Le M/V Steve Irwin, navire amiral de la flotte Sea Shepherd, est mis à la retraite après de longues années au service des océans

Le Steve Irwin, navire amiral de Sea Shepherd, a mené de nombreuses campagnes pour la défense des océans à travers le monde ; de la protection des globicéphales aux îles Féroé, du thon rouge en Méditerranée, des baleines à bosse au large de la côte du Kimberley, à la sauvegarde de l’un des derniers grands écosystèmes marins encore intacts sur la planète, dans la Grande Baie australienne (contrant les plans de BP et de Chevron), ou plus récemment en s’opposant à la mine de charbon d’Adani pour protéger la Grande Barrière de Corail, ou encore, à l’interception de six filets dérivants chinois illégaux dans le sud de l’océan Indien et de six braconniers de légines dans l’océan Austral.

Enfin, le navire a mené neuf campagnes de défense des baleines en Antarctique dans le sanctuaire baleinier de l’océan Austral, contribuant à sauver plus de 6 000 baleines de la flotte baleinière illégale japonaise.

Avant que le Steve Irwin n’appartienne à Sea Shepherd, c’était un patrouilleur de pêche écossais, construit en 1975. On peut dire que l’Irwin aura défendu la faune marine toute sa vie. Sea Shepherd a toujours été très fier et reconnaissant d’avoir obtenu la permission de la famille Irwin de nommer notre navire le Steve Irwin en 2007, afin de perpétuer l’héritage et de rendre hommage au grand expert australien des milieux sauvages.

Malheureusement, notre Steve est en fin de vie et doit tirer sa révérence. Nous avons contacté de nombreuses organisations et gouvernements pour examiner les options envisageables, telles que transformer le Steve en site de plongée ou en faire don à un musée maritime. Cependant, aucune de ces solutions n’étant réalisable ou pratique, le Steve Irwin sera recyclé.

Le M/V Steve Irwin en pleine action dans l'océan Austral au cours de ses 11 ans d'histoire avec Sea Shepherd (Photo Simon Ager/Sea Shepherd)Le M/V Steve Irwin en pleine action dans l’océan Austral au cours de ses 11 ans d’histoire avec Sea Shepherd (Photo Simon Ager/Sea Shepherd)

Le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a déclaré : « Le 7 décembre 2007, Teri Irwin et moi avons mis à l’eau le M/V Steve Irwin, qui serait notre navire amiral pour la décennie suivante. C’est pour moi un honneur d’avoir été capitaine de ce navire au cours de nombreuses campagnes réussies en haute mer. Les vies que nous avons sauvées et les changements que nous avons apportés avec ce navire, tout cela est impressionnant. Ce navire nous a accompagnés sans relâche à travers les pires conditions climatiques, entre tempêtes et glace et, après onze ans, nos ingénieurs sont arrivés à la conclusion que le Steve Irwin ne garantissait plus une navigation sûre.« 

« Il n’est tout simplement pas envisageable de risquer la vie de notre équipage en allant au-delà des limites d’une utilisation raisonnable. Malgré les nombreux risques que nous avons pris au fil des ans, nous savons quand prendre le large et à quel moment se séparer d’un navire et malheureusement, ce moment est arrivé pour le Steve Irwin. Endommagé et marqué par les combats, il doit partir à la retraite ; mais les souvenirs, les campagnes victorieuses et les vies sauvées constitueront l’héritage durable d’un navire aussi vaillant et courageux que son homonyme.« 

Le capitaine Alex Cornelissen, directeur général de Sea Shepherd Global a déclaré : « Je me souviendrai toujours du premier voyage du Steve Irwin (appelé le Robert Hunter à cette époque). Après avoir trouvé le navire à Rosyth, en Écosse, nous l’avons préparé pour son futur service en mer au sein de la Marine de Neptune. Nous avons descendu l’Atlantique et traversé le détroit de Magellan jusqu’à la première campagne antarctique contre la chasse à la baleine, au cours de laquelle nous avions un avantage de vitesse sur les baleiniers. Le Steve Irwin a changé la donne et a mené les campagnes antarctiques suivantes de Sea Shepherd, sauvant plus de 6 000 baleines.« 

Jeff Hansen, directeur général de Sea Shepherd Australia, a déclaré : « Ayant participé personnellement à six campagnes sur l’Irwin, j’ai vécu de nombreuses expériences inestimables et je garde des souvenirs précieux que j’emporterai dans ma tombe.

