Opération Solla Stella : 15eme arrestation pour crime de pêche

Dans le cadre d’une opération conjointe avec le ministère de la défense du Libéria pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, Sea Shepherd a prêté main forte aux garde-côtes libériens dans l’arrestation d’un navire senneur immatriculé à l’étranger et au passé criminel chargé en matière de pêche illégale au Libéria.

Le Solevant pêchant dans les eaux libériennes. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Le 7 avril, le navire de pêche (F/V) Solevant, senneur de 55 mètres battant pavillon sénégalais, a été abordé pour une inspection par la Garde côtière libérienne qui se trouvait à bord d’un petit bateau envoyé depuis le Bob Barker de Sea Shepherd. Ce navire était connu pour avoir été condamné à une amende en 2012 par les autorités libériennes pour pêche illégale, prises non déclarées et usage d’une licence de pêche au Libéria falsifiée.

Garde-côtes libériens à bord du Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Au cours de l’inspection, le capitaine du Solevant a fourni aux garde-côtes libériens une copie d’une prétendue licence de pêche du Libéria. La règlementation de la pêche au Libéria impose d’être muni de l’original ou d’une copie certifiée.

Le numéro de licence attribué à cette copie était le même que celui d’un autre navire, le F/V Panofi Discoverer.

Garde-côtes libérien sécurisant le Solevant avec le Bob Barker à l’arrière-plan. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

« Deux navires ne peuvent pas circuler avec le même numéro de licence et les soupçons des garde-côtes libériens ont été confirmés par la précédente condamnation du navire pour usage d’une licence de pêche factice en 2012. Les garde-côtes libériens n’ont pas eu d’autre choix que d’arrêter le bateau« , a expliqué l’honorable Daniel Ziankahn Jr., ministre de la défense du Libéria.

Prise accidentelle d’un requin à bord du Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Le capitaine était en outre incapable de produire un registre de pêche, utilisé pour prouver où le poisson a été capturé, ni une déclaration de chargement, obligation légale pour comptabiliser le poisson déjà à bord. C’est une pratique courante chez les braconniers de ne pas enregistrer officiellement leurs prises et leur chargement.

Le Bob Barker intercepte le Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

« En 2012, un suivi par satellite a prouvé que le Solevant, alors exploité sous le nom de Santa Maria, pêchait illégalement dans la zone économique exclusive du Libéria aux mois de février, juin, juillet et septembre. Le navire avait été interpelé en possession d’une fausse licence de pêche du Libéria. Il est aujourd’hui de retour dans les eaux du pays, utilisant le numéro de licence d’un autre navire. Le subterfuge n’a pas échappé à la vigilance des garde-côtes libériens, aidés par le capitaine australien Anteo Broadfield et l’équipage duBob Barker », a déclaré Peter Hammarstedt, directeur de campagnes de Sea  Shepherd Global.

Garde-côtes libérien  à bord du Solevant avec le Bob Barker à l’arrière-plan. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Le Solevant a été arrêté et escorté par la Garde côtière libérienne et le Bob Barker jusqu’au port de Monrovia.

C’est la 15ème arrestation d’un navire pour crime de pêche dans les eaux libériennes depuis février 2017, quand a débuté le partenariat – baptisé Opération Sola Stella – entre le ministère de la Défense nationale du Libéria et Sea Shepherd.

Le 11 février 2019, Sea Shepherd a été récompensée de l’Ordre du service distingué (OSD) par le président Dr. George Manneh Weah en reconnaissance du succès de l’Opération Sola Stella. L’OSD est la plus haute distinction militaire décernée par le ministère de la Défense nationale et les Forces armées du Libéria, en reconnaissance de services exceptionnels rendus à la République.

Le Solevant en route vers la détention à Monrovia. Photo de Rodolphe Villevieille/Sea Shepherd
Le bateau et les petites embarcations de Sea Shepherd interceptent le Solevant. Photo de Flavio Gasperini/Sea Shepherd

Le Libéria arrête des braconniers high-tech pour pêche illégale et tentative de corruption

Le 15 janvier 2018, le navire de pêche sous pavillon ghanéen F/V Panofi Fore Runner a été arrêté dans les eaux territoriales du Libéria par la Garde côtière de ce pays, assistée par Sea Shepherd. Le senneur de 71m a été appréhendé en possession de neuf Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP) alors qu’il pêchait dans les eaux libériennes sans licence de pêche libérienne.

