En mission d’observation des pêches dans le Golfe de Gascogne depuis la mi décembre, Sea Shepherd tente de pallier à l’opacité du monde de la pêche qui ne permet pas d’identifier quels sont les navires responsables des captures. Si les scientifiques soupçonnent certains fileyeurs et si la responsabilité partielle des chalutiers pélagiques a été établie, images à l’appui, il reste difficile de savoir précisément quelles sont les pêcheries les plus concernées. En 2017, L’Observatoire Pélagis tirait la sonnette d’alarme avec une estimation moyenne 3 500 dauphins tués, mortalité déjà trop importante pour la survie de l’espèce. 2019 affiche le chiffre catastrophique d’une moyenne de 11 300 !!

En parallèle, les pêcheurs continuent à se renvoyer la balle et les comités des Pêches refusent catégoriquement les caméras sur les ponts des navires, seul moyen fiable d’y voir clair. Pour pallier à ce manque de transparence, Sea Shepherd a lancé depuis 2018 l’Opération Dolphin Bycatch qui vise à documenter les captures pour permettre l’identification des pêcheries responsables et la mise en place de mesures d’urgence pour sauver la population de dauphins avant qu’il ne soit trop tard.

La seule présence de Sea Shepherd en mer sur les zones de pêche provoque des tensions croissantes chez certains pêcheurs. Menaces, insultes, manœuvres d’intimidation, voir caillassage, sont des choses avec lesquelles nos équipes doivent composer.

Un cap a été franchi hier avec la mutilation du corps d’un dauphin sur lequel l’inscription  » Sea Shepherd Fuck » a été gravée au couteau.