C’est donc le cœur lourd que nous disons adieu à notre navire amiral, le Steve Irwin, qui a permis à Sea Shepherd de remporter des victoires pérennes tout en consolidant un héritage durable pour nos océans. Un navire australien emblématique dans le monde entier qui a défendu les baleines au large du Kimberley, de la Grande Baie australienne, de la Grande Barrière de Corail et de l’Antarctique », a ajouté Jeff.

« Pour son dernier voyage, le Steve Irwin se rendra dans une installation de démantèlement approuvée par la Convention de Hong Kong, ce qui signifie qu’elle sera conforme à la réglementation internationale en matière de travail et d’environnement. En 2007, Sea Shepherd a pu prolonger la vie du Irwin à l’époque où c’était un patrouilleur écossais et ce, jusqu’à aujourd’hui.

Conformément à l’éthique et aux normes environnementales de Sea Shepherd, le Irwin sera recyclé.

Sea Shepherd aimerait remercier toutes les personnes extraordinaires à travers le monde qui, au fil des ans, se sont portées volontaires, ont soutenu et financé le Steve Irwin dans le cadre de missions mondiales vitales, et qui ont eu le cœur empli de l’espoir et du courage que le Steve représentait. À chaque campagne, Sea Shepherd a navigué pour la défense des océans, et nos militants ont toujours navigué avec nous.

« Avec le Steve Irwin, nous sommes entrés dans l’histoire en sauvant des centaines de milliers d’animaux marins et avons défendu nos océans, qui sont à la base même de la vie sur cette planète. »

Le M/V Steve Irwin lors de sa dernière mission Stop Adani, dans le cadre de l'Opération Reef Defence en 2018 (Byron Bay) (photo Sea Shepherd)Le M/V Steve Irwin lors de sa dernière mission Stop Adani, dans le cadre de l’Opération Reef Defence en 2018 (Byron Bay) (photo Sea Shepherd) »

Sanctuaire marin des îles Pearson – une arche de Noé des temps modernes

Commentaire de Jeff Hansen, chef d’expédition, Opération Jeedara 2018

L’équipage du Steve Irwin de Sea Shepherd facilite actuellement une étude d’écologie marine de deux semaines en collaboration avec des scientifiques marins dans les zones reculées du sanctuaire marin offshore des îles de l’Investigator.

La zone de protection de la faune sauvage des îles de l’Investigator est une zone protégée située dans l’archipel de l’Investigator, au large de la côte ouest de la péninsule d’Eyre en Australie du Sud, dans un rayon de 25 à 70 kilomètres au sud-ouest d’Elliston. La zone de protection de la faune sauvage a été décrétée en 2011 aux termes du Wilderness Protection Act 1992 afin de protéger « d’importantes zones d’échouage du lion de mer australien menacé d’extinction et de phoques à fourrure de Nouvelle-Zélande » et l’habitat d’espèces telles que les pétrels à tête blanche, les céréopses cendrés, les Shearwater à queue courte (mouton oiseau) et le wallaby des rochers à pattes noires des îles Pearson. La zone de protection de la faune sauvage est classée zone protégée IUCN de catégorie Ib.

L’Australie du Sud compte 19 parcs marins et 83 zones sanctuarisées. Les limites du parc marin ont été décrétées en 2009, et des plans de gestion déterminés en 2012, dont la mise en œuvre date de 2014, lorsque les restrictions de pêche sont entrées en vigueur dans les zones sanctuarisées. Environ 85 pour cent de la faune marine d’Australie du Sud est unique au monde. En 2012, le réseau de parcs marins d’Australie du Sud a été dédié à la préservation à long terme de cette importante biodiversité.

Les études marines prendront place au large des îles de Top Gallant, Ward, Flinders et Pearson, qui font toutes partie de la zone de protection de la faune sauvage de l’archipel de l’Investigator. Ces îles se sont formées il y 8750 à 10500 ans à la suite de la montée du niveau des mers, au début de l’Holocène.

Les scientifiques effectueront jusqu’à quatre plongées quotidiennes sur chaque site insulaire, afin de comparer leurs études marines avec des données antérieures (mesurant la taille, l’abondance, la biodiversité, etc.) afin de vérifier si les sanctuaires donnent des résultats.

Le poisson-zèbre (ou daurade rayée) atteint 51 cm et se trouve fréquemment dans les récifs rocheux des eaux côtières peu profondes jusqu'à 20 m de profondeur - Zone du sanctuaire des îles Pearson (Photo: Sea Shepherd/Tim Watters)Le poisson-zèbre (ou daurade rayée) atteint 51 cm et se trouve fréquemment dans les récifs rocheux des eaux côtières peu profondes jusqu’à 20 m de profondeur – Zone du sanctuaire des îles Pearson (Photo: Sea Shepherd/Tim Watters)

Les îles Pearson constituent le joyau du réseau de parcs marins d’Australie du Sud, dont les terres forment une zone de protection de la faune sauvage, entourées d’une zone de sanctuaire marin, eu égard à la richesse de la biodiversité qui l’habite.

