Coronavirus : confinement pour les navires-usines

L’État doit interdire les eaux françaises aux navires usines qui pêchent dans le Golfe de Gascogne pendant le confinement.

La France est à l’arrêt. Ne sont censés rester ouverts que les commerces de « première nécessité » et pourtant l’océan reste livré au pillage.

Des centaines de bateaux de pêche qui traquent habituellement les poissons pour les vendre frais aux criées sont contraints de rester à quai (faute de clients). Cela représente des dizaines de milliers de kilomètres de filets posés chaque jour qui ne captureront pas de poissons ni de dauphins le temps du confinement. Un peu de répit pour l’océan, donc.

En revanche, les navires-usines qui partent des semaines en mer et qui congèlent leurs captures pour les plats préparés, le surimi, les farines animales, les poissons d’élevage et les croquettes pour animaux, eux, ne sont pas limités par ces contraintes.

En pleine période de confinement généralisé, quatre navires-usines qui ont depuis longtemps trouvé leurs aises dans les eaux françaises, opèrent actuellement dans le Golfe de Gascogne, au large de Royan.

  • Le Frank BONEFAAS 119 m (Anglais)
  • Le PRINS BERNHARD 88 m (Français)
  • Le Annie HILLINA 86 m (Allemand)
  • Le SANDETTIE 86 m (Français)

Ces navires sont de véritables abattoirs industriels flottants qui peuvent pêcher jusqu’à 250 tonnes de poissons par jour et qui devraient être interdits en tous temps. Non seulement ce n’est pas le cas, mais même en période de confinement, alors que des milliers d’autres sont contraints et forcés de ranger leurs filets, ces monstres-là continuent de saccager l’océan.

L’État doit prendre ses responsabilités et faire interdire les navires-usines dans les eaux françaises, a minima pendant la période de confinement. S’il ne le fait pas par conscience écologique, qu’il le fasse au moins par « solidarité nationale » et pour contrevenir à la « rupture d’égalité » avec les navires qui pêchent habituellement le poisson frais. L’intention diffère grandement mais les poissons et les dauphins épargnés grâce à cette mesure ne verront pas la différence.

En détention et sans pavillon, le plus gros navire-usine du monde rendu apatride

Le Damanzaihao – un navire-usine pirate – a été arrêté et saisi au Pérou et est à présent rayé du registre maritime du Belize.

Chimbote, Pérou, 7 juin 2018 – Dernier revers en date pour le bateau pirate monumental de 50 000 tonnes : le Belize a rejeté l’immatriculation du Damanzaihao, le plus gros navire-usine du monde.

Le Registre marin international du Belize (IMMARBE) a déchu le Damanzaihao de son pavillon sur demande de Sea Shepherd Legal (SSL) pour n’avoir pas produit les éléments d’enregistrement du navire ni averti le Belize de ses prises de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), selon une déclaration rendue publique mercredi.

Cette décision rend le navire apatride, selon l’association de protection des océans Sea Shepherd, qui a œuvré pour que le navire soit arrêté et radié des registres dans la région.

Le Capitaine Paul Watson a déclaré : « Sea Shepherd fera tout son possible pour s’assurer que d’autres états susceptibles d’immatriculer le Damanzaihao suivent cette décision, au cas où ce navire quitte un jour les eaux péruviennes. S’il finit à l’autre bout du monde, j’espère qu’il sera mis à la casse et détruit. »

Le Damanzaihao est le plus grand navire-usine du monde, capable de traiter 547 000 tonnes de poisson par an. Ce bateau croupissait au port depuis 2014 après que sa licence de pêche au maquereau lui a été retirée. Les stocks de chinchard du Pacifique ont fondu ces dernières années, ce poisson étant de plus en plus pêché pour être transformé en nourriture à destination de l’industrie du saumon d’élevage.

Le M/V John Paul DeJoria et le DamanzaihaoLe M/V John Paul DeJoria et le Damanzaihao

La semaine dernière les autorités ont lancé une enquête criminelle au sein de China Fishery Group et ont détenu le bateau dans la baie El Ferrol, à Chimbote.

Le navire est détenu pour une période de 70 jours pour pollution de la mer péruvienne et pour des motifs criminels en lien avec des crimes de pêche INN relevés entre l’Amérique de Sud et la Nouvelle Zélande.

Ministerio Publico Fiscalia de la Nacion a expliqué que l’amende infligée au navire pourrait atteindre 7 millions $ (6 millions €) pour les dommages causés.

Le procureur péruvien et les fonctionnaires du ministère travaillent activement avec Sea Shepherd pour maintenir le Damanzaihao en détention en attendant l’enquête criminelle. Une audience sur le statut de la détention est prévue lundi 14 juin.

En avril, China Fishery Group, en faillite, a déclaré vouloir vendre le navire controversé à l’entreprise DVS-R PTE basée à Singapour devant un tribunal des faillites de newyorkais. Sea Shepherd a reçu des documents affirmant que la vente s’est faite dans les eaux péruviennes, malgré la tentative du navire de quitter le port avant même la conclusion de la transaction.

Ces deux dernières semaines, le Damanzaihao a demandé à deux reprises la permission de quitter le port, vraisemblablement pour échapper à l’étau judiciaire.

Le 20 avril 2018, Sea Shepherd a remis une lettre officielle au Ministère péruvien de la production (qui a infligé l’amende de plusieurs millions de dollars), demandant au gouvernement de prendre des précautions supplémentaires afin de s’assurer que le navire paie pour ses crimes et ne prenne pas le large pour se dérober à ses responsabilités.

