvégiens, danois et islandais continueront. C’est ce que nous faisons depuis quarante ans. Nous n’abandonnerons jamais, pas avant que l’abominable chasse à la baleine soit abolie pour tous, partout, peu importe la raison avancée.

Sea Shepherd fait un travail incroyable dans les océans du monde entier, avec des ressources limitées, en plus de s’occuper des activités illégales de chasse à la baleine. La Vaquita, espèce menacée, serait déjà éteinte si nous n’étions pas intervenus. Nous avons arrêté l’ensemble de la flotte pirate responsable du braconnage de la légine australe. Nous avons intercepté et arrêté des braconniers au large de l’Afrique occidentale, ainsi que dans les réserves marines des Galapagos, de la Sicile et du Panama. Nous avons retiré des centaines de tonnes de plastique et de filets fantômes de la mer et, surtout, nous avons montré au monde ce qu’une poignée de passionnés courageux étaient capables de faire.

Notre objectif est de continuer à servir la vie dans l’Océan en la protégeant de l’exploitation illégale et cupide d’humains nuisibles.

Une seule réalité guide Sea Shepherd : si les Océans meurent, nous mourrons !