Delphinarium de Beauval : Sea Shepherd France appelle à une approche pragmatique pour éviter une catastrophe pour les cétacés captifs en Europe
Alors que plusieurs associations mènent une campagne pour empêcher la construction du futur delphinarium du ZooParc de Beauval, Sea Shepherd France publie aujourd’hui une vidéo afin d’expliquer pourquoi elle considère que cette stratégie est contre-productive et risque, à terme, de nuire directement aux animaux qu’elles prétendent défendre.
Depuis plusieurs mois, recours en justice, pétitions et manifestations se multiplient pour tenter de faire échouer ce projet.
Sea Shepherd France partage pourtant le même objectif que ces associations : mettre un terme à la captivité des cétacés à des fins de divertissement. En revanche, l’association considère qu’il est aujourd’hui irresponsable de s’opposer à toute solution de transition sans proposer d’alternative réaliste pour les centaines d’animaux déjà captifs.
La réalité est simple : ces dauphins existent. Ils ne peuvent pas être relâchés dans le milieu naturel et devront être accueillis dans des structures adaptées au fur et à mesure de la fermeture des delphinariums européens.
Sea Shepherd France soutient pleinement le développement de sanctuaires marins (enclos marins) et travaille activement sur ce sujet. L’association est convaincue que ces sanctuaires représentent l’avenir pour les animaux qui pourront y être transférés.
Mais il faut aussi regarder la réalité en face.
Aujourd’hui, près de 240 dauphins vivent encore dans les delphinariums européens. Même si plusieurs projets de sanctuaires voient le jour, leur capacité d’accueil restera très insuffisante pour absorber, à elle seule, l’ensemble de ces animaux dans les prochaines années.
Autrement dit, les sanctuaires sont indispensables, mais ils ne suffiront pas.
Il faudra donc également des structures de transition capables d’accueillir les animaux qui ne pourront pas rejoindre immédiatement un sanctuaire.
C’est dans ce contexte que Sea Shepherd France considère le projet de Beauval comme une solution nécessaire, à condition qu’il réponde aux plus hauts standards de bien-être animal et qu’il ne constitue en aucun cas un nouvel outil destiné au développement de la captivité.
Empêcher aujourd’hui la création de cette structure sans disposer d’alternatives suffisantes revient, selon Sea Shepherd France, à créer une impasse pour des centaines de dauphins.
Le risque est alors que ces animaux soient progressivement transférés vers des établissements situés hors d’Europe, notamment en Asie, où les normes de bien-être animal sont souvent très inférieures à celles appliquées aujourd’hui sur le continent européen.
Pour Sea Shepherd France, la campagne menée contre Beauval repose sur une vision idéologique qui ne répond pas à la question essentielle : que fait-on concrètement des centaines de dauphins déjà captifs ?
Refuser toutes les solutions de transition sans disposer des infrastructures nécessaires revient à laisser ces animaux sans perspective crédible.
À travers cette vidéo, Sea Shepherd France souhaite replacer le débat sur son véritable terrain : celui de l’intérêt des animaux.
L’association appelle à dépasser les oppositions de principe pour construire une stratégie réaliste, combinant le développement de sanctuaires marins et de structures de transition, afin d’éviter que les cétacés captifs en Europe ne deviennent les victimes d’une absence de solutions.
La vidéo est disponible dès aujourd’hui sur les plateformes de Sea Shepherd France. Cliquez ici pour la regarder
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