Coups de feu tirés sur le bateau de Sea Shepherd dans le refuge du vaquita

Le matin du 8 février à San Felipe au cours d’une surveillance de routine dans le golfe de Californie, le M/V Sharpie de Sea Shepherd a croisé quatre esquifs de pêche dans le Refuge du Vaquita (Marsouin du Pacifique).

A environ 10h05, les embarcations (aussi appelées pangas) ont approché le Sharpie et se sont lancées à sa poursuite à pleine vitesse, faisant des embardées autour du bateau. La capitaine du Sharpie a initié les procédures anti-piraterie, comme l’usage de canons à eau et des techniques anti- abordage. Des agents mexicains de la Procuraduría Federal de Protección al Ambiente (PROFEPA, de la police fédérale et de la Marine mexicaine étaient présents à bord du Sharpie au moment de l’incident.

La poursuite a duré plusieurs minutes et à 10h13 environ, de multiples coups de feu ont été entendus. Les caméras de surveillance du Sharpie ont enregistré les images de l’attaque. Au moins deux balles, tirées depuis les esquifs, ont fini leur course dans l’eau à proximité du bateau de Sea Shepherd.

L’affrontement a eu lieu dans un secteur du Refuge du Vaquita connu comme « zone critique », prioritaire pour les défenseurs de l’Océan et le gouvernement mexicain, ainsi que dans un secteur où plusieurs vaquitas ont été aperçus récemment. C’est dans cette zone que Sea Shepherd a découvert le cadavre d’un vaquita dans un filet maillant en mars dernier.

« Cela montre bien l’agressivité des braconniers dans cette région. Cela nous prouve qu’ils sont armés et que nous devons nous méfier de chaque panga que nous croisons, parce que nous ne savons pas de quoi ils sont capables », explique Jacqueline Le Duc, Capitaine du M/V Sharphie.

Le Refuge du Vaquita est une zone protégée au niveau fédéral et reconnue par l’UNESCO, dans laquelle la pêche au filet est interdite.

Les filets maillants représentent la principale menace pour les vaquitas, espèce endémique dont les effectifs ne comptent plus que 6 à 19 individus. Les braconniers placent des filets pour capturer des totoabas, une espèce protégée dont la vessie natatoire se vend à prix d’or sur le marché noir chinois.

Ce n’est pas la première fois que les braconniers recourent à la violence dans cette zone. En janvier 2019, le Farley Mowat de Sea Shepherd avait été attaqué par un groupe de plus de 50 esquifs jetant des pierres et des cocktails molotov sur le bateau, jusqu’à briser des vitres et mettre le feu à sa coque. Au cours de ce même mois, des braconniers avaient déjà pris en embuscade et abordé illégalement le Farley Mowat.

Sea Shepherd travaille dans la région avec les autorités mexicaines depuis six ans, pour retirer de la mer les filets, illégaux, qui menacent la survie du marsouin. A ce jour, Sea Shepherd a récupéré plus de 1000 filets de pêche illégaux dans le golfe de Californie, sauvant la vie de plus de 3900 animaux.

Opération Milagro : Sea Shepherd collecte plus de 1000 filets de pêche illégaux dans l’habitat du Marsouin du Pacifique

Avancée décisive en cette fin de décennie, alors que le combat continue pour la vaquita, le marsouin du Pacifique

San Felipe, Mexique – 31 décembre 2019. L’Opération Milagro, campagne de Sea Shepherd consacrée à la sauvegarde du marsouin du Pacifique, a franchi une étape importante ce mois-ci.

Au cours des six précédentes saisons de la campagne, plus de 1000 filets de pêche illégaux ont été retirés du Golfe de Californie. Cette zone protégée au niveau fédéral et reconnue par l’UNESCO, est l’habitat de la vaquita, le mammifère marin le plus menacé dans le monde.

Les équipages de Sea Shepherd ont retiré plus de 200 000 mètres de filets illégaux dans l’habitat du marsouin, l’équivalent de plus de 450 fois la hauteur de l’Empire State Building.

Les filets maillants, qui sont interdits dans cette zone, constituent la principale menace pour la survie de la vaquita, dont les effectifs ont rapidement décliné au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, il ne resterait qu’entre 6 et 19 vaquitas selon les estimations.

En mars 2019, Sea Shepherd a découvert un marsouin mort pris dans un filet maillant, preuve indéniable que le matériel de pêche illégale représente un danger mortel pour le petit cétacé.

Opération Milagro. Photo Sea Shepherd

« Cela met en évidence l’importance de notre travail dans la région« , rappelle JP Geoffroy, Directeur de campagne pour l’Opération Milagro, « il y a tellement de filets illégaux dans ces eaux, et chaque filet que nous enlevons peut faire la différence quant à la survie ou à l’extinction de la vaquita. Nous n’allons pas nous arrêter, nous n’allons pas céder. La survie d’une espèce est en jeu« , poursuit-il.

