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MARINELAND : Un transfert en plein été peut tuer.

Publié le 9 juillet 2026

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Ce n’est pas une formule choc. C’est un risque documenté par des experts.

Hors de l’eau, un dauphin doit être maintenu dans des conditions thermiques très strictes. En période de fortes chaleurs, chaque étape du transport devient un facteur de risque supplémentaire.

Alors pourquoi maintenir ce transfert au cœur d'une canicule historique ?

En l’absence d’urgence démontrée, le principe de précaution devrait s’imposer.

Il n’y a aucune urgence à envoyer ces dauphins vers des bassins plus vétustes que ceux où ils se trouvent déjà, en les séparant d’une partie de leur groupe.

Nous n’abandonnerons pas ces dauphins aux conséquences de choix politiques et d’inertie administrative.

Un recours suspensif est déposé aujourd'hui pour tenter de bloquer ce transfert.

Pour ces individus, notre voix peut encore peser. Les connaissances scientifiques actuelles conduisent à considérer que la période estivale accroît significativement les risques associés au transfert des cétacés, pouvant aller jusqu'à un risque létal.

Les connaissances scientifiques disponibles montrent que la réalisation d'un transport de cétacés durant la période estivale constitue un facteur de risque qui doit être pleinement intégré dans l'évaluation préalable de l'opération.

En premier lieu, les températures particulièrement élevées observées durant les mois de juillet et août sur les littoraux méditerranéens français et espagnols imposent aux animaux une contrainte physiologique supplémentaire. Chez les cétacés, toute sortie prolongée du milieu aquatique nécessite une régulation particulièrement rigoureuse de la température corporelle. Les phases de manipulation, de contention, de transport routier puis aérien exposent les animaux à des variations thermiques importantes, alors même que les températures extérieures peuvent dépasser 30 à 35 °C. Ces conditions augmentent les besoins de thermorégulation et accroissent la charge physiologique supportée par les animaux. 

En deuxième lieu, la littérature scientifique établit que le transport constitue, en lui-même, une source de stress physiologique objectivement mesurable. Les différentes étapes de l'opération — capture, contention, maintien sur civière, chargement, transport puis acclimatation — entraînent une augmentation des concentrations de cortisol ainsi que des modifications des paramètres immunitaires susceptibles de diminuer temporairement les capacités de défense de l'organisme et d'accroître la vulnérabilité des animaux aux affections.

En troisième lieu, les données scientifiques montrent que les effets de ces contraintes ne doivent pas être appréciés isolément mais de manière cumulative. Les animaux devront supporter simultanément les manipulations, les contraintes thermiques, le transport terrestre, le transport aérien, les changements d'environnement physique, acoustique et social ainsi que la phase d'acclimatation dans un nouvel établissement. L'accumulation de ces facteurs de stress est susceptible d'augmenter considérablement la charge physiologique imposée aux animaux et d'accroître le risque de décompensation. 

En quatrième lieu, les connaissances actuelles relatives au bien-être des dauphins démontrent que celui-ci repose non seulement sur leur état sanitaire, mais également sur la stabilité de leur environnement et de leurs relations sociales. Un changement brutal d'établissement implique une modification des repères environnementaux, des routines quotidiennes, des soigneurs, des paramètres acoustiques et, en l'espèce, une séparation du groupe social. Les conséquences d'une telle rupture demeurent difficiles à prévoir individuellement, en particulier pour des animaux âgés, pour de jeunes individus en phase d'apprentissage ou pour des animaux ayant vécu de nombreuses années au sein du même groupe.

Enfin, les connaissances scientifiques disponibles ne permettent pas d'exclure que ces différentes contraintes puissent entraîner des effets défavorables sur l'état physiologique, immunitaire et comportemental des animaux concernés. Elles conduisent au contraire à considérer qu'un transfert réalisé durant une période de fortes chaleurs nécessite une évaluation individualisée particulièrement approfondie, portant notamment sur l'état sanitaire, les capacités d'adaptation de chaque individu et l'analyse des risques liés aux conditions climatiques. Dans ces conditions, en l'absence de démonstration de l'impossibilité de différer l'opération et de justification scientifique établissant que la période estivale ne majore pas les risques encourus, le choix d'un transfert au cœur de l'été apparaît insuffisamment justifié au regard du principe de précaution et de l'objectif de protection du bien-être des animaux.  Pour ces individus, notre voix peut encore peser.

De nouvelles actions en ligne sont disponibles pour interpeller les autorités : https://app.chilli.club/a/a8c6c33d-d7ce-4f3a-904d-9bacfe79d165

S’ils passent en force, ils porteront la responsabilité des conséquences.

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