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Nos inquiétudes sur « l’Affaire Marineland » - Communiqué de Presse

Publié le 17 février 2026

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Communiqué de presse / 17 février 2026

Bilan de la réunion ministérielle sur « l’Affaire Marineland » : les inquiétudes de Sea Shepherd France

Les solutions envisagées pour les dauphins et les orques du Marineland soulèvent de sérieuses inquiétudes. L’urgence est d’assurer des décisions à la hauteur de leur bien-être et de nos engagements.

Nos inquiétudes pour les dauphins :

A l’heure actuelle, en l’absence de sanctuaire prêt à accueillir les animaux immédiatement, le projet Beauval offre une alternative au pire des scénarios : un transfert des dauphins en Espagne, puis potentiellement vers d’autres delphinariums dans des conditions de vie pires que ce qu’ils ont connu jusqu’à présent, où ils feront des spectacles et de la reproduction. Le projet de Beauval doit être strictement encadré par une charte et un comité éthique et doit accompagner la création de sanctuaires tout en permettant le transfert des animaux vers les dits sanctuaires lorsque ceux-ci seront établis.

Le gouvernement envisage d’autoriser le transfert « temporaire » des dauphins en Espagne, « le temps que les bassins de Beauval soient prêts ».


C’est absolument inadmissible pour les raisons suivantes :

  • Le transport est un événement extrêmement stressant dans la vie des animaux donc à moins d’une nécessité absolue, ils doivent être évités.

  • Les groupes vont être séparés dans deux delphinariums distincts, ce qui va causer une grande détresse chez ces animaux sensibles, aux capacités émotionnelles et cognitives très élevées.

  • Les conditions « d’accueil » dans les bassins espagnols sont moins bonnes que celles du Marineland, donc outre la détresse psychologique, leur niveau de bien être chutera d’autant plus.

  • Enfin, il n’existe absolument aucune garantie que les dauphins reviennent lorsque les bassins de Beauval seront prêts (et encore moins des sanctuaires). On a vu la douloureuse expérience de l’orque Morgan pour laquelle la « Free Morgan Foundation » se bat depuis des années, sans succès. Malgré les engagements de l’État espagnol, Morgan reste captive à Loro Parque où elle est utilisée pour faire des spectacles et de la reproduction.



À noter que les représentants de « Parques Reunidos », groupe propriétaire du Marineland, se sont engagés au cours de la réunion « à ne pas transférer les dauphins hors Europe » mais si l’engagement est de les renvoyer en France, pourquoi préciser qu’ils s’engagent à exclure l’Asie…

Sea Shepherd France s’oppose farouchement à tout transfert, même transitoire, des dauphins vers l’Espagne et propose si nécessaire de supporter le coût de leur maintien sur place au Marineland, le temps nécessaire pour que Beauval ou un sanctuaire en Europe soit opérationnel.

Lamya Essemlali

Présidente de Sea Shepherd France

Crédits photos : Morgane Trussardi

Nos inquiétudes pour les orques :

Aucune des deux pistes envisagées par l’État n’est satisfaisante. La troisième voie, seule option satisfaisante est écartée par le Ministre.

Option 1 : 
Transfert vers un projet de sanctuaire en Nouvelle Ecosse. Ce projet présente plusieurs problèmes liés à la qualité de l’eau, aux températures négatives pour des animaux qui n’ont connu que le climat méditerranéen et une opacité sur les capacités de financements et l’usage des fonds.

Option 2 : 
Transfert vers « Loro Parque », un delphinarium espagnol où Wikie et Keijo seront séparés et utilisés pour la reproduction et les spectacles. Tout ce que la loi de 2021 a interdit. Les conditions de détention des animaux et les niveaux de mortalité ainsi que l’espérance de vie des orques à Loro Parque suscitent d’autant plus d’inquiétudes.

Troisième voie, ignorée par le Ministère :
La création d’une « Task Force » européenne, visant à prospecter le littoral européen et identifier le lieu idéal pour l’implantation d’un sanctuaire visant à accueillir Wikie et Keijo et potentiellement d’autres orques à l’avenir.

L’Europe possède un littoral de 180 000 km de long et un nombre incalculable de baies et de bras de mer qui pourraient convenir. L’Europe a la responsabilité d’accueillir ces animaux et de leur offrir une vie décente et la France DOIT ÊTRE MOTEUR de cette impulsion.

Pour l’instant, il nous est répondu que « l’ambassade grecque ne semble pas ouverte au projet ». Mais l’ambassade n’a aucune expertise ni pouvoir de décision, elle n’est que facilitatrice des échanges.


Pourquoi l’État français ne prend-il pas ce dossier à bras le corps et mobilise ses homologues européens au plus haut niveau des États ??


Le président Macron s’est engagé publiquement auprès de Paul Watson lors d’une émission de télévision diffusée lors de l’UNOC à Nice en juin 2025 pour trouver une solution digne de ce nom pour les deux orques. Alors que la France se mobilise au plus haut niveau de l’État et fasse bouger l’Europe pour Wikie et Keijo.


« Impossible n’est pas français » dit-on et pourtant la réponse actuelle du Ministre Mathieu Lefèvre à la création de ce sanctuaire est « C’est impossible ».

Nous sommes convaincus que si ce dossier devient une affaire d’État, ça sera possible. Si la France s’y attèle vraiment, comme le Président de la République me l’a promis, et comme elle sait le faire pour les dossiers qui comptent. La vraie question est : les vies de Wikie et Keijo en valent-elles la peine ? A l’instar de nombreux français, nous pensons que oui.

Paul Watson

Fondateur de Sea Shepherd

Contact Presse 

Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France

media@seashepherd.fr

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