Les filets illégaux sont déployés par les braconniers, qui espèrent capturer le totoaba, une espèce protégée dont la vessie natatoire se vend à prix record sur le marché noir chinois. Ces filets tuent indistinctement et sont responsables de la mort de nombreuses espèces présentes dans la zone, dont des baleines, des tortues, des lions de mer, des dauphins et les marsouins du Pacifique.

Sea Shepherd est présent dans le Golfe de Californie depuis 2015, travaillant en étroite collaboration avec les autorités mexicaines pour collecter le matériel de pêche illégale qui porte atteinte à ce milieu. Durant cette période, l’équipage a recensé 7000 animaux emmêlés dans les filets et en a sauvé 3977 qui ont pu rejoindre l’océan. Parmi les animaux piégés, 975 appartenaient à des espèces vulnérables, en danger ou en danger critique sur la liste rouge de l’UICN. Plus de 100 de ces animaux à risque ont été sauvés.

Opération Milagro. Photo Sea Shepherd

Plus tôt dans l’année, plusieurs vaquitas vivantes ont été aperçues dans la région au cours d’une expédition scientifique conjointe coordonnée par la Commission nationale des aires naturelles protégées du Mexique (CONANP), en collaboration avec Sea Shepherd et le Museo de la Ballena y Ciencias del Mar, avec la participation de chercheurs de renommée mondiale sur la vaquita et avec le soutien de la Marine du Mexique (SEMAR).

« Il est de notre responsabilité d’offrir à la vaquita toutes les chances de survie et de rétablissement« , explique Eva Hidalgo, coordinatrice scientifique de Sea Shepherd. « Pendant les dernières expéditions collaboratives, nous avons vu plusieurs vaquitas, dont une mère et deux petits. Ces rencontres signifient qu’il reste de l’espoir et nous devons continuer à faire de notre mieux pour ramasser, non pas seulement 1000 morceaux de matériel de pêche illégale, mais autant que nécessaire. Nous sommes là pour nous assurer que les animaux que nous avons vus restent en sécurité et soient ceux qui sauveront leur espèce de l’extinction« .

Opération Milagro. Photo Sea Shepherd

L’étau se resserre autour des vaquitas : Sea Shepherd de nouveau attaqué au Mexique

L’espoir pour la survie des vaquitas vole en éclats alors qu’un navire de Sea Shepherd a été violemment attaqué par des braconniers dans le golfe de Californie, essuyant des jets de projectiles et de cocktails Molotov alors qu’il patrouillait pour protéger le mammifère marin le plus menacé sur la planète.

Le 31 janvier, le navire de Sea Shepherd, le M/V Farley Mowat a été violemment attaqué par plus de 50 assaillants, se prétendant pêcheurs, à bord de 20 petites embarcations rapides. Le Farley Mowat était en train de conduire une patrouille de protection marine à l’intérieur du refuge des vaquitas dans le haut du golfe de Californie. Au total ce sont 52 petites embarcations qui ont été comptées, les autres s’en prenant aux navires de la Marine présente dans la zone.

Des cocktails Molotov et des projectiles, dont des poids en plomb et de grosses pierre ont été lancés par les braconniers, brisant des vitres et provoquant un incendie sur le côté du navire de Sea Shepherd.

L’équipage de Sea Shepherd a repoussé les assaillants en utilisant des lances à incendie tandis que les membres des forces armées et de la police fédérale mexicaine à bord ont tiré des coups de feu en l’air et dans l’eau pour dissuader les agresseurs.

Le capitaine du M/V Farley Mowat a conduit des manœuvres anti-piraterie consistant à opérer des variations de vitesse, utiliser les lances anti-incendie et d’autres techniques contre les abordages. Lorsque qu’il a reçu un appel radio de la frégate militaire mexicaine Barrera, le M/V Farley Mowat s’est dirigé vers ce navire, stationné à l’intérieur du refuge, pour se mettre en sécurité.

Deux zodiacs de la Marine se sont aussi rendus sur zone et ont été attaqués par les braconniers. Malgré la violence de l’agression, aucun blessé n’est à déplorer. Ces attaques répétées au cours des dernières semaines sont un défi pour le travail vital de conservation que mène Sea Shepherd à l’intérieur du refuge des vaquitas, jetant une ombre sur leurs chances de survie.

L’opération que mène Sea Shepherd pour retirer de l’eau tous les filets maillants est la seule solution et la plus efficace pour sauver de l’extinction le marsouin vaquita. Sea Shepherd opère à l’intérieur du Refuge Marin des vaquitas, reconnu par l’UNESCO et bénéficiant d’une protection fédérale. Dans cette zone réduite, l’usage de filets maillants est interdit pour ne pas empiéter sur l’habitat réduit du marsouin vaquita, espèce menacée.