Les îles Pearson présentent une signification exceptionnelle pour la préservation. La spectaculaire île Pearson émerge abruptement jusqu’à une altitude de 200 mètres. Les eaux sont abondamment occupées par de grands poissons comme les requins blancs, les émissoles gommées, Achoerodus gouldii, poissons arlequins, Paraplesiops meleagris et d’invertébrés comme les coraux mous et les éponges, alors que les îles abritent des oiseaux migrateurs et la plus grande colonie de reproduction de petits pingouins d’Australie du Sud. Les abritent en outre les charismatiques lions de mer australiens menacés d’extinction, des phoques à fourrure de Nouvelle-Zélande ainsi que des dragons de mer.

Un poisson napoléon et des algues fucoïdes ont été repérés dans la zone du sanctuaire de l'île Pearson après notre toute première plongée d'étude lors de l'Opération Jeedara 2018 ! (crédit photo: Sea Shepherd - Tim Watters)Un poisson napoléon et des algues fucoïdes ont été repérés dans la zone du sanctuaire de l’île Pearson après notre toute première plongée d’étude lors de l’Opération Jeedara 2018 ! (crédit photo: Sea Shepherd – Tim Watters)

Dans les zones de sanctuaire en place comme au large de l’île Kangaroo, des espèces comme le homard de rocher du sud, trois à quatre fois plus gros que qui se trouvent hors des zones sanctuarisées (où les activités de pêche sont autorisées) ont été découverts, et ceci seulement un peu plus de deux ans après l’entrée en vigueur du sanctuaire. Qu’il s’agisse de poissons ou de crustacés, plus l’espèce peut croître, plus elle pond d’œufs, soulignant une fois encore l’importance essentielle des sanctuaires marins. C’est pourquoi de nombreux pêcheurs soutiennent les sanctuaires marins lorsqu’ils constatent que leurs bienfaits débordent des limites des zones sanctuarisées.

Nos océans assurent deux sur trois de chaque respiration de l’humanité ; en d’autres termes, ils constituent notre principal système de survie. En revanche, nos océans sont en grand danger tout autour du globe, sachant qu’un océan sain dépend de la richesse de sa biodiversité. Il est essentiel de préserver des sanctuaires de faune marine pour la survie de nos océans, en particulier pour des espèces comme le malicieux lion de mer Australien, malgré tout menacé d’extinction.

Un Achoerodus gouldii atteint 1,75 mètre ; profondeurs jusqu'à 40 mètres - très curieux de nature ! (Crédit photo : Sea Shepherd - Tim Watters)Un Achoerodus gouldii atteint 1,75 mètre ; profondeurs jusqu’à 40 mètres – très curieux de nature ! (Crédit photo: Sea Shepherd – Tim Watters)

Notre faune marine, qui maintient nos principaux systèmes de survie dans les océans, doit disposer d’un refuge sûr, de lieux où se reposer, se rétablir, atteindre sa pleine maturité, se reproduire et en un mot prospérer. Préserver des zones sanctuarisées pour la faune marine profite à l’ensemble de l’humanité, qu’il s’agisse des secteurs de l’éco-tourisme, de la pêche ou de la capacité pour la planète d’assurer la vie.

Nos océans peuvent se rétablir, si cette chance leur est donnée ; les sanctuaires marins offrent cette chance aux océans et à leur précieuse faune marine.

Sea Shepherd espère que les sanctuaires marins protégés nous offriront un jour un aperçu de ce que nos océans étaient avant nous.

Un Horseshoe Leatherjacket (ou Purple People Eater) atteint 70 cm, se trouve dans les eaux littorales et les récifs rocheux ! Photo prise hier dans les îles Pearson (crédit photo: Sea Shepherd - Tim Watters)Un Horseshoe Leatherjacket (ou Purple People Eater) atteint 70 cm, se trouve dans les eaux littorales et les récifs rocheux ! Photo prise hier dans les îles Pearson (crédit photo: Sea Shepherd – Tim Watters)

Sea Shepherd remercie tous ses soutiens qui font partie de notre vision pour défendre, préserver et protéger nos océans partout dans le monde, pour l’amour de la nature et pour défendre notre principal système de survie.

Merci d’avoir rendu possible l’Opération Jeedara 2018, notre campagne ininterrompue pour la défense de la Grande baie australienne.

