Sur le Front des dauphins

Extrait du reportage diffusé dimanche soir à 20h50 sur France 5 « Sur le front des dauphins ». Ici, l’extrait d’un témoignage de pêcheur qui atteste de captures volontaires de dauphins tués au harpon et de l’existence d’un marché noir de viande de dauphins en France.

Enquête complète à retrouver dans Sur Le Front des dauphins, ce dimanche 21 février à 20h50 sur France 5.

Hécatombe de dauphins : carton rouge pour les pêcheurs des Sables d’Olonne et de Saint Gilles Croix de Vie

Hécatombe de dauphins : carton rouge pour les Sables d'Olonne et Saint Gilles Croix de Vie

Alors que les cadavres mutilés s’échouent par centaines sur la façade atlantique française, les équipes à terre de Sea Shepherd ont découvert un charnier dans lequel la ville des Sables d’Olonne entasse les cadavres recensés sur ses plages avant leur envoi hebdomadaire à l’équarrisseur. La photo prise représente une semaine d’échouages sur la commune.

D’après les scientifiques seuls 20% des dauphins tués sont rejetés par la mer, ce qui porte à plusieurs milliers, les dauphins déjà tués cette année au regard des 700 cadavres retrouvés depuis fin décembre.

Observateurs persona non grata sur les bateaux de pêche des Sables

Pour les scientifiques, la première étape vers une amélioration de la situation serait d’identifier clairement les navires responsables au moyen d’observateurs ou de caméras embarqués. Alors même que dans de nombreux pays, cette présence est obligatoire, la France tout en autorisant des méthodes de pêche destructrices en zone sensible, laisse le choix à ses pêcheurs de refuser toute observation indépendante. Les navires des Sables d’Olonne et de Saint Gilles dont sont originaires les chalutiers que nous avons filmés avec des dauphins dans leurs filets cette année et l’année dernière refusent toute présence d’observateurs. A quand l’obligation ? Combien de temps le gouvernement va t-il laisser une poignée de personnes bloquer toute avancée sur ce sujet ? Comment expliquer que les comités des pêches aient un tel pouvoir et jouissent d’une telle impunité dans ce pays ?

La France est signataire des conventions de protection des cétacés et s’est engagée à mettre en œuvre des mesures concrètes pour minimiser leurs captures.La France est signataire des conventions de protection des cétacés et s’est engagée à mettre en œuvre des mesures concrètes pour minimiser leurs captures. « Force est de constater qu’en dehors des déclarations d’intentions émises par communiqués de presse chaque année, le gouvernement ne prend pas le problème au sérieux et se soucie surtout de ménager la susceptibilité des pêcheurs » déclare Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France. Faut-il rappeler que comme s’en inquiètent les scientifiques, les dauphins sont une espèce fragile, qui se reproduit peu et lentement. Lorsque la diminution de leur population sera visible, il sera trop tard. « Trente ans de réunions et de discussions avec les comités des pêches ont abouti à la situation catastrophique dans laquelle nous sommes aujourd’hui » poursuit Lamya Essemlali, qui dénonce les échouages les plus importants jamais enregistrés. « Le temps des discussions est révolu, il est urgent d’agir ».

Mensonge du Comité des pêche et inefficacité des pingers.

Force est de constater que grâce à la complaisance complice du gouvernement, les divers Comités des pêches mènent les scientifiques en bateau depuis des années. Aujourd’hui, José Jouneau, Président du Comité des Pêches de la Loire nous explique – et ses propos sont repris sans vérification par le gouvernement – que cette année tous les chalutiers sont équipés de pingers (répulsifs acoustiques). D’un autre côté on nous avance de source sure que ça n’est pas le cas, ce que nous avons pu vérifier sur le terrain.

De toute évidence, José Jouneau ment. Et quand bien même, les deux relevés de filets auxquels nous avons assisté en février qui contenaient respectivement deux et un dauphins étaient sur des chalutiers. Aucune trace de pinger et si pingers il y’avait eu, il auraient fait la preuve de leur inefficacité…

Impunité pour les braconniers

Le cas des dauphins n’est que l’arbre qui cache la forêt, lors de nos patrouilles, à plusieurs reprises, nous avons pu voir des chalutiers pêcher en plein sur le plateau de Rochebonne pourtant interdit aux chalutiers cette année afin de laisser reposer le milieu. Quels contrôles, quelles sanctions pour ces braconniers ? Nous avons déposé une plainte contre deux d’entre eux, pour qui nous avons pu documenter l’action illégale de pêche : le Viking 2 immatriculé à Saint Nazaire et déchargeant à La Turballe et l’Ile Vertime, rattaché aux Sables d’Olonne. Les deux navires braconnaient en plein plateau de Rochebonne sans même avoir pris la peine d’éteindre leur AIS (système autonome et continu d’identification), illustration du sentiment d’impunité totale qui règne dans le milieu.

Visites du Sam Simon

Le navire principal de patrouille sur l’opération Dolphin Bycatch, le Sam Simon sera à Bordeaux les samedi 16 et dimanche 17 Mars. Le bateau sera ouvert aux visites et le public pourra venir rencontrer l’équipage et échanger sur les enjeux et les objectifs de la mission. Page FB de l’événement : https://www.facebook.com/events/355477111533280/Soutenez l’opération Dolphin Bycatch !

