DEUX PHOQUES DÉCAPITÉS À CONCARNEAU : les coupables ont été identifiés !!

Dans un communiqué envoyé hier, la gendarmerie de Concarneau déclare :

« L’appel à témoin relayé par les médias ainsi que la promesse de récompense faite par l’ONG « Sea Shepherd » ont été déterminants pour identifier les personnes contre lesquelles il existe un faisceau de présomptions les mettant en cause dans les faits de « – Capture non déclarée, transport et destruction non autorisée d’espèce animale non domestique protégée. »

Photo : deux phoques dans la région de Calais. 
Crédit photo: Notre partenaire Centre de Soins de la Faune Sauvage LPA de Calais

Photo : deux phoques dans la région de Calais
Crédit photo: Notre partenaire Centre de Soins de la Faune Sauvage LPA de Calais

L’article L-415-3 du code de l’environnement prévoit jusqu’à 2 ans de prison ferme et 150 000 euros d’amende. Sea Shepherd a déposé plainte et nous espérons une peine exemplaire et dissuasive. Il faut faire cesser l’impunité ambiante qui règne autour de ces actes de barbarie et d’atteinte aux espèces protégées. La question des « sévices graves » se pose également à nos yeux.

Pour rappel, notre récompense pour le cas toujours non élucidé du phoque tué au Touquet l’année dernière tient toujours.

Mort de 30 requins-marteaux : Sea Shepherd dépose plainte contre Nausicaa

Suite à la mort de 30 requins-marteaux, Sea Shepherd dépose plainte contre Nausicaa pour sévices graves et non-respect de la réglementation sur la détention des animaux sauvages en captivité, ayant entrainé la mort.

Le dernier des requins marteaux capturés en Australie pour le compte de Nausicaa vient de mourir. En 2011, l’aquarium de Boulogne-sur Mer avait déjà capturé dans leur milieu naturel vingt requins marteaux juvéniles, l’année dernière, une dizaine de bébés avaient encore été capturés dans une nurserie. Tous sont morts dans les bassins de Nausicaa. Pourquoi, après l’échec retentissant de 2011, l’aquarium de Boulogne-sur Mer a-t-il persisté à vouloir exhiber ces animaux fragiles, menacés et dont la longévité dans leur milieu naturel excède de loin celle d’une vie captive ?

Seul l’appât du gain, couplé à une incompétence et une irresponsabilité flagrantes peuvent expliquer cette hécatombe. L’alibi de la protection pour justifier une exploitation commerciale d’espèce menacée est insupportable. Contrairement aux mensonges de l’industrie de la captivité, la vie n’est ni plus douce ni plus longue pour les animaux détenus.

Si Nausicaa souhaite réellement aider à protéger les requins-marteaux comme elle le prétend, les 3 millions d’euros de fonds publics engloutis dans ce projet d’exhibition auraient dû être investis dans la lutte contre le braconnage dans leur milieu naturel, première cause de leur mortalité. Sea Shepherd est fortement investi dans leur protection notamment aux Galapagos, aux iles cocos et à Malpelo, lieu de prédilection des requins marteaux, où Nausicaa annonce vouloir envoyer deux représentants. Les fonds publics dilapidés par Nausicaa pourraient efficacement protéger de larges portions de l’habitat naturel de cette espèce, seule et unique façon de la préserver.

Nausicaa doit rendre des comptes sur ce qui s’est réellement passé, d’autant plus que ses financements sont très largement publics. Sea Shepherd dépose donc plainte ce lundi pour sévices graves et non-respect de la réglementation sur la détention des animaux sauvages en captivité, ayant entrainé la mort. Afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire, nous demandons au Procureur de la République de diligenter une enquête incluant :

  • la vérification de la légalité des conditions dans lesquelles les requins-marteaux ont été prélevés dans leur milieu naturel ;
  • la vérification des conditions d’attribution du certificat de capacité prévu à l’article L. 413- 2 du Code de l’environnement ;
  • la vérification des conditions d’attribution de l’autorisation d’ouverture prévue à l’article L. 413-3 du Code de l’environnement ;
  • la réalisation d’une expertise aux fins de vérification scientifique des arguments liés à la « préservation de l’espèce » avances par Nausicaa ;
  • l’audition du titulaire du certificat de capacité prévu à l’article L. 413-2 du Code de l’environnement ;
  • l’audition des responsables de Nausicaa ayant agi pour son compte, notamment Monsieur Philippe Valette, directeur général délégué.

Opération Dolphin Bycatch : À l’année prochaine !