Opération Jeedara 2018 : Le Steve Irwin part vers la Grande Baie Australienne

La Grande Baie Australienne, l’UNE des zones les plus spectaculaires d’Australie, formant une aire marine sauvage, est toujours menacée par l’exploitation pétrolière et gazière en mer. Il y a tout juste une semaine, une nouvelle demande tendant à entamer des essais sismiques dans les eaux au large de Kangaroo Island et de Port Lincoln a été déposée auprès de l’Autorité nationale de la sécurité des extractions pétrolières extracôtières et de la gestion de l’environnement (NOPSEMA).

Le Steve Irwin naviguera dans la région, en documentant quelques unes des zones sauvages et pittoresques de la Baie, afin de démontrer ce que nous pourrions perdre si de telles activités destructrices étaient autorisées.

« Nous savions déjà que les essais sismiques peuvent être mortels pour les baleines et les dauphins. De nouvelles preuves scientifiques nous montrent que l’impact peut également être catastrophique à l’égard du plancton, qui est fondamental à la vie dans nos océans, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les écosystèmes marins et sur la pêche« , a déclaré Jeff Hansen, le Directeur de Sea Shepherd Australie.

« Les petits rorquals, les rorquals communs, les baleines à bosse, les cachalots et les baleines bleues ont élu domicile à la Grande Baie et c’est également un des lieux les plus importants au monde pour la reproduction de la baleine franche australe. En 2016, notre campagne Opération Jeedara a illustré ce qui serait susceptible d’arriver si cette zone était transformée en exploitation pétrolière et qu’une fuite de pétrole arrivait.« 

« Les travaux de modélisation des déversements présentés par la compagnie BP ont démontré qu’une fuite de pétrole dans les eaux pures de la Baie affecterait une grande partie de l’Australie du sud; de l’Australie occidentale, de l’Australie méridionale, de l’état de Victoria et de la Tasmanie, jusqu’à la Nouvelle-Galles du Sud. Peu importe l’exploitant, les risques liés au déversement de pétrole restent les mêmes, menaçant plus de 10 000 emplois dans les domaines du tourisme et de la pêche, évalués à 2,1 milliards de dollars« , a ajouté Jeff.

« La nouvelle campagne poursuivra l’immense travail qui a été mené lors de l’Opération Jeedara. En partant à la découverte des îles éloignées du groupe de l’Investigator (Les îles Pearson, Top Gallant, Ward et Flinders), nous allons explorer cette fois les fonds marins et rencontrer l’incroyable vie marine qui y a élu domicile.

« Sea Shepherd, en collaboration avec des océanographes, mènera des levés marins portant sur des zones sanctuaires, en tenant compte de la biodiversité qui y est établie, et du fait que 85% de la faune et flore marine de la Baie est singulière. Les déversements de pétrole et les essais sismiques ne respectent pas les zones sanctuaires, ce pourquoi Sea Shepherd compte sur les études marines pour réaffirmer l’importance de ces sanctuaires marins, essentiels pour les générations futures« , d’après Jeff.

Le capitaine du Steve Irwin, Anteo Broadfield, poursuit en disant que « Sea Shepherd remercie et salue tous ceux qui ont contribué au travail et ont mené des efforts considérables durant le séjour du Steve Irwin au Port Adelaide, ainsi que les milliers d’Australiens du Sud, venus visiter le bateau et ayant soutenu l’Association financièrement et en nature. Votre soutien et vos encouragements voyageront avec nous jusqu’à la Grande Baie Australienne, conformément à l’esprit des australiens. »

Le Steve Irwin paré à reprendre la mer en direction de la Grande Baie australienne

Opération Jeedara : cette fois, nous comptons bien immerger nos appareils photos pour révéler les secrets de ce paradis sous-marin.

Logo de l'Opération JeedaraLogo de l’Opération Jeedara

Quand Sea Shepherd a mis le cap sur la Grande Baie australienne en août 2016, nous n’avions aucune idée de ce que nous allions découvrir dans des lieux tels que l’archipel de Nuyts, l’île Saint-François, les falaises de Bunda, Head of Bight ou encore les îles Pearson.

« Ce que nous avons trouvé là s’est avéré être l’un des secrets les mieux gardés au monde. La Baie, d’une biodiversité incroyablement riche, héberge de nombreuses espèces comme la baleine bleue, le petit rorqual, le rorqual commun et la baleine à bosse. De plus, il s’agit de l’une des plus importantes nurseries de la planète pour la baleine franche australe« , nous informe Jeff Hansen, directeur général de Sea Shepherd Australie.

