Sea Shepherd et Paul Watson lancent un appel à l’aide pour libérer l’océan des filets de pêche

Face à la passivité totale de la Commission Européenne envers le gouvernement français, qui avait pourtant été sommé de faire cesser le massacre des cétacés dû à la pêche accidentelle, Sea Shepherd et son emblématique capitaine Paul Watson lancent une campagne choc sur les conséquences désastreuses de la pêche sur l’océan et sa faune marine.

En 50 ans, 90% des gros poissons et 70% des oiseaux marins ont disparu.

Une situation glaçante et désolante qui a pour responsable la pêche. En effet, chaque jour, plus de 20 millions de km de filets de pêche sont posés dans l’océan, asphyxiant notre vie marine et la menaçant d’extinction.

C’est face à l’urgence de cette situation que l’association Sea Shepherd, accompagnée par son agence Brand Station, prend la parole pour faire prendre conscience de l’état critique de l’océan et encourager le public à agir avant qu’il ne soit trop tard.

La campagne, intitulée No−fishing.net, s’articule autour d’un site web d’un nouveau genre : www.no-fishing.net.

Une plateforme digitale immersive et interactive, comprenant un film grave narré par le capitaine Paul Watson sur le futur de notre océan et des espèces qui l’habitent, et sur laquelle le public a la possibilité de découvrir en temps réel des datas démontrant l’impact désastreux de la pêche ainsi que les actions de Sea Shepherd à travers le globe. Le site invite également le public à agir pour protéger l’océan grâce une mécanique de don inédite convertissant chaque don à l’association en longueurs de filets retirés de l’océan.

Covid 19 : la deuxième vague est faite de plastique

Depuis plusieurs semaines, certains médias partagent l’inquiétude des associations environnementales en Asie suite à la découverte de nombreux masques jetables sur les plages de Hong Kong.

Aujourd’hui cette inquiétude gagne la France. Gants, masques, tubes de gel hydroalcoolique, emballages… Nous avons déjà observé ces nouveaux déchets depuis quelques jours dans les rues de l’hexagone.

Covid 19 : la deuxième vague est faite de plastique

La crise sanitaire est en passe d’aggraver la pollution plastique omniprésente. Les scientifiques alertent déjà sur le fait qu’au rythme où vont la pêche et la pollution, d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan.

Équipements de protection individuelle, suremballage des denrées alimentaires dans les grandes surfaces ou pour la vente à emporter… Dans l’urgence, la production d’emballages et d’objets jetables à usage unique s’est accélérée et cela ne sera pas sans conséquence pour la nature.

Voilà qui fait le bonheur des industriels du plastique qui s’affichent ouvertement comme les professionnels de l’hygiène, se plaçant en partenaires de choix dans la lutte contre le covid-19 et allant même jusqu’à adresser une lettre ouverte à l’Union Européenne le 8 avril dernier demandant de retarder la mise en œuvre des récentes lois visant à interdire certains objets à usage unique. L’argument de l’EuPC (la confédération Européenne de la plasturgie) est ahurissant « Le report de la mise en œuvre donnera à tous les états membres de l’UE plus de temps pour se concentrer sur des mesures plus urgentes dans la lutte contre le Covid19 ».
(lien vers la lettre ouverte – en anglais – https://pieweb.plasteurope.com/members/pdf/p244923b.PDF)

Le plastique ne protège pas du Covid19. Les experts sanitaires sont formels sur le sujet et assurent que les emballages ne constituent pas des gestes barrières contre le virus dans la mesure où ils sont eux même manipulés. S’il est compliqué de boycotter les masques, gants et autres équipements de protection pour des raisons évidentes, il est en revanche de notre responsabilité de faire en sorte que ces déchets ne se retrouvent pas dans la nature. Ne laissons pas les fleuves, les rivières, les océans et les animaux sauvages qui y vivent, payer le prix fort une fois de plus.

LE PLASTIQUE, REDOUTABLE PRÉDATEUR MARIN

8 millions de tonnes, c’est la quantité de plastique déversée chaque année dans les océans. Soit l’équivalent d’un camion benne toutes les minutes…

La pollution ainsi générée est non seulement responsable de la dégradation des écosystèmes mais affecte aussi directement la faune, avec des conséquences parfois dramatiques. En novembre 2018, une autopsie pratiquée sur un cachalot échoué en Indonésie révélait le contenu de son estomac : 115 gobelets plastique, 25 sacs plastique, 4 bouteilles plastique, 4 tongs et plus de 1 000 fragments de plastique.