Les DCP fonctionnent comme des “aimants à poissons” et ceux déployés par le F/V Panofi Fore Runner sont des équipements dernier cri qui indiquent au navire l’activité des poissons. Le navire peut donc déployer son filet de deux kilomètres sur le DCP et ramasser le poisson qui se trouve en dessous.

Pêcher sans licence de pêche libérienne constitue la plus grave infraction aux lois des autorités des pêches libériennes. L’amende pour un tel forfait peut atteindre 1 million de dollars US. Chaque DCP déployé constitue une infraction distincte, pour une amende pouvant s’élever à 9 000 000 dollars US.

Dans une tentative malheureuse d’échapper à la justice, le capitaine et son second ont proposé aux représentants de la Garde côtière libérienne qui les ont abordés, un pot-de-vin de 1 450,45 et 6 911,80 dollars US. Cet incident conduira à des poursuites supplémentaires à l’encontre du navire.

Le F/V Panofi Fore Runner est maintenant détenu au port de Monrovia, dans l’attente des poursuites légales.

« La tentative du capitaine et de son second de corrompre les marins de la Garde côtière libérienne constitue un acte répréhensible et une preuve indubitable qu’ils avaient quelque chose à cacher. Il est courant de constater d’autres activités criminelles telles que la contrefaçon, l’évasion fiscale et la corruption associées à des infractions de pêche. C’est pourquoi le ministère de la Défense nationale est décidé à lutter contre la pêche illégale en tant que crime organisé transnational »
Brownie Samukai,ministre libérien de la Défense nationale

Le F/V Panofi Fore Runner fait partie d’une flotte propriété de Panofi Company Ltd, entreprise basée au Ghana bénéficiant d’investissements provenant de Corée du Sud, qui a été condamnée par le passé d’infraction de pêche au Libéria. Un navire jumeau du F/V Panofi Fore Runner, le F/V Panofi Dicoverer, a été arrêté pour pêche illégale au Libéria en 2013, en même temps que deux navires frigorifiques de Panofi, le M/V Volta Victory et le M/V Volta Glory, qui ont été pris en train de transborder illégalement du poisson dans les eaux libériennes. 700 tonnes de thon ont été découvertes à bord du F/V Panofi Fore Runner. Les documents trouvés à bord du Panofi Fore Runner pendant l’inspection ont révélé que ce navire transborde régulièrement avec les deux navires frigorifiques précédemment condamnés pour délit de pêche au Libéria.

« Cela fait cinq ans que les bateaux de Panofi Company Ltd ont été arrêtés et condamnés pour pêche illégale dans les eaux libériennes. L’arrestation rapide d’un navire Panofi, qui a tenté sa chance en contournant une fois de plus les lois libériennes, met en évidence l’incroyable capacité de la Garde côtière libérienne à conserver et protéger ses eaux et illustre l’importance de la collaboration entre gouvernement et société civile pour l’éradication de la pêche illégale, » a déclaré le directeur des campagnes Peter Hammarstedt.

Les FAD à bord du F/V Panofi Fore Runner. Photo Melissa Romao/Sea ShepherdLes FAD à bord du F/V Panofi Fore Runner. Photo Melissa Romao/Sea Shepherd

Depuis février 2017, Sea Shepherd assiste le gouvernement du Libéria pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en mettant à disposition un navire civil pour patrouiller dans leurs eaux, sous la direction du Ministre libérien de la Défense. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables à la pêche INN, qui représente jusqu’à 40% du poisson pêché dans les eaux d’Afrique de l’ouest.

En 2016, Sea Shepherd s’est associée avec le gouvernement du Gabon pour l’Opération Albacore, qui a permis l’inspection en mer de plus de 80 navires de pêche et l’arrestation de cinq chalutiers congolais de pêche INN et un palangrier espagnol. L’Opération Sola Stella permet à Sea Shepherd de poursuivre son engagement aux côtés des gouvernements nationaux et des organismes chargés de l’application de la loi pour combattre la pêche INN, tel que stipulé à travers notre Engagement volontaire pour les Océans énoncé à la Conférence des Nations Unies sur l’Océan de juin 2017.

La garde-côitère libérienne sécruise le pont du F/V Panofi Fore Runner. Photo Melissa Romao/Sea Shepherd.: La garde-côitère libérienne sécruise le pont du F/V Panofi Fore Runner. Photo Melissa Romao/Sea Shepherd

Le Nigéria condamne un chalutier « certifié pêche durable » arrêté dans les eaux du Libéria

Prenant les accusations de pêche illégale au sérieux, le gouvernement du Nigéria a rappelé un crevettier « certifié pêche durable » arrêté dans les eaux libériennes en 2017 et l’a maintenu en détention pendant trois mois le temps que le propriétaire du navire licencie le capitaine et l’ingénieur en chef.