Opération Dolphin Bycatch : Premières images de dauphins pris au piège de chalutiers

Dans la nuit de mardi à mercredi, Sea Shepherd a pu rapporter comme l’année dernière à la même époque, les images de dauphins pris au piège de filets de pêche dans le Golfe de Gascogne. Cette fois encore, ce sont deux chalutiers pêchant en bœuf (par paire) qui ont remonté deux dauphins morts dans leur filet. Les deux chalutiers ciblant principalement le bar, sont rattachés au port de Boulogne-Etaples et de Concarneau.

Ces deux dauphins viennent s’ajouter aux 600 autres – souvent mutilés – retrouvés sur les plages françaises ces 6 dernières semaines. Si ce chiffre semble énorme, il est pourtant bien en deçà de l’ampleur réelle du carnage en cours. En effet, l’observatoire scientifique Pélagis estime que 80% des dauphins tués coulent en mer et n’atteignent jamais le rivage.

« Au cours de nos patrouilles, nous croisons tous les jours de nombreux dauphins sur cette zone particulièrement sensible » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et responsable de l’opération. « Les dauphins évoluent sur les frayères de bars au milieu des nombreux chalutiers, senneurs danois et fileyeurs qui ratissent la zone – ce qui est déjà une aberration en soi – avec des techniques de pêche connues pour faire un carnage sur les mammifères marins. Toutes ces captures n’ont donc rien d’accidentelles. Elles sont prévisibles, quasi systématiques et acceptées comme telles. Il est donc plus qu’urgent que les consommateurs demandent des comptes sur la provenance du poisson qu’ils ont dans leur assiette » conclut-elle.

photo : Tara Lambourne / Sea Shepherd

Soutenez l’opération Dolphin Bycatch !

Opération Dolphin ByCatch : Patrouille du 11 Février 2019

La France sacrifie ses dauphins et nous allons faire en sorte que le monde entier le sache.

Déjà plusieurs centaines de cadavres retrouvés sur les plages cette année (et sans doute des milliers tués en mer). Les scientifiques prédisent déjà « une année noire » pour les dauphins.

Sea Shepherd lance l’ Opération Dolphin Bycatch. Pour la première fois, il y aura une présence continue sur les zones où les dauphins sont tués par les pêcheurs (principalement mais pas uniquement des chalutiers). Malgré les alertes des scientifiques, la France ne veut pas imposer d’observateurs sur ces bateaux et couvre cette hécatombe depuis 30 ans. Nous allons donc remédier à ce problème. Les observateurs, ça sera nous et nous ferons en sorte que les images fassent le tour du monde. Que ça plaise ou non aux pêcheurs responsables de ces tueries.

Voici une vidéo d’une des toutes premières patrouilles.

Soutenez l’Opération Dolphin Bycatch !

APPEL A LA MOBILISATION – NOUS AVONS JUSQU’A LUNDI !!! CONSULTATION PUBLIQUE POUR LES DAUPHINS VICTIMES DE LA PÊCHE

En février dernier, nous diffusions les images de dauphins capturés par des chalutiers français pêchant le bar. Ce sont des milliers de dauphins qui subissent ce triste sort chaque année le long des côtes françaises dans l’opacité la plus complète.

Photo 1 dans les Landes © Maxppp - LE DEODIC Davidphoto : Sea Shepherd

Lors de l’opération DolphinByCatch, nous dénoncions le fait que le gouvernement français était hors la loi en manquant à son obligation de nommer un organisme en charge de recevoir les déclarations de captures de dauphins. Un vide juridique qui arrange tout le monde, ministères et pêcheurs responsables des captures.

L’État lance donc une consultation publique sur ce qui en apparence est une volonté de remédier au problème. En apparence seulement car tout en garantissant l’anonymat complet des navires, aucune surveillance obligatoire à bord n’est prévue donc les déclarations reposent uniquement sur la bonne volonté des pêcheurs, comme si on demandait aux automobilistes de déclarer leurs excès de vitesses à la gendarmerie… De plus aucun délai de déclaration n’est prévu. Ces déclarations – pour ce qu’elles vaudront – ne seront pas traitées par un organisme indépendant mais par le gouvernement lui même via l’Ifremer. Ce même gouvernement qui couvre ces captures depuis 30 ans.

SEA SHEPHERD DEMANDE QUE SOIENT INCLUS LES AJOUTS SUIVANTS :

– Embarquement systématique d’observateur sur les « arts trainants » et les pêcheries identifiées comme problématique pour les captures.

Photo 1 dans les Landes © Maxppp - LE DEODIC DavidPhoto : dans les Landes © Maxppp – LE DEODIC David

– Présence obligatoire d’un système vidéo embarqué qui devra être contrôlé par un organisme indépendant.

– Instauration d’un délai de déclaration en cohérence avec les actes de pêche : au plus tard à la fin de l’acte de pêche pour les fiches et dans les 24h maximum sur les logbooks.

VOUS AUSSI, EXPRIMEZ VOUS EN MASSE ET FAITES TOURNER ! C’EST LE MOMENT ! MERCI !!!!

Consultation publique jusqu’au 23 juillet 2018 sur le lien suivant :
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-modification-de-l-article-a1844.html