Une histoire loin d’être anecdotique malheureusement, puisque le plastique est responsable de la mort de plus d’un million d’animaux par an !

Alors que “seuls” 5% des oiseaux marins avaient ingéré du plastique début des années 60, ils seraient aujourd’hui 80% (90% d’entre eux en ont dans l’estomac). Une étude s’intéressant plus spécifiquement aux albatros nous apprend que la nourriture donnée aux poussins par les adultes comporte en moyenne 70 bouts de plastique par repas…

Fin 2018, une étude portant sur plus de 100 tortues issues des 7 espèces marines connues révélait que toutes étaient contaminées par des plastiques de petite taille (les plus hauts taux de contamination ayant été observés chez les tortues venant de la Méditerranée).

Le plancton, aussi minuscule soit-il, ingère lui aussi des particules de plastique. Un phénomène d’autant plus inquiétant qu’il se trouve à la base de la chaîne alimentaire…

En réalité, de la plus petite à la plus grosse créature, c’est l’ensemble de la vie marine qui est touchée par la pollution plastique. Pollution qui s’étend d’ailleurs jusque dans des endroits aussi reculés que la banquise arctique ou la fosse des Mariannes située à plus de 10 000 mètres de profondeur !

Et bien que les méfaits de cette pollution soient aujourd’hui largement connus et visibles (pas plus tard que le 16 mars dernier, une baleine de Cuvier dont l’estomac comportait 40 kilos de plastique – un triste record – est morte dans d’horribles souffrances sur une plage des Philippines), la production de plastique ne cesse d’augmenter. Elle a explosé durant les dernières décennies (passant de 10 millions de tonnes dans les années 60 à 348 millions de tonnes en 2017) et connaît de nos jours encore une croissance moyenne de +3.7% par an. À tel point que si rien n’est fait, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050…

QUELS MOYENS D’ACTION ?

REFUSER, RÉDUIRE, RÉUTILISER, RECYCLER

Nous ne parviendrons pas à endiguer la pollution plastique sans changer radicalement nos modes de consommation.

Le réflexe le plus urgent à adopter est de refuser systématiquement les objets jetables et à usage unique qui ne servent en moyenne que quelques minutes mais sont susceptibles de polluer des décennies voire des siècles durant… Ils représentent à eux seuls 50% de la production de plastique !

Concrètement, cela revient à :

  • ne rien consommer qui soit servi dans de la vaisselle jetable
  • demander à ce que votre boisson soit servie sans paille lorsque vous passez commande au café/bar/restaurant
  • emporter vos propres produits d’hygiène lorsque vous séjournez à l’hôtel

Il convient par ailleurs de réduire au maximum notre consommation de plastique en général en optant pour des alternatives réutilisables ou sans plastique chaque fois que c’est possible.

Concrètement, cela revient à :

  • privilégier les produits en vrac aux produits emballés et souvent suremballés
  • remplacer son shampoing en bouteille, dentifrice en tube, …, par une alternative solide et à base de produits naturels (geste loin d’être anodin quand on sait par exemple qu’en France ce sont 476 000 bouteilles de shampoing qui sont vendus chaque jour)
  • opter pour une brosse à dents en bois ou plastique recyclé

Enfin, il convient de réutiliser aussi longtemps que possible (en réparant ou en lui trouvant une nouvelle fonction) le plastique dont nous n’arrivons pas à nous passer et en dernier lieu, de recycler ce qui peut l’être. Mais n’oublions pas qu’un déchet, même jeté dans une poubelle et dans le meilleur des cas recyclé (autrement dit 9% de la production seulement), reste un objet dont la fabrication, et le traitement ou l’élimination génèrent inévitablement de la pollution. Le meilleur déchet restera donc toujours celui qu’on ne produit pas.

Pour une consommation plus responsable, des alternatives au jetable (tote bag, ecocup, …) sont proposées sur notre boutique en ligne.

UTILISER UN SAC DE LAVAGE FILTRANT LES MICROFIBRES

Une pollution plastique dont on parle encore peu mais qui est pourtant d’ampleur est celle issue des textiles synthétiques. Chaque fois qu’un vêtement comportant du polyester, de l’acrylique, de l’élasthanne, …, est lavé en machine, de minuscules fibres que les stations d’épuration ne parviennent pas à filtrer dans leur totalité sont libérées et viennent polluer les cours d’eau et océans.

