Après plusieurs semaines de campagne en Guyane, le John Paul DeJoria, navire de 72 mètres opéré par Sea Shepherd France a levé l’ancre le 4 avril pour faire route vers l’hexagone.
Comme annoncé lors de la réunion organisée à bord le 13 février dernier en présence des différents acteurs engagés dans la lutte contre la pêche illégale, Sea Shepherd France a souhaité lancer cette première mission pour rencontrer les locaux, établir un état des lieux de la situation et engager les premières patrouilles.
Mais il est évident, qu’au-delà de son caractère impressionnant, le John Paul DeJoria n’est pas un navire adapté à la configuration locale et aux eaux peu profondes de la bande côtière. Il a malgré tout été possible d’assurer une présence dissuasive et de relever des filets illégaux, mais la tâche s’est révélée très complexe en raison de la configuration et de la taille du John Paul DeJoria.
« Nous avions d’ores et déjà annoncé que le navire n’était pas adapté pour une mission à long terme en Guyane or, c’est précisément ce que nous souhaitons mettre en place » déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France.
« Notre motivation et notre volonté d’investir les moyens humains et financiers pour aider les Guyanais à lutter contre la pêche illégale et aider à la restauration de l’écosystème local sont intactes. Nos équipes travaillent actuellement à la prospection du navire qui sera à même de remplir au mieux cette fonction. Nous dédierons ce bateau spécifiquement à la Guyane. »
En termes de calendrier, nous avons bon espoir de pouvoir être de retour avec le navire adapté et spécifiquement dédié à cette mission, d’ici septembre prochain.
Nous avons conscience que cela implique une absence de 5 mois, dans une période particulièrement sensible notamment pour les tortues.
Nous réfléchissons à quelques options pour tenter d’assurer une présence minimum dans l’intervalle, sans garantie toutefois car nous sommes actuellement mobilisés sur de nombreux fronts en simultané.