Le John Paul DeJoria de Sea Shepherd était récemment dans les eaux péruviennes pour enquêter et collecter des renseignements afin d’assister le gouvernement péruvien dans sa lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Sea Shepherd loue les efforts des gouvernements du Pérou et du Belize dans la lutte contre la pêche INN.

Sea Shepherd reste déterminée à mettre le Damanzaihao hors d’état de nuire aux écosystèmes marins de la planète.

Le plus grand navire-usine au monde arrêté et saisi au Pérou avec l’aide de Sea Shepherd

L’étau se resserre sur le Damanzaihao, un bateau pirate notoire, empêché de quitter le Pérou sans avoir payé ses amendes et de reprendre le massacre de plus d’un demi-million de tonnes de poisson par an.

Chimbote, Pérou, 31 mais 2018 – Des agents du ministère de l’environnement du Pérou ont arraisonné et saisi le navire pirate Damanzaihao la nuit dernière sur la base d’’une enquête criminelle fédérale pour pêche illégale. Suivant une requête formelle du Ministère de l’environnement, le bureau du Procureur de l’environnement a ordonné la détention du navire dans l’attente des suites de l’enquête.

Les activités criminelles du Damanzaihao avaient déjà été mises en évidence par une condamnation en 2016 à plusieurs millions de dollars d’amende, restés à ce jour impayés. De plus, les autorités péruviennes ont également accusé le Damanzaihao de polluer l’environnement marin par ses rejets illégaux de fluides et d’effluents lors de son mouillage à Chimbote.

La semaine dernière, le Damanzaihao a demandé à deux reprises la permission de quitter le port, tentant vraisemblablement de se soustraire à la pression judiciaire. Le 20 avril 2018, Sea Shepherd a remis une lettre officielle au Ministère péruvien de la production (qui a infligé l’amende de plusieurs millions de dollars), afin que le gouvernement prenne des précautions supplémentaires afin de s’assurer que le navire paie pour ses crimes.

Procureur de l’environnement et agents de la garde côtièreProcureur de l’environnement et agents de la garde côtière

Le Damanzaihao est le plus grand navire-usine du monde. Il est capable de traiter 547 000 tonnes de poisson par an.

Le John Paul DeJoria de Sea Shepherd était récemment dans les eaux péruviennes pour enquêter et collecter des renseignements afin d’assister le gouvernement péruvien dans sa lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Bien que le Damanzaihao ait changé son pavillon du Pérou pour celui de Bélize alors qu’il était ancré dans les eaux péruviennes, le Pérou a adopté une position ferme pour traduire le Damanzaihao en justice. D’après le code pénal péruvien, une condamnation se traduit par une peine de prison de 3 à 5 ans. Sea Shepherd salue l’implication du Pérou dans la lutte contre la pêche INN et continue d’apporter son soutien à ce pays pour aider à mettre fin à la surexploitation galopante des océans.

La Commission européenne avait auparavant infligé un “carton rouge” au Bélize pour son manque d’implication à l’encontre de la pêche INN. La sanction ayant été levée, le Bélize doit désormais prendre des mesures immédiates pour ne plus autoriser le Damanzaihao à utiliser son drapeau et le laisser ainsi détruire les écosystèmes marins à travers la planète.

En arrêtant et en saisissant ce destructeur des océans, le gouvernement péruvien fait preuve de fermeté et travaillera désormais en collaboration avec Sea Shepherd, à ce que le Damanzaihao ne puisse, à l’avenir, plus poursuivre ses activités criminelles.

Le procureur fédéral de l'environnement et des agents de la garde-côtièreLe procureur fédéral de l’environnement et des agents de la garde-côtière

La pression monte pour stopper le Damanzaihao

SEA SHEPHERD MET LA PRESSION SUR LE DAMANZAIHAO, LE PLUS GRAND NAVIRE-USINE AU MONDE SUR LISTE NOIRE.

Le Damanzaihao est le plus grand navire-usine au monde, capable de traiter 547 000 tonnes de poisson par an. En raison des activités de pêche illicite du Damanzaihao, le gouvernement péruvien a infligé une amende de plusieurs millions de dollars contre le navire en 2014. Cette dette demeure impayée à ce jour et, alors qu’il était au port de Chimbote, le Damanzaihao a également pollué les eaux péruviennes.

Malgré ces atrocités, le navire a changé son drapeau et sa nationalité pour le Belize afin d’échapper aux contrôles en cherchant à obtenir l’autorisation de quitter le port dans la nuit pour mettre le cap vers la Chine.

Le navire de Sea Shepherd, le John Paul de Joria, s’est récemment rendu dans les eaux péruviennes pour enquêter et recueillir des renseignements afin d’aider le gouvernement péruvien qui avait rejeté la demande de départ du navire.

Sea Shepherd tient à remercier la Garde côtière péruvienne, le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de l’Environnement (MINAM), le Procureur Fédéral de l’Environnement pour le District de Santa : Evelyn LaMadrid Vences et le capitaine du port de Chimbote pour avoir temporairement empêché le Damanzaihao de partir.

Le Belize a déjà reçu un « carton rouge » de la Commission européenne pour son manque d’engagement dans la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (« INN »). Bien que son carton rouge ait depuis été levé, le Belize doit immédiatement prendre des mesures pour éviter d’accorder son pavillon au Damanzaihao, ce qui lui permet de détruire les écosystèmes marins de la planète.

Sea Shepherd, en partenariat avec le gouvernement du Pérou, travaille pour que le Damanzaihao ne puisse plus piller les océans.