Selon des chercheurs de l’Université de Californie à Santa Barbara :

  • une veste en fibres synthétiques libère en moyenne 1,7 grammes de microfibres par lavage
  • l’équivalent en microfibres de 500 000 sacs plastique est libéré chaque jour par une ville de la taille de Berlin.

Un geste simple permettant de limiter efficacement cette pollution consiste à utiliser un sac de lavage filtrant les particules. Non seulement les fibres synthétiques libérées n’atteindront pas l’océan (elles seront retenues dans le sac puis jetées dans une poubelle) mais vos vêtements gagneront en longévité en étant préservés des frottements contre le tambour.

En cas de non-utilisation d’un sac filtrant, sachez que la température de l’eau et la vitesse de rotation du tambour au moment de l’essorage sont des facteurs accentuant le risque de pollution. Plus elles seront élevées, plus le risque de détachement des microfibres le sera également.

COLLECTER LES DÉCHETS PRÉSENTS DANS LE MILIEU NATUREL

En ne tenant compte que des déchets pouvant être facilement collectés (de part leur taille suffisamment grande), les plages européennes compteraient une moyenne de 500 à 600 détritus pour 100 m² de plage.

Et bien qu’ils se dégradent dans l’environnement naturel, les déchets ne disparaissent jamais vraiment… Dans le cas du plastique, on assiste à une fragmentation. Lorsque les particules atteignent une taille inférieure à 5mm, on parle de microplastiques (forme de pollution particulièrement insidieuse puisque peu visible et ingérable par de très nombreuses espèces) dont la quantité dans les océans est estimée à plus de 5 000 milliards !

Afin de mettre hors d’état de nuire un maximum de déchets tant qu’ils sont encore faciles à collectés (mais pas inoffensifs pour autant !), Sea Shepherd organise régulièrement des nettoyages à travers le monde. Ces nettoyages ne se concentrent d’ailleurs pas uniquement sur le milieu marin ou le littoral. Les cours d’eau étant les artères des océans et 80% des déchets présents en mer provenant de l’intérieur des terres (avant d’être acheminés jusqu’à l’océan soit par le vent soit par les cours d’eau justement), des nettoyages ont aussi lieu dans les milieux aquatiques.

Vous pouvez vous aussi agir :

  • en participant à un nettoyage organisé prêt de chez vous (suivez l’actualité des groupes locaux sur facebook pour en être informés)
  • en organisant vous-même un nettoyage (selon le milieu, veillez tout de même à ce que la période soit favorable à une intervention sans risque de gêne vis à vis de la faune et de dégradation de la flore)
  • en ramassant les déchets croisés sur votre chemin en toute occasion (lors d’un jogging ou d’une promenade par exemple) et en montrant ainsi l’exemple autour de vous
  • et bien sûr, en n’abandonnant jamais vos déchets dans l’environnement naturel ou dans quelque endroit où le vent ou la pluie pourrait les emporter !

Sea Shepherd utilise des représentations d’animaux agonisant pour lutter contre la pollution plastique des océans

Cette campagne a été conçue en partenariat avec Tribal Worldwide Brazil et DDB Guatemala.

Le plastique que vous utilisez une fois torture l’océan à l’infiniLe plastique que vous utilisez une fois torture l’océan à l’infini

Le plastique que vous utilisez une fois torture l’océan à l’infiniLe plastique que vous utilisez une fois torture l’océan à l’infini

Les sacs plastiques semblent inoffensifs, pourtant ils sont à l’origine de souffrances extrêmes, voire même de la mort de milliers d’animaux marins. Sea Shepherd, une ONG spécialisée dans la conservation de la faune et de la flore marines, lance une campagne de sensibilisation sur la pollution plastique en décrivant cette horrible vérité au moyen d’images fortes.

Des affiches en 3D, conçues en partenariat avec Tribal Worldwide São Paulo et DDB Guatemala, portent la mention suivante : « Le plastique que vous utilisez une fois torture l’océan à l’infini ». Elles montrent ainsi différents animaux marins, comme des phoques et des tortues, qui sont morts d’une lente agonie suite à un contact avec des articles en plastique de la vie quotidienne généralement jetés sans aucune attention. Cette production en 3D a été développée par Notan Studio.