Le 9 janvier, une attaque similaire s’est produite. La tragédie qui se déroule dans la partie supérieure du golfe de Californie met à mal le travail des pêcheurs laborieux et honnêtes qui souffrent également de la violence de ces groupes criminels qui agissent en toute impunité.

Le golfe de Californie abrite un écosystème riche, habité par de nombreuses espèces rares et menacées, comme le plus grand animal de la planète, la baleine bleue ainsi que le plus petit cétacé du monde, en danger critique d’extinction, le marsouin vaquita. Bien d’autres espèces menacées comme le requin marteau halicorne, la tortue luth du Pacifique ou la tortue verte habitent dans cette zone et ont été sauvées par les équipages de Sea Shepherd au cours des années.

Cette région à une longue histoire de pêche mais ces dernières années, elle a été ravagée par la surpêche, le braconnage et le crime organisé, notamment le braconnage et le trafic des vessies natatoires des poissons totoabas.

Le poisson totoaba est une autre espèce endémique du golfe de Californie et est braconnée pour le commerce de sa vessie natatoire sur le marché noir asiatique. Les vessies de totoaba sont aussi appelées « cocaïne aquatique » en raison de leur valeur sur le marché. Une seule vessie natatoire de totoaba peut apparemment atteindre le prix de 100 000$.

Malgré la création de réserves marines et de zones protégées, les efforts du gouvernement mexicain pour protéger le fragile écosystème de la région ont été entravés par le manque de consensus politique pour la préservation du golfe.

Le nouveau gouvernement de Andrés Manuel Lopez Obrador a mis en avant des solutions prometteuses pour résorber la crise économique et écologique que traverse la région et s’est récemment rendu sur place.

Le directeur des campagnes et responsable de la flotte de Sea Shepherd, Locky Maclean a déclaré : « Sea Shepherd s’engage à 100% pour continuer à récupérer les filets maillants fantômes ou actifs afin de protéger le vaquita marina de l’extinction. Nous nous réjouissons de travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement et sommes reconnaissants de pouvoir jouer un rôle dans la protection et la préservation d’une région du monde aussi spéciale et d’une espèce aussi emblématique que le vaquita marina« .

Sea Shepherd est présent dans la partie supérieure du golfe de Californie depuis 2015 pour protéger les marsouins vaquitas dans le cadre de l’opération Milagro. Aujourd’hui, moins de 30 vaquitas sont encore en vie

Depuis que Sea Shepherd est présent dans cette région, les équipages ont retiré plus de 780 équipements illégaux de pêche soit plus de 174 000 mètres. Les membres d’équipage ont sauvé la vie de plus de 3100 animaux.

En décembre 2018, Sea Shepherd a retiré plus de 60 filets maillants

Au cours de la saison 2017-2018, les filets retirés par Sea Shepherd étaient à 97,3% des filets maillants illégaux pour la pêche du totoaba, prouvant le caractère omniprésent du problème posé par ce type de filets.

Il s’agit là de la deuxième attaque subie par Sea Shepherd cette saison, à seulement 21 jours d’écart. Jusqu’ici aucune arrestation n’a été effectuée. Cette dernière attaque coïncide avec la première projection du film « Sea of Shadows » (Mer d’ombres) au festival de Sundance. Le film, une production des studios Terra Mater Factual, en association avec Aplan Way et dont la production exécutive est assurée par Leonardo DiCaprio, est un documentaire qui s’intéresse au sort des vaquitas et au travail de Sea Shepherd qui collabore avec de courageux agents infiltrés, de brillants scientifiques, des activistes high-tech et des journalistes d’investigation pour sauver cette espèce de l’extinction.

Survie des Vaquitas : les braconniers attaquent un navire de Sea Shepherd

Le M/V Farley Mowat attaqué par des braconniers

Les tensions s’intensifient dans le golfe de Californie alors que nos actions deviennent de plus en plus efficaces. Hier lors de sa patrouille pour retirer et saisir les filets maillants illégaux dans la réserve des vaquitas, notre navire le Farley Mowat a été témoin de braconnage en plein jour. Se dirigeant vers les petits navires identifiés, ceux-ci lui ont bloqué le passage et l’ont encerclé.

Devenant de plus en plus agressives, les 35 embarcations de pêche ont commencé à jeter des plombs, des ancres et divers objets en direction du bateau ainsi que des filets afin de bloquer notre hélice. Certains avaient des cocktails molotov et 5 braconniers ont même réussi à monter sur le pont du Farley Mowat. Heureusement l’équipage a pu empêcher toute intrusion, un hélicoptère de l’armée mexicaine a rapidement mis en déroute les braconniers et le bateau a pu revenir au port de San Felipe sous la protection des autorités mexicaines, qui avaient pour ordre de ne pas ouvrir le feu.

