Orque

Lettre ouverte de Paul Watson au Président Emmanuel Macron

Publié le 19 février 2026

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Un appel pour Wikie et Keijo – Les dernières orques captives de France


Monsieur le Président,

L’année dernière, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan à Nice, nous nous sommes tenus côte à côte, préoccupés par le sort de deux orques : Wikie et Keijo, les derniers survivants de Marineland Antibes. Vous aviez alors reconnu que leur sort ne pouvait plus être ignoré et vous aviez promis que nous trouverions une solution satisfaisante pour elles. Aujourd’hui, je vous écris pour vous supplier d’agir avec nous avant qu’il ne soit trop tard.

Pendant 56 ans, la France a autorisé la captivité des orques. Vingt individus ont été enfermés à Antibes – dix arrachés à la nature, dix nés en captivité. Dix-huit y ont péri. Aujourd’hui, il n’en reste plus que deux : Wikie, une femelle de 25 ans, et Keijo, un mâle de 12 ans, tous deux nés dans un bassin de béton, condamnés à une vie sans liberté.

En 2021, votre gouvernement a franchi une étape historique en interdisant la reproduction et les spectacles de cétacés. La France a ainsi ouvert la marche. Pourtant, si la loi était révolutionnaire, sa mise en œuvre a été tragiquement incomplète. Aucun sanctuaire n’a été préparé. Aucun plan n’a été élaboré. Et maintenant, avec la mort d’Inouk en 2023, les survivants se réduisent à Wikie et son fils Keijo.

Un devoir moral et légal

La France a l’obligation de protéger ces orques – non pas seulement en paroles, mais par des actes. Elles ne peuvent être expédiées vers un autre parc d’attractions, ce qui trahirait l’esprit de votre propre loi. Elles ne peuvent être envoyées au Canada, où des cétacés méditerranéens ne survivraient pas au froid. Et elles ne peuvent être abandonnées à leur sort à Antibes, un lieu qui a déjà coûté la vie à tant d’entre elles.

Votre ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, affirme qu’il n’y a "pas assez de temps" pour créer un sanctuaire en Europe. Il prétend que nous n’avons que six mois, alors qu’on voit tous venir cette crise depuis cinq ans. Des réunions ont eu lieu. Des promesses ont été faites. Mais où sont les actes ?

Monsieur le Président, la France ne se résigne pas à l’"impossible". C’est le pays du courage de Jacques Cousteau, de l’imagination de Jules Verne, et de la passion de Jacques Perrin. Si un pays peut trouver une solution, c’est bien le nôtre. Un sanctuaire européen n’est pas seulement possible – il est indispensable. Avec 180 000 kilomètres de côtes, des financements européens et des mécènes disponibles, nous avons les moyens d’y parvenir. Ce dont nous avons besoin, c’est de leadership

Une proposition d’action

Sea Shepherd France s’engage à financer le maintien de Wikie et Keijo dans les bassins actuels le temps nécessaire. Notre organisation souhaite collaborer avec les soigneurs de Wikie et Keijo et travailler ensemble à la construction de ce sanctuaire – un exemple mondial de compassion au profit d’une cause plus grande que nos divergences passées. Le peuple français sera fier de cette réalisation. Le monde verra en vous un leader politique qui agit avec courage et humanité.

Vous avez été à mes côtés lorsque j’ai été injustement emprisonné au Groenland pour avoir défendu les baleines. Je ne l’oublierai jamais. Mais aujourd’hui, nous devons aller jusqu’au bout. Nous devons sauver Wikie et Keijo – non seulement pour elles, mais pour l’héritage de la France, une nation qui protège la vie, défend les plus vulnérables et montre la voie avec clarté morale.

Les êtres les plus intelligents de l’océan comptent sur vous. Le monde entier observe. Montrons-leur ce dont la France est capable.


Avec tout mon respect et mon urgence,

Capitaine Paul Watson, Fondateur et Directeur de Sea Shepherd France

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