Oiseau marin

26 ans plus tard, le pétrolier Erika tue encore

Publié le 4 février 2026

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26 ans après le naufrage de l’Erika, sa pollution continue d’impacter le vivant.

Ces dernières semaines, plusieurs oiseaux marins mazoutés, principalement des guillemots, ont été pris en charge en Bretagne par le Rescue Center de Sea Shepherd France.

Le nombre d’oiseaux recueillis n’est pas inhabituel en soi.

Ce qui l’est, c’est l’origine de la pollution.

Des analyses menées par le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux, à Brest) indiquent que les hydrocarbures présents sur les plumes de ces oiseaux correspondent au fioul du pétrolier Erika, coulé le 12 décembre 1999.

Chaque pétrole possède une signature chimique.

Celle identifiée ici renvoie à une catastrophe environnementale vieille de plus de 25 ans.

Les deux parties de l’épave reposent toujours à environ 120 mètres de profondeur, au large de la Bretagne.

Avec le temps, la dégradation des structures, les mouvements de masses d’eau ou certaines activités humaines peuvent provoquer des libérations tardives d’hydrocarbures dans l’environnement.

Ce cas illustre une réalité encore trop peu prise en compte :

les pollutions industrielles peuvent continuer à produire des effets écologiques des décennies après les faits.

Au Rescue Center de Sea Shepherd France, des soigneurs spécialisés prennent en charge ces oiseaux mazoutés : soins, nettoyage, réhabilitation.

Avec un objectif constant : leur permettre de retrouver leur milieu naturel lorsque cela est possible.

En savoir plus sur le Rescue Center

Protéger l’océan, c’est aussi refuser l’oubli.

Car une marée noire ne s’arrête pas lorsque l’actualité passe à autre chose.

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