La garde-côtière libérienne se prépare à l’abordage du Star Shrimper XXV. Photo Alejandra Gimeno/Sea Shepherd

Le 13 mars 2017, la garde côtière libérienne arrêtait le navire sous pavillon Nigérian (F/V) Star Shrimper XXV, avec l’aide de Sea Shepherd, pour de multiples infractions. Il pêchait activement sans licence de pêche libérienne, a été appréhendé dans une zone d’exclusion côtière (IEZ) réservée à la pêche artisanale locale, et n’était pas équipé d’un dispositif d’exclusion des tortues (TED), pourtant obligatoire pour tous les crevettiers « certifiés pêche Durable ».

Le Star Shrimper XXV fait partie d’une flotte de navires de pêche appartenant à l’Atlantic Shrimpers Ltd, une entreprise autorisée par le Département d’Etat des Etats-Unis à exporter des crevettes aux Etats-Unis. La certification impose l’utilisation de TED (Dispositif d’Exclusion des Tortues) pour réduire les prises accessoires, dont les tortues. Baptisé « Section 609 » du processus de certification, ce programme étend l’obligation des TED aux navires de pays qui importent des crevettes aux Etats Unis. Le TED est un système adaptable aux chaluts de pêche aux crevettes qui empêchent les tortues et d’autres animaux marins d’être pris dans le filet. Etant donné que les Etats-Unis sont le premier importateur mondial de crevettes, le programme de la Section 609 constitue un outil essentiel pour la protection des tortues (et d’autres créatures marines) à travers le monde.

Suite à l’arrestation du Star Shrimper XXV, Sea Shepherd Global a travaillé avec Sea Shepherd Legal pour demander une enquête officielle du Département d’Etat sur les pêcheries « durables » de crevettes au Nigéria. (https://www.seashepherdglobal.org/latest-news/sea-shepherd-calls-on-us-department-of-state-to-in/).

Le 20 décembre, le Département d’Etat a informé Sea Shepherd Legal qu’après avoir été condamné à une amende puis relâché par les autorités du Libéria au sortir de plus de deux mois de détention, le Star Shrimper XXV a rappelé au Nigéria, pays sous la loi duquel le navire est enregistré.

Selon des informations fournies par le Département d’Etat, le gouvernement du Nigéria a pris des mesures immédiates à l’encontre du Star Shrimper XXV : il a été saisi dès son arrivée puis détenu durant trois mois, tandis que son propriétaire, Atlantic Shrimpers Ltd, a suspendu l’équipage pour 90 jours et renvoyé le capitaine et l’ingénieur en chef.

Pour avoir pêché dans les eaux du Libéria sans licence, le Star Shrimper XXV a été notamment interdit de pêche pour six mois, ce qui a un effet dissuasif sur les autres bateaux et sauve la vie de nombreuses tortues marines. Sea Shepherd en appelle au gouvernement du Nigéria pour qu’il prenne pleinement ses responsabilités en tant qu’Etat du pavillon.

« Nous sommes heureux que des mesures aient été prises contre le Star Shrimper XXV, à la fois par le Libéria et l’Etat du pavillon. Sachant que ce navire appartenant à Atlantic Shrimpers Ltd fait partie d’une importante flotte de 70 crevettiers nigérians, nous espérons que cette condamnation dissuadera de futures activités criminelles« , a déclaré Peter Hammarstedt, Directeur des campagnes de Sea Shepherd Global.

Les partenariats de Sea Shepherd contre la pêche illégale

Depuis février 2017, dans le cadre de l’Opération Sola Stella, l’organisation de conservation marine Sea Shepherd assiste le gouvernement du Libéria dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en mettant à sa disposition ses bateaux de patrouille civils et ses équipages expérimentés pour opérer dans les eaux libériennes sous la direction du Ministère libérien de la Défense nationale. A ce jour, les patrouilles ont permis l’arrestation de huit bateaux de pêche INN. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables face à la pêche INN, qui représente jusqu’à 40% des poissons capturés dans les eaux d’Afrique de l’ouest.