Après deux mois en mer, notre mission pour les dauphins touche à sa fin, au moins pour cet hiver. Des dizaines de patrouilles nocturnes et journalières dans le froid hivernal de l’océan atlantique nous ont permis de ramener des images difficiles à obtenir. Ces images ont fait le tour du monde. Merci à nos équipes qui se sont montrées infatigables et déterminées dans des conditions particulièrement difficiles. Votre ténacité et votre abnégation nous ont permis d’exposer aux yeux du monde entier ce qui se passe dans le Golfe de Gascogne et qui était encore il y a peu, ignoré du plus grand nombre. Personne n’avait jusqu’ici fourni un tel effort, vous êtes ce qui rend cette organisation si unique.

Merci aussi à tous ceux qui nous ont soutenu en faisant un don et qui nous ont permis de financer cette importante opération, nous n’y serions pas arrivés sans vous non plus.

Nous reviendrons tant que des solutions satisfaisantes n’auront pas été mises en place par le gouvernement pour sauver la population de dauphins du Golfe de Gascogne. Les axes de travail du Plan National Echouage annoncé par François de Rugy nous laissent penser que ce combat ne fait que commencer.

Au-delà des dauphins, c’est tout l’écosystème marin qui est mis à mal par nos méthodes de pêche. Les dauphins sont les lanceurs d’alerte de l’océan. Ecoutons les ! Et sauvons-les…

Lamya Essemlali
Responsable de l’Opération Dolphin Bycatch

NB: Le Sam Simon repart en mission dans quelques jours en Méditerranée, puis en Afrique.

Photos : Sea Shepherd / Tara LambourneDolphin ByCatchDolphin ByCatchDolphin ByCatchDolphin ByCatchDolphin ByCatchDolphin ByCatchDolphin ByCatch

Opération Dolphin Bycatch : Deux dauphins capturés par des chalutiers prétendument équipés de « pingers »

Encore deux dauphins remontés morts dans le filet de chalutiers pêchant en bœuf (par deux) qui affirmaient la veille, n’avoir pas capturé un seul dauphin cette année…

Dolphin ByCatch

À l’aube du 6 avril, l’équipage de Sea Shepherd patrouille dans le golfe de Gascogne au large de Royan. Nous tombons sur deux chalutiers que nous connaissons bien. La Colombine et l’Arlequin 2 qui pêchent en bœuf (par paire), technique connue pour être particulièrement dangereuse pour dauphins tant la taille du filet tractée par deux navires est grande.

Les chalutiers remontent leur filet vers 7h00 du matin. A l’intérieur, deux dauphins asphyxiés en profondeur. Leur mort a été une lente agonie comme celle des milliers de leur congénères qui sont victimes de la pêche sur cette zone.

La veille, les pêcheurs de ces deux mêmes chalutiers assuraient aux journalistes du New York Times, qu’ils n’avaient pas capturé un seul dauphin cette saison, grâce à leurs « pingers », les répulsifs acoustiques présentés à tort comme la solution magique pour en finir avec cette hécatombe d’espèce protégée.

Les journalistes du New York Times embarquaient avec nous le soir même et ont pu documenter la remontée du filet par eux-mêmes. Nul doute que la crédibilité des pêcheurs en prend un coup…

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Opération Dolphin ByCatch : un requin pèlerin, espèce menacée capturé par un chalutier dans le Golfe de Gascogne

Dans la nuit du 31 mars, au cours d’une de nos patrouilles nocturnes dans le Golfe De Gascogne pour documenter les captures de dauphins, notre équipe a filmé la remontée d’un grand requin pèlerin par un chalutier français.

Les pêcheurs trainaient derrière leur bateau un grand dauphin gonflable, sans doute pour nous narguer. Après avoir vu le requin se débattant dans leur filet sous nos caméras, les pêcheurs se sont d’abord occupés de remonter leur prise de poisson avant de libérer le requin en détresse. Celui-ci est reparti sous les cris des pêcheurs qui scandaient « On a sauvé Willy ! »

On ne peut pas savoir si le requin survivra au stress et aux possibles blessures occasionnées par sa capture.

Le requin pèlerin est une espèce inoffensive et menacée selon l’IUCN. (Union internationale pour la conservation de la nature)

Ces images viennent confirmer que les dauphins ne sont pas les seules victimes de ces méthodes de pêche non sélectives qui devraient être interdites dans des zones qui à l’instar du Golfe de Gascogne, abritent des espèces protégées ou menacées.

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