« Sea Shepherd ne sera pas dissuader par la violence. Notre mission est d’empêcher l’extinction du marsouin vaquita et nous allons continuer à saisir les filets des braconniers dans la réserve des vaquitas. Sea Shepherd salue la réactivité de la marine mexicaine pour désamorcer cette situation dangereuse » a expliqué Paul Watson.

Depuis le début de nos opérations dans le golfe de Californie plus de 780 équipements de pêche illégaux ont été saisis, soit plus de 17km de lignes et filets, sauvant directement la vie de plus de 3100 animaux. Cette pêche illégale du totoaba (dont la vessie natatoire peut atteindre 100 000$ au marché noir) qui met en péril le plus petit cétacé du monde et nombre d’autres espèces est directement mise sous pression par nos opérations et nous nous en félicitons. Sans nos interventions, nous pensons que les vaquitas auraient déjà disparues.

Opération Milagro V : 800 animaux pris au piège dans un filet maillant mortel

Il y a quelques jours, le navire de Sea Shepherd M/V Farley Mowat patrouillait dans la réserve des vaquitas en mer de Cortez lorsque son équipage a aperçu des braconniers avec un filet maillant illégal dans l’eau.

Les braconniers se sont alors approchés de notre navire en faisant des grands gestes pour nous dire de partir. Bien au contraire, l’équipage du Farley Mowat s’est aussitôt attelé à retirer le filet illégal de l’eau. Les pêcheurs ont essayé de le retenir à l’autre extrémité mais ont vite réalisé qu’ils n’y parviendraient pas. Ils ont alors coupé la ligne et se sont enfuis.

L’équipage s’est alors retrouvé avec 800 victimes de ce filet maillant sur le pont, espérant pouvoir en sauver le plus grand nombre. Malheureusement plus de 700 animaux, emmêlés dans les mailles du filet, n’ont pas survécu : des raies, des poissons guitare, des crabes, des crevettes, des limandes, des soles et des poissons-chat.

Les filets maillants emprisonnent et tuent de façon non sélective toutes les espèces, du petit poisson au grand mammifère, et la vaquita, le marsouin du Pacifique, ne fait malheureusement pas exception à la règle.

On estime qu’il reste entre 12 et 30 vaquitas, ce qui en fait le mammifère marin le plus menacé au monde ! C’est exactement pour cette raison que Sea Shepherd se bat avec autant d’énergie pour les sauver.

Découvrez un aperçu de cet événement en VO dans cette vidéo.

Lancement de l’Opération Milagro V : Sea Shepherd engage des patrouilles plus tôt cette année pour assurer la survie du marsouin du Pacifique, en danger critique d’extinction

Pour la 5e saison, Sea Shepherd revient patrouiller en Mer de Cortez pour protéger la vaquita, le marsouin du Pacifique, en danger critique d’extinction.

San Felipe, Mexique – 20 septembre 2018 – Le navire Farley Mowat de Sea Shepherd est arrivé dans le Golfe de Californie pour lancer l’Opération Milagro tôt cette année. Les années précédentes, la campagne avait débuté avec le retour du totoaba de sa migration vers le refuge de la vaquita, aux environs de début novembre. A cause de l’état critique de la population de la vaquita, le mammifère marin le plus menacé au monde, Sea Shepherd revient plus tôt cette saison, déterminée à mettre en œuvre ses techniques éprouvées pour protéger le plus petit marsouin du monde.

« Il y a du travail pour assurer la survie de la vaquita. Sea Shepherd va commencer par retirer les engins de pêche inactifs destinés au totoaba, également connus sous le nom de filets fantômes, et aussi quelques filets actifs déposés très tôt dans la saison« , explique le capitaine Locky Maclean, directeur de campagne de Sea Shepherd. « Nous veillerons également à ce qu’aucune pêche ne soit pratiquée à l’intérieur de la zone protégée et empêcherons les activités de braconnage en patrouillant dans la zone avec, à bord, des officiers et membres d’équipage de la marine mexicaine.« 

La dernière étude en date montre qu’il reste moins de 30 vaquitas encore en vie. Les scientifiques n’ont pas publié de nouvelle estimation depuis deux ans.

Sea Shepherd lance l’Opération Milagro V. Pour la cinquième saison, le groupe de conservation marine va recourir à des moyens d’action directe pour protéger la vaquita. Milagro signifie miracle en espagnol, un nom approprié étant donné que lorsque la campagne a commencé, il n’y avait pas eu d’observations de vaquita enregistrées depuis deux ans. Beaucoup pensaient que ce mammifère marin était déjà éteint. L’équipe de Sea Shepherd a observé et enregistré une vaquita début 2015. Cela s’est produit alors que le gouvernement mexicain renouvelait son engagement dans la protection de cette espèce endémique. Un partenariat était né.