En 2016, Sea Shepherd s’est associée au gouvernement du Gabon pour l’Opération Albacore, qui a permis l’inspection de 40 bateaux de pêche en mer et l’arrestation consécutive de trois chalutiers congolais INN et d’un palangrier espagnol. L’Opération Sola Stella traduit la poursuite du travail de Sea Shepherd Global en association avec les gouvernements nationaux et leurs organismes chargés de l’application de la loi pour combattre la pêche INN.

L’équipage de Sea Shepherd note les coordonnées GPS du navire de pêche dans les eaux libériennes. Photo de Michael Rauch/Sea Shepherd
La garde côtière libérienne sur le pont du Star Shrimper XXV. Photo de Michael Rauch/Sea Shepherd

Opération Sola Stella : Arrestation d’un navire braconnier de requins au Libéria

Sea Shepherd vient d’assister les autorités du Libéria dans l’arrestation d’un navire braconnier de requins. Ce navire tue plusieurs centaines de milliers de requins chaque année pour extraire l’huile de leur foie, une industrie qui pourrait mener les espèces ciblées à l’extinction.

La garde-côtière libérienne, grâce au navire de Sea Shepherd, le Sam Simon a pu arrêter le Labiko 2 navire braconnier sur liste noire internationale. Cette opération permet de lever le voile sur les pratiques douteuses et largement illicites de l’industrie de l’huile de foie de requin. Après avoir été boutés hors des eaux européennes, ces propriétaires et opérateurs sans scrupules, principalement basés en Espagne, ont jeté leur dévolu sur l’Afrique occidentale.

Dans le milieu des années 1990, une flotte d’environ 50 navires de pêche de requins benthiques, détenue majoritairement par l’Espagne, a fait des ravages dans l’océan Atlantique nord-est. Pendant près de dix ans, les filets maillants de ces bateaux ont ratissé le plateau continental au large du Royaume-Uni, si bien que la population de requins de fond est tombée à 20% de ses effectifs d’origine. Les scientifiques spécialistes de la pêche estiment que la longueur cumulée des filets déployés par cette flotte à chaque passage était comprise entre 5800 et 8700 km, soit la distance entre l’Espagne et les Etats-Unis.

L’activité de la flotte de pêche, majoritairement basée en Espagne, était mal connue, peu d’informations ayant été transmises aux autorités de pêche sur les prises et les prises accessoires. L’abandon de filet en mer, à la fois par perte involontaire et par lâcher délibéré, était une pratique courante. Chaque bateau perdait environ 30 km de filets maillants à chaque sortie, qui durait de 4 à 8 semaines. Ces filets, aussi appelés « filets fantômes », peuvent continuer de tuer tout ce qu’ils « attrapent » pendant des années. Ils représentaient également 750 tonnes de déchets plastiques rejetés en mer chaque mois.

La quantité de matériel de pêche utilisée, associée à la quantité de matériel perdu, a conduit à l’effondrement des populations de requins benthiques.

Par conséquent, le Conseil international pour l’exploration de la mer a fixé le taux admissible de capture (TAC) à zéro pour les requins de l’Atlantique nord-est, interdisant de fait la capture de requins d’eaux profondes. La pêche de requins benthiques en Afrique de l’Est et en Inde a eu le même effet que dans l’Atlantique nord-est.

La découverte d’une unité de production d’huile de foie de requin à bord du Labiko 2 au Libéria démontre que les pilleurs de requins se sont tournés vers l’Afrique de l’Ouest.

Quand le Labiko 2 a été abordé par la garde-côtière libérienne avec l’assistance de Sea Shepherd, il a été rapidement établi que ce bateau n’utilisait pas de palangres, comme sa licence l’indique, mais des filets maillants de pêche en eau profonde, utilisés pour cibler des requins benthiques. Il s’avère également que ce bateau, sous son précédent nom « Maine », figurait sur la liste noire internationale de trois organismes régionaux de gestion des pêches. Pour obtenir sa licence au Libéria, le Labiko 2 avait soumis ce que l’on appelle au sein des autorités de régulation des pêches « une demande cheval de Troie », c’est-à-dire une demande pour pratiquer une autre pêche que celle qui est déclarée, pour dissimuler la destruction engendrée par leurs activités réelles.

« Les propriétaires et les opérateurs du Labiko 2 ont conspiré pour contourner les lois du Libéria, détruisant par la même occasion l’environnement marin de ce pays. Je l’ai déjà dit et je le répète, la République du Liberia n’est pas ouverte aux pilleurs« , a insisté l’honorable Brownie Samukai, Ministre de la Défense du Liberia.