Le thon rouge du Sud – une espèce en danger critique d’extinction –, le grand requin blanc, le requin mako, le lion de mer et le dauphin ont fait de la Baie leur habitat. On y trouve également des aigles pêcheurs très rares, tel que le pygargue blagre, ainsi que des pingouins. Cette zone grouille de vie. Il s’agit d’un endroit extraordinaire, unique et d’une importance capitale pour la planète ; la plupart des îles de la Baie possèdent clairement de quoi rivaliser avec les îles Galápagos, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

« L’Opération Jeedara met en vedette une région remarquable – l’un des spectacles les plus beaux et les plus impressionnants de Mère Nature sur Terre. Cela a poussé BP et Chevron à cesser leurs activités de forage dans la Baie« , déclare encore Jeff.

Si nous parvenons à lever les fonds nécessaires pour terminer la révision du moteur du Steve Irwin, Sea Shepherd pourra lancer une nouvelle expédition avec un équipage de volontaires internationaux dans la Grande Baie australienne en mars 2018.

« Cette fois, nous comptons bien immerger nos appareils photo pour révéler les secrets de ce paradis sous-marin. Nous allons explorer et documenter cette incroyable étendue sauvage protégée par plusieurs sanctuaires marins, dont celui des îles Pearson« , ajoute Jeff.

Au retour de cette nouvelle expédition dans la Baie, le Steve Irwin et son équipage s’attaqueront au problème de la mine de charbon du groupe Adani dans le cadre de l’Opération Reef Defence.

« Au nom de toute l’équipe de Sea Shepherd, merci pour votre aide dans la remise à flot de notre navire, le Steve Irwin. Il nous reste encore du chemin à parcourir, mais, grâce à votre aide sans faille, nous serons bientôt de retour dans la Grande Baie australienne« , conclut Jeff.

Le Steve Irwin cible Adani dans sa campagne de défense de la Grande barrière de corail

« Sea Shepherd est réputé pour défendre les baleines en Antarctique, où elles se nourrissent, mais à l’endroit où elles naissent, dans les eaux de la Grande barrière de corail, elles sont menacées par un danger pire que la flotte baleinière japonaise : le projet de mine de charbon de Carmichael porté par Adani« , a déclaré Jeff Hansen, Directeur de Sea Shepherd Australie.

L’augmentation du trafic maritime, entraînant des collisions avec les cétacés, des pollutions chimiques et sonores, aura un impact catastrophique sur les baleines d’Australie. Si le gouvernement australien ne compte pas s’opposer à la chasse baleinière pratiquée par le Japon, il doit au moins protéger les zones de reproduction des baleines et rejeter ce projet insensé de mine de charbon.

« Des sondages récents montrent que la majorité des Australiens sont opposés à la mine de charbon d’Adani, ce qui semble logique au vu de la corruption et de la malhonnêteté de cette entreprise, qui a déjà pollué notre Grande barrière de corail, ne porte aucune considération à la santé de notre planète et se paie les faveurs de notre gouvernement à travers un petit milliard de dollars d’emprunt préférentiel sur l’argent des contribuables australiens. Cerise sur le gâteau, la poignée d’emplois promis menace 64 000 emplois directs et indirects liés à la Grande barrière de corail« , a rappelé M. Hansen.

Le Steve Irwin, vaisseau amiral de Sea Shepherd, a défendu les baleines dans leurs zones d’alimentation en Antarctique pendant plus d’une décennie et protégé les baleines au large de la côte de Kimberley et de la Grande baie australienne. Une fois de plus, le Steve Irwin défendra les baleines, cette fois au sein de la Grande barrière de corail au cours de l’Opération Reef Defence, en opposition à la mine de charbon d’Adani, dès que le moteur aura subi une révision urgente.

« Les océans étant les principaux pourvoyeurs de l’air que nous respirons, ils constituent véritablement la base de notre survie. Pourtant, la combustion d’énergie fossile les réchauffe et les rend plus acides, ce qui bouleverse notre Grande barrière de corail, le phytoplancton et la santé générale de nos écosystèmes océaniques. En résumé, la capacité de notre planète à supporter la vie ne tient plus que par un fil, et si nous voulons assurer un climat vivable à nos enfants, nous ne pouvons tout simplement pas permettre la création de cette mine. Il est impensable de perdre cette partie« , a prévenu M. Hansen.

Sea Shepherd Australie fait partie de l’alliance Stop Adani, une campagne en passe de devenir rapidement le plus important mouvement dans le pays, un réseau croissant d’organisations qui combattent ensemble le projet de mine de charbon, de voie ferrée et de port d’Adani : https://www.stopadani.com