Depuis, Sea Shepherd a mis au point la seule méthode éprouvée à ce jour pour protéger le petit marsouin : retirer de son habitat les filets de pêche illégaux.

Le déclin rapide de la vaquita est dû au braconnage du totoaba. Après la quasi-extinction du totoaba au milieu des années soixante-dix, sa pêche a été interdite.

Mais il a été découvert récemment que le totoaba ressemble à une « courbine chinoise endémique », qui était en danger critique à cause de la demande pour sa vessie natatoire. Cela a provoqué une pêche illégale très intensive du totoaba pour sa vessie natatoire, à laquelle on attribue des vertus médicinales. Une malédiction, non seulement pour le poisson mais aussi, plus tragiquement encore, pour le marsouin. Les deux espèces sont de taille similaire et, pendant la saison de frai du totoaba, elles cohabitent exactement au même endroit. En conséquence, la vaquita meurt dans les filets, appelés filets maillants, déposés pour capturer le totoaba.

Par le passé, la vaquita périssait souvent capturée comme prise accessoire de la pêche à la crevette et aux ailerons. Aujourd’hui, elle est victime de filets maillants fabriqués précisément pour capturer un poisson du même gabarit.

Ces filets, combinés à la demande insatiable de vessies natatoires en Chine et des sommes indécentes que les braconniers en retirent (il semble qu’un braconnier peut gagner 2 500$ par vessie de totoaba, revendue 20 000$ sur les marchés noirs asiatiques) créent une pression inédite sur la vaquita et le totoaba.

Il est donc essentiel que Sea Shepherd soit là pour retirer ces filets illégaux et libérer la faune marine.

Le gouvernement mexicain a déployé des efforts sans précédent pour sauver ces espèces indigènes, mobilisant une grande partie de la marine, de l’armée et de plusieurs autres institutions gouvernementales afin de résoudre le problème. Il s’agit d’une tâche ardue et Sea Shepherd a été témoin des efforts de centaines de personnes travaillant ensemble pour protéger la vaquita. Sea Shepherd travaille en collaboration avec le Mexique pour retirer les engins de pêche illégaux du refuge du marsouin, pour fournir des informations et son expertise aux autorités. Les défenseurs de l’environnement fournissent également des données importantes aux scientifiques et collaborent avec la communauté pour promouvoir la conservation.

Sea Shepherd a retiré 808 engins de pêche illégaux depuis le début des opérations. Le coût estimé pour les braconniers est de 857 779$, juste en matériel de pêche perdu… Sea Shepherd a sauvé 3069 animaux, dont une Baleine à bosse, 88 totoaba, en danger critique d’extinction, une Tortue luth du Pacifique, en danger critique d’extinction, et 21 requins. Ces chiffres n’incluent pas les centaines d’animaux sauvés par le retrait des filets et d’autres engins de pêche avant qu’ils ne s’y emmêlent.

La protection de la vaquita des activités illégales n’est toutefois pas sans risque. Un des drones de Sea Shepherd a été abattu en vol et des coups de feu ont été tirés sur l’un de ses bateaux.

« Si Sea Shepherd n’avait pas été présente dans la mer de Cortez, la vaquita aurait probablement déjà disparue« , estime le capitaine Paul Watson, fondateur de l’organisation. « Nous devenons chaque année plus performants dans sa protection.« 

« Pour la seule année dernière, nous avons retiré plus de matériel de pêche qu’au cours des quatre années précédentes réunies. Pour Milagro V, nous sommes en train d’apprêter un nouveau bateau doté de meilleures capacités pour le retrait des filets« , poursuit le capitaine Paul Watson. « Nous ne sommes pas d’accord avec tous ceux qui disent qu’il n’y a plus d’espoir pour le marsouin. Nous continuerons de nous battre pour lui et nous nous battrons plus fort que jamais. Je vous encourage tous à nous rejoindre.« 

La campagne n’a pas de date de fin, car la nécessité de surveiller attentivement la vaquita ne fait qu’augmenter. Sea Shepherd a décidé d’apporter une réponse à la hauteur de l’enjeu pour sauver le marsouin de l’extinction : une présence dans le Golfe de Californie, des patrouilles dans son refuge et le retrait de tout élément dangereux pour la vaquita.

Un nouveau navire pour renforcer Sea Shepherd dans sa lutte pour sauver la Vaquita

L’espoir renait pour sauver le marsouin du Pacifique en danger critique d’extinction alors que les équipes de Sea Shepherd travaillent sans relâche pour remettre à flot un nouveau navire en prévision des opérations de récupération de filets dans le nord du Golfe de Californie.