Une unité de production d’huile de foie de requin se trouvait à bord du Labiko 2. D’après les documents examinés à bord, les précédentes sorties en mer avaient permis de capturer 40, 52 et 60 tonnes d’huile de foie de requin. Quarante tonnes d’huile de foie de requin correspondent à environ 53 000 requins tués. La durée moyenne d’une sortie du Labiko 2 est comprise entre 15 et 18 jours, ce qui signifie que le Labiko 2 tuait au bas mot plus de 500 000 requins par an.

« Le Labiko 2 est une catastrophe écologique flottante. La garde-côtière du Liberia et Sea Shepherd ont sauvé des centaines de milliers de requins à travers l’arrestation de ce braconnier notoire. Il incombe désormais au Liberia d’intenter une action en justice contre le Labiko 2 pour s’assurer que les populations de requins au Liberia ne subissent pas le même sort que les requins benthiques en Europe, en Afrique de l’Est et en Inde« , a alerté le directeur de la campagne Peter Hammarstedt.

Sea Shepherd fête la nouvelle année avec l’arrestation d’un navire de pêche illégale au Libéria

Le 2 janvier, avec l’aide de Sea Shepherd, le navire de pêche battant pavillon chinois (F/V) Guo Ji 809 a été arrêté par la garde côtière libérienne pour pêche illégale dans les eaux territoriales du Libéria.

Le navire Sam Simon de Sea Shepherd a détecté le bateau de pêche au radar alors que ce dernier parcourait les eaux libériennes à une vitesse laissant deviner une activité de chalutage. Une équipe d’abordage de la garde côtière libérienne s’est rapidement mobilisée à bord du Sam Simon pour se rendre sur la zone cible où il s’est avéré que le bateau venait de remonter un chalut. Sur le pont se trouvaient des engins de pêche mouillés et non sécurisés, des poissons vivants tout juste pêchés et des membres d’équipage vêtus de tenues de pêche mouillées.

L’inspection a révélé que ce navire disposait bien d’une licence de pêche libérienne, mais qu’elle avait expiré le 31 décembre 2017. Depuis, les 1er et 2 janvier, le Guo Ji 809 continuait de pêcher, apparemment contre l’avis de l’observateur des pêches libériennes, présent à bord, qui a admis que le bateau était activement engagé dans la pêche.

Pêcher sans licence de pêche libérienne constitue la plus grave infraction aux lois de régulation des pêches du Libéria, punie jusqu’à hauteur de 1 million de dollars US (1 000 000$). Le F/V Guo Ji 809 a été arrêté et est désormais retenu dans le port de Monrovia en attendant les poursuites.

« L’arrestation du Guo Ji 809 rappelle le besoin constant de vigilance en mer. Bien que l’Opération Sola Stella ait mis fin aux incursions de bateaux de pêche étrangers non autorisés, nous devons tout autant porter nos efforts sur le contrôle des bateaux qui sont, ou ont été, autorisés à pêcher au Libéria, » a déclaré le Ministre de la Défense du Libéria, Brownie Samukai.

Depuis février 2017, Sea Shepherd assiste le gouvernement du Libéria pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en mettant à disposition un navire civil pour patrouiller dans leurs eaux, sous la direction du Ministre libérien de la Défense. Les pays en développement sont particulièrement vulnérables à la pêche INN, qui représente jusqu’à 40% du poisson pêché dans les eaux d’Afrique de l’ouest.

« Depuis bientôt un an, Sea Shepherd a aidé la garde côtière libérienne à arrêter huit navires de pêche impliqués dans la pêche illégale. Nous ne pouvions rien espérer de mieux en cette nouvelle année que l’arrestation d’un autre navire braconnier, traduit en justice grâce au partenariat efficace entre Sea Shepherd et le Ministère Libérien de la Défense, » a déclaré le directeur de la campagne Peter Hammarstedt.

En 2016, Sea Shepherd s’est associée avec le gouvernement du Gabon pour l’Opération Albacore, qui a permis l’inspection en mer de plus de 80 navires de pêche et l’arrestation de cinq chalutiers congolais de pêche INN et un palangrier espagnol. L’Opération Sola Stella permet à Sea Shepherd de poursuivre son engagement aux côtés des gouvernements nationaux et des organismes chargés de l’application de la loi pour combattre la pêche INN, tel que stipulé à travers notre Engagement volontaire pour les Océans énoncé à la Conférence des Nations Unies sur l’Océan de juin 2017 (#OceanAction17190).