Chaque hiver, des milliers de dauphins meurent dans le Golfe de Gascogne.
La presse parle encore trop souvent de "captures accidentelles".
Mais quand un phénomène se répète chaque année, depuis plus de 10 ans, à grande échelle, ce n'est plus un accident !
Le projet scientifique DELMOGES a analysé en détails les mécanismes réels de ces captures.
Ses conclusions sont claires :
Les dauphins capturés ne sont ni malades ni affaiblis.
Ils sont en pleine activité de chasse au moment de leur capture.
Des proies fraiches sont retrouvées dans leur estomac.
Le problème n'est pas le dauphin.
Le changement climatique modifie profondément le Golfe de Gascogne : réchauffement de l'eau, baisse des apports des fleuves, appauvrissement de l'Océan.
Moins de nutriments.
Moins de plancton.
Moins de poissons pélagiques.
À cela s'ajoute la surpêche industrielle qui accentue la raréfaction des proies.
Pour se nourrir, les dauphins doivent :
chasser plus souvent
se rapprocher des côtes
se concentrer dans les mêmes zones
Exactement là où se trouvent les filets de pêche.
Des centaines de kilomètres de filets.
Résultat :
Les niveaux actuels de mortalité ne sont pas soutenables pour la population de dauphins.
Les données scientifiques montrent aussi que certaines mesures de protection, comme les fermetures spatio-temporelles, peuvent réduire les captures à condition d'être correctement ciblées dans le temps et dans l'espace.
Leur efficacité dépend de leur calibrage, de leur durée et de leur cohérence avec la réalité écologique du Golfe de Gascogne.
C'est pourquoi en 2026, Sea Shepherd France relance l'Opération Dolphin ByCatch :
pour patrouiller
pour documenter
pour alerter
Parce que ce massacre n'est pas une fatalité !