Fernandina Beach, Floride – 6 septembre 2018 – Le philanthrope Benoit Vulliet a fait don d’un bateau à Sea Shepherd, qui permettra au groupe de conservation marine d’être plus efficace dans son combat pour la sauvegarde du mammifère marin le plus menacé au monde, la vaquita.

Ce nouveau venu dans la Marine de Neptune, nom donné à la flotte anti-braconnage de Sea Shepherd, est l’ancien baliseur de la Garde côtière des Etats-Unis, le White Holly. Trois autres anciens bâtiments de la Garde côtière américaine sont actuellement engagés dans des opérations de conservation marine et de lutte anti-braconnage.

Le White Holly a été construit à Basalt Ship Building en 1944 et a servi pendant la Seconde Guerre Mondiale à Pearl Harbor pour livrer des munitions aux navires. La Garde côtière l’a acquis en 1946 et s’en est servi jusqu’aux années 70 pour la protection des côtes d’Alaska. Il a ensuite été transféré dans le Mississippi comme baliseur pour remettre en état les dispositifs d’aide à la navigation endommagés par les ouragans, jusqu’à sa retraite de la Garde côtière en 1998.

Le White HollyLe White Holly

Benoit Vulliet a acquis le White Holly pour des recherches océanographiques. A cause d’un emploi du temps chargé et parce qu’il vit en Europe, M. Vulliet n’était plus en mesure de s’occuper du bateau ; il a donc décidé d’en faire don à Sea Shepherd pour qu’il poursuive sa vie de service, cette fois pour protéger la faune et les habitats marins.

« Je sais que ce bateau fera du bon travail avec Sea Shepherd« , a déclaré M. Vulliet. « Je serai toujours un pirate. Je suis très heureux de faire partie de Sea Shepherd.« 

Pour sa première mission au sein de la flotte de Sea Shepherd, le navire rejoindra l’Opération Milagro V dans la Mer de Cortez, au Mexique. La campagne vise à sauver la vaquita, le marsouin du Pacifique, en danger critique d’extinction. Les vaquitas déclinent à cause du braconnage au filet maillant, utilisé principalement pour capturer le totoaba. Comme la vaquita, le totoaba est endémique de la Mer de Cortez et lui aussi en danger critique d’extinction. Ce poisson est intensivement recherché pour sa vessie natatoire, revendue à des prix exorbitants sur les marchés noirs asiatiques. Une vessie de totoaba se vendrait jusqu’à 20 000$ en Chine.

« Les baliseurs de la Garde côtière ont un franc-bord bas et des ponts spacieux, c’est exactement ce dont nos équipages dévoués ont besoin pour retirer efficacement les filets illégaux de la mer. Ce navire est également très sobre en carburant, ce qui nous permettra de rester plus longtemps en mer pour débarrasser le refuge de la vaquita des filets maillants illégaux« , a expliqué le capitaine Paul Watson. Les estimations issues de relevés acoustiques de 2015 montrent qu’il reste moins de 30 vaquitas en vie. Cette donnée a provoqué diverses réactions dans la communauté scientifique et de conservation, y compris l’idée selon laquelle la sauvegarde de ce marsouin est une cause perdue.

« J’ai toujours pensé que les seules causes qui méritent d’être combattues sont les causes perdues« , a précisé Paul Watson. « Un nombre incalculable de fois, Sea Shepherd a vu des causes perdues se transformer en victoires. En fait, nous pensons que la vaquita ne serait plus là si Sea Shepherd n’avait pas pris l’initiative de retirer les filets du refuge du marsouin, en collaboration avec les autorités mexicaines. Jusqu’ici, c’est la seule méthode efficace éprouvée pour sauver ce mammifère« , a-t-il conclu.

Le White Holly de Sea Shepherd va subir d’importants travaux d’adaptation à Fernandina Beach en Floride. L’équipage a reçu une visite chaleureuse du maire Johnny Miller en signe d’accueil du navire dans la commune. Le départ du bateau pour le Mexique par le canal de Panama est prévu en décembre.

Sea Shepherd sauve 25 totoabas, espèce en danger critique d’extinction, au pic de leur saison de reproduction

Les défenseurs de l’environnement interceptent et retirent des filets maillants illégaux avant que les braconniers ne viennent les remonter, sauvant tout un banc de totoaba bass du marché noir.

SAN FELIPE, BASSE CALIFORNIE, MEXIQUE – 26 mars 2018 – A 19h30 PST, le navire Sharpie de Sea Shepherd est tombé sur un filet maillant illégal dans le refuge de la vaquita dans le nord de la mer de Cortez au Mexique. Le filet était emmêlé dans une palangre. Alors que les membres de l’équipage commençaient à retirer le filet illégal, ils ont remarqué des totoabas vivants dans les mailles et se sont lancés dans une opération de sauvetage inédite.