« Malheureusement, une petite action irréfléchie dans notre vie quotidienne peut causer des dommages énormes à la nature sans même que nous nous en rendions compte. Dans cette campagne, nous essayons de remédier à cette situation en visant le plus grand nombre de personnes possible et en mettant en avant le fait que nous pouvons facilement faire en sorte que de telles scènes ne se reproduisent plus », déclare Guiga Giacomo, directeur de la création chez Tribal Worldwide São Paulo.

En plus des communiqués dans la presse écrite et des affiches, des pages ont été créées sur les réseaux sociaux et des renseignements supplémentaires sur les conséquences de la pollution plastique des océans sont disponibles sur le site www.seashepherd.org. Le contenu en ligne propose également des conseils pour réduire l’utilisation du plastique dans notre quotidien.

Par ailleurs, Sea Shepherd nettoie des plages du monde entier. La branche américaine de l’organisation a lancé une campagne intitulée « Opération Clean Waves » qui consiste à collecter les débris marins qui s’accumulent sur les îles situées au large des côtes et au milieu de l’océan. Sea Shepherd collabore également avec des scientifiques pour étudier les effets des microplastiques sur les espèces marines.

« Les scientifiques estiment que d’ici 2050, il y aura plus de plastique dans l’océan qu’il n’y aura de poissons« , ajoute le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd. « Sea Shepherd s’engage à faire tout son possible pour que cela ne se produise pas, car si les océans meurent, nous mourrons avec eux.« 

L’Etat de Victoria décrète l’Urgence classe 2 après la marée de microplastique qui a touché la côte

La semaine dernière, une partie de la côte immaculée de l’Etat de Victoria, refuge pour la reproduction de la baleine franche australe, site de nidification des pluviers et des manchots pygmées, a été contaminée par des milliers de micro particules de plastique appelées paillettes. Ces fragments se sont déposés en grandes quantités sur les plages, recouvrant une zone allant de Warrnambool à Port Fairy, dans le sud-ouest de Victoria.

« Lorsque des microplastiques sont rejetés dans les cours d’eau et les océans, c’est un désastre écologique pour les oiseaux marins et toute la vie marine« , a déploré Liza Dicks, responsable des débris marins à Sea Shepherd.

« Grâce à des passants qui ont repéré les paillettes et alerté les autorités, une opération de nettoyage a pu être organisée« , a précisé Liza.

« On a découvert que les débris avaient été déversés à proximité de la station d’épuration de Warrnambool, propriété de l’opérateur Wannon Water, qui a depuis indiqué que les paillettes avaient été jetées illégalement dans le système deux semaines auparavant. Quand Wannon Water a découvert cette marée de plastique, ils ont inspecté leur usine et retiré des millions de microplastiques des réservoirs et d’autres infrastructures, afin d’éviter la contamination de l’océan« , a expliqué Liza.

Jeudi 30 novembre, la marée de plastique a été requalifiée au niveau supérieur d’Urgence classe 2, selon Cragi Lapsley, délégué à la gestion des risques de l’Etat de Victoria.

Peut être une image de plein air

Les responsables locaux de Sea Shepherd pour les débris marins, Sue Topaz et Andrew Holt, ont organisé deux opérations de nettoyage avec des bénévoles pour collecter autant de paillettes que possible.

Cet incident a galvanisé l’implication de nombreuses personnes, dont certains volontaires de Sea Shepherd jusqu’à Melbourne, qui ont permis, par leurs efforts infatigables, à l’aide de tamis, de seaux et de leur mains nues, de retirer des milliers de paillettes des plages. Hier, les volontaires de Sea Shepherd ont focalisé leur activité sur Shelly Beach, à Warrnambool.

Sue et Andrew mènent régulièrement des opérations de nettoyage de plages sur ce secteur, dans le cadre de la campagne Débris marins de Sea Shepherd et sont des écologistes actifs. Sue a expliqué que ce n’était pas la première fois qu’ils étaient témoins d’un tel phénomène. Il y a quelques mois, des milliers de bâtonnets en plastique de coton-tiges se sont répandus sur la plage et un rapport à ce sujet a été adressé à l’Agence de protection de l’environnement de Victoria. Nous attendons toujours les conclusions tirées de ce rapport et aucune information supplémentaire quant à l’origine de ces bâtonnets et la façon dont ils sont arrivés sur la plage n’a été communiquée.

En ce qui concerne la marée de débris actuelle, Wannon Water continue d’enquêter pour découvrir l’origine des paillettes rejetées illégalement dans le système d’égout et travaille, dans le cadre d’une coopération multi-agences, à une solution de soutien aux opérations de nettoyage, y compris celles organisées par Sea Shepherd. Nous vous tiendrons informés de toute évolution de la situation et de toute proposition de nettoyage.