La saison de fraye du totoaba bass bat son plein dans le nord du golfe de Californie quand ce poisson menacé migre directement dans une zone habitée par la vaquita, le marsouin du golfe de Californie. Ce marsouin est actuellement le mammifère marin le plus menacé au monde, d’autant plus qu’il fait partie des prises accessoires de la pêche illégale du totoaba.

Les tensions s’accroissent dans le nord du golfe de Californie. Les braconniers sont devenus plus agressifs envers les bateaux de Sea Shepherd, tirant à l’arme à feu sur des drones et cherchant à intimider l’équipage à l’aide de projectiles incendiaires. Grâce à l’adjonction d’agents armés des autorités et à un pacte volontariste entre les ministères mexicains de l’Environnement et de la Pêche, le bureau de l’avocat fédéral à l’environnement et la police fédérale, la sécurité s’est considérablement améliorée, ce qui permet à Sea Shepherd de poursuivre son important travail de protection du refuge de la Vaquita.

Le totoaba est très recherché pour sa vessie natatoire. Comme les ailerons de requins ou les cornes de rhinocéros, les vessies de totoaba sont vendues sur les marchés asiatiques comme du charlatanisme médicinal. Une vessie de totoaba peut se vendre jusqu’à 10 000$ US en Asie.

Ces poissons étaient à cinq minutes de leur mort et nous les avons sauvés, c’était un miracle

Bien que les braconniers du golfe de Californie ne touchent qu’une fraction du prix de vente final, ils vivent bien par rapport aux standards locaux, ce qui condamne le totoaba à l’économie de l’extinction, poussant aussi le marsouin du golfe de Californie au bord de l’extinction, tel un tragique dommage collatéral.

Tout semblait normal en cette soirée du 25 mars tandis que le Sharpie de Sea Shepherd patrouillait dans la zone protégée du marsouin pour traquer les activités illégales. Le français Fanch Martin, capitaine du bateau, a repéré un filet en déchiffrant les données du sonar, technique développée par Sea Shepherd depuis quelques mois.

« Il n’était pas facile de maintenir la position du navire dans un courant si fort pendant que l’équipage tirait le filet et sauvait les poissons avec célérité et efficacité, tout en gardant la palangre assez tendue pour qu’elle ne se prenne pas dans mon hélice« , a expliqué le capitaine Fanch, ajoutant « La coordination de l’équipage et des autorités à bord était intense. Tout le monde était impliqué et concentré, c’était le moment du ‘tous sur le pont’ et l’équipage a fait un travail remarquable à l’issue extraordinaire puisque tous les totoabas ont été sauvés du filet. Cela n’était jamais arrivé auparavant.« 

Sauver en une fois tout un groupe de totoaba en fraye, espèce en danger critique d’extinction, signifie beaucoup

Le maître d’équipage du Sharpie, Willie Hatfield, qui a coordonné les actions sur le pont, a déclaré : « C’est un moment idyllique pour l’Opération Milagro. Sauver en une fois tout un groupe de totoaba en fraye, espèce en danger critique d’extinction, signifie beaucoup. » Après les heures intenses qu’il a fallu pour sauver les poissons et retirer le matériel de pêche illégal de la mer de Cortez, il a ajouté : « En partant, nous avons vu un esquif qui arrivait pour remonter le filet.« 

« Ces poissons étaient à cinq minutes de leur mort et nous les avons sauvés, c’était un miracle.« 

Pour l’Opération Milagro IV, Sea Shepherd utilise deux anciens navires de patrouille Island Class de la garde côtière des Etats-Unis, le Sharpie et le Farley Mowat. Chaque bateau accueille à son bord cinq agents des autorités mexicaines, habilités à procéder à des arrestations, à empêcher le braconnage dans le refuge et à assurer l’élimination des totoabas morts. Les agents ont été essentiels dans le sauvetage des totoabas car ils ont aidé sans relâche l’équipage de Sea Shepherd en assurant à la fois la survie des poissons pendant qu’ils étaient extraits des filets et la sécurité du bateau contre les braconniers armés.

Sauver en une fois tout un groupe de totoaba en fraye, espèce en danger critique d’extinction, signifie beaucoup

A ce jour, Sea Shepherd a retiré 596 engins de pêche illégaux de la mer de Cortez depuis le début des opérations dédiées à la protection du marsouin du golfe de Californie en 2015, sauvant ainsi 2661 animaux. Ce sont ainsi plus de 100 kilomètres de filets qui ont été supprimés, soit la distance de la Terre à l’espace, ou la hauteur de 9 Everest. Sea Shepherd travaille avec des membres de son réseau de partenaires pour s’assurer que ces filets sont correctement recyclés et qu’ils ne reprendront jamais le chemin de l’océan.

Sea Shepherd sauve un totoaba, espèce menacée, après une deuxième attaque visant son drone

Pendant sa mission de protection des vaquitas au Mexique, l’équipage de Sea Shepherd a vécu une deuxième attaque à l’arme à feu visant son drone.

Le drone a été à nouveau la cible de coups de feu, mais Sea Shepherd a réussi, en coopération avec la marine mexicaine, à chasser des braconniers de la réserve protégée des vaquitas et à sauver un totoaba de leurs filets illégaux.

Cette attaque est déjà la deuxième attaque armée contre Sea Shepherd dans le nord du golfe de Californie au Mexique en moins d’une semaine, la première en plein jour.

Le premier incident avait eu lieu le soir du réveillon de Noël, quand des braconniers ont descendu le drone de vue nocturne de Sea Shepherd. Dans le cadre de son Opération Milagro IV, l’ONG se trouve actuellement dans cette zone où elle mène des actions de protection du totoaba et des vaquitas, ces marsouins presque disparus.

Le 30 Décembre 2017, le John Paul DeJoria se trouvait en patrouille à la recherche de braconniers et de filets maillants au sein de la réserve des vaquitas. A 15h30, l’équipage a identifié aux jumelles un bateau de braconniers qui était manifestement en train de remonter un filet distant de moins d’un mille.

Le drone de nuit avait été abattu à l’arme automatique six jours plus tôt, mais Sea Shepherd a quand même envoyé un autre drone vérifier l’activité des braconniers depuis le ciel. L’équipe en charge du drone a pu rapidement confirmer la première analyse de l’équipage : les braconniers étaient bien en train de remonter un filet maillant, au cœur de la réserve des vaquitas et en plein jour.

Les braconniers chassent le totoaba, ce poisson en voie de disparition, pour vendre sa vessie natatoire sur les marchés noirs de Chine et de Hong Kong, où elle est recherchée en raison de ses soi-disant vertus médicinales. Une vessie peut rapporter plus de 20 000 dollars américains. Ce qui explique pourquoi ce poisson est souvent surnommé la « cocaïne de la mer ».

Il est peut-être vrai que les braconniers posent ces filets pour chasser une seule variété de poisson, mais les filets ne distinguent pas et attrapent tout ce qui nage dans ces eaux, y compris le mammifère marin le plus menacé dans le monde : le marsouin vaquita.

En raison du ciel dégagé, les braconniers ont rapidement remarqué le drone au-dessus de leurs têtes. Puis, depuis la proue du vaisseau, l’équipe Sea Shepherd a entendu six coups d’arme à feu. Et quand le pilote du drone, Jack Hutton, a vu que les braconniers étaient en train de remonter leur filet dans leur bateau, il a décidé de faire revenir le drone. Les images vidéo de l’incident montrent que l’un des individus à bord portait une arme de poing et l’a utilisée.

Après avoir été informée de situation la par le capitaine Benoit Sandjian, la marine mexicaine est arrivée sur zone rapidement. Elle a vérifié que le bateau de Sea Shepherd était en sécurité avant de poursuivre les braconniers.

En même temps, le John Paul DeJoria s’est dirigé vers l’endroit où les braconniers s’étaient arrêtés un court moment pendant leur fuite, pour y trouver un filet à totoabas, avec un totoaba adulte luttant pour sa survie.

En une heure, le filet illégal a été récupéré dans sa totalité par le navire de Sea Shepherd, le totoaba dégagé des mailles et libéré par l’équipage.

Sans l’intervention de Sea Shepherd, le totoaba aurait été une prise lucrative des braconniers, diminuant encore la population de cette espèce en voie de disparition.

« Les événements qui se sont déroulés donnent nettement l’impression que les braconniers portent des armes à feu maintenant quand ils se trouvent dans le nord du golfe de Californie », constate le capitaine Benoit. « Et ils n’hésitent pas à les utiliser, à proximité de notre bateau, de jour comme de nuit. Il est vrai que Seanbsp;Shepherd a été la cible de menaces de la part des braconniers ces dernières années au cours de l’Opération Milagro, mais nous observons que la violence dans cette zone a atteint de nouvelles dimensions ».

Face aux difficultés de protéger les vaquitas et les totoabas, les autorités mexicaines restent déterminées dans leur volonté de protection. Sachant que moins d’une trentaine de vaquitas existent encore, le gouvernement mexicain a montré au monde entier qu’il refuse de laisser cette espèce s’éteindre, et travaille en coopération avec différents groupes. Cela inclut un partenariat avec Sea Shepherd portant sur l’enlèvement de filets maillants illégaux et des patrouilles contre les braconniers.

Il y a deux vaisseaux Sea Shepherd dans cette zone en ce moment, un troisième s’y dirigeant actuellement pour les rejoindre.