En novembre 2016, la campagne Débris marins de Sea Shepherd a fait également partie d’une mission communautaire de nettoyage de paillettes qui avaient contaminé le fleuve Swan à North Fremantle, Perth. Un an plus tard, nous en retrouvons encore lors de nos sondages sur les plages locales.

« Au cours des prochains mois, les volontaires de Sea Shepherd Australie continueront d’aider au nettoyage de Warrnambool et de suivre les quantités collectées à travers des sondages participatifs sur cette bande côtière de Victoria« , a ajouté Liza.

Les microplastiques en bref

  • Les microplastiques appelés paillettes sont des pastilles de préproduction utilisées pour la fabrication d’objets en plastique.
  • Les paillettes sont produites en une multitude de formes et de couleurs, emballées dans des sacs et transportées dans des conteneurs à travers le monde jusqu’aux fabricants. Ces pastilles, de la taille d’une lentille, sont faites de pétrole et d’autres éléments toxiques et deviennent les choses en plastiques que nous utilisons.
  • Dans l’océan, les paillettes ressemblent à des œufs et sont avalées par les poissons et les oiseaux, qui les prennent pour de la nourriture.
  • Une fois ingérées, ces pastilles toxiques obstruent le tube digestif, provoquant la mort de l’animal par dénutrition.
  • Les marées de microplastiques sont un désastre pour la vie sauvage. De meilleures lois et procédure devraient permettre d’encadrer le transport et la transformation en usine afin de s’assurer que rien ne s’échappe dans les évacuations.
  • Les paillettes sont impossibles à contenir et, une fois déversées dans l’environnement marin, elles sont emportées au large et dérivent indéfiniment dans les courants océaniques.

Sea Shepherd lance l’Opération Mare Nostrum 3 et s’attaque au fantôme du Coulombray

Pour la troisième année consécutive, Sea Shepherd entame une chasse aux filets fantômes en Méditerranée.

Depuis 2015, ce sont plusieurs kilomètres de filets abandonnés ou perdus en mer qui ont été retirés par nos plongeurs volontaires, ainsi que plusieurs tonnes de déchets plastiques et de pneus.

Photo d'archive : Opération Mare Notrum 2015. Plongeur sur un filet fantôme.
Photo d’archive : Opération Mare Notrum 2015. Plongeur sur un filet fantôme

Le cas du Coulombray

Cette année, l’équipe démarre cette mission de deux mois avec le site du Coulombray où git un filet de chalut dans une (ZNIEFF) Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique. La présence de ce filet estimé à environ une tonne a été signalée à tous les services de l’Etat depuis septembre 2016, mais n’a à ce jour toujours pas été retiré. Une page Facebook « Sauvons le Coulombray » a été lancée afin d’aider à débloquer la situation.

Alertés en juin dernier sur le problème posé par ce filet laissé à l’abandon depuis maintenant près d’un an à proximité d’une zone Natura 2000, nous avons décidé de modifier nos plans initiaux et de démarrer cette troisième édition de l’Opération Mare Nostrum par le site du Coulombray.

Ce filet de chalut dans la zone des trois milles où la pêche au chalut est interdite, a déjà largement endommagé le site. Toute la vie qui se trouvait en dessous a péri. Notre équipe habituée à la manœuvre, sortira ce piège mortel pour la faune avec toutes les précautions nécessaires. Plusieurs jours de travail seront indispensables au retrait de cet imposant filet et l’ensemble des opérations de plongée et de relevage seront entièrement aux frais de l’association.

Nous mettons ce filet à disposition des autorités compétentes au port de Palavas afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour son recyclage.

Notre équipe se rendra ensuite à Marseille puis mettra le cap sur l’Espagne et le Maroc.

Les pêcheries fantômes

Dans un rapport datant de 2009, les Nations Unies estiment que le problème des filets fantômes va en s’aggravant et porte un préjudice important à l’environnement marin.

Ils représenteraient 10% des déchets marins soit 640 000 tonnes de pièges mortels qui continuent à pêcher tous seuls, parfois pendant des années.

Il est vital que les pouvoirs publics commencent à prendre ce problème au sérieux et prennent les mesures nécessaires pour enrayer le fléau.

NB : nous remercions au passage le club de plongée LA PALANQUEE NEW’S pour le gonflage gracieux de